Je réfléchis à la dernière réflexion de Marc. L’état d’excitation persistant de Loreleï et sa recherche permanente du plaisir  m’interloque et me ravie à la fois. Je l’envie presque. Elle me fait penser à Stéphanie, sans l’insouciance, et me fait l’effet d’une enfant qui choisirait un bonbon avec le plus grand des sérieux, sachant pourtant qu’elle pourrait y gouter tous. Pour l’instant je m’attends à tout moment à l’entendre ronronner sous les caresses indolentes de Mon Maître. Et me demande malicieusement si elle tiendra ainsi durant la semaine qui s’annonce riche en bonbons à picorer !
Nous contemplons ensemble la ravissante nymphe qui frétille langoureusement  Ses jambes se croisent, se décroisent, et son ventre se creuse au rythme de l’excitation qu’elle entretient, les yeux fermés.
— Je crois que ta protégée a besoin qu’on s’occupe d’elle !
Intervient Marc.
Sans le regarder de lui réponds
— Oui, Monsieur… Je crois aussi !
Et sans attendre je prends l’initiative de me dégager et de me pencher sur le visage de Loreleï. Je cherche sa bouche déjà entrouverte et sans même ouvrir les yeux elle répond à mon baiser. Ses mains se saisissent de ma nuque et me plaquent contre son visage, comme si elle craignait que j’interrompe notre échange, sa langue fraiche cherche le passage entre mes lèvres. Embrasser Loreleï est la plus étonnante des expériences, ses baisers lui ressemblent. Malgré les injonctions répétés dû à sa condition de toujours garder ses lèvres entrouvertes, disponibles à toutes les sollicitations, elle les a souvent closes, pincées et lorsqu’elle ne souris pas elles sont même austères malgré des lèvres innocemment sensuelles. Mais dés que la porte est franchie, toutes ses barrières tombent et c’est une déferlante de passion qui enveloppe de caresses l’heureuse invitée. J’ai déjà eu l’occasion de contempler la célérité et l’ardeur de sa langue sur la verge de Mon Maître et plus récemment sur celle du géant noir mais maintenant c’est moi qui accueille ses caresses empressées.
Nos langues entament une sarabande effrénée, baignées de salives sirupeuses à me faire tourner la tête. Je réponds comme je peux mais c’est elle qui mène la danse. Je me laisse guider et bientôt notre échange devient le centre du monde. Je pose  délicatement une main sur son ventre chaud, un petit cri étouffé par mes baisers répond à l’effleurement, puis un second, plus puissant. Tout son corps répond maintenant à la caresse. Enhardie, je glisse sur sa peau tendue jusqu’à son entrejambe où je sais trouver d’autres leviers qui décuplerons son plaisir. Étonnée, j’y rencontre la langue vibrante d’un visiteur qui occupe déjà la place. Je souris intérieurement. Profitant de notre échange et pour ne pas être en reste, Marc s’est mis en devoir de lutiner la belle de la plus agréable des façons et Loreleï ne s’est pas faite prier pour écarter les cuisses et lui offrir sa tendre fleur à butiner tandis qu’elle me tenait fermement la nuque pour parfaire notre baiser. Ses cris, qui maintenant se transforment en gémissements, et résonnent dans ma bouche sont plus dus à l’œuvre de mon maitre qu’à ma caresse !
Je décide de me joindre à l’entreprise et glisse mes doigts à ses cotés pour les plonger dans la fournaise suintante. Mon majeur se fraye un chemin entre les lèvres closes et bute contre l’anneau d’or qui défend sa virginité. Laissant l’agacement du clitoris de la jeune fille à Mon Maitre. Je décide de passer outre pour, pour le moins, frôler, du doigt le précieux présent que bientôt tous vont convoiter. Je passe au dessus de l’anneau d’or et me glisse entre lui et le périnée déclenchant un spasme de tout le corps de Loreleï. Elle se raidit puis se détend, elle a compris ce que je veux faire et le redoute tout en l’acceptant. Précautionneusement je m’enfonce dans l’étroit passage. Il ne me faut pas aller profond pour deviner sous la pulpe de mon doigt le voile de sa virginité fendu par le milieu. L’ouverture est étroite et je pourrais aller un peu plus loin sans risquer de briser l’anneau, mais je m’en abstiens. J’interromps notre baiser. Loreleï ouvre les yeux et me fixe en souriant de ces sourires qui font passer les messages sans avoir à parler. Elle sait que maintenant je sais. Je retire mon doigt du fourreau inviolé et m’allonge à côté d’elle en lui prenant la main. Je souris aux anges. Ainsi Loreleï est vraiment vierge ! Malicieusement Marc n’avait pas répondu à mes doutes lorsque je lui en avait fait part, m’étonnant de la célérité avec laquelle elle recherchait, répondait et se soumettait aux plaisirs les plus outrageants.
Mon maître me tire de ma rêverie.
— Et si nous allions nous détendre à la piscine ?
C’est bien sur plus une injonction qu’une proposition. Il s’est déjà relevé laissant Loreleï pantois et commence à se rhabiller.  Je reste un moment les yeux fixés sur lui et admire l’aisance féline avec laquelle il s’étire et se réajuste en gestes précis et méthodiques, tout en me demandant pourquoi s’habiller pour aller dans quelques instants se baigner ? Je suis sur le point de lui faire la remarque, mais me ravise immédiatement, il est d’ailleurs déjà prés de la porte et sort de la « Chambre des Images » sans nous attendre. Ne voulant pas de nouveau perdre de vue Mon Maître  je me lève à mon tour et enfile rapidement ma nuisette. Sans un mot, je ramasse mes ballerines d’une main et de l’autre me saisis du poignet de Loreleï, l’obligeant, elle aussi, à se relever. Ce qu’elle fait en rechignant, peu disposée à quitter son état de rêverie extatique. Je la tire à moi et me précipite pour m’arrêter immédiatement sur le pas de la porte. Marc est figé à l’autre bout du couloir la main, paume tendue, vers nous , nous intimant l’ordre de ne plus bouger. Il se tourne vers nous et pose son doigt sur sa bouche en souriant, nous faisant comprendre de rester silencieuses. Après s’être assuré que nous avions compris il baisse la main et nous fait signe du doigt de nous approcher en silence. Je gagne sa hauteur à petits pas suivie de Loreleï, curieuse de savoir ce qui motive tant de précautions, je jette un œil par-dessus l’épaule de Marc.
Le guichet d’accueil par lequel nous sommes arrivés est maintenant plongé dans une demi-obscurité seulement éclairé par trois grands écrans sur lesquels s’ébattent des couples en actions. Notre hôtesse Virginie est absorbée dans la contemplation de ses écrans de contrôle. Et bien que je la vois de dos je comprend qu’il s’agit d’une contemplation active car  basculée  en arrière dans son fauteuil une jambe écartée, posée sur l’accoudoir, la courte jupe troussée jusqu’aux hanches et une main entre les cuisses, elle est en train de se prodiguer le plus doux des plaisirs d’Onan. Le basculement de sa tête et les gémissements étouffés de jouissance qu’elle émet par intermittence, témoignent du bon avancement de son entreprise.
Mais Marc en décide autrement et lance d’une voix forte.
— Avez-vous été comblée par nos ébats Mademoiselle Virginie ?
Virginie sursaute violement, se relève précipitamment en remettant en place son bibi qui avait glissé et se tourne vers nous tout en rabaissant et lissant la jupe de son tailleur. Elle balbutie.
— Oh Monsieur, vous m’avez fait peur ! Je… Je…
— Je vous ai posé une question Mademoiselle.
Elle rougit et en baissant les yeux.
— Je… Oui Monsieur, je… Je vous remercie !
Derrière elles sur les écrans les silhouettes nues continuent leurs jeux de l’amour, ne se doutant pas qu’ils étaient le motif des ravissements de Virginie.
— Je comprends maintenant pourquoi vous avez choisi ce stand ! Vous êtes une petite voyeuse.
Virginie relève la tête et me jette un rapide coup d’œil en s’empourprant un peu plus.
— Oui, Monsieur !
— C’est un plaisir que je peux comprendre… Surtout ici… .Mais peut-être auriez-vous dû nous prévenir et nous demander notre assentiment. Non ?
— Ho ! Je suis désolée Monsieur… J’ai pensé que…
Je sais que Marc ne peut pas ignorer que le voyeurisme atteint sa plénitude de satisfaction que lorsque le sujet de sa convoitise ignore son regard. Je comprends qu’il ne fait que chercher la faute pour justifier une punition… Et je ne me trompe pas.
Il l’interrompt d’un ton sec.
— Vous n’avez pas à penser !... Vous avez une cravache fine ?
Virginie se mord les lèvres un instant comprenant où veut en venir Mon Maître.
— Je… Oui Monsieur, Dans la … Je vais vous la chercher. !
Elle fait un premier pas vers le couloir d’où nous venons puis se ravise en se tournant vers Marc et lance d’une voix fluette.
— Mais ! … Ici, Monsieur ? … Je veux dire…
Marc la coupe encore une fois et désigne le fauteuil dans lequel elle se donnait du plaisir.
— Oui, ici, Mademoiselle ! En lieu et place de votre faute !
Elle a une petite courbette résignée et se précipite dans la chambre aux miroirs que nous venons de quitter pour en ressortir quelques instants après avec une fine badine de cuir noir entre les mains.
Marc se saisit de la badine et en fouette l’air pour en éprouver la souplesse, le sifflement qu’elle émet alors le rassure sur sa qualité. Il tend de nouveau sa main vers le fauteuil de bureau.
— Mettez vous à genoux sur le fauteuil !
Virginie obéit sans hésiter et s’installe sur le fauteuil se cramponnant au dossier.
— Relevez votre jupe s’il vous plait !
Pour garder son équilibre elle appuie son torse sur le haut du dossier et s’exécute en relevant le fin bout de tissus sur des fesses nues, sans culotte.
— Plus haut !
La charmante hôtesse retrousse sa jupe jusqu'à la taille dévoilant à nos yeux le plus ravissant des postérieurs aux globes parfaitement jumeaux jaillissant d’une taille fine à la cambrure parfaite, rehaussé de deux ravissantes fossettes. Virginie se cramponne de nouveau au dossier de son pilori improvisé, attendant les premiers chocs de sa punition.
Marc se tourne alors vers moi.
— Isabelle veux tu…
Il ne termine pas sa phrase, des rires retentissent derrière la porte principale qui s’ouvre alors vivement.

Chap. 73. Le labyrinthe des plaisirs défendus