Les Carnets d'Emilie

Le dressage d'une oie blanche.

23 juillet 2007

Intermède.Week-End à Lyon. Chap.5. L'offrande.

La pluie tombe par intermittence Evidemment je n'avais pas prévu de vêtement de pluie pour ce week-end. C'est trempée que je m'engouffre dans le bar mais je suis à l'heure c'est déjà çà ! Je mets un moment à le repérer. Il est assis au fond de la salle devant un verre de liqueur incolore. Il me sourit. Je vais pour m'asseoir en face de lui mais il se décale sur la banquette et indique de la main la place qu'il vient de libérer. Je m'installe à côté de lui. D'une main il me prend par les épaules et de l'autre signe un serveur.
-
Tu veux boire quelque chose ?
-
Un Monaco ! ?
Il me regarde fait une moue, ses sourcils se soulèvent.
-
Non… Quelque chose d'un peu plus fort.
Le serveur se place devant nous et sans me demander mon avis il lui lance.
-
Un Caipiroska !
Le serveur s'éloigne.
Il appuie un peu plus fort sur mon épaule les caressant rudement.
-
Tu va en avoir besoin !
Et voilà comment il réussit à provoquer chez moi un sentiment de panique irraisonné. Son regard est grave et son sourire un peu contraint, comme s'il me demandait mon approbation. Sans un mot, comme à son habitude il dépose un baiser sur mon front. Mais cette fois celui ci il se prolonge et descend le long de mon nez et cherche ma bouche. Sa langue s'insinue entre mes lèvres. Je réponds avec délectation. Le temps s'arrête mais une sensation de menace me saisi. Que ce passe-t-il ? Jamais il n'avait manifesté une telle tendresse ! Lorsque je redescends sur terre le serveur est planté devant nous, il attend de poser la boisson sur la table. Embarrassée, je me redresse et lance un "merci" timide. Il me jette une œillade rigolarde ! Je baisse la tête et observe par en dessous les autres clients. Des regards sont tournés vers moi. Et brusquement je comprends ou je crois comprendre leurs interrogations. "Elle est si jeune"… "Il pourrait être son père"…"c'est dégouttant"… Leurs voix résonnent dans ma tête. Comment un simple baiser peu déclencher autant d'intérêt chez eux ? Et encore, s'ils savaient ? Nous vivons vraiment dans un autre monde maintenant! Cette pensée me rassérène. Une fois le serveur parti. C'est moi qui cherche sa bouche, ostensiblement. Je leur montre que c'est moi qui ai choisi !
Il accepte mon baiser avec un plaisir évident, il se fiche des regards. Peut-être même les recherche-t-il ? Apres une longue minute il me repousse délicatement.
-
Termine ton verre…Nous allons être en retard.
En retard ?
J'avale d'un trait la boisson citronnée qui laisse dans ma gorge une traînée de feu. La vodka irradie une chaleur qui gagne tout mon corps et me prépare à affronter la pluie.
Enlacés nous traversons la Saône sous la pluie et gagnons mon hôtel. Je suis trempée, sa veste et son sac de cuir m'ont un peu protégée, mais en fait nous avons partagé la pluie plus que l'abri. Nous franchissons le hall en trombe. Il était temps, les premiers grondements d'orage résonnent au-dessus de la ville et la pluie redouble. Nous gagnons ma chambre sans nous arrêter. Une fois la porte fermée, nous nous ébrouons en riant. Je me sèche les cheveux et les peigne longuement. Je sais qu'il va se passer quelque chose mon ventre irradie une douce chaleur une attente que je trompe en prenant soin de moi. Mais il semble pressé. Il désigne rapidement le lit du doigt.
-
Déshabille-toi et monte sur le lit.
Suppliante
Il se penche sur son sac de cuir, l'ouvre et en sort des écheveaux de corde de chanvre. Ces cordes je les connais déjà. Sans fioritures ni effet langoureux je me déshabille et monte sur le lit. Je prends la position de soumission adéquate. Je n'ai plus qu'a attendre. Méticuleusement, il démêle et dispose les liens à côté de moi. Une odeur de foin coupé me parvient, l'odeur caractéristique du chanvre, cela me ramène à mes souvenirs. Mes premiers encordages dans l'atelier, mes premiers émois de captives, mon plaisir à être immobilisée. Je sens mon ventre se mouiller à cette seule évocation.
Sans un mot il me ramène les mains sur la poitrine et me met en position de suppliante. Il lie mes poignets et me ceinture le torse avec la corde comprimant mes seins. Avec sa dextérité il ne lui faut pas longtemps pour immobiliser le haut de mon corps. Il passe à mes jambes. Les chevilles sont vite liées au haut de mes cuisses. Tout mouvement m'est maintenant impossible. , Dans un même geste, il m'ôte délicatement mon collier de servitude ainsi que la petite chaîne d'or qui porte ma croix de baptême. Je ne comprends pas ce que cela veux dire. Cela a certainement une signification, il ne fait jamais rien qui n'aie un sens… Je murmure tristement à voix basse comme pour moi-même sans attendre de réponse.
-
Pourquoi ?
Effectivement, il ne répond pas. La réponse doit être en moi !
Son œuvre achevée Il se donne le temps de prendre quelques photos puis il pose ses mains sur mes genoux et s'éclaircit la voix.
-
Il est des étapes difficiles à franchir….
J
e perçois le trouble de sa voix !
-
Celle-ci en est une…Autant pour toi que pour moi !
Dehors le grondement de l'orage s'accentue. Décidément il sera dit que mes étapes délicates seront marquées par le courroux des cieux.
-
Je vais te…
C'est à ce moment précis que son portable se met à sonner. Il s'interrompt et porte le téléphone à son oreille.
Oui… Tu es où ? …Troc Bar… OK… Tu m'attends j'arrive. !
Il raccroche rapidement. Cherche sa respiration et continu.
…Je vais te laisser… Un homme va venir… Tu devras lui obéir comme tu m'obéis.
Il a dit ça posément, sans attendre d'assentiment de ma part. Et de toutes les les façons, que puis-je faire ? Je suis dans l'impossibilité de bouger! Dans l'impossibilité même de contester ! Au fond de moi je me refuse à écouter ce qu'il me dit. Et pourtant je comprends immédiatement ce que cela signifie. Il va me donner à un autre! Comment peut-il me faire çà ? . Une onde froide cours sur la surface de ma peau, j'ai l'impression que les liens de chanvre se resserrent et s'incrustent dans mes chairs. Et moi qui me réjouissais d'une soirée en amoureux !
Il se relève et s'empare d'un bandeau de velours noir qui accompagne les cordes. Je lui lance un regard suppliant. Le rideau sombre s'approche de mon visage. La nuit tombe sur mes yeux. Le nœud du bandeau se serre fermement derrière ma tête. Me voici aveuglée. Peut-être cette épreuve sera-t-elle plus douce si je peux me réfugier dans la nuit !
Il me dépose un baiser appuyé sur le front, me caresse doucement les hanches, ses doigts courent le long du pli de l'aine. Il s'assure que mes cuisses sont au maximum de leur écartement. Délicatement, il passe une main entre mes jambes. Je fonds littéralement lorsqu'il vient recueillir en surface de ma fleur la délicate rosée de mon corps. Une boule d'angoisse qui grossit dans ma gorge, une envie de pleurer, de hurler pour qu'il ne m'abandonne pas. Mais est-ce que cela aura un effet sur lui ? Et la phrase qui résonne à mon oreille qui marque le début de la séance, un rituelle maintenant.
-
Fais que je sois fier de toi !
Je l'entends se redresser, quitter le lit. De nouveau le bruit caractéristique de l'appareil photo. Ses pas sur le sol. La porte qui claque et se referme à clef. Le silence qui tombe dans la chambre. Les battements mon cœur résonnent furieusement à mes oreilles. Dehors les grondements de l'orage se rapprochent.

Le temps semble s'étirer sans fin. L'attente est insupportable mon esprit s'engourdit et ma position n'est pas des plus confortable. Je n'ai pas réussi à calmer mon angoisse et les battements de mon cœur. Je sais que quelqu'un est en train de venir vers moi, pour moi, pour mon corps. Et il va falloir que je m'offre que je m'ouvre nue devant un inconnu. Des scénarii fous se déroulent dans ma tête. Et si je tentais de m'échapper? Apres tout je ne suis pas obligée de rester dans cette position humiliante. Il me serait facile de rouler sur le coté. Pour ne pas me blesser les liens ne sont pas serrés excessivement ! Il me serait tout aussi facile de m'en défaire ! Du moins je le crois. Qu'est-ce qui fait que je reste là passive, anesthésiée comme le serait une victime hallucinée d'un sacrifice rituelle ?
Un bruit de clé dans la serrure me tire brutalement de mes réflexions. Je sursaute, ce petit bruit discret me semble résonner dans tout l'hôtel. Mon cœur s'emballe. La porte s'ouvre, je devine une personne qui se glisse dans la chambre. Je voudrais que la terre s'ouvre sous moi. Il ne referme pas immédiatement la porte. D'où il est, il a tous loisirs de me contempler. Je sens comme une caresse physique son regard sur moi. Je frissonne. La porte finit par se refermer. Les pas se rapprochent du lit. Je tends l'oreille, espère une parole pour au moins mettre un début d'image sur l'inconnu. Les pas tournent autour ne moi. Il doit commencer par se repaître de la vision que je lui offre. Nue, ligotée, les cuisses largement écartées je sais que dans cette posture je suis, pour un homme, un fantasme vivant à portée de sa main. Cette idée me trouble un peu, une chaleur sourde commence à irradier mon ventre. Je cherche à combattre ce début de plaisir. Je ne veux pas ! Je ne veux pas me laisser aller à la jouissance. Pas avec cet inconnu. Je serais l'objet passif qu'il est venu chercher. Rien de plus. Je ne peux retenir un petit cri de surprise lorsque sa main se pose sur ma cuisse. Elle est froide. Une deuxième main s'empare de l'autre cuisse et ensemble commencent à me caresser. Je prends une profonde inspiration pour essayer de me calmer. Fuir en esprit ces ignobles caresses autant que possible. A-t-il pris cette inspiration pour un soupir de contentement ? Toujours est-il que ses mains commencent une sarabande effrénée sur ma peau. Des caresses désordonnées aléatoires, inexpérimentées. Il explore, tourne autour de mon ventre comme s'il n'osait aller plus loin, ses mains froides s'insinuent sous mes bras attachés à la rencontre de mes seins qu'il malaxe sans douceur. Il ne caresse pas... Il tripote. Cette maladresse ne fait qu'augmenter ma répulsion. Mais après tout à ses yeux je ne suis qu'objet, et on ne caresse pas un objet pour lui donner du plaisir, mais pour en prendre ! Sa main se décide à gagner mon entrejambe. Je me redresse pour échapper à l'étreinte. Peine perdue, bien sûr, les liens de chanvre sont bien pensés. Un doigt s'enfonce en moi. Je bredouille une vague protestation. Il s'enfonce un peu plus. Je ne peux réfréner ma nature, mon ventre se mouille sans vergogne augmentant ma honte de montrer ainsi mon plaisir. Longuement il fouille mon intimité jusqu'à me tirer de petites plaintes étouffées. Il se retire enfin. Je me détends. Je l'entends distinctement enlever une veste ou un manteau qu'il laisse choir sur le sol. Des frottements, on fouille dans des affaires. Je ne comprends pas bien les bruits, je n'arrive pas à les analyser et maintenant les roulements de l'orage couvre les sons.
Ses mains reviennent à moi, plus fébriles encore. Elles se posent sur mon visage lisse le bandeau sur mes yeux, descendent sur ma bouche qu'elles entrouvrent d'un doigt. Puis prestement comme s'il ne pouvait attendre. Il me prend par les cheveux et sans douceur me penche vers l'avant. Un objet chaud et lisse se plaque sur ma bouche. Je comprends immédiatement à quelle ignominie il veut me contraindre. Je regimbe et détourne la tète. Je ne veux pas ! Je tente de me redresser mais sa main se fait plus ferme contrant ainsi ma pauvre tentative de dérobade. La lutte est inégale. De plus j'ai promis à mon Maître de faire ce qu'il désire. Tout ce qu'il désire ! Mon dieu comme cela est cruel ! Une bouffée de tristesse m'envahit, je ne peux retenir des larmes de détresse qui viennent mouiller le bandeau de velours. Comme s'il avait compris mon désarroi sa prise devient plus douce, mais cela ne l'empêche pas de ramener mon visage face à lui d'une main ferme. Sous mon bandeau je laisse couler mes pleurs, mais résignée, comme sous l'effet d'un ordre direct de mon Maître, je finis par ouvrir la bouche. Il s'engouffre immédiatement entre mes lèvres.
Un parfum à l'arrière goût chimique se répand dans ma bouche. Une fine texture souple me signale que l'inconnu s'est paré d'un préservatif. C'est étonnant comme cette simple barrière de caoutchouc met une distance entre moi et mon assaillant. Mon Maître aime à savoir que je goûte la saveur de son corps, la caresse est alors des plus intime. Rien de cela ici, j'ai vraiment l'impression de n'être qu'un objet de jouissance sans âme, un "sex-toy" ! Et effectivement il utilise ma bouche comme un "sex-toy", sans douceur sans sentiment, s'enfonçant brutalement et commençant un va-et-vient saccadé et violent qui finisse par m'arracher des plaintes étouffées. Mes gémissements semblent augmenter son plaisir et le piston de chair accélère sa course frénétique. Pour tenter de calmer son excitation je retiens mes cris. Ce sont mes yeux inondés de larmes qui servent d'exutoire à sa violence. Le manque de douceur ainsi que l'inexpérience que je ressens chez cet inconnu me font brusquement penser à l'ami de Marc. Le garçon attablé à ses côtés au fond de la brasserie de la place des Terreaux. Pendant qu'il s'active entre mes lèvres, je revois dans un brouillard leurs sourires et coups d'œil complices lancés vers moi lorsqu'ils se sont séparés. Enfin je mets un visage sur mon agresseur ! Je me trompe peut être mais cela me rassérène. J'avais besoin de mettre une image sur cet homme et mes réflexions intérieures m'éloignent un peu de l'assaut violent dont je suis victime. L'effraction buccale cesse brutalement. Il sort de ma bouche ce qui me permet de prendre mon souffle bruyamment et de tousser afin de soulager l'irritation de ma gorge. L'amant pressé ne me laisse pas le temps de reprendre mes esprits. Il me penche brutalement vers l'avant me pressant le visage contre le matelas rehaussant mes fesses dans une posture que je connais trop bien pour savoir à quel assaut elle m'expose. Sautant rapidement par-dessus le lit, il se place derrière moi. Sans attendre, sans préliminaires, son sexe enfonce la porte de mon ventre et me fend profondément. Malgré mon humidité je ne suis pas préparée et ne peux retenir un cri de douleur. Il n'en a cure et entreprend un pilonnage régulier de mon intimité. Je mords le couvre lit pour ne pas hurler. Le rythme s'accélère, ses deux mains se crispent sur mes hanches il s'arc-boute de tout son poids comme pour me percer au plus profond. Je n'en éprouve aucun plaisir. Il est si maladroit. Il n'est la que pour sa propre jouissance. Je ne geins que de douleurs et de répulsion. Il pousse enfin un cri de jouissance. L'acte est consommé. La tête enfouie dans le couvre lit, je pleure de tout mon soûl. Je pleure de honte d'avoir été ainsi un jouet de plaisir. Je pleure de honte d'avoir peut-être aimé çà. Mais je ne veux pas me l'avouer. Il roule sur le coté en m'entraînant, son membre encore fiché entre mes jambes. Il respire fort et reprend son souffle peu à peu. Lentement, comme à regret, sa verge se retire. Il se lève. Je me recroqueville en chien de fusil. Je sanglote. Il vient me flatter la croupe et les hanches, comme pour me consoler. Je me crispe et me raidis lui signifiant mon dégoût. Sa main se retire. Il ne lui faut pas longtemps pour se réajuster, enfiler sa veste et partir en refermant doucement la porte derrière lui sans fermer à clef.

J'essaye de me calmer, de ravaler mes pleurs. Dehors l'orage n'en finit pas de tonner. Il me vient à l'esprit que Marc ne va pas tarder à me rejoindre. Je ne veux pas qu'il me voit ainsi. Péniblement, gênée par mes entraves, je me redresse maladroitement. Il me faut une longue minute pour me remettre à genoux. En pensant à lui de toutes mes forces, j'écarte les jambes. D'un mouvement de tête je tente de replacer mes cheveux en arrière. J'ai repris la pose de départ je n'ai plus qu'à attendre sa venue.
-
Tu m'impressionne !
Sa voix éclate dans la chambre comme un coup de tonnerre. Mon cœur fait un bon si fort que j'ai l'impression qu'il va sortir de ma poitrine. Il était là ! Pendant tout le temps de ce viol consenti, il était là ! Je reste sans voix. Abasourdie.
-
De reprendre ainsi la pose… Bravo,... Tu m'impressionne !
Je l'entends se déplacer du coin gauche de la chambre, ses pas se rapprochent, je devine qu'il s'agenouille face à moi. Ses mains viennent détacher le ruban mouillé de larmes. Même la pénombre intime dans laquelle baigne la chambre m'aveugle. Il est là ! Encore hébétée, je n'arrive pas recoller avec la réalité. Il est là, et il me sourit avec ce sourire que je connais bien maintenant celui de quelqu'un qui vient de jouer un bon tour. Ses mains se posent sur mes cuisses, il reste silencieux observant attentivement ma réaction. Une réaction qui ne se fait pas attendre. La tension est trop forte pour que je la garde en moi. D'irrépressibles sanglots m'envahissent, j'essaye de parler.
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Monsieur... Je... Je…
Un flot d'émotions me submerge, un ébranlement de tous mon être. Un hurlement silencieux qui se noie dans les pleurs. Je me laisse tomber sur son épaule.
-
Monsieur... Je ... Je... Je vous aime !
Il faut que cela sorte quoi qu'il en coûte, il doit savoir.
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… Je vous aime... Pour… Pour ce que vous m'avez fait !
Et je repars de plus belle en sanglot.Marques
Il faut de longues minutes et de nombreuses caresses de sa part pour me calmer. Je finis par me redresser refoulant en hoquetant mes derniers sanglots. Tremblante de tout mon corps, épuisée. Il passe ses mains sur mes joues essuyant les dernières larmes qui perlent à mes cils. Il me regarde en souriant.
-
Eh bien... Tu es la soumise la plus émotive que je n'ai jamais vu !
Sur ce, il éclate de rire. Désarçonnée, je le regarde s'esclaffer et lentement du plus profond de mon ventre monte un fou rire irrépressible. Un rire salvateur qui balaye de sa puissance lénifiante les tourments que je viens de subir et le souvenir du petit être mesquin qui y a trouvé du plaisir. Nous retombons dans les bras l'un de l'autre mais cette fois nous sommes secoués par une hilarité incoercible.
Je suis exténuée. Passivement je le laisse ôter les liens qui me ceinturent la poitrine et les poignets. Ils ont laisser de profondes marques rouges. Je me masse les poignets tandis qu'il caresse celle de mon dos. Cela doit lui faire de l'effet car il dépose un baiser sur les cannelures creusées par les cordes de chanvres et sa langue en suit amoureusement les sillons gaufrés. Je frissonne, mais me lève d'un bond en lui souriant échappant à ses caresses pour me précipiter nue et libre vers la douche...

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Posté par isabelle_mad à 19:14 - Intermèdes - Commentaires [5] - Permalien [#]

Commentaires

je me régale

isa, littéralement de tes récits. Ils sont prenants, bien rédigés, et bien ressentis. LEs illustrations sont attirantes. Du beau boulot.
J'espère te lire bientôt à nouveau

Posté par KeyseKeyserSoese, 26 juillet 2007 à 14:35

le style !!!

bonjour,

le style est toujours aussi eloquent. un talent d'ecriture fabuleux.

sur le scenario je suis plus reservé, le rapport D/s est un rapport de respect pour moi, par de contraintes

Posté par laurent, 28 juillet 2007 à 08:21

Prosélytisme

Bonsoir Laurent.
Je ne sais pas ! Je ne revendique aucun prosélytisme et ne fais partie d'aucune chapelle D/s, Bdsm,... Je décris mon expérience tout simplement. A tel point d'ailleurs que Marc m'a fortement suggéré… (Bon d'accord… il a exigé ! ) de ne pas lire de littérature érotique. Pour garder une certaine "fraîcheur" m'a-t-il dit et le goût de la surprise. Pour le reste, je ne suis vraiment trop novice et inexperte pour ces détails et pour pouvoir te répondre. Une chose est sure… J'adore la voie qu'il me fait prendre même si cela est parfois difficile, comme lors de cet épisode.
Mais merci pour le style et tes compliments çà fait vraiment chaud au cœur.
Bisou.

Posté par Isabelle, 28 juillet 2007 à 21:27

Impatience

Ah…KeyserSoese Quelle impatience… ;-))
Il va falloir pourtant patienter. Je pars demain matin pour deux semaines de vacance en Irlande… Ce job d'été m'a pourri la vie et ralenti les carnets. Sans compter les regards et réflexions libidineuses du boss.
Mais je pars avec mon carnet de note, et à mon retour je vous promets la suite…de mes aventures à Lyon. Et bien sur la suite des carnets…Enfin peut-être…parce que je rejoins Mon Maître à son atelier fin Août ;-))))) …Arrrrgh Décidément il y aura plus d'"Intermèdes" que de "Carnets d'Emilie" dans cette histoire.

Posté par Isabelle, 28 juillet 2007 à 21:41

ben quoi

tu sais que j'étais réticent au début de tes aventures. Je trouve que tu t'améliores et t'en félicites. Et toi , tu regimbes? pffft
;-)
ceci dit profite bien de tes vacances. Et à bientôt.

Posté par KeyseKeyserSoese, 30 juillet 2007 à 13:24

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