Les Carnets d'Emilie

31 mai 21

Chap. 76. Fragments

Je tourne lentement les pages de mon carnet. Mon histoire y est alignée d’une écriture fébrile, couchée dans l’urgence. Marc m’avait dit vrai ! L’Assemblée de Fer a duré plusieurs jours.  A leur lecture, je m’aperçois qu’il serait fastidieux pour moi et mes lecteurs d’en retranscrire la totalité. Plus je me penche sur mes notes gribouillées en une journée au lendemain de notre retour de l’Assemblée, plus les détails me reviennent en mémoires.
Et pour mémorable cette soirée le fut de bout en bout  jusqu'à notre départ juste après mon « procès ». Si l’esprit est insatiable, le corps a ses exigences
La soirée a été émaillée de moments intenses, entrecoupés de nonchalance où, malgré la vigueur de mes 19 ans, le corps, écrasé de fatigue reprend ses droits.
Il n’y aurait pas, je pense, grand intérêt à décrire ces moments d’abandons bien qu’ils fussent le théâtre, certainement par contraste, de douceurs et de renoncements langoureux. Aussi en retiendrais-je les fragments les plus significatifs et vous les livrerais ainsi tout en en respectant la chronologie autant que faire ce peut. Les chapitres qui vont suivre sont à lire comme autant de petites nouvelles, des tableaux, de ce que fut cette semaine.
Nous sommes donc restés plusieurs jours. D’autres ont fait le choix de perler leur séjour et la maison, enfin puis-je réellement appeler maison ce qui se révélera être, je le découvre au premier matin, un manoir majestueux aux nombreuses pièces et dépendances. Le manoir donc,  a vu défiler pendant toute notre étrange villégiature des visites plus ou moins éphémères et même des retours successifs
Comme me l’avait décrit Marc cela ressemblait bien a une kermesse par ses allées et venues et son ambiance parfois grave, feutrée et sophistiqué et parfois exubérantes et festives de débauche libertines. Mais ne nous y trompons pas, cette kermesse était de haute tenue, les lecteurs habitués aux descriptions  ou  la fréquentation de parties fines et d’orgies débridées, voir violentes  ne s’y retrouveront peut être pas. Le tact, la déférence et la courtoisie y était pratiqué comme un art de vivre à part quelques exceptions tolérées aux « Maraudeurs » et au « Maitre des Ombres ». Mais n’était ce pas justement un contrepoint savamment orchestré pour ajouter encore au piment des plaisirs interdits .
Oh ! Bien sûr, depuis, j’ai assisté à d’autres congres du même ordre puisqu’elle a lieu tous les deux ans ! Mais là, c’était ma première, en tant que novice, accroc à la soumission certes, mais novice et curieuse d’expériences.
Je vais m’efforcer 14 ans après, comme je le fais depuis toujours sur ce blog, de retrouver la fraicheur de mes sentiments d’alors, de mes étonnements, stupéfactions,  de mes effarements et compassions. Tout cela je vais vous les livrer fragments par fragments, comme autant de petites scènes de mon chemin de servitude. Et pour m’accompagner sur ce chemin, une fois n’est pas coutume, je vous dévoile les titres des chapitres jusqu'à la veille du procès.

Chap. 77. Les traits d’Harmonie
Chap. 78. Dans les vapeurs d’Hécate
Chap. 79. Fille perdue
Chap. 80. Kajira Stéphanie
Chap. 81. Les Amours clandestins.
Chap. 82. La chambre des caresses
Chap. 83. Les faunes sont lâchés
Chap. 84. Le Maitre des lieux (bis repetitas)
Chap.85. Droit de cuissage
Chap. 86. L’Audience
Chap.87. Coupable
Chap.88. Vertige

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21 avr. 21

Chap. 75. Le Bain d’Aphrodite

Quelle heure peut-il bien être ?
Instinctivement je jette un regard sur mon poignet. Pas de montre, pas de portable, et aucune horloge au mur pour me renseigner.
Je ne suis pas fatiguée.
Marc nous a quittées en me désignant une direction de la main « On se retrouve à la piscine !». Loreleï lui a jeté un regard chagriné lorsqu’il s’est éloigné sans se retourner.  Lui prenant la main, je me suis dirigée dans la direction indiquée. Dans les haut-parleurs de la chambre des échos les gémissements de plaisir entrecoupés de douleurs se sont taris. Nous ne croisons personne en progressant. Je finis par pousser une porte massive bardée de clous forgés.
Je pensais aboutir dans les jardins mais en fait la « piscine » est un bassin souterrain de pierre brute, taillé à même le roc, certainement un ancien réservoir dont la fonction a été savamment détournée et aménagé pour la baignade en toutes saisons. Elle est chichement éclairée par des flambeaux  posés sur le sol au bord du bassin. L’air est chaud et saturé d’humidité.  La partie la plus éloignée du bassin se perd dans l’ombre sous les voutes cintrées. Il règne ici une atmosphère à la fois apaisante dans sa partie éclairée et angoissante lorsque le regard se perd dans les ombres que font danser les flammes des flambeaux. Il n’y a personne dans le bassin et je distingue à peine trois couples allongés sur des méridiennes disposées de part et d'autre du bassin. Des visages se lèvent vers nous pour s’enquérir des nouvelles arrivantes,  puis, renseignés, retombent dans la pénombre.
Une fontaine haute qui doit faire office de douche coule en permanence dans une alcôve à côté de la porte.
L’onde m’appelle et me fait envie.
J’entraine Loreleï sur le transat libre le plus proche et l’enjoint de s’y asseoir. Ce qu’elle fait avec une précaution affectée ne s’étant pas encore habituée à l’étrange olisbos qui la comble.  Je me débarrasse de ma tunique de satin blanche et de mes ballerines  me retrouvant nue seulement parée de mon collier de cuir et me dirige vers la vasque de pierre  qui accueille la chute d’eau miniature. Je m’y engage. L’eau est chaude et me fait un bien fou. J’y resterai bien, mais décide d’aller faire quelques longueurs.
Je m’avance dans l’eau franchissant les trois premiers degrés qui s’y enfoncent et me coule dans l’onde tiède sans plonger pour ne pas troubler la quiétude des lieux. L’eau est noire et je ne vois pas le fond du bassin me donnant la sensation de flotter dans l’espace. Quelques brasses et je touche la rive opposée. Je me retourne et m’adosse au bord Je contemple la partie éclairée par les flambeaux et la méridienne où Loreleï a pris place. Elle se contorsionne doucement, croisant et décroisant les jambes, se frottant les genoux et les cuisses l’une contre l’autre. Je souris intérieurement, l’infernal onguent doit faire son office et la nymphe libidineuse de goutter les affres de ses effets.
Je me lance dans une série de longueurs qui me fait passer de l’ombre  à la lumière au rythme de mes battements de jambes. Epuisée, je finis par me relever trouvant refuge sur la plage la moins profonde du bassin où mes pieds touchent à peine le fond.
— Bonsoir Mademoiselle !
Je sursaute et me retourne, l’homme qui m’a courtoisement saluée est entré silencieusement dans l’eau pendant que je me saoulais de nage. Il est grand, les cheveux coupé en brosse une fine moustache et une barbe poivre et sel lui ceinture la bouche, fine et sensuelle. Il doit avoir plus de deux fois mon âge. Ses yeux pétillent de bienveillance. Comme moi il porte un collier de soumission, un collier de cuir noir à trois anneaux, celui du milieu, qui pend sur son torse au bout d’une longe de cuir, est aussi imposant que les anneaux qui servent a attacher les chevaux du haras.
— Vous êtes vraiment très belle ! Je tenais à vous le dire… Ainsi que ma Maîtresse !
Machinalement  je parcours les plages du regard.
— Là, juste derrière-vous !
Je me retourne pour y découvrir une femme aux longs cheveux noirs et aux formes athlétiques à demi couverte par un peignoir rouge sang. Elle est nonchalamment allongée sur un transat de bois et nous observe. Elle me sourit et me salue d’un petit mouvement de tête. Je lui rends son sourire par respect et vais pour me retourner de nouveau pour faire face à l’homme lorsque ses deux mains se posent sur mes hanches les saisissants fermement pour m’empêcher de pivoter.
— Non, s’il vous plait ! Restez comme vous êtes ! Ma Maitresse désire que vous la regardiez pendant que je vous prends ! Vous voulez bien lui faire ce plaisir ?
Saisie par la soudaineté de la demande et dite sur en ton si doux d’évidence qu’il semblerait incongrue à mon curieux interlocuteur que je lui refuse mes faveurs, je reste muette  ne sachant trop quelle attitude adopter. Après tout, je porte un collier et elle vient de m’être designer comme maîtresse! Je lui dois donc, dans cette soirée tout au moins, déférence et obéissance, même si elle délègue son pouvoir à l’homme qui s’est rapproché et dont je sens maintenant le désir turgescent contre mes reins. Il se penche sur ma nuque, son anneau de fer heurte mon dos, et il me susurre à l’oreille.
— Ma Maîtresse demande que vous ne la quittiez pas des yeux ! Pouvez-vous écarter les jambes s’il vous plait ?
J’opte pour la docilité. Après tout c’est la première fois de cette soirée, sans compter celle de Mon propre Maître, que l’on m’accorde un empressement soutenu, Loreleï accaparant toutes les attentions.
Sans quitter la maîtresse inconnue des yeux, je m’accoude au bord de la piscine et cambre les reins en écartant les jambes. Il ne faut qu’un instant pour que l’homme s’introduise en moi d’un mouvement ferme et assuré.
La première fois que j’ai été prise dans l’eau j’ai, dans ma grande naïveté, eu peur que l’eau s’engouffre dans mon vagin en même temps que mon amant. C’était sans compter la belle plasticité de mon intimité qui, se moulant exactement a la verge de Marc (puisqu’il s’agissait de lui) empêchait toute autre intrusion.
L’homme progresse lentement tirant sur mes hanches pour l’amener à lui, ce qui m’oblige à me cramponner au bord de pierre. Le sourire de la femme s’élargit lorsqu’elle comprend que son soumis est en train de m’imposer son propre désir. Une fois à demi enchâssé, il lâche mes hanches pour me caresser les flancs jusqu’à  s’emparer de mes seins qu’il se met à pétrir en saisissant leurs pointes raidies entre ses doigts. Assuré de ma parfaite docilité et disposition à le recevoir il m’assène un coup de boutoir qui me fait décoller les pieds du fond de la piscine et me fait flotter à demi, empalée sur son pieu maintenant parfaitement emmanché en moi. Il m’embrasse dans le cou qu’il a dégagé de mes cheveux trempés tout en me murmurant a l’oreille
— Ma Maitresse me fait un beau cadeau ! Vous êtes vraiment admirable et désirable Mademoiselle !
Sans quitter la Dame au peignoir rouge des yeux je laisse le plaisir monter en moi et ma bouche s’arrondit l’informant du bon avancement de l’entreprise de son étrange commissionnaire. L’homme s’est redressé et s’emparant de nouveau de mes hanches accélère ses coups de boutoir comme pour me transpercer, les eaux troublées par les mouvements saccadés viennent heurter les bords de pierre y provocant un clapotis de plus en plus violent. L’assaut devient si ardent que je ne retiens plus deux petites plaintes de jouissance qui viennent résonner sous les voutes, troublant le silence sépulcrale qui régnait jusqu'alors.
Mes gémissements de plaisir agissent alors comme un signal. Immédiatement, l’homme desserre son étreinte et se retire de moi me laissant hagarde et quelque peu dépitée. Il me lance un courtois.
— Je vous remercie Mademoiselle !
Et, sans plus me prêter attention, sort du bassin par les marches se dirigeant droit vers sa maîtresse. Abasourdie, abandonnée en pleine montée du plaisir, je le regarde s’agenouiller devant sa maîtresse qui vient de se dévêtir et se renverser sur le transat. A son appelle, il la pénètre tandis qu’elle me lance un regard qui se veut de connivence mais que je perçois comme une raillerie. Une fois assurée que je l’observe se faire saillir elle détourne son regard vers son amant qu’elle encourage à aller plus avant en lui ceinturant la taille de ses jambes.
Accaparés par leurs ébats, ils ne me porteront plus, maintenant, aucune attention.
Dépitée et furieuse de n’avoir été que le boute-en-train du couple je me détourne violement et décide de reprendre mes longueurs pour me calmer. Je m’aperçois alors que Loreleï s’est levée et qu’elle est en train de descendre les degrés du bassin. Elle s’enfonce dans l’eau et, ses mains caressant la surface, s’approche de moi affichant une mine déconfite et un demi-sourire affectueux. Elle a assisté à toute la scène et, n’étant pas aussi mièvre qu’elle veut bien le faire paraitre, dans une sororité bienveillante vient me témoigner sa compréhension. Elle n’est pas venue se baigner mais juste me chercher. Sans un mot elle me saisit par la main et m’entraine hors du bassin. Encore sous le choc de la déception je me laisse guider.

...elle y met maintenant tant de concentration et d’application...

Dans un étrange ballet elle me fait face et m’installe en appuyant sur mes épaules sur le sofa de bain. Je vais pour protester, mais, se penchant sur moi, elle m’interrompt en posant un doigt sur mes lèvres qu’elle remplace aussitôt par sa bouche. Nos langues se mêlent et je goute une fois de plus la fraicheur de son haleine. Notre baiser ne dure pas et Loreleï en me fixant de ses grands yeux d’azur, comme pour me rassurer ou me demander ma permission, pose ses mains sur mes genoux et doucement  m’écarte les jambes. Amusée, je ne résiste pas et devine enfin ses intentions. Je me cale confortablement contre le dossier du sofa de bois et m’écartèle au mieux. La nymphe se glisse au sol entre mes jambes posant délicatement ses deux mains de par et d’autre de mon calice ainsi offert. Après une légère hésitation trahissant son appréhension à me décevoir  sa bouche plonge sur mon ventre et y égrène un chapelet de petits baisers furtifs à fleur de peau qui me font frissonner d’aise. Une chaleur intense me monte le long des reins jusqu'à la nuque. La série de baisers trace un chemin sinueux sous mon nombril pour se rapprocher et mourir juste sur les contreforts du mont de Vénus à l’approche de ma corolle déjà humide de l’assaut qu’elle vient de subir. Une dernière fois Loreleï relève la tête pour s’assurer de mon accord et de le forcer par un sourire désarmant de candeur. Je lui adresse un sourire de connivence pour l’encourager. Rassurer elle plonge alors son visage entre mes cuisses et la bouche grande ouverte vient happer goulument la fleur qui lui est offerte. Le baiser est si empressé que je ne peux sous la caresse torride  m’empêcher de cambrer les reins en poussant un gémissement sourd de contentement. Dépouillée de toute timidité sa langue me fouille alors ardemment déclenchant un feu électrique qui me court dans le dos pour mourir sur ma nuque. Je m’écarte encore plus et me retient de lui saisir la tête pour accentuer encore la pression et l’exhorter par le geste à plus de fougue encore.
Je ne sais quelle impulsion conduit Loreleï à tant d’empressements ! A-t-elle fait sienne ma déception en constatant que mon cavalier avait désenfourché avant que j’atteigne le plaisir qui semblait mettre dû ? Quelle étrange empathie l’a saisie qu’elle doive se croire obligée de venir au secours de mon abandon sur le chemin du plaisir ! Toujours est-il qu’elle y met maintenant tant de concentration et d’application que, submergée par tant d’attention, je me laisse déborder par cette jouissance qui abolit toutes retenues et qui font exploser mille soleils sur les voutes de pierres.

Irradiée d’électricité qui s’apaise par vague, je tente de reprendre mon souffle entre deux petits jappements étouffés. De retour, j’ouvre les yeux pour contempler la vierge langoureuse, toujours entre mes jambes, qui me fixe en arborant un visage radieux.
Comme elle a l’air fier d’elle ! Fière de me révéler son savoir, un arcane du plaisir en sa possession dont seule une femme peut jouer ! Fière de m’avoir portée aux nues, de me voir jouir sans retenue sous ses caresses. Fière de me montrer qu’elle pouvait suppléer aux caresses de l’homme qui m’a outrageusement éconduite.
Des applaudissements retentissent !
Ce sont les couples qui se sont approchés pour faire cercle autour de nous et ne perdre ainsi aucune miettes de ma disposition, ayant oublié leurs présences, à jouir sans retenue. Loreleï n’a cure des spectateurs et ne décroche pas son regard du mien alors que reprise par ma nature je sens le rouge de la confusion m’embraser le visage jusqu’aux oreilles. Je la sens bouleversée par mon embarras et, saisie elle aussi par l’émotion, ne peut s’empêcher de me sauter au cou pour m’embrasser furieusement.
Les applaudissements redoublent.

Chap. 76. Fragments

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06 avr. 21

Chap. 74. Le Sceau de l’Infamie

Nous avons de nouveau traversé la maison pour nous retrouver dans le hall d’accueil. Les gardiens de l’entrée étaient toujours là à attendre d’éventuels retardataires. Ils nous ont salués courtoisement à notre passage en louchant ostensiblement sur Loreleï qui, nue, nous suivait de son étrange démarche élastique, sur la pointe des pieds, comme si elle marchait en permanence sur des œufs ou sur un sol qui risquait à tout moment de s’effondrer sous ses pas. Nous avons contourné le double escalier, maintenant désert, et emprunté un passage a l’opposé de celui qui nous avait accueillis vers le vestibule, un couloir qui nous mène enfin à l’Echoppe des Accessoires.
L’échoppe est une grande cave chichement éclairée de flambeaux orangés, encombrée de table de chêne noirci et de vitrine de verre biseauté où toutes sortes d’ustensiles sont exposés et savamment illuminés, qui lui donne l’air mystérieux d’une officine d’alchimiste. Dans la pénombre, je distingue une série de cravaches et de fouets de cuir multi-chromes tressés et cirés, bien plus beaux que les badines que j’utilise au haras et manifestement manufacturés pour imposer le respect. Au mur de pierre, à côté d’une massive croix de Saint-André, semblable à celles de la cave du Maître des Ombres, une série de vitrines et de mannequins, agencées par thèmes, exposent artistiquement, des cagoules de cuir, des mords, des guêpières et toutes sortes de sensuels dispositifs dont, pour beaucoup, que je n’arrive pas à identifier ou à deviner la fonction.
Les deux magasiniers qui tiennent l’échoppe s’avancent vers nous en souriant. C’est un couple, lui est corpulent, une bedaine et un visage poupon lui donne un air jovial et rassurant. Sa tenue rappelle le vestimentaire moyenâgeux du Maître des Ombres. Pantalon de cuir épais et chemise de lin écru ample qui s’ouvre sur un torse velue à souhait. Elle, aussi joviale et aimable que lui, un visage poupin ceint de cheveux noirs coiffés en un parfait carré, expose avec fierté la corpulence d’une « jolie plante » sertie d’un pantalon de cuir noir rehaussé d’un corset, de cuir noir également, d’où jaillit une poitrine généreuse parfaitement bordée par un laçage savant du corset.
L’homme s’approche et s’adresse à Marc avec une courbette de bienvenu.
— Bonsoir je m’appelle Bart et voici Elsa… Vous désirez quelque chose de spécial Maître ?
Marc parcours l’échoppe du regard et lance en désignant Loreleï d’une main négligente
— Je désire cacheter Mademoiselle, on m’a dit que vous faisiez çà !
Le visage de l’homme s’éclaire,
— Oui bien sur ! C’est même notre spécialité ! Vous avez votre propre cachet ?
— Oui, oui… J’ai ça sur moi !
Et de fouiller dans sa poche intérieure, il en sort une bague de bronze qu’il tend au boutiquier.
— Il vous faut choisir le témoin !
Et il désigne le comptoir derrière lequel vient de prendre place la femme aux cheveux de jais.
Nous nous approchons du comptoir vitré où reposent parfaitement alignés des séries de ce que je pense être des olisbos aux formes phallique de toutes tailles et de toutes matières et couleurs. Mais ceux qui m’intriguent le plus sont regroupés sur la droite, posés sur un lit de velours noir, les plus petits ont une forme étrange, oblongue au bout pointu qui s’enfle rapidement pour enfin se resserrer sur un col fin et se terminer sur un pied comme celui d’un verre tulipe. La plupart ont leurs pieds terminés par un cabochon de verre ou de cristal de différentes couleurs, d’autres sont neutres et libres d’ornements.
En silence Marc observe la vitrine puis fini par montrer du doigt un de ces objets en métal mat et aux pieds chromés. Il est de taille moyenne et tient dans une main ouverte.
La femme s’assure en désignant Loreleï.
— C’est pour Mademoiselle ?
Marc opine du chef.
— Elle est préparée ?
Marc sourit largement.
— Oui, nous en sortons !
Elsa pouffe à la boutade et sourit largement à son tour.
— Alors çà lui ira parfaitement !
L’homme dépose la bague sur le comptoir, pendant que la femme s’empare de l’objet désigné laissant une place vide supplémentaire sur le lit de velours où il reposait. Elle le dépose à côté de la bague et s’empare d’une petite lampe en verre à mèche de coton qu’elle allume avec un Zippo de métal incrusté de pierres noires. Un parfum d’alcool à bruler emplit l’air. Intriguées nous nous approchons pour assister à l’opération.
Elsa sort de sous le comptoir un bâton de cire à cacheter qu’elle se met aussitôt à fondre dans une cuillère de métal doré au dessus de la flamme. Une fois la cuillère emplie presque à ras-bord de cire rouge, elle s’empare posément de l’olisbos qu’elle retourne et verse sur son pied la cire brulante. Avant que celle-ci ne se fige elle y applique la bague de bronze. Une fois relevé elle découvre un sceau de cire, un chardon couronné ceint d’une fine tresse, le blason que s’est choisi Mon Maître.
Elsa examine son travail et semble satisfaite. Elle relève les yeux vers Marc  et questionne.
— Désirez-vous un onguent pour aider à le placer ? Nous en avons de trois sortes ; Un Neutre, un Angélique et un Infernal !
Marc fronce les sourcils.
— Un Infernal ?
— Oui, Monsieur ! Au contraire de l’Angélique qui apaise qui fait oublier le servant,  il prodigue une forte chaleur qui dure plusieurs heures et procure des sensations fortement aphrodisiaques — Elle plisse les yeux et continue —  Je vous le garantie je l’ai moi-même essayé !
Marc se tourne vers Loreleï qui fait semblant de s’intéresser à la conversation mais dont elle ne saisit aucun traitre mot. Se sentant jaugée elle adresse à Marc un sourire enjôleur tout en replaçant ses mains dans son dos comme le veut l’étiquette de soumise.
Marc doit prendre cela comme un assentiment de sa part, car il lance à Elsa.
— Oui, je crois que cela lui sera profitable,… Va pour l’Infernal !
Elsa désigne alors un cheval d’arçons en cuir et chêne dans le coin de la boutique.
— Vous voulez lui placer ou désirez vous que l’on s’en charge ?
Malicieusement Marc accepte ce que visiblement Elsa espère de tout son cœur.
— Je vous en prie, faites nous part  de votre expérience !
Elsa s’empare du curieux olisbos maintenant cacheté et d’un petit pot de verre rouge. Bart qui a suivi la conversation en silence se saisit, des poignets de Loreleï et l’entraine vers le chevalet. Marc se place derrière moi et, me prenant par les épaules, me pousse doucement devant lui, me forçant à les suivre pour assister à la scène.
Passivement Loreleï suit l’homme et se laisse basculer à plat ventre sur le cheval d’arçon de cuir patiné par l’usage, non sans nous lancer un dernier regard apeuré. D’une main assurée l’homme lui regroupe les poignets dans le dos et les maintient fermement, lui empêchant ainsi tout mouvement de dérobade. Il pose sa main gauche, largement écartée sur le bas du dos de la nymphe et, du pied il repousse celui de la jeune femme vers l’extérieure en pesant sur sa cheville. Loreleï devine ce qu’on attend d’elle et écarte d’elle-même les jambes en se cambrant nous offrant ainsi le spectacle édifiant de sa croupe offerte.
Sans lâcher sa prise sur l’olisbos, Elsa ouvre le pot de verre et plonge son majeur et son index regroupés dans l’onguent mielleux qu’il contient. Elle s’enduit copieusement les doigts et les ressortant vivement les dépose sur la rosette offerte et déjà distendue. Loreleï a un petit cri de surprise et je l’entends marmonner ce que je prends pour une molle protestation dans sa langue de se voir encore une fois sollicitée de la plus intime des façons. Au contact des doigts d’Elsa ses jambes se tendent et ses fesses se crispent joliment.

Sceau Loo 4Les doigts massent longuement la rosette, et jugeant l’assouplissement suffisant, si introduisent d’un coup à mi-garde augmentant la protestation étouffée de la jeune fille. Une fois installés les doigts épais continuent leur massage et s’écartent l’un de l’autre comme les jambes d’un compas dilatant le passage et beurrant le conduit de l’onguent sirupeux. Une fois satisfaite, et estimant que la préparation de l’anus est suffisante Elsa s’empare de l’olisbos, l’enduit à son tour d’onguent et lui présente la partie la plus étroite qu’elle se met en devoir d’y enfoncer doucement avec un lent mouvement de rotation. Les protestations de Loreleï se font plus audibles au fur et à mesure de la progression de l’engin. Jusqu'à se transformer en une plainte aigu et indignée lorsque la pénétration atteint la partie la plus renflée de l’olisbos, la rosette est alors dilatée au plus fort et forme avec l’engin un O parfait qui l’épouse exactement, couronnant ainsi le métal mat d’une couronne de chair distendue. Elsa ralentie son geste de torsion se délectant visiblement des plaintes de la nymphe ainsi outragée et nous laissant le temps de contempler l’infamie de sa profanation.
Satisfaite, la tortionnaire met fin au calvaire de la jeune femme en poussant délicatement, de deux doigts, le pied du témoin qui s’enfonce d’un coup, gobé, comme le ferait une bouche d’une cerise. L’anus se resserre autour du col étroit et le pied, surmonté du sceau de mon Maître, vient se loger exactement entre les deux globes fessiers qui se détendent visiblement soulagés de la douleur qui les raidissait.
Consciencieusement, Elsa essuie d’un petit chiffon de soie, le trop plein d’onguent qui dégoutait entre les fesses de Loreleï et s’écarte invitant Marc à contempler son œuvre.
— Cela vous va Monsieur ?
Il ne peut s’empêcher de me prendre à témoin. Après tout Loreleï sera peut-être bientôt ma soumise !
— Qu’en penses-tu Isabelle ? Cela lui va bien non ?
— Je… oui Monsieur, très bien !
— Tu veux le même ?
Un froid me saisis. Toute à l’observation de la pose de l’engin, je n’ai pas envisagé ce qu’il vient de me proposer. J’aurais pourtant dû m’y préparer. Je me refugie dans la seule réponse qu’une soumise peut faire à son Maître en présence d’étranger.
— Je… Si cela est votre bon plaisir, Maître !
Cela m’est venu comme le credo appris par cœur maints fois répété depuis le début de mon noviciat. « Je suis à votre disposition… Suivant vos désirs pour votre plaisir ! »
Il semble satisfait de ma réponse, et se tourne vers Loreleï que l’on vient de relever.
Son visage est rouge de honte et d’embarras, jusqu'à la pointe des oreilles. Est-ce l’effet de l’onguent Infernal ou bien vient-elle de se rendre compte que l’intromission du témoin de sa servitude n’était pas qu’une simple passade et qu’elle devrait le garder jusqu'à ce que le bon vouloir de Marc en décide autrement ? Toujours est il que les tétons de ses seins sont furieusement dressés et que le O extatique que forme ses lèvres révèlent la vague de plaisir involontaire qui parcours son corps.

Marc formules les remerciements d’usage aux artisans du plaisir de Loreleï et se dirige vers la porte. La jeune fille empalée le suit comme pour fuir les lieux, mais sa démarche a perdu de sa superbe nonchalance. Elle marche avec lourdeur et précaution, les jambes légèrement arquées, come si elle marchait chaussée avec des raquettes de trappeur.
Interloquée, je rattrape Marc dans le couloir et ose lui lancer d’une voix que je veux la plus humble possible.
— Mais… Et moi ? Maître !
— Je viens d’en décider autrement. J’exige que tu restes totalement disponible à tous les plaisirs et à tous ceux qui le désirent !
Et de se tourner en me lançant un clin d’œil.
— Mais tu n’es pas obligée de le fanfaronner !

Chap. 75. Le Bain d’Aphrodite.

 

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14 mars 21

Chap. 73. Le labyrinthe des plaisirs défendus.

C’est, un joyeux couple qui déboule dans l’accueil de  la Chambre des Images et s’arrête d’un coup comme statufié, coupé dans son élan, à la vue du spectacle qui s’offre à lui. L’hôtesse, qui aurait du les accueillir avec déférence, est agenouillée sur son fauteuil, largement troussée, visiblement disposée à recevoir une punition  par la badine que me tend Marc par le manche et qui  reste en suspension entre nous deux.

L’homme qui vient d’entrer marque un temps d’arrêt, puis son visage s’éclaire et lance un « Marc !» enjouée. Il se précipite sur lui et lui assène une accolade vigoureuse a laquelle Mon Maître répond de façon tout aussi joviale.
— Cela fait un bail ! Je savais que tu étais là, il me tardait de te revoir dans ce labyrinthe.
Apres quelques tapes sur le dos, il se dégage de l’étreinte et me jette un regard gourmand.
— Et voilà donc la belle Isabelle, dont tout le monde parle !?
Et, d’autorité, il  s’empare de ma main pour y déposer un léger baiser en se penchant vers moi. Sa barbe impeccablement taillée effleure mes doigts et son souffle chaud coule sur le dos de ma main. Sa révérence, quelque peu inattendue en ces lieux et l’adresse d’une soumise, me désarçonne mais il ne me laisse pas le temps de rougir, son regard glisse vers Loreleï nue qui se contorsionne en cachant maladroitement son bas ventre devant lui et sa bouche esquisse un « How ! » étouffé.
Volubile, il continue.
— Et çà c’est Loreleï ! La vierge que tu vas mettre à l’enchère si tu gagnes ton procès !
Je fronce les sourcils.
Et bien ! Les nouvelles vont vite ! Et je comprends toute la subtilité de Mon Maitre en proposant une autre distraction à l’assemblée. Même si ce n’est qu’une vague allusion,  la nouvelle d’une possible attraction avec la mise à l’enchère de Loreleï s’est répandue et enflammée comme une trainée de poudre se ralliant d’ors et déjà de nombreux soutiens, coupant ainsi l’herbe sous le pied de Kristale. Des soutiens non désintéressés, il est vrai, tant je mesure la convoitise que porte l’homme à la nymphe nordique.
Sans la quitter des yeux et sans laisser Marc réagir il continue.
— Tu sais, je ferais parti des jurés, et ma voix t’est déjà acquise. Et je me fais fort d’en gagner d’autre à ta cause… Apres tout c’est mon métier !
Et il a un clin d’œil de connivence à l’adresse de Marc.
Marc lui réponds par un signe de tête de reconnaissance et surenchérit
— Ce que tu ne sais pas, c’est que si Isabelle prouve son bon droit Kristale devra se soumettre à elle pour une période qui me reste à déterminer !
L’homme éclate de rire, et se tourne vers moi.
— Kristale ! Soumise d’Isabelle ?… Je ne voudrais vous faire rater çà pour rien au monde  Mademoiselle!
Ses yeux sombres s’illuminent.
— Vous avez beaucoup de chance Mademoiselle d’avoir un Maitre aussi inventif ! Je l’envie terriblement.
Il me lance un clin d’œil admiratif.
— Tu sais te faire accompagner Marc !...Mais moi aussi !
Il se tourne alors vers les deux femmes qui l’escortent.
— Je ne te présente pas Maureen !
Il désigne la femme Aux cheveux de bronze sombre aux reflets mordorés aussi souriante que lui. Elle est entièrement habillée de cuir pourpre aux parements de métal de la couleur de ses cheveux. Une chambrière de cuir noir pend à son cotés par sa dragonne  et lui donne une allure martiale que déments son visage plaisant et ses doux yeux verts amandes. Elle tient par sa sangle une longue chaine de métal brillant utilisée pour promener les animaux de compagnie et dont l’autre extrémité est accrochée par un mousqueton au collier de cuir du même acabit que porte la femme qui les suit dévotement.
Il fait un pas de côté la dévoilant un peu plus a mon regard.
— Et voici… Il marque un temps d’arrêt. …Disons qu’ici, elle s’appelle Harmony!
Comme Loreleï, Harmony est entièrement nue, ce qui révèle sa condition de soumise, seul un loup-papillon bordé de dentelle noire barre son visage presque entièrement  mais qui laisse émerger deux grand yeux d’un bleu lagon et des lèvres pulpeuses parfaitement soulignées d’un rouge intense. Elle est grande, elle me dépasse d’une tête, et son port est royale, les seins fiers aux aréoles roses sombres tendu vers nous avec arrogance. Au creux de son nombril est nichée une pierre de la couleur et l’éclats de ses yeux et  son ventre est orné d’une toison impeccablement taillée en un long « ticket de métro » aux reflets d’or pale qui guide le regard vers une vulve glabre aux lèvres sirupeuses qui ne cache rien de son excitation à être ainsi exhibée. Je remarque un fin pansement couleur chair qui tranche sur son bronzage intégral sur sa hanche et devine, aux petits traits noirs qui s’en échappe, qu’il dissimule un tatouage pouvant la rende reconnaissable. Mon attention se porte de nouveau sur le loup magnifiquement ouvragé qui ne laisse rien deviner de ses traits.
J’avais déjà remarqué quelques convives qui portaient de tels masques ! Je pensai que cela faisait parti du jeu, pour certains d’augmenter le mystère qui planait sur la soirée, pour d’autres de  mitiger une timidité légitime à se montrer ainsi offert. Mais je me rends compte alors, que pour Harmony, avec ce tatouage volontairement occulté, qu’il s’agit bien de dissimuler son identité, J’en déduis immédiatement qu’il s’agit d’une personne publique ou pour le moins reconnaissable par tout à chacun. Ma curiosité naturelle me fait rechercher dans mes souvenirs où j’aurais pu apercevoir ces jambes fusiformes au galbe majestueux. Une interrogation que je refrène sur le champ me rappelant soudain du protocole de l’assemblée. Et surtout l’autre partie de mon procès, celui concernant mes propres écrits et des limites qui me seront accordées.
Mon regard se porte sur le collier d'Harmony.
Un simple collier de chien acheté dans une animalerie.
 L’homme remarque mon insistance et croit bon de devancer mes pensées.
— Oui, je sais ! Son collier n’est pas très esthétique ! C’est une première expérience pour Harmony et nous n’avons pas eu le temps de lui choisir un collier digne d’elle.
Il se tourne vers Mon Maître.
— Je compte sur toi Marc pour lui réaliser un collier aussi beau que celui d’Isabelle !
Et il pointe un doigt vers mon collier de cuir ciselé à double laçage et à l’imposant anneau de fer brut ! Sans attendre de réponse il s’intéresse soudain à Virginie qui attend sagement les reins dénudés.
— Mais, je vous ai interrompu, peut-être ?
Et il pose une main sur la croupe offerte de l’hôtesse qui répond à sa caresse en se cambrant un peu plus.
Marc va pour répondre quand une septième personne fait irruption dans la salle d’accueil qui devient maintenant vraiment trop exigüe.
C’est une hôtesse, presque la copie conforme de Virginie, petite, blonde, une coupe de cheveux stricte, simplement vêtue d’une mini-jupe de satin noir et juchée sur des chaussures à talons hauts de même couleur.
Avec déférence  elle examine rapidement notre groupe et lorsqu’elle reconnait Marc elle s’approche de lui pour, en se hissant sur la pointe des pieds lui murmurer à l’oreille. Marc écoute attentivement et hoche la tête. Le message délivré, l’hôtesse s’éclipse aussi rapidement qu’elle était apparue.
Marc a une petite moue gênée.
— Je suis désolé les amis, il faut que je prenne congés, on me demande !
Et sans en dire plus  désigne la croupe de Virginie s’adressant directement à elle.
— Vous échappez à votre punition, Mademoiselle Virginie !... Temporairement !... Vous viendrez la réclamer dés que vos fonctions vous le permettrons. En attendant veuillez faire découvrir la Chambre des Images à nos amis !
Virginie se redresse le visage empourpré. Je ne sais si c’est de confusion ou de déception. Sa jupe courte retombe sur ses cuisses nous cachant les merveilles promise aux tourments. Elle la lisse nerveusement pour en parfaire le tombé et redevenir l’hôtesse impeccablement mise.
De nouveau Marc me prend la main et, pressée, m’entraine tout en lançant au groupe
— Je vous laisse avec Virginie ! On se revoit à la piscine !
Il fait signe à Loreleï de nous suivre et s’engage dans le couloir qui nous a vu arrivé à la Chambre des Images.
Sans que je lui demande il explique.
— Je suis attendu pour le marquage de Stéphanie… C’est strictement privé… vous ne pouvez pas m’accompagner. Je vous rejoindrais aussi à la piscine dés que cela sera terminé. Vous m’attendrez là ! Mais avant toute chose par sécurité, il faut que je cachète Loreleï !... On va à l’Echoppe des Accessoires !
Qu’il « cachète » Loreleï ?
L’expression me laisse dans l’expectative. N’est-elle pas déjà scellée par cet anneau d’or  protégeant sa virginité ?

 Chap. 74. Le sceau de l’infamie.

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09 déc. 20

Chap. 72. Les ravissements de Virginie.

Je réfléchis à la dernière réflexion de Marc. L’état d’excitation persistant de Loreleï et sa recherche permanente du plaisir  m’interloque et me ravie à la fois. Je l’envie presque. Elle me fait penser à Stéphanie, sans l’insouciance, et me fait l’effet d’une enfant qui choisirait un bonbon avec le plus grand des sérieux, sachant pourtant qu’elle pourrait y gouter tous. Pour l’instant je m’attends à tout moment à l’entendre ronronner sous les caresses indolentes de Mon Maître. Et me demande malicieusement si elle tiendra ainsi durant la semaine qui s’annonce riche en bonbons à picorer !
Nous contemplons ensemble la ravissante nymphe qui frétille langoureusement  Ses jambes se croisent, se décroisent, et son ventre se creuse au rythme de l’excitation qu’elle entretient, les yeux fermés.
— Je crois que ta protégée a besoin qu’on s’occupe d’elle !
Intervient Marc.
Sans le regarder de lui réponds
— Oui, Monsieur… Je crois aussi !
Et sans attendre je prends l’initiative de me dégager et de me pencher sur le visage de Loreleï. Je cherche sa bouche déjà entrouverte et sans même ouvrir les yeux elle répond à mon baiser. Ses mains se saisissent de ma nuque et me plaquent contre son visage, comme si elle craignait que j’interrompe notre échange, sa langue fraiche cherche le passage entre mes lèvres. Embrasser Loreleï est la plus étonnante des expériences, ses baisers lui ressemblent. Malgré les injonctions répétés dû à sa condition de toujours garder ses lèvres entrouvertes, disponibles à toutes les sollicitations, elle les a souvent closes, pincées et lorsqu’elle ne souris pas elles sont même austères malgré des lèvres innocemment sensuelles. Mais dés que la porte est franchie, toutes ses barrières tombent et c’est une déferlante de passion qui enveloppe de caresses l’heureuse invitée. J’ai déjà eu l’occasion de contempler la célérité et l’ardeur de sa langue sur la verge de Mon Maître et plus récemment sur celle du géant noir mais maintenant c’est moi qui accueille ses caresses empressées.
Nos langues entament une sarabande effrénée, baignées de salives sirupeuses à me faire tourner la tête. Je réponds comme je peux mais c’est elle qui mène la danse. Je me laisse guider et bientôt notre échange devient le centre du monde. Je pose  délicatement une main sur son ventre chaud, un petit cri étouffé par mes baisers répond à l’effleurement, puis un second, plus puissant. Tout son corps répond maintenant à la caresse. Enhardie, je glisse sur sa peau tendue jusqu’à son entrejambe où je sais trouver d’autres leviers qui décuplerons son plaisir. Étonnée, j’y rencontre la langue vibrante d’un visiteur qui occupe déjà la place. Je souris intérieurement. Profitant de notre échange et pour ne pas être en reste, Marc s’est mis en devoir de lutiner la belle de la plus agréable des façons et Loreleï ne s’est pas faite prier pour écarter les cuisses et lui offrir sa tendre fleur à butiner tandis qu’elle me tenait fermement la nuque pour parfaire notre baiser. Ses cris, qui maintenant se transforment en gémissements, et résonnent dans ma bouche sont plus dus à l’œuvre de mon maitre qu’à ma caresse !
Je décide de me joindre à l’entreprise et glisse mes doigts à ses cotés pour les plonger dans la fournaise suintante. Mon majeur se fraye un chemin entre les lèvres closes et bute contre l’anneau d’or qui défend sa virginité. Laissant l’agacement du clitoris de la jeune fille à Mon Maitre. Je décide de passer outre pour, pour le moins, frôler, du doigt le précieux présent que bientôt tous vont convoiter. Je passe au dessus de l’anneau d’or et me glisse entre lui et le périnée déclenchant un spasme de tout le corps de Loreleï. Elle se raidit puis se détend, elle a compris ce que je veux faire et le redoute tout en l’acceptant. Précautionneusement je m’enfonce dans l’étroit passage. Il ne me faut pas aller profond pour deviner sous la pulpe de mon doigt le voile de sa virginité fendu par le milieu. L’ouverture est étroite et je pourrais aller un peu plus loin sans risquer de briser l’anneau, mais je m’en abstiens. J’interromps notre baiser. Loreleï ouvre les yeux et me fixe en souriant de ces sourires qui font passer les messages sans avoir à parler. Elle sait que maintenant je sais. Je retire mon doigt du fourreau inviolé et m’allonge à côté d’elle en lui prenant la main. Je souris aux anges. Ainsi Loreleï est vraiment vierge ! Malicieusement Marc n’avait pas répondu à mes doutes lorsque je lui en avait fait part, m’étonnant de la célérité avec laquelle elle recherchait, répondait et se soumettait aux plaisirs les plus outrageants.
Mon maître me tire de ma rêverie.
— Et si nous allions nous détendre à la piscine ?
C’est bien sur plus une injonction qu’une proposition. Il s’est déjà relevé laissant Loreleï pantois et commence à se rhabiller.  Je reste un moment les yeux fixés sur lui et admire l’aisance féline avec laquelle il s’étire et se réajuste en gestes précis et méthodiques, tout en me demandant pourquoi s’habiller pour aller dans quelques instants se baigner ? Je suis sur le point de lui faire la remarque, mais me ravise immédiatement, il est d’ailleurs déjà prés de la porte et sort de la « Chambre des Images » sans nous attendre. Ne voulant pas de nouveau perdre de vue Mon Maître  je me lève à mon tour et enfile rapidement ma nuisette. Sans un mot, je ramasse mes ballerines d’une main et de l’autre me saisis du poignet de Loreleï, l’obligeant, elle aussi, à se relever. Ce qu’elle fait en rechignant, peu disposée à quitter son état de rêverie extatique. Je la tire à moi et me précipite pour m’arrêter immédiatement sur le pas de la porte. Marc est figé à l’autre bout du couloir la main, paume tendue, vers nous , nous intimant l’ordre de ne plus bouger. Il se tourne vers nous et pose son doigt sur sa bouche en souriant, nous faisant comprendre de rester silencieuses. Après s’être assuré que nous avions compris il baisse la main et nous fait signe du doigt de nous approcher en silence. Je gagne sa hauteur à petits pas suivie de Loreleï, curieuse de savoir ce qui motive tant de précautions, je jette un œil par-dessus l’épaule de Marc.
Le guichet d’accueil par lequel nous sommes arrivés est maintenant plongé dans une demi-obscurité seulement éclairé par trois grands écrans sur lesquels s’ébattent des couples en actions. Notre hôtesse Virginie est absorbée dans la contemplation de ses écrans de contrôle. Et bien que je la vois de dos je comprend qu’il s’agit d’une contemplation active car  basculée  en arrière dans son fauteuil une jambe écartée, posée sur l’accoudoir, la courte jupe troussée jusqu’aux hanches et une main entre les cuisses, elle est en train de se prodiguer le plus doux des plaisirs d’Onan. Le basculement de sa tête et les gémissements étouffés de jouissance qu’elle émet par intermittence, témoignent du bon avancement de son entreprise.
Mais Marc en décide autrement et lance d’une voix forte.
— Avez-vous été comblée par nos ébats Mademoiselle Virginie ?
Virginie sursaute violement, se relève précipitamment en remettant en place son bibi qui avait glissé et se tourne vers nous tout en rabaissant et lissant la jupe de son tailleur. Elle balbutie.
— Oh Monsieur, vous m’avez fait peur ! Je… Je…
— Je vous ai posé une question Mademoiselle.
Elle rougit et en baissant les yeux.
— Je… Oui Monsieur, je… Je vous remercie !
Derrière elles sur les écrans les silhouettes nues continuent leurs jeux de l’amour, ne se doutant pas qu’ils étaient le motif des ravissements de Virginie.
— Je comprends maintenant pourquoi vous avez choisi ce stand ! Vous êtes une petite voyeuse.
Virginie relève la tête et me jette un rapide coup d’œil en s’empourprant un peu plus.
— Oui, Monsieur !
— C’est un plaisir que je peux comprendre… Surtout ici… .Mais peut-être auriez-vous dû nous prévenir et nous demander notre assentiment. Non ?
— Ho ! Je suis désolée Monsieur… J’ai pensé que…
Je sais que Marc ne peut pas ignorer que le voyeurisme atteint sa plénitude de satisfaction que lorsque le sujet de sa convoitise ignore son regard. Je comprends qu’il ne fait que chercher la faute pour justifier une punition… Et je ne me trompe pas.
Il l’interrompt d’un ton sec.
— Vous n’avez pas à penser !... Vous avez une cravache fine ?
Virginie se mord les lèvres un instant comprenant où veut en venir Mon Maître.
— Je… Oui Monsieur, Dans la … Je vais vous la chercher. !
Elle fait un premier pas vers le couloir d’où nous venons puis se ravise en se tournant vers Marc et lance d’une voix fluette.
— Mais ! … Ici, Monsieur ? … Je veux dire…
Marc la coupe encore une fois et désigne le fauteuil dans lequel elle se donnait du plaisir.
— Oui, ici, Mademoiselle ! En lieu et place de votre faute !
Elle a une petite courbette résignée et se précipite dans la chambre aux miroirs que nous venons de quitter pour en ressortir quelques instants après avec une fine badine de cuir noir entre les mains.
Marc se saisit de la badine et en fouette l’air pour en éprouver la souplesse, le sifflement qu’elle émet alors le rassure sur sa qualité. Il tend de nouveau sa main vers le fauteuil de bureau.
— Mettez vous à genoux sur le fauteuil !
Virginie obéit sans hésiter et s’installe sur le fauteuil se cramponnant au dossier.
— Relevez votre jupe s’il vous plait !
Pour garder son équilibre elle appuie son torse sur le haut du dossier et s’exécute en relevant le fin bout de tissus sur des fesses nues, sans culotte.
— Plus haut !
La charmante hôtesse retrousse sa jupe jusqu'à la taille dévoilant à nos yeux le plus ravissant des postérieurs aux globes parfaitement jumeaux jaillissant d’une taille fine à la cambrure parfaite, rehaussé de deux ravissantes fossettes. Virginie se cramponne de nouveau au dossier de son pilori improvisé, attendant les premiers chocs de sa punition.
Marc se tourne alors vers moi.
— Isabelle veux tu…
Il ne termine pas sa phrase, des rires retentissent derrière la porte principale qui s’ouvre alors vivement.

Chap. 73. Le labyrinthe des plaisirs défendus

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19 sept. 20

Chap. 71. L’indiscrète

—   Alors ? Comment as-tu trouvé mon stand ?
Je cligne plusieurs fois des yeux, les étranges lunettes qui m’ont permis de voir à travers les yeux de Mon Maître sont posées sur le lit, entremêlées avec les oculaires électroniques qu’il portait en bandeau de chaque côtés des tempes. Elles sont éteintes, comme mortes après avoir si bien rempli leur office.
Cela ne m’étonne pas trop que ce soit Marc qui aye mitonné cette si agréable surprise. Et je comprends mieux la discrète complicité qui planait entre lui et Virginie.
— C’était formidable Monsieur !
Et il n’y a aucune flatterie dans ma voix. Cette expérience à certainement été l’une des plus intense émotionnellement qu’il m’a été donné de vivre, du moins je  le pensais à cet instant. Un véritable orgasme émotionnel, laissant l’orgasme physique à Loreleï qui peine encore à reprendre ses esprits.
Je le cherche des yeux et accroche son regard.
— C’était fantastique de voir à travers vos yeux, Monsieur !
Il sourit.
— Alors raconte-moi ? Qu’as-tu vu…. Avec, mes, yeux ?
Désarçonnée, je balbutie.
— Je…Je… comment expliquer çà ? Cela se vit ! Je ne sais pas co… comment !....
Marc éclate de rire.
—Tu sais que tu vas devoir le décrire dans ton blog ?... J’attendrais donc !
Je prends soudain conscience que je n’ai rien pour noter et m’inquiète !
— Monsieur, combien de temps dure l’Assemblée ?
Il prend une moue taquine
— La dernière a duré un peu plus d’une semaine ! Mais dès que ton procès et les délibérations de l’Assemblée concernant l’autorisation de continuer ton blog enregistrée nous pourront partir si tu le veux !
Je reste assommée par la révélation.
Une semaine !!
En même temps j’aurais dû me douter qu’une telle débauche de moyens pour la réalisation d’une seule soirée eu été dispendieux. Une semaine ! Un froid me parcourt la nuque. Je réalise que je reprends les cours quelques jours après la fin de l’Assemblée.
Je détourne la tête et murmure.
— Il ne va pas nous rester beaucoup de temps… Nous deux… Seuls !
Marc dépose un baiser sur ma nuque juste sous l’oreille.
— C’est pour cela qu’il faut profiter de l’instant ! Et il reste à découvrir !
Sa réflexion me sort immédiatement de mon vague à l’âme. Je me retourne vers lui et lance malicieusement.
— Ah ? Vous avez d’autres surprises comme celle-ci ??
Il surenchérit à ma malice par un ton mystérieux, volontairement sur joué.
— Bien sûr !... Tu veux savoir ?... Mais, où serait la surprise ?
— Oooh ! S’il vous plait Monsieur !
Et je lui lance un regard suppliant aussi sur joué que son ton énigmatique. Il se passe la langue plusieurs fois sur les lèvres et je sais qu’il cherche à me renseigner sans m’en dire plus que nécessaire.
— Et bien, tu vois, ici, « la chambre des images », est destinée à mettre la vue à l’honneur… Tu as du certainement entendre les chants venant de la « Chambre des échos » qui concerne l’ouïe … Il y a cinq chambre qui concernent les cinq sens, plus une sixième de mon invention que je te ferai découvrir…
Il s’arrête estimant en avoir peut être trop dit. Mais, intriguée, je veux en savoir un peu plus.
— Et les autres ?... Qu’elle est votre préférée ?... Dites-moi s’il vous plait.
Marc fronce des sourcils et renâcle, puis finit par lâcher.
— La plus intense, certainement… La « Chambre des Caresses ». Dans cette chambre tu y perds tous tes sens sauf un… Le toucher… Et …
Il s’arrête brusquement me laissant sur ma faim et me sourit largement me faisant comprendre qu’il n’en dira pas plus.
— Mais il vaut mieux que tu découvres cela par toi-même…
Je ne me renfrogne pas et n’insiste pas. Je mets un mouchoir sur ma curiosité et profite de cet instant de relâchement et relance.
— En tous cas, cela a été fantastique comme expérience !
Et machinalement je regarde Loreleï, encore affalée sur nous, s’appuyant sur mes genoux et barrant du dos les jambes de Marc nous couvrant à demi comme un plaid de chair sensuelle. Elle se caresse avec indolence le bas ventre de sa main gauche tandis qu’elle joue paresseusement de la droite avec un de ses tétons.
Insatiable!
Je reviens à Lui
— Et vous Monsieur que voyez-vous ? Sans indiscrétion ?
Et mes yeux se fixent au plus profonds des siens.
Marc s’installe confortablement sur un coude, contre mon flanc, bousculant Loreleï vautrée en travers de ses cuisses. Il me détaille longuement de la tête aux pieds. Et revient à mon visage.
— Je vois… Je vois, le visage d’une ravissante jeune fille, les yeux noisette aux plis un peu triste, presque mélancolique. Un petit nez mutin entouré de taches de rousseur. Des cheveux roux, magnifiques qui ont l’odeur du foin au matin.
Il s’empare d’une de mes mèches et après l’avoir humé profondément en caresse mon visage et mes lèvres. L’évocation de mon parfum de rousse et le refus catégorique de Marc à me voir le couvrir en  portant un parfum autre, m’interpelle.
— Il y a une « Chambre des Parfums » Monsieur ?
—  Oui, mais ce n’est pas ce que tu crois ! C’est ... Très subtil ! La plus subtile des chambres, je pense !
Il me sourit pour ne pas m’en dire plus. Je quémande une explication.
— Oui… Je me doute…. Kristale m’a dit un jour que vous « sentiez » les soumises ou celles qui pourraient le devenir.
Il pouffe.
— C’est un ensemble ! L’odorat en fait partie !
Il tapote le bout de mon nez de son index.
— Tu te souviens la première fois que nous nous sommes vu à  l’atelier… Tu accompagnais tes parents ?
— Oh oui, Monsieur ! Comme si c’était hier !
— Quand tu es entrée, tu trainais une odeur d’écurie !
Je me cabre et proteste en fronçant vigoureusement des sourcils. Il est vrai que je sortais d’une démonstration d’équitation dans un haras proche de son atelier. Peut-être que mes ablutions avaient été bâclées ?
Il rit.
— C’était très léger à peine perceptible, c’est une odeur de foin, proche de celle des cordes chanvre avec lesquelles j’attache mes modèles-sujets… Mais le plus important a été lorsque tu as découvert les dessins de ces sujets. Tu as changé de parfum et j’y ai reconnu celui de l’excitation sexuelle. Et là tu ne pouvais vraiment pas me le cacher. Sans compter ton attitude que j’observais tout en discutant avec tes parents. Ton regard  à la dérobé, magnétisé sur les esquisses érotiques et tout ton corps qui voulait fuir les pieds tournés vers la porte mais tout le reste qui girouettait pour en faire le tour. Tu étais clairement tiraillée entre fuir et rester. Et puis ce rouge qui te monte aux joues dès que tu es dans l’embarras. Mais ce qui te trahissait vraiment le plus c’est ton parfum d’excitation que j’ai perçu encore plus fort en m’approchant de toi… Tu comprends maintenant pourquoi je ne veux pas que tu en porte d’autre que le tien !
Je reste un moment dans l’expectative et finis par lancer.
— Vous m’avez percé à jour alors que je découvrais à peine ce monde et qu’il m’a fallu du temps pour accepter que c’est ce que je voulais, au plus profond de moi !
Et je rougis rétrospectivement en pensant à l’état d’excitation qui m’avait gagnée dans l’atelier. Je pensais que cela ne se verrais pas, j’avais mis tellement d’application à le dissimuler ! Si j’avais su que Marc à ce moment-là lisait en moi à livre ouvert  et que grâce à son étrange aptitude il savait que mon ventre se mouillait à mon corps défendant, j’en aurai été morte de honte.
Je sens le rouge qui me monte aux joues.
— Vous… Vous saviez que j’allais revenir vers vous ? Que j’allais vous proposer ma soumission ?
Marc dodeline de la tête
— Je ne savais pas… C’était une possibilité…Et… Je t’ai vu subtiliser une de mes cartes de visite posées sur une sellette et la glisser sans la regarder dans la poche de ton jean, l’air de rien !...
J’avais effectivement glissé une de ses cartes dans ma poche, machinalement comme dans un état second avec la certitude qu’il fallait que je le fasse.
—…Cela doublé par ton état d’excitation que tu tentais tant bien que mal à dissimuler,  j’ai tout de suite su que j’aurais un jour de tes nouvelles. Mais je dois avouer que me proposer ta soumission de but en blanc… Je ne m’y attendais pas.
Je souris à mon tour et évoque.
— Vous savez Monsieur, cette carte… Je l’ai perdue !… Impossible de la retrouver quand j’ai prise la décision de reprendre contact avec vous. J’étais catastrophée et désespérée… Heureusement, je vous ai retrouvé sur internet. Le soir même je vous envoyais ma première demande…
— Un acte manqué que tu as su contrarier !
— Ou bien ma sœur qui me l’a subtilisée…
Je laisse ma phrase en suspension sur un ton interrogatif. Marc feint de ne pas l’avoir entendu et se tourne vers Loreleï. Il lance sa main et lui empoigne le sein qu’elle ne caresse pas se saisissant du téton rose qu’il se met à pétrir entre ses doigts. Le visage de la jeune fille se renverse vers lui et lui lance un sourire désarmant de reconnaissance. Elle me fait l’effet d’une chatte contente de recevoir l’attention de son maître. Je le regarde caresser nonchalamment le sein de Loreleï et contemple la petite meringue rose qui le surplombe gonfler et durcir avec outrecuidance sous ses doigts.
— Et elle, Monsieur ! Quel parfum a-t-elle ?
Pour moi Loreleï a toujours un imperceptible parfum de savonnette, celui d’une jeune fille bien élevée et propre sur elle. Sans cesser ses caresses il m’explique en riant.
— Eh bien facile! Même toi tu devrais le sentir! Dans l’état ou elle est c’est une explosion de phérormones et d’arômes ! Elle est plus discrète d’habitude ! Les blondes sont moins expansives dans ce domaine… Mais là je dois dire qu’elle se lâche !
J’en profite et le coupe.
— C’est la dragée blanche ?
Marc éclate de rire.
— Possible ! Mais ce soir avec Loreleï un simple placebo aurait pu faire l’affaire !

 Chap. 72. Les ravissements de Virginie.

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07 août 20

Chap. 70. Black Mirror.

Je passe la porte entrainant Loreleï à ma suite, prenant ainsi congé d’une façon cavalière. Kristale semble contrariée de notre départ précipité. Elle fronce les sourcils et se pince les lèvres de dépit en me fusillant du regard. Elle m’avouera plus tard qu’en quittant la rotonde j’échappai ainsi au sombre dessein qu’elle avait de me proposer comme amante au géant noir. L’arrivée de Marc s’est faite à point nommé pour m’éviter son énième tentative d’humiliation.
Mon maitre, je devrais dire Notre Maître, nous entraîne  à sa suite aux travers du labyrinthe de la maison. Sans nous arrêter nous croisons les lieux des plus étranges aux plus convenus. Des boudoirs discrets où les couples, seuls ou en groupes, s’exercent à tous les degrés des jeux de la soumission, mais aussi de vastes salles presque désertes où les convives lient connaissance en toute urbanité aux pieds de piloris ou de croix de st-André ornés parfois de corps nus, offert à la vue et au sollicitation de tous. A mi-chemin, nous passons devant des escaliers de pierre qui mènent au sous-sol d’où pulse une musique lancinante… l’entrée d’une boite de nuit ! Les festivités ont vraiment commencées, et elles ne sont pas que de chair.

Au fur et à mesure de notre progression la maison devient silencieuse. Même les gémissements de la chambre des échos disparaissent peu à peu. Un dernier coude et nous pénétrons à pas feutrés dans une petite salle d’accueil où nous attend une hôtesse. Elle est très jolie, de petite taille, d’une beauté presque synthétique, sophistiqué, un visage ovale que barres des yeux noisette en amande parfaitement maquillés. Les cheveux blonds coupé en un bol irrégulier, manifestement l’œuvre d’un grand salon, lui dégage une oreille gracieusement ourlée, ornée d’un discret mais flamboyant diamant, et retombe sur l’autre la dissimulant totalement. Elle porte un bibi gris souris d’hôtesse de l’air accordé à un tailleur cintré sur des courbes sensuelles qui laissent deviner qu’elle est nue sous son uniforme. Elle est l’archétype même de l’image d’hôtesse de haute tenue. Une image que je devine savamment recherché et entretenue.
Elle sourit à Marc d’un air convenu et  s’avance vers nous.
— Je les équipe toutes les deux Monsieur ?
Il me désigne du doigt
—   Simplement Mademoiselle Isabelle, Virginie !
Sans attendre elle s’empare d’une petite mallette de cuir de sous son bureau où j’en devine une pile de semblable et nous enjoint de l’accompagner.
—   Veuillez me suivre s’il vous plait !
Virginie, puisque c’est son nom ici, s’engage dans un des deux couloirs et ouvre une des portes en nous invitant à y pénétrer d’une légère courbette.
La pièce est fortement éclairée, un magnifique lit a baldaquin de bois de rose aux draps de satin noir trône au centre de la chambre et des tentures de soierie blanche sont savamment disposées sur les murs deux immense miroirs se font face de par et d’autres de la salle nous reflétant en une suite d’images infinies. Je surprends Loreleï, toujours nue, à s’y contempler en se redressant et en cambrant les reins mettant sa croupe en valeur. Elle se veut belle et désirable ! Encore une attitude que je ne lui connaissais pas. Jusqu'à ce soir elle semblait tellement détachée de sa condition et de son corps. Elle semblait vivre sa soumission avec la désinvolture et la feinte indifférence que manifeste une adolescente confrontée à une obligation qui l’ennuie mais qu’elle veut toutefois vivre pleinement.
Virginie dépose la mallette sur une petite commode et l’entrouvre tout en expliquant.
— Vous trouverez des accessoires dans cette commode et …
—   Vous avez des menottes ? — Coupe Marc.
L’hôtesse sourit de toutes ses dents de porcelaine et ouvre le premier tiroir, nous dévoilant une série parfaitement rangées d’instruments de contrainte, de la simple corde à  des camisoles d’avant bras.
—   Bien sur Monsieur !
—   Parfait ! vous attacherez donc Mademoiselle Loreleï sur le lit entre les deux montants de tête… Et vous lui banderez les yeux !
—   Bien Monsieur !
Virginie laisse retomber le couvercle de la mallette et, sachant que l’ordre d’un maître n’attend pas, elle se dirige vers Loreleï après avoir choisi deux paires de menottes et un bandeau de velours noir dans le tiroir.
La jeune fille, qui n’a pas saisit un mot du dialogue, se voit soudain ravie d’être à nouveau le centre d’intérêt du moment. Elle répond au sourire de l’hôtesse qui lui saisit délicatement le poignet pour lui passer le bracelet de fer. Avec sur le visage une mine béate, hypnotisé par Virginie elle se laisse conduire docilement sur le lit et se retrouve rapidement agenouillée et crucifiée entre les montant du lit à baldaquin par la main douce mais assurée de l’hôtesse. Elle ne peut s’empêcher à nouveau de tourner la tête pour se contempler ainsi infiniment offerte dans les miroirs. Son sourire s’estompe vite lorsque tombe sur ses yeux le bandeau de velours noir.
Une fois la jeune fille immobilisée Virginie revient à sa mallette. Tout en lançant à Marc, en désignant Loreleï de la paume de la main tournée vers le ciel.
— Cela vous convient-il ainsi Monsieur ?
Marc hausse les sourcils et sur un ton enjoué.
—   Je n’aurais pas fait mieux !
Virginie a un sourire satisfait en se penchant de nouveau sur la mallette de cuir.
Elle en tire une sorte de couronne de métal sombre ornée de deux objets oblongs incrustés de lentilles aux reflets irisés.
—   Si Monsieur veux bien !
Marc se penche vers l’hôtesse et elle le ceint de l’étrange couronne. Quelques manipulations de serrage et d’ajustage et elle remercie mon Maître de sa patience.
Marc se redresse.
Virginie plonge à nouveau dans la boite et en sort cette fois ci un large bandeau doté de deux demi-sphères plus imposantes. Elle s’approche de moi et avec un sourire rassurant se met en devoir d’appliquer les deux sphères sur mes yeux et de les maintenir ferment en place grâce à une courroie de velcro qui me ceinture la tête ménageant toutefois mes oreilles. Ses mains fouillent mes cheveux et les coiffent de façon à dissimuler au mieux le large bandeau.
Les ténèbres m’envahissent et je ne me sens pas trop rassurée, ce n’est pas le bandeau de velours noir que porte Loreleï, que je connais, qui me conforte dans ma condition ! Je devine Virginie qui manipule d’une main experte les sphères qui prolonge mes yeux et, brusquement, deux cercles verts fluorescents m’apparaissent. Ils flottent devant mes yeux en une danse qui se stabilise peu à peu.
Virginie d’une voix douce me lance
—   Vous me dite « Ok » lorsque les deux mires se superposent parfaitement et que vous n’en voyez plus qu’une !
Les phosphènes virevoltent, se rapprochent, ralentissent leur vol improbable et s’accouplent enfin en un seule cercle brillant.
J’en avertis Virginie.
La mire unique clignote trois fois et je retrouve la vue.
Mais ce n’est pas la mienne !
Alors que je devrais voir le doux visage de Virginie face à moi je contemple deux silhouettes qui se font faces.
Virginie et … Moi !
Dans une étrange dé-corporation je me contemple moi même en un curieux décalage.
Virginie se tourne vers moi et s’approche.
—   Voilà Monsieur c’est prêt !
Avec un sourire de connivence elle poursuit.
—   Désirez vous que je reste Monsieur ? Je suis entièrement à votre disposition si vous l’exigez !
Et je perçois l’envie dans sa voix tandis qu’elle fait sauter prestement le premier bouton de son bustier dévoilant un peu plus à ma vue la promesse voluptueuse faite à Marc. Mon regard la parcourt de la tête aux pieds. Elle est magnifique de sensualité, une sensualité magnifiée par son uniforme strict. Virginie est une véritable poupée de plaisir, elle le sait, elle s’est apprêté pour et c’est le rôle qu’elle s’est choisi pour la soirée.
— Je vous remercie Virginie, ce sera certainement pour une autre fois ! Je veux rester seul avec ces deux Demoiselles.
Virginie à une petite moue contrite, contredit par un plissement d’yeux coquin.
— Bien sur Monsieur,… Comme il vous plaira et quand il vous plaira !
Je suis du regard l’aguicheuse hôtesse qui s’éloigne vers la porte à reculons et la referme sur nous précautionneusement.
Ma vision revient à moi.

Je suis prés du lit dans ma nuisette blanche, les mains grandes ouvertes, la paume dirigée vers le sol comme pour rétablir mon équilibre. Mon corps ne s’accorde pas à ma vision et le fait savoir par une sorte de vertige que je contiens difficilement. Je comprends maintenant que ma vision est celle de Marc et que par un subterfuge technologique il me convie ainsi à partager ses yeux.
Je me détends et me concentre sur mon équilibre. Je me vois ouvrir et fermer les mains plusieurs fois et finir par adopter la posture qui est pour moi un refuge et mon équilibre,  la posture qui marque ma soumission.
Derrière moi Loreleï, crucifiée, agite la tête et tend l’oreille vers nous pour tenter de percer le silence qui vient de se faire, à peine troublé par le tintement clair du grelot d’argent de son collier de novice.
Marc s’approche de moi m’entrainant à sa suite en un prolongement de moi-même, ses mains se tendent et viennent déboucler la fine ceinture de soie retenant ma nuisette qui s’entrouvre laissant apparaitre à mes yeux une poitrine haute qui se soulève rythmiquement et un ventre qui palpite et appelle à la caresse. Me voir ainsi me bouleverse, je déglutis et tente de parler mais l’émoi me submerge. Me voir au travers les yeux de mon Maitre me chavire d’émotion.
Marc repousse le tissu de mes épaules. La nuisette tombe le long de mes bras. Je libère mes mains pour la laisser se répandre au sol. Dans un même temps, d’un petit pas de danse, je déchausse mes escarpins. Je sais qu’il veut me voir entièrement nue et me faire partager son plaisir.
Il me saisit par les épaules, ses mains glissent jusqu'à la pointe de mes seins qui se raidissent sous la caresses. Je ferme les yeux un instant. C’est une chose fantastique que de sentir ses doigts rouler la pointe de mes seins et d’en être en même temps la spectatrice. Je suis à la fois l’objet et l’instrument du plaisir, le violon et l’archet. Je laisse échapper un soupir de contentement.
Marc se penche à mon oreille, ma vision se brouille de mes cheveux roux.
—   Tu vois comme tu es belle ?
Ma voix revient, balbutiante.
—   Ho Monsieur !… Merci ! … Merci pour çà !
Ses mains glissent sur mes hanches et me ceinturent la taille en une caresse lente et appuyée. Marc joue le jeu de la découverte, il me câline avec application comme si il me découvrait pour la première fois en suivant des yeux chacune de ses caresses me les faisant ainsi partager.
Tandis que sa main gauche reste appuyée sur ma hanche du plat de l’autre il vient jouer avec la peau tendue de mon ventre la caressant comme il le ferait d’un animal de compagnie, jouant avec mon nombril délicatement ourlé. Une chaleur pulse entre mes jambes et mon ventre papillonne lorsque sa main effleuré le mont de venus parfaitement épilé. A son frôlement, Instinctivement j’écarte un peu plus les jambes pour laisser libre passage à la main qui virevolte devant mes yeux. Je suis maintenant à genoux devant moi-même contemplant le fruit qui accapare bientôt toute l’attention de Mon Maître.
Ses doigts écartent délicatement les lèvres charnues encore mouillées d’émoi de la scène  du forçage de Jade. Je m’émerveille de ce jus qui coule entre ses doigts tandis qu’il s’empare du pistil gonflé de plaisir et le malaxe comme il l’a fait de la pointe de mes seins. A la caresse répond un arc électrique qui pulse à travers mon ventre et court le long de ma colonne vertébrale.
Je me cambre et ne peut retenir un gémissement.
Le grelot de Loreleï tinte doucement.
Je me retiens de fermer les yeux, fascinée par la caresse que je contemple devant mes yeux et ressent entre mes jambes au même moment. Puis soudain sans prévenir, les doigts qui s’amusaient du clitoris le délaissent et s’enfoncent d’un seul coup dans la chair humide et chaude de mon fruit offert. Leur progression est aisée et je les vois disparaitre entre mes lèvres suintantes de liqueur de plaisir.
Cette fois c’est un cri de surprise ravi, que je ne retiens pas.
Loreleï s’agite une fois de plus dans ses liens, cherchant certainement à deviner le doux tourment qui me fait ainsi chavirer.
Plusieurs fois les doigts jumelés lissent le conduit brulant en des va-et-vient vigoureux. Ma respiration s’emballe, et mon cœur s’accélère sous la caresse, mais Marc renonce malicieusement à la porter à son paroxysme.
Et sa main me quitte me laissant dépitée.
— Tourne toi !
Sa voix est douce, mais impérative. Je m’exécute en vacillant toujours peu sure de mon équilibre et dévoile à mes yeux ma croupe et mes reins encore zébrés des fines lignes roses de ma dernière flagellation. Ses mains parcourent mes fesses martyrisées en suivant parfois les lignes estompées du bout de ses doigts. Une dernière flatterie sur le haut de mon postérieur et il se redresse en se reculant d’un pas me dévoilant le plus étonnant des tableaux avec un en fond Loreleï qui s’agite, croise et décroise ses cuisses en tendant l’oreille pour, ne rien perdre de nos ébats qu’elle ne peut voir, mais ce qui, manifestement, l’excite au plus haut point. Devant elle je me vois de dos mes cheveux roux retombent sur  ma peau laiteuse, constellée de grain de beauté. Jamais je ne me suis vu ainsi, je me trouve belle et dans un reflexe puéril je cambre les reins et remonte mes mains dans le dos. J’ai l’étrange sensation indescriptible d’être ma propre poupée que je manipule par la pensée. Dans le miroir je peux embrasser la scène complète de notre trio. Marc a reculé d’encore un pas élargissant un peu plus mon champ de vision. Il a laissé tomber sa veste noire sur la commode seul meuble de la salle et commence à déboutonner sa chemise.
—   Je te veux en chienne… Sur le lit !
Il a demandé çà le plus naturellement du monde comme si il ne me viendrait pas à l’esprit de lui refuser mon humiliation. Sans me quitter des yeux il peut, je peux, me voir me pencher à tâton sur le lit et m’y avancer à quatre pattes. Grace à ma vision qui double celle de mon Maitre, il m’est facile de régler au mieux ma posture pour moi et donc pour sa satisfaction, de lui offrir le plus beau spectacle de ma soumission. Arrivée au milieu du lit tout prés de Loreleï, presque à la toucher, j’enfouie mon visage dans les draps en dressant ma croupe de la façon la plus outrancière dans ma direction. Je me cambre et j’écarte les jambes pour signifier à Mon Maitre ma parfaite disponibilité à son assaut, quel que soit le chemin qu’il prenne.
Marc se déshabille sans nous quitter des yeux, son reflet dans le miroir se superpose au notre. C’est une impression étrange d’avoir le visage enseveli sous mes cheveux, face contre terre, ce qui devrait me rendre aveugle et pourtant de pouvoir ainsi me contempler en même temps.
Marc s’approche de nouveau de mon derrière dressé. Ses deux mains se posent sur ma croupe offerte et, comme il baisse le regard sur l’objectif de son assaut, je me vois soudain dotée de l’attribu le plus fier que puisse exhiber un homme. Fascinée, je regarde le, mon, bélier de chair s’enchâsser dans ma fleur offerte et en écarter les premières pétales.
Mon esprit chavire tandis qu’il s’enfonce.  Je sens sa progression dans mon ventre et je me vois, de ses yeux, perpétrer la douce exaction. Quelle formidable expérience que de d’être à la fois l’objet et le sujet ! Mon Maitre, conscient de ce qu’il me montre reste le regard braqué sur l’effraction de façon à me montrer au mieux le spectacle que de nulle autre façon je ne pourrais voir et apprécier. Je comprends pourquoi il a choisi de m’honorer dans cette posture. Je devine que jamais je ne pourrais être au plus proche de sa sensation de me dominer.
Le bélier une fois parfaitement emmanché et disparaissant à ma vue entre mes cuisses, Marc se saisit de ma taille et s’applique à me marteler en rythme avec application. Le plaisir monte sous l’injonction combiné de la pénétration et de sa vue. Au comble de l’excitation je ne retiens plus mes râles étouffés contre les draps. La jouissance qui monte voudrait que je ferme les yeux pour me laisser submerger mais je me refuse à quitter le spectacle de mon dos et mes reins qui soubresautent sous l’assaut.
En bon cavalier Marc  ne cherche pas à épuiser sa monture. Apres plusieurs profonds va et vient il stoppe son assaut et sans se démancher me bascule d’une main autoritaire. Je roule sur le coté, arrêtée par les cuisses de Loreleï qui s’appuient sur mon flanc, un de ses genoux calé contre mon aine. Marc reprend son assaut mais cette fois, sur le dos, je me contemple de face. Je ramène mes mains sur mon visage, sur mes yeux aveuglés par les étranges lunettes. En croisant le bras sur mon visage Je me vois ainsi dégager ma poitrine pour en faire le plus doux des appels à Mon Maître qui ne se fait pas prier. Il se saisit à deux mains des hémisphères jumeaux fièrement dressés et les mains en coupe il les masse langoureusement en en saisissant les pointes saillantes entre ses pouces et index.  Je m’émerveille de me voir, par ses yeux, lutinée de la plus galante des façons.
Loreleï s’agite de plus en plus, elle veut savoir qui se passe sous ses yeux bandés juste contre ses cuisses, surtout lorsque Marc redouble d’effort à parfaire sa place dans mon ventre en se couchant sur moi et m’arracher, sous la combinaison de ses caresses, de ses baisers et de sa pénétration, des petit cris énamourés.
La chevauché s’accélère et ma vison se fait chaotique mon corps nu danse devant mes yeux et celui de Loreleï virevolte à l’unisson. Parfois  mon visage  parait se télescoper à moi lorsque mon Maitre pour me posséder au plus profond se penche sur mon épaule brouillant ma vision de l’enchevêtrement roux de mes cheveux qui s’étalent sur le lit en une auréole flamboyante sur le noir du satin.
Haletante sous les coups de boutoirs répétés je parviens à ahaner.
— Loo… Loreleï, Maître !
Marc arrête immédiatement son entreprise et sa tête se colle à mon épaule. Il tend l’oreille à l’étrange désir qui me vient.
Haletante je continue.
—   Loreleï Monsieur … Prenez là !... De… Dominez là ! s’il vous plait !
Marc reprend son souffle et se penche à mon oreille et lance laconique.
— Pourquoi ?
Je sais qu’il a compris l’envie qui vient de me traverser l’esprit mais qu’il veut me l’entendre lui dire.
—   Je… Je veux savoir !
—   Tu le veux comment ?
Troublée je me méprends sur sa question. Mais refugiée derrière mes bras et derrière sa vision je m’entends lancer au comble de l’excitation.
—   Fort ! Dominez là fort !… Faites-lui mal ! Punissez là ! Violez-la !
Marc garde le silence. Je redoute un instant d’avoir été trop féroce dans ma supplique. Je me mords les lèvres, je veux tempérer mes propos lorsqu’il reprend
—   Tu veux çà pour ton plaisir ou pour le mien ?
Je biaise pour adoucir ma demande
—   Je veux savoir ce que cela fait !...
Apres tout en dehors des limites que j’ai franchies dans ma requête, il m’a donné par cette expérience une opportunité de jouissance inconnue que je compte bien saisir.

Marc se désengage de mon fourreau brulant, lentement, comme à regret. Il se redresse et de nouveau je me contemple, vaincue, les jambes écartée comme prête à subir un nouvel assaut du pieu fièrement dressé qui oscille devant mes yeux  Son regard se porte sur Loreleï. Je sais qu’elle va maintenant être l’objet de toute son attention à cause de moi. Penaude je me redresse sur les coudes et me recroqueville sur le coté du lit pour laisser le champ libre à Mon Maitre mais aussi pour m’isoler et me concentrer sur sa vision. Je commence déjà à m’habituer à cette métempsycose électronique. Mon corps s’estompe pour que mon esprit s’intègre entièrement à la vision de Marc. Déjà, je ne ressens plus ce tangage, cette dualité entre ma vue et mon corps Je ne serais bientôt plus que ses yeux et c’est à travers lui que je vais humilier Loreleï.

Marc s’approche de Loreleï et d’un geste sec lui arrache son bandeau. Ses longs cheveux blancs volent et lui barre le visage. Elle cligne des yeux sous la violence de la lumière retrouvée. Marc ne lui laisse pas le temps de retrouver ses esprits, de la main gauche il la saisit par le menton en lui appuyant de par et d’autre de la bouche du pouce et de l’index la forçant à l’entrouvrir. Ses grands yeux de lapis s’exorbitent lorsque d’un même mouvement il force les lèvres de  l’index et du majeur la contraignant  à les avaler jusqu’à la garde. Une grimace de dégout et un haut le cœur la secoue m’indiquant que les doigts fouillent au plus profond de sa gorge.
Je vois ses yeux s’écarquiller d’incompréhension devant la violence de l’assaut. N’a-t-elle pas été exemplaire dans sa soumission ? Elle ne peut deviner que  c’est à mon désir qu’elle doit d’être ainsi tyrannisée. Douillettement pelotonnée sur le lit je vais assister en spectatrice privilégiée à sa profanation au travers des yeux de son tourmenteur, persécutrice par procuration.
Apres trois va-et-vient de ses doigts dans sa bouche lui provocant autant de haut le cœur et lui tirant de grosses larmes qui roulent sur ses joues Marc la lâche soudainement pour aller déverrouiller les menottes qui la tenaient les bras en croix. Une fois fait, sans s’embarrasser de ses gémissements de protestation il la saisit par les cheveux, la traine au bord du lit opposé au mien et la force rudement à se mettre à genoux en lui appuyant fermement sur les épaules.
Lorelei est maintenant à mes genoux, larmoyante et pourtant je crois saisir une lueur de gratitude dans ses yeux et un aplomb narquois au travers d’un demi-sourire quand elle lève la tête vers moi en une posture d’acceptation. Sa bouche s’entrouvre devant le gland poli encore glacé de ma liqueur de cyprine et si colle en un baiser dévot. Mais Marc, tenant sa promesse à me envies, ne lui laisse pas la main et veut asseoir son, mon, autorité. Une fois encore il se précipite entre ses lèvres les forçant outrageusement et, sourd à ses protestations étouffées, s’enfonce sans à coup en un irrésistible glissement. Surprise de l’âpreté de l’assaut alors qu’elle tentait d’amadouer son agresseur, Loreleï cherche à se dégager mais son dos heurte le flanc du lit où elle est acculée et deux mains lui saisissent la tête par les oreilles. Marc ne veut pas lui laisser l’initiative et il s’enfonce d’un coup, comme il la fait avec ses doigts. La jeune fille se voit accepter l’intromission complète, au plus profond de sa gorge, et son front vient buter contre le bas ventre de son assaillant, la bouche bâillonnée aussi surement qu’avec une poire d’angoisse.  Une fois, puis deux, puis six fois le pieu de chair va se désengager presque totalement de sa bouche marquant un temps d’arrêt sur le bord de ses lèvres pour de nouveau se précipiter sans ménagement au fond de sa gorge lui arrachant à chaque passage une plainte étouffée qu’elle tente de maitriser en broyant de ses mains crispées les draps du bord du lit.
Le bélier n’interrompt son pilonnage que lorsque, vaincue, la jeune fille cesse de gémir et comprends qu’il lui faut subir sans regimber l’outrancière fellation.
Loreleï cesse de s’agiter. Ses mains se détendent, bientôt seules les larmes, qui jaillissent de ses yeux fermés et roulent sur ses joues gonflées, dénoncent sa contrition. Alors lentement le piston sort de son fourreau et achève sa course totalement à découvert, le gland appuyé contre ses lèvres à demi entrouvertes d’où s’exhale son souffle saccadé.
Profitant de l’accalmie pour reprendre sa respiration, elle entrouvre les yeux et me fixe dévotement. Vaincue et comprenant ce qu’on attend d’elle. Elle se saisit de la verge par la hampe d’une main délicate et entreprend un polissage consciencieux du gland tendu entre ses lèvres d’où pointe de temps autre une petite langue rose qui s’active avec zèle.
A mon grand plaisir Marc la laisse minauder de la plus belle des façons quelques instants. Toute à mon spectacle, je glisse ma main entre mes jambes à la recherche du bourgeon turgescent d’où pulse une urgente injonction à la caresse. Je me glisse en moi et entreprend de me polir à l’unisson de la langue de Loreleï sur la verge de mon Maître qui se synchronise à ma vision en une insolite superposition. Mes doigts sont sa langue et la voir s’activer me procure autant de plaisir que mes cajoleries intimes. Oubliant la rudesse de l’assaut et une fois le déchainement passé, Loreleï cherche obscurément à séduire et à tirer du plaisir de sa posture. Son regard brille d’excitation et, maintenant, sourit aux anges tandis qu’elle lape dévotement le gland qui l’a si rudement outragée.

C’est sans compter sur l’impatience de Marc qui lassé de son jeu ou désirant me montrer d’autre paysages, se saisit du poignet de la jeune fille et l’oblige abandonnant sa tâche, à se relever et à pivoter. D’une poussée, il la propulse sur le lit où elle bascule à quatre pattes, comme il l’avait fait pour moi. Contrariant mes envies de la voir soumise de mon fait et sous mes yeux, Loreleï comprend avec vivacité ce que désire son assaillant. La voici que, loin de se cabrer et de se dérober, elle plonge son visage contre mon flanc en écartant les jambes et avec une impudeur qui me stupéfie, porte ses deux mains fines dans son dos pour en écarter les fesses et dévoiler ainsi, outrancièrement, la rosette de ses reins seule passage que peut employer son Maître, l’autre étant clos par l’anneau d’or qui scelle sa virginité. Elle y met tant d’empressement que ses deux majeurs réunis distendent la porte à presque y pénétrer tandis que de sa bouche, cachée de ses longs cheveux de lin blond qui contrastes durement avec les draps de satin noir s’exhalent de petits jappements étouffés
—   Ho ja ! … Ja…  Meester…Zo !  Hier!… Snel, snel !…
L’invite est on ne peut plus claire !
Comme je l’ai été, Loreleï est préparée par les mains expertes de Laure à ce type d’assaut. Mais je ne peux que rester stupéfaite de l’empressement presque hystérique de la femme-fleur à se faire saillir de la sorte. Je ne reconnais plus la frêle jeune fille, réservée, qui suppliait et demandait de la clémence de la part de Marc alors qu’il s’apprêtait à la forcer de la même façon. Et la voilà maintenant qu’elle quémande son plaisir sous mes yeux avec une lubricité qui me fait douter de mon entreprise d’humiliation.
Il est difficile de résister à une telle sollicitation et Marc est bien décidé à y répondre sans tarder. Sa main disparait de ma vue en allant chercher de la salive qui lui sert immédiatement à lubrifier la porte qu’il va enfoncer. Loreleï gémit de plus belle lorsque les doigts mouillés qui ont forcé sa bouche s’introduisent et distendent la tendre rosette. Loin d’enlever ses mains elle s’écarte avec vigueur comme pour aider encore à la préparation de son propre outrage. Enfoncés à mi- longueur les doigts joints entament alors une série de rotations tout en continuant à s’enfoncer lentement pour en assouplir le passage. Les gémissements de la jeune fille se transforment en un long hululement étouffé, ponctué d’approbations néerlandaises.
Je pose la main sur sa nuque pour la cajoler, tenter de la calmer, quand je constate que son assaillant décide cette fois de consacrer de son bélier le passage qu’il vient de préparer. L’attaque est rapide et assurée. A peine le gland poli se pose contre la rosace qu’elle se distend et cède instantanément sous la pression  happant goulument, jusqu’à demi-garde, son pourfendeur. La réaction de Loreleï est foudroyante, échappant à mon emprise, elle relève la tête en hurlant et tente en se relevant sur ses bras de se soustraire à l’étreinte. Mais Marc prévenant la dérobade la saisit par les hanches et profitant de son mouvement de désarroi, qui a l’effet contraire voulu par sa victime, facilite son entreprise et s’enfonce totalement entre ses reins. Un nouveau hurlement de la jeune fille forcée ponctue sa victoire.
Je jubile intérieurement. Elle qui voulait que cela soit rapide ! Elle ne s’attendait visiblement pas à un assaut d’une telle violence. Violence qu’elle me doit en grande partie.
Ses hurlements n’émeuvent pas Marc qui entame sans tarder un profond mouvement de va-et-vient entre les fesses de l’impatiente. Sous mes yeux elle n’est plus qu’une croupe rebondie à la taille fine ceinturée par les mains lui imprimant le rythme du piston qui la fend par le milieu. Tendue sur ses bras Lorelei bat l’air de ses cheveux qui viennent fouetter mon flanc et ma poitrine et vaincue finie par se laisser retomber la bouche grande ouverte sur un dernier cri contre mon ventre qu’elle se met en devoir de suçoter en un baiser vibrant de ses gémissements. Je crains un instant que sous l’effet de douleur ou de la jouissance elle ne me morde  à pleine dent mais elle se contente, à chaque coup de boutoir, d’étouffer ses cris stridents contre ma peau. Vibrations qui vont crescendo au fur et à mesure que son cavalier augmente le rythme de ses coups de boutoir et que  ses cris finissent par un long mugissement de plaisir. Mugissement qui se termine par un gargouillement énamouré lorsque le couple se tétanise à l’unisson jouissant l’un dans l’autre, l’un par l’autre.

Ma vision chavire lorsque le couple bascule sur le côté.  En s’étalant les bras en croix, Mon Maître encore fiché en elle, Loreleï émet un râle de plaisir et d’épuisement suivi d’un profond soupir de contentement. L’orgasme qui vient de la balayer la laisse poupée de chiffon sans force. Marc la repousse doucement pour s’approcher de moi la laissant, la bouche et les yeux grands ouverts, extatique, à compter les anges au plafond.

Chap. 71. L’indiscrète.

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25 juin 20

Chap. 69. La Terreur de Loreleï

Kristale se tient en appui à un grand sofa parfaitement circulaire en accord avec la pièce et qui marque le centre de ce carrefour d’une demi-douzaine de couloirs.
À ses côtés, de part et d’autre, je reconnais la formidable guerrière noire et la jolie métisse aux yeux verts pailletés d’or présentées au cocktail de bienvenue. Elles portent toutes les deux le même collier de fer brut mais cette fois la plus jeune s’est départie de sa tunique de soumission et est entièrement nue, les mains dans le dos.
Un peu en retrait se tient un jeune homme en complet gris, le teint halé des gens qui passe leur vie en pleine air, sportif, un « golden boy » plutôt bel homme, les cheveux coupés en une brosse blonde à l’allure soignée. Il baisse la tête et se tient également les mains dans le dos. Je remarque un élégant collier de cuir noir qui soutient un anneau à demi dissimulé sous le col blanc de sa chemise. Il observe avec attention mais  par en dessous, comme à contrecœur, le sofa central.
Le sofa lui, est occupé par Issa, le colosse d’ébène. Il a quitté son costume et est entièrement nu. Sa musculature puissante luit comme du jais poli. Il ne nous porte pas attention, trop occupé à honorer la bouche distendue de celle que je reconnais comme Jade, la hautaine asiatique qui nous accompagnait dans la cave de présentation.
Elle a perdu toute sa superbe et son arrogance ! Ses grands yeux d’onyx mouillé sont exorbités par l’effort et l’effroi de devoir accueillir entre ses lèvres le bélier aux dimensions hors-nature du géant noir. Issa ne se soucis pas des plaintes étouffées de la belle et tente de lui faire emboucher plus profondément encore l’imposant bélier en la saisissant par les oreilles à deux mains pour l’empêcher de refuser l’envahissante introduction, tout en lui assenant de petits coups de rein empressés. La réaction de la délicate asiate est immédiate, elle rue de tout son corps en cherchant à se dégager de l’empalement buccale tandis qu’un mugissement d’angoisse  et de protestation sort de sa poitrine. Peine perdue, l’emprise du géant est bien trop forte ! Peine perdue également pour lui de s’introduire plus avant, il est manifeste que le gosier de la belle est bien trop étroit pour aller plus avant et satisfaire le désir du géant de lui faire emboucher entièrement un invité aussi imposant. En témoignent ses joues gonflées par le comblement  outrancier de sa bouche par la monstrueuse tête du pal. De dépit l’africain lui lâche la tête et se retire dans un visqueux bruit de succion d’entre les lèvres de Jade,  laissant apparaitre  à mes yeux ébahis un gland poli aussi gros et luisant qu’un cœur d’agneau.
Machinalement je tourne ma langue dans la bouche pour en estimer les capacités. Que la jeune femme ait pu emboucher ne serait ce qu’une partie d un morceau aussi gros me laisse dubitative.
En se retirant il pivote vers nous, déniant enfin remarquer notre présence. Un large sourire de contentement marque sa satisfaction en apercevant Loreleï.
— Haha ! Voici la vierge qui va se faire déflorer par le mâle le mieux monté de la soirée !
Et, bravache, de se cambrer pour faire pointer le pal luisant de salive vers la jeune fille.
Délaissant la belle asiate qui reprends son souffle à grandes goulées d’air  et essuie ses larmes d’effort, il se redresse et s’approche de Loreleï le sexe tendu vers elle.
— Mesure ton bonheur ma petite, prends le dans tes mains !
Immédiatement Kristale traduit à la jeune batave la proposition outrancière de l’africain, sur un ton martial.
Comme pour me demander mon approbation Loreleï me lance un regard furtif, ses yeux sont brillants, fixes. Elle semble ailleurs ! Je connais cet état ! C’est celui dans lequel je me réfugie lorsque je suis poussée dans les retranchements de ma pudeur, échappant ainsi à la lutte entre le désir et la peur de ses conséquences. Mais c’est la première fois que je la constate chez la jeune fille et me demande si la dragée blanche que je l’ai forcé à ingurgiter n’est pas pour quelque chose à sa vacuité.
Loreleï tend timidement la main droite pour s’emparer par la hampe du pieu dressé vers elle. Celle-ci est si épaisse qu’elle ne peut en faire le tour entre le pouce et l’index. Sa bouche s’entrouvre et ses yeux s’écarquillent de stupéfaction en constatant le gabarit de celui qui se veut être son futur hôte.
Kristale continue à lui parler dans sa langue et sa stupéfaction se transforme en panique. Sans lâcher le vif boutoir elle cherche de nouveau refuge dans mes yeux.
— Je viens de lui dire que c’est avec çà qu’elle va se faire dépuceler !
Ricane Kristale.
A la frayeur de Lorelei réponds le rire gras du géant noir.
— Embrasse le donc, petite !
Kristale traduit encore une fois.
En état second Loreleï se penche et accole ses lèvres au globe de chair frémissante.
— Ne soit donc pas timide !
Kristale demande à sa protégée d’y mettre plus d’ardeur et de conviction.
La jeune fille s’exécute immédiatement et tente d’emboucher le pal mais, bien qu’ouvrant grand la bouche elle n’y parvient pas. Renonçant à son entreprise mais pour faire bonne mesure sa petite langue rose se met à arpenter en lèches langoureuses le gland qui, maintenant violacé d’excitation me semble sous la caresse avoir encore doublé de volume.
Le géant sourit d’aise et se tourne vers Kristale.
— Et bien ! Elle va déguster dis donc, quand je vais te la dépuceler !
Loreleï continue à s’activer avec de plus en plus d’empressement.
— On va lui montrer ! Hein Jade ?
Jade trône au milieu du sofa comme une magnifique sculpture de bronze. Elle a porté des mains dans le dos et écarté largement ses cuisses en une parfaite posture de soumission. Son visage et redevenue aussi impassible que celui d’un bouddha, mais la pointe de ses seins sombres aux aréoles presque noires de sa poitrine menue mais bien formée, pointent outrancièrement, trahissent son excitation. Son collier de perles noires s'accorde parfaitement avec ses long cheveux noirs qui cascadent sur ses épaules jusqu’aux reins.
— Il faut qu’elle voit bien ! Allonge-toi sur le dos !
L’homme en complet gris s’avance d’un pas, le visage stupéfait, il ouvre la bouche comme pour protester mais semble se raviser.
Servilement,  Jade quitte sa position pour se déployer au beau milieu du sofa, écartant les jambes et les bras, crucifiée, en attente de son supplice.  Sans prévenir Loreleï, Issa s’arrache de son étreinte et s’agenouille au pied du sofa saisissant la frêle asiate par la taille et la faisant glisser ainsi contre lui en lui écartant les jambes pour la mettre à sa hauteur.
— Dia !Ayana ! Tenez là !
La déesse noire et la jolie métisse aux yeux verts se penchent immédiatement sur Jade et lui emprisonne les poignets l’écartelant un peu plus. Dans le même temps Issa tend la main vers Loreleï et lui ceinture la taille tout en lui caressant la hanche et la forçant à s’approcher un peu plus
— Viens prés de moi toi et regarde bien !
S’adressant à l’homme au complet gris !
— Toi aussi regarde bien ce que je vais faire à ta femme !
Je lance un œil à l’homme ainsi interpellé et comprends maintenant l’étrangeté du couple qu’il forme avec Jade. Un couple de soumis ! Comme l’était le couple de Stéphanie et Nicolas lors de notre première rencontre (Cf. La postulante. Une Saison d’Airain). Et je devine maintenant qu’il va tirer un plaisir trouble à voir sa compagne ainsi humiliée sous ses yeux.
Je me déplace subrepticement pour me retrouver à la gauche du groupe et ne rien perdre du spectacle qui est proposé à Loreleï.

Posé délicatement sur le ventre de jade, le bélier de chair s’étale jusqu'à son nombril me donnant toute la mesure de ce qu’elle va devoir accueillir en elle. Issa se recule pour préparer l’assaut découvrant à mes yeux incrédules l’étroitesse de la porte qu’il veut forcer. Une délicate figue imberbe surmontée d’un fin triangle de toison d’astrakan  parfaitement taillé qui prolonge la fine fente de sa vulve. Celle-ci  elle est si serrée qu’on y devine à peine le délicat ourlet de ses petites lèvres. C’est un bijou d’une grande délicatesse que s’apprête à fendre le bélier aux dimensions hors-norme. L’entreprise me semble impossible ou bien au prix d’un tourment que Jade me semble pourtant disposée à accepter.
A mon corps défendant, une chaleur sourde se glisse entre mes jambes et papillonne jusqu'à mes reins. Bien qu’horrifiée par ce qui se prépare, par une sourde empathie mon corps se prépare au même assaut. Peut-être même le désire-t-il. Je déglutis péniblement et cache mon trouble en lançant un regard circulaire, mais personne ne me prête attention, tous sont captivés par la promesse d’issa. Même le jeune homme soumis en complet gris dont le visage est maintenant rouge de confusion.
Issa lui-même savoure l’instant, il masse de son gland  la délicate entrée en en jaugeant les possibilités  comme un voleur s’apprêtant à commettre une effraction. Jugeant qu’il est nécessaire d’entrouvrir le passage et lâchant Loreleï, de ses deux pouces il écarte sans ménagement la fente découvrant un clitoris gonflé ornant comme un pistil l’entrée du cœur d’une orchidée qui se découvre nacrée de rose et juteuse à souhait trahissant ainsi qu’elle attend son pourfendeur et se prépare à son rude assaut.
Maintenant entrouvertes les lèvres roses, Issa appui son gland contre la fine porte. Lentement, il exerce une pression de plus en plus forte. Les lèvres se déforment et s’écartent sous la contrainte. Jade a compris le début de l’effraction et gémit sourdement accompagnant une plainte langoureuse venu de la chambre des échos. La pression s’accentue et les lèvres refluent un temps, comme pour résister, puis soudain s’écartent docilement, se distendent en bordant le bélier de marbre violacé d’un délicat liseré qui l’épouse parfaitement. Il n’est introduit qu’au tiers et pourtant Jade halète farouchement et tente de redresser son visage vers le pal qui s’enfonce en elle pour en jauger la progression. Elle constate l’outrance de l’entreprise, et de dépit  retombe en arrière les yeux révulsés.

Mon ventre s’amollie de plus en plus. Mon périnée grésille d’électricité et des doigts invisibles viennent fouiller mon vagin. Je me mords les lèvres. Je regarde Loreleï de biais. Elle est hypnotisée par la scène. Ses deux mains ramenées devant son ventre agitées par le mouvement lent de ses doigts cachent à peine qu’elle se caresse subrepticement, mais les mamelons de ses seins roses érigées outrancièrement la trahissent. Elle aussi est excitée ! Et malgré la terreur que peut lui inspirer le pal monstrueux  je la soupçonne aussi de rêver être à la place de Jade. Kristale s’est approchée de l’amant de Jade et l’enlace fraternellement par l’épaule comme pour le consoler, mais son sourire accuse le plaisir malsain qu’elle prend à jouer la consolatrice machiavélique. Elle lui murmure quelque chose à l’oreille et l’homme pâlit, baisse la tête en se pinçant les lèvres. Kristale le saisit alors par la mâchoire et le force à contempler la scène de l’humiliation de sa bien-aimée.

Le géant noir décide de mettre un terme à la résistance de l’étroit passage. Maintenant à demi engagé et ne risquant plus de refus devant l’obstacle il se saisis  des cuisses de la jeune femme et d’un vigoureux coup de rein s’enfonce un peu plus faisant disparaitre à mes yeux l’énorme globe poli, comme gobé par le ventre de Jade.
Jade se cambre et hurle, toujours maintenue crucifiée par Dia et Ayana. 
Difficile de savoir si il s’agit d’un cri de souffrance ou de jouissance d’être ainsi forcée de façon innommable par un pal d’une dimension qu’elle n’est visiblement pas conçue à recevoir. Apres un ou deux coups de boutoir ponctués par les râles de la jeune femme, Issa jubile.
— Allez ma belle ! J’en suis à la moitié …
Une nouvelle fois, comme pour s’assurer des dires de son assaillant, Jade tente de se redresser pour constater de visu qu’entre ses cuisses elle est parfaitement emmanchée et que le pal de son tourment ne la comble que sur la moitié de sa longueur. Elle retombe vaincue et résignée le visage grimaçant. Issa profite de son abandon pour s’enfoncer un peu plus. Cette fois Jade se contente d’accuser la progression en étouffant une plainte qui couvre à peine celles qui sortent de la sono et lui font échos depuis le début de l’outrage.

Toute à ma contemplation, je sursaute lorsque deux mains se posent sur mes épaules. Je ne me retourne pas. Un visage se colle à mon oreille et m’interpelle à voix basse.
— Ça t’excite ?
C’est la voix de mon Maître, Marc est revenu !
Je me détends et sans me retourner lui confirme mon état à voix tout aussi basse.
— Oui, Monsieur !
Mutine, je cambre les reins et me colle contre lui. La proéminence qui se heurte au bas de mon dos me témoigne que je ne suis pas la seule. Ce que me confirme également un rapide regard circulaire. Lorelei, les yeux exorbités, est rouge d’excitation. Comme si elle agissait contre son gré sans pouvoir s’en empêcher sa main gauche ne cache qu'avec peine le mouvement de ses doigts sur son bas ventre qui s’est accéléré jusqu'à devenir paroxystique. Perdue dans son monde, renonçant à toute pudeur, je m’attends à ce qu’un orgasme la foudroie debout.
Le visage de Marc s’approche de nouveau de mon oreille.
— Viens !... J’ai beaucoup mieux pour toi !
Il se décolle de moi et me saisit la main, choses qu’il fait rarement, pour m’entrainer à sa suite.
Je hurle en silence comme pour ne pas déranger le couple qui s’active et son auditoire.
— Et Loreleï ?
Mon Maître marque un temps d’arrêt puis hoche la tête en un signe d’assentiment.
Sans lâcher la main de Marc je m’étire et saisis le poignet de la jeune fille interrompant ainsi sa plaisante entreprise. Elle sursaute et, sortie aussi brusquement de son rêve, elle me lance un regard furibond. Apercevant Marc derrière moi elle se calme aussitôt.
Un dernier cri de jade ponctué d’une éructation de victoire du géant noir accompagne notre sortie de la pièce.

Chap. 70. Black Mirror.

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31 mai 20

Chap. 68. La Chambre des Échos.

Je porte mon verre aux lèvres en goûtant le singulier nectar tout en observant les contorsions jugulées de  l’hôtesse. Attiré par ses gémissements et intrigué par mes manipulations un petit groupe s’approche de la fontaine des délices et tout en commentant à haute voix ponctuée de rire chacun appuie à tour de rôle sur le buzzer faisant couler à flot le champagne sur le corps qui n’en finit plus de se tordre voluptueusement au rythme des demandes.
Je fais un pas en arrière pour laisser libre l’accès à l’obscène distributeur à d’autres groupes qui déjà se massent autour de l’attraction en me bousculant. Les rires entendus redoublent à chaque grésillement électrique couvrant les gémissements des deux hôtesses qui sont maintenant sollicitées au-delà de leurs désirs.
Un autre pas en arrière et je me heurte à Loreleï. J’accroche son regard bleu de lapis qui contraste violemment avec le pourpre de ses joues. Je m’étonne de son trouble, de la timidité ? L’embarras est évident certes ! Ou bien serait ce plutôt de l’excitation ? Je lui souris, lui prend la main qu’elle collait devant sont ventre nu en un geste instinctif de pudeur et je l'entraîne à la suite de Marc qui gagne d’un pas nonchalant l’autre bout du buffet, plus calme.

Marc avait raison lorsqu’il parlait d’une sorte de kermesse à propos de cette soirée. Et je ne peux m’empêcher de penser que ce n’est que le début, que je viens d’essayer le premier stand. Je reporte mon attention sur la table du buffet. Toutes sortes de victuailles y sont laissées au libre choix des convives. Mes doigts butinent sur les canapés de saumon et autres verrines de caviar pailleté d’or sur leur lit de glaces et plateaux d’argent, mais je n’ai pas très faim. Mes mains survolent les mets plus raffiné les un que les autres et s’arrêtent sur les coupes de porcelaines proposées par les hôtesses au cocktail d’accueil. Ce sont de véritables petites œuvres d’art , de petits cratères richement décorés de hauts reliefs de dragons pour celles qui gardent des pilules bleues et de nymphes d’albâtre lascives qui se caressent intimement pour celles qui accueillent des pilules blanches. Curieuse, je tends la main vers celle qui me semble destinée, Marc me saisie le poignet et a un petit claquement de langue.
— Ce ne sont pas des bonbons tu sais et…Tu n’auras pas besoin de çà !
Il me désigne Loreleï d’un coup de menton.
— Pour ta Loreleï si tu veux !
Il a un sourire de connivence.
— Ça la détendra et la rendra plus… Réceptive !
C’est vrai que Loreleï me semble de plus en plus crispée ! Surtout depuis qu’elle est nue et est devenue le point d’attraction des regards concupiscents de tous les hommes qui passent prés de nous. Je le serai a moins, si au début de ma soumission, j'avais été mise dans cette situation.
Je me saisis de l’occasion pour accomplir mon premier geste d’autorité sur celle qui sera bientôt ma soumise. Je pioche une dragée blanche et la présente devant les lèvres de la jeune fille. Apeurée mais sans oser bouger la tête elle lance un regard interrogateur à Marc comme si elle cherchait son consentement. Je n’attends pas sa réponse et de mon pouce gauche, que je pose sur sa lèvre inférieure, je lui intime d’ouvrir la bouche. Passivement elle s’exécute et, comprenant mon intention, sort même un petit bout de langue rose sur laquelle je dépose l’amande nacrée. Pour lui faciliter la déglutition de la dragée,  je lui propose mon verre de champagne épicé de la liqueur de l’hôtesse. Elle a un premier geste de recul vite jugulé et s’empare du verre qu’elle vide d’un trait en fermant les yeux. Son visage se détourne en fixant le sol obstinément comme une gamine prise en faute, comme si elle venait d’accomplir un acte défendu.
Je lui prends le verre de sa main et le repose sur la table, Marc me tend le sien encore à moitié plein. Je m’en empare poliment, sachant que je ne le boirais pas.

Autour de nous la salle du banquet se vide peu à peu. Par groupe ou en couple les convives s’éclipsent gagnant les portes du niveau et escaliers qui montent aux étages. Le silence se fait et laisse place à une musique de fond, du piano, je reconnais le Clair de Lune de Debussy, qui remplit discrètement l’espace. Marc s’attarde un peu autour du buffet, grignotant de-ci de-là, nonchalamment, puis finit par me lancer sans nous regarder.
— On va faire le tour du propriétaire ?
Et sans attendre de réponse il se dirige vers un imposant escalier de bois ciré qui flanque le mur le plus éloigné. Je pose le verre précipitamment et m’empare de la main de Loreleï l'entraînant à la suite de notre Maître, soulagée qu’il prenne l’initiative de la visite. En passant j’ai un dernier regard pour le distributeur dont les deux hôtesses sont totalement alanguies, épuisées d’avoir été trop sollicitées, sonnées de plaisir.

Franchit le seuil de l’étage, il ne nous faut pas aller très loin pour rencontrer à l’entrée d’un couloir une autre manifestation des intentions de la soirée.  Loreleï se fige devant une porte entrouverte comme un chien à l’arrêt qui vient de fixer un gibier.  Je fais un pas en arrière pour récupérer sa main que j’ai lâchée, surprise par son arrêt brusque. Je m’enquière des raisons de sa pétrification et jette un œil par la porte.
Au beau milieu de la pièce, qui semble avoir été aménagée pour cet unique usage, une femme nue est fermement enchâssée dans un  pilori de chêne noir patiné par l’usage.  Le carcan qui emprisonne sa tête et ses poignets prolonge, comme le ferai une tête de lit, un divan de cuir sur lequel elle est a genou, cambrée, présentant sa croupe au tout venant. Deux sortes d’antennes flexibles fixées sur le montant du carcan se courbent vers le visage de la prisonnières.
Une autre femme, entièrement vêtue de cuir noir et aux cheveux mauve à la coupe stricte et que j’identifie immédiatement comme une Maîtresse, est penchée amicalement sur son visage et lui caresse ses cheveux blonds cendrés  en lui murmurant à l’oreille des mots d’encouragement tandis qu’un homme, une main posé sur sa croupe et un verre dans l’autre, pénètre puissamment la pénitente, lui imposant un assaut lent mais vigoureux.
Autour  du trio en action, une autre femme nue également, une jolie petite poupée adorablement potelée au teint de porcelaine et aux cheveux bruns et soyeux, un mince collier de soumission noir, est maintenue,  les bras dans le dos, par deux hommes en costumes, observent la scène.
N’y tenant plus, l’un d’eux tombe la veste, s’approche du couple en action et commence à déboucler sa ceinture pour entrouvrir son pantalon. Il est facile de deviner qu’il sera le prochain à honorer la captive.
Le ton de la femme de cuir est des plus doux et pourtant les obscénités qu’elle profère maintenant à haute voix pour en faire profiter la cantonade créent un contraste des plus étranges.
— Elle aime bien çà ma petite salope !… N’est pas que tu aimes ? Tu aimes te faire enfiler comme la dernière des chiennes…Et  ce n’est que le début. Tout le monde va profiter de ton accueil ce soir…
Ce disant elle sourit aux deux hommes qui les contemplent, les prenant à témoins et continue.
— Tu aimes ? Dis-moi que tu aimes !
La captive se voit contrainte de relever la tête. Elle est rouge de honte, ou de plaisir, et balbutie en reniflant.
— Oui, Madame… Oui, j’aime çà !
Un coup de boutoir  plus appuyé que les autres lui fait glapir la fin de sa phrase. Et pour parfaire son humiliation sa maîtresse lui lance.
— Et te faire défoncer le cul tu aimerais ?
La soumise s’étrangle en baissant la tête.
—Oh, non !
Puis elle se ravise, devinant qu’elle n’est pas en position de refuser quoique ce soit à sa tourmenteuse
— Oui madame ! Mais… Doucement s’il vous plaît, Madame !
Madame s’esclaffe gentiment et lui flattant le coté du visage du dos de la main.
— Allons, allons,…Tu va aimer !
Et s’adressant au cavalier de sa soumise sur un ton impérieux.
— Tu y vas ? Je veux l’entendre gueuler de plaisir !
La femme de cuir se lève alors et se dirige vers une sorte de pupitre, une table de mixage digne d’un studio professionnel.
Je me tourne vers Loreleï qui semble comme hypnotisée par la scène. Je lui prends la main et il faut presque que je me fasse violence pour l’arracher à sa contemplation  et la tirer à ma suite vers le coude du couloir où a disparu Marc. Loreleï me suit comme à regret.

Tirant Loreleï derrière moi, je tente de rattraper Marc. Mais le couloir est désert. J’avise une porte entrouverte tout au fond du corridor. Je m’y dirige en pressant le pas. La musique d’ambiance est soudain couverte par un cri strident. Instinctivement, je me retourne vers la pièce que nous venons de passer, cherchant à deviner d’où vient la plainte effarouchée, lorsque je comprends que c’est la sono même qui en est la source. La complainte qui couvre la musique  est diffusée dans tout le bâtiment. Et je devine qu’ainsi ce sont tous les invités qui sont maintenant les témoins auditifs de l’assaut subit par la suppliciée que nous venons de quitter. Et il semble bien à l’écoute de la plainte déchirante que l’homme vient d’engager la promesse de la maîtresse.
La main de Loreleï se serre un peu plus fort dans la mienne. Je presse le pas et, arrivée au fond du couloir, je me précipite sur la porte entrebâillée  et l’ouvre en grand. Nous débouchons dans une autre salle en rotonde bardée de portes identiques.
Nous surgissons de l’une d’elle.
— Tiens ! Nous avons la visite de nos deux gourdes !

Chap. 69. La Terreur de Loreleï

 

 

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23 avr. 20

Chap. 67. La Fontaine des Délices.

D’un regard circulaire je décompte les silhouettes nues qui viennent de se départir de leurs nuisettes. Toutes les soumise ne se déshabillent pas. Je reviens à Marc et l’interroge du regard attendant qu’il exige de moi de me mettre à nu également. Mais il a un petit non de la tête et s’approche de moi. Il me saisit par l’épaule, m’éloigne du groupe et de Loreleï statufiée. Tout en m’amenant, il se penche à mon oreille et murmure juste ce qu’il faut pour couvrir le brouhaha de la foule qui vient brusquement de s’animer.
— Isabelle, tu veilleras qu’elle reste ainsi toute la soirée !
— Oui, Monsieur !
Une fois nous avoir éloigné suffisamment il se place face à moi et comme si le monde n’existait plus autour de nous il colle son front contre le mien.
— Isabelle … Tu veux avoir Loreleï comme soumise ?
Je fronce les sourcils
— Mais je… Oui… Si c’est votre souhait !
Marc se pince les lèvres et prend un air agacé.
— Non, non… Si c’est TON souhait !
—Je ne sais pas si je saurai Monsieur !
— Bien sûr que tu sauras ! Et il faut commencer maintenant… Ce soir !
Il jette un œil par-dessus mon épaule en direction de Kristale.
— Kristale a commencé à placer ses pions pour le procès. Elle vient de marquer un point en proposant la virginité de Loreleï à Issa. Elle va tout faire pour mettre dans sa poche les protagonistes du tribunal…
Il me fixe droits dans les yeux.
—… J’ai bien dis tout !
Il marque un temps d’arrêt
—Et toi ?… Tu es prête à quoi pour garder Loreleï et me garder moi puisque c’est aussi ta soumission qui est en jeu ?
Je soutiens son regard et n’hésite pas un instant.
— A tout monsieur !… Moi aussi je suis prête à tout ! Pour rester avec vous.
Je n’ajoute pas que devenir la maitresse de Lorelei me titille de plus en plus.
— Bien, Alors c’est simple ! Pour commencer tu diras à qui veut l’entendre que si je gagne le procès je mettrais la virginité de Lorelei aux enchères  dans la soirée.
Je lève les yeux vers lui et interdite demande à voix aussi basse que je le peux.
— Vous … Vous ferez çà !
Il a une petite moue agacée et lève brièvement les yeux au ciel
— J’ai dit que tu feras courir le bruit… A qui veut bien l’entendre !... Je vais faire de même de mon côté.
Il écarquille les yeux en me regardant fixement, attendant que je manifeste ma compréhension du jeu qu’il entend me faire jouer.
— Oui, Monsieur… J’ai compris !... Mais Monsieur, ce procès… Il ne sera pas équitable dites moi ? Ce ne sera pas un vrai si on peut influencer les parties !
Marc a un large sourire de commisération.
— Isabelle… Tu es de l’autre côté du miroir ! Et ici plus qu’ailleurs, les règles que tu connais dans le monde vanille ne s’appliquent pas. Tout est faussé. A commencer par les lois et ceux qui les administrent… Et ceci dans un seul but d’ailleurs, pour ton…
Une clochette de bronze interrompt Marc et demande le silence de la salle. Le son strident vient d’un angle de la salle où est monté sur une estrade un homme en complet gris à la coupe impeccable, la mâchoire anguleuse le regard perçant et les cheveux argentés coupés en brosse, Il émane de lui une autorité à peine tempéré par un demi sourire.
Il commence par se présenter d’une voix posée au rythme calme.
C’est le maître des lieux et de la soirée, le commandeur de l’assemblée. Après nous avoir souhaité la bienvenue il se lance dans une description des lieux, des festivités et des salles mises à disposition des convives. Je me laisse bercer par sa voix suave et mon regard vagabonde sur les invités autour de moi.
Nous somme assez loin de l’orateur et presque tout le monde nous tourne le dos. Parmi les costumes, les robe de soirée et les tuniques des soumises, des silhouettes nues, des femmes mais aussi quelques garçons,  créent une étrange atmosphère de rigueur et de libertinage. Je cherche Laure qui a disparue depuis notre départ de La Galinière et que je sais dans l’assemblée, en vain. Stéphanie, reconnaissable à sa longue chevelure blonde qui lui tombe sur les reins est à trois rangs devant moi. Je souris, elle fait partie de celles et ceux qui sont nus, cela ne m’étonne pas vraiment.  Je cherche à deviner des maîtres à ses côtés sans y parvenir. Tout le monde semble disposé au hasard sans liens, seules quelques mains qui enlacent les tailles ou se promènent sur les croupes dénudées signalent les couples.
A la limite de mon champ visuel, je perçois un visage qui pivote brièvement vers moi. Instinctivement, je me tourne vers lui, mais il a déjà repris sa posture d’intérêt poli en regardant droit devant lui. Je reconnais la femme de la cave qui m’a fixé obstinément lors de mon départ. De longs cheveux noirs de jais qui contrastent durement avec la tunique ivoire qu’elle a gardée, le teint mat elle me présente un profil de médaille au nez droit, aux lèvres gourmandes légèrement entrouvertes. Je devine le collier de cuir autour de son cou, même si son port altier siérait mieux à une maîtresse. Comme moi, elle a dû se sentir observée car elle se tourne à demi et ses yeux verts émeraude me transpercent littéralement d’un regard hypnotique. Sciemment elle me lance un « Bonjour toi ! » d’un simple plissement du coin de l’œil. Mon cœur fait un bon et une onde brulante me parcours. Gênée je détourne le regard vers l’orateur tout en observant le visage de la belle inconnue à la dérobée. Sans attendre, Elle reprend son observation attentive du maitre de cérémonie.
Celui-ci continue à égrenés les règles de la soirée et je m’aperçois, qu’à la contemplation rêveuse de la belle inconnue, j’en ai manqué la plupart… Je retiens seulement l’avertissement renouvelé des périls qu’ils y auraient, soumises ou pas, à  sortir de la maison et de franchir le périmètre du parc où rodent la totalité des « maraudeurs ». Son discours se termine par un simple souhait de bonne soirée et une invitation à se restaurer pour ceux qui ont fait un long trajet.
Des applaudissements et le brouhaha reprend ses droits, déjà la foule commence à se disperser lentement. La plupart se dirigent vers la grande porte à double battants qui viennent de pivoter sous la pression de deux ravissantes hôtesses à demi-nues et mène au buffet.
Nous nous engageons vers la grande table qui accueille un impressionnant  buffet lorsque je tombe en arrêt devant un dispositif qui me laisse interdite.

Au beau milieu de la longue table. Deux femmes entièrement nue, les yeux bandés de velours noirs sont sanglées sur des chevalets de chrome et de cuir. Au dessus de leur poitrine juste entre leurs seins dont les mamelons sont encapuchonné de petites demi-sphères de métal chromé, sont suspendus deux paniers qui maintiennent chacune, tête en bas, une énorme bouteille de champagne. Je m’approche d’un pas pour en voir un peu plus de l’étrange machinerie.
Entre les jambes largement écartées des suppliciées, surmonté d’une sorte d’entonnoirs qui s’appuie sur leur ventre juste sous le nombril s’enfoncent un large tube métal évidé qui semble être un robinet parfaitement enchâssée entre les lèvres de leurs vulves absolument glabre.
Marc s’approche et se saisit d’une coupe sur une des pyramides de verres installées de part et d’autre de l’étrange dispositif.
Il l’approche du robinet de métal et dans un même mouvement appuie sur une sorte de buzzer sur la table.
Immédiatement, à son geste, la jeune femme gémit et se contorsionne dans ses liens de cuir. Un petit bruit crépitant m’indique qu’un courant électrique lui parcours le corps de la pointe de ses mamelons pincés de fer juste au fond de son vagin enchâssé de métal. Une vanne électromécanique libère une mesure de liquide glacé de la bouteille qui s’écoule entre ses seins et dévale la pente de son ventre en tourbillonnant sur son nombril avant de s’engouffrer dans l’entonnoir de l’étrange olisbos qui après avoir en partie refluée au fond de son vagin maintenu ouvert s’écoule dans le verre que tend Mon maître et le remplie au trois-quarts.
Je reste confondue par l’ingéniosité de cette singulière fontaine. L’hôtesse reprends son souffle et malgré ses tressaillement contenus par les liens  seuls quelques suintements pétillants de champagne se sont échappés du chemin établi et ruissellent sur ses flanc .
Marc me propose le verre de champagne épicé de la liqueur de plaisir de l’insolite hôtesse de bar.
Je comprend soudain le discours de Marc sur cette soirée sans règle autres que celles du plaisir. Et il semble bien que ce soir, tout va être mis en œuvre pour satisfaire la fantasmagorie ambiante et qu’il ne tient qu’à moi de jouer le jeu et d’en profiter au mieux en en faisant profiter celles qui partagent ce jeu. Contemplant le corps offert qui vient juste de vibrer de plaisir à servir et dédaignant le verre que Marc me propose, je m’empare d’une coupe vide de l’étalage et la présentant à la fontaine des délices ma main se tend vers le buzzer.

Chap. 68. La Chambre des Echos.

 

 

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