13 janvier 2012

Chap. 13. Premier Matin

Je plisse les paupières sous la lumière du soleil qui inonde maintenant la chambre. Il ne reste qu’une pulsation sourde de mon mal de crâne. Je fais la grimace et tente de me redresser. Mon corps endolori résiste et n’aspire qu’a se recoucher. Sans ouvrir les yeux, je tâtonne à côté de moi et ma main rencontre la poitrine de Marc Péniblement je me hisse sur elle et y pose mon menton. Je descelle prudemment les paupières. La lumière m’aveugle Une ombre rousse s’interpose entre le soleil et moi et je peux ouvrir totalement les yeux. Dans un même accord Béatrice s’est, elle aussi, relevée. Appuyée sur un coude, une main dans les cheveux, elle me regarde comme si elle me découvrait, comme sonnée. Elle réagit vite se remémorant soudain cette folle nuit et finit par m’adresser un petit sourire. D’une voix empâtée elle me lance
- Salut Zaza !
Et, comme si ces simples mots lui avaient coûté un effort surhumain, elle se laisse retomber sur l’oreiller en un grand soupir et un râle de dépit sort de sa poitrine.
- Il est quelle heure ?
Amusée, je lance un coup d’œil au réveil qui est juste derrière elle.
- Il est tard…
- Pfff ! On est dimanche !… Y a personne pour s’occuper des chevaux !… Faut que j’y aille !
Elle a dit çà sans aucune conviction. Et son visage renfrogné me dit qu’elle n’envisage pas cela de gaieté de cœur.
Un long silence. Je la détaille.
Les draps sont rejetés sans pudeur autour de son corps nu. Le soleil danse sur sa peau en irisation laiteuse. Les images de cette nuit se superposent sur l’écran de chair. Je la vois se tordre, ses reins se cambrer, ses cuisses s’écarter largement sous les injonctions de Marc, sa bouche s’ouvrir sur des gémissements de plaisir et de douleur mêlés.
Mes joues s’enflamment brutalement et je détourne les yeux. Mon cœur se met à battre plus fort. Qu’avons nous fait ? A la lumière crue du jour cette soirée me semble irréelle comme ces fantasmes du petit jour qui mouillent le ventre et tendent le bout des seins sous les draps mais qui disparaissent dès que la réalité nous rappelle et nous sort des songes licencieux.
Je tourne la tête vers Marc. Il dort encore. Sa poitrine se soulève en un rythme lent et profond. Son visage respire la plus profonde quiétude. Béatrice se soulève de nouveau. Elle aussi elle vient poser son menton sur sa poitrine son visage à quelques centimètre du mien. Elle lance elle aussi un regard vers Marc puis se retourne vers moi amusée
– Notre Maître dort !
Elle a dit çà avec une telle expression de servilité goguenarde que je ne me retiens pas de pouffer retenant un éclat de rire avec peine. Mais c’est surtout le " Notre " Maître qui me trouble. Je plonge dans une réflexion ouatée
" Notre Maître ". Oui ! Son Maître maintenant !… Et le mien !
La démonstration de cette nuit ne laisse aucun doute sur les choix de soumission de ma sœur à Mon Maître.
Pourquoi ai-je à la fois une sensation de bonheur et de jalousie diffuse ?
Oh ! Partager Mon Maître n’est pas  la première fois  et ce ne sera pas la dernière. Malgré ma jalousie maladive Je ne peux que l’accepter  et accepter celles qui s’agenouillent à ses pieds et le sollicitent sans vergogne. Il en joue à merveille d’ailleurs, et je dois avouer qu’il me fait partager avec une joie non dissimulée ses diverses expériences connaissant mes goûts pour les êtres de mon sexe.
Mais là ! Il s’agit de Béatrice… De ma sœur !
Il me reste un doute sur les motivations de Béatrice. Est-ce une simple initiation d’un soir ? Un jeu fugace, une volonté d’aller au bout de la découverte de ce que peux bien ressentir sa sœur en état de soumission en partageant son expérience? Je suis sur le point de lui poser la question mais je me ravise dés que je pose les yeux sur elle. Nos regards se croisent. Mes joues s’enflamment un peu plus. Elle s’en aperçoit, sourit et ses yeux pétillent de malice. D’un mouvement rapide elle se propulse en avant et me dépose un baiser délicat sur le front.
– Haaa ! Zaza…Tu… Tu…
Elle secoue la tête et ne va pas plus loin. Elle cherche ses mots. Mais je sais que ce que nous partageons maintenant s’inscrit dans l’indicible, d’incommunicable avec les mots
Elle prend tout à coup un espiègle et lève les yeux au ciel
"  Notre Maître dort… A moins que… "
Sa main gauche se pose sur le ventre de Marc et glisse sous le drap vers son entrejambe. Béatrice garde les yeux au ciel comme si elle cherchait quelque chose à tâtons. Quand elle trouve un large sourire lui barre le visage et lance un "Ha, haaaa ! " de satisfaction amusée.
Je sais pertinemment ce qu’elle est en train de faire mais je n’ose pas regarder. En même temps une bouffée de contrariété me saisit. Est-elle donc insatiable a ce point ? Ou bien n’est ce qu’une provocation pour bien me montrer que c’est elle qui prend l’initiative sur sa petite sœur ? J’ai à peine le temps de réagir qu’elle se saisit du drap le lance en l’air d’un geste vif le rabattant sur sa tête qu’elle enfonce sous les draps à la rencontre de sa main.
Cette fois ma respiration se bloque et je ne peux m’empêcher de dévisager Marc
Il ne bouge pas. Seul un léger sourire de contentement plisse maintenant le coin de ses lèvres. Il ne dort plus mais reste immobile sous les entreprenantes caresses de Béatrice. Je ne sais que faire et suis sur le point de reposer ma tête sur l’épaule de Marc.  Avant même que j’ai le temps d’esquisser un mouvement, la main de Mon Maître se pose sur mon épaule ; Elle frôle mon cou se serre délicatement autour de ma nuque et doucement mais fermement pousse ma tête vers le bas de son ventre où Béatrice s’active dans des gloussements étouffés. L’ordre gestuel de Marc est clair bien que je me révolte intérieurement à la compréhension de son désir. Je me raidis un cours instant et la pression de sa main se fait plus forte. Inutile de résister ! Je glisse à mon tour la tête sous les draps.

Posté par isabelle_mad à 21:36 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

Commentaires sur Chap. 13. Premier Matin

Bonjour,

Votre récit me semble de plus en plus envoutant.

Jusqu'où irez-vous?

Très disireux de lire la suite.

Un admiratuer qui vous lit depuis le début.

Posté par Yves, 16 janvier 2012 à 11:58
la concurence est rude

Bonjour,

Elle a l'air plutôt entreprenante la grande sœur, et pas trop farouche.

Vas falloir assurée, et arrêter de faire sa mijaurée sur les gâteries...

J'attends la suite avec impatience

Posté par Laurent, 12 février 2012 à 09:04

Mmmh
je viens de découvrir votre blog et j'ai tout lu du début à la fin
très excitant et délicieusement pervers
Cela m'a rappelé avec délice ma soumission qui a duré trois ans à Catherine. elle avait 35 ans moi 20 quand nous nous sommes rencontrées. Notre relation a cessé il y a deux ans maintenant.
Elle a voulu que je sois totalement épilée et je devais toujours être nue sous la robe.
je n'avais jamais droit au jean mais je devais porter toujours des robes qui se boutonnaient sur le devant.
j'attends avec impatience la suite avec votre soeur
Florence
PS je me suis caressée en vous lisant
bises

Posté par florence, 02 avril 2012 à 14:47
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