Les Carnets d'Emilie

Le dressage d'une oie blanche.

03 janvier 2010

Avant toutes choses.

Vous le savez, vous qui me suivez, ces prochaines lignes ont été écrites avec beaucoup d’hésitation. Elles ont fait le sujet de longues discussions avec Marc. L’épisode qui va suivre a été pour moi certainement le plus difficile de mon apprentissage, parce que le premier qui m’a réellement fait comprendre que ma soumission n’est pas un jeu.
Difficile de vous livrer ces lignes donc ! Mais Marc a finit par me convaincre, me rappelant que j’ai un contrat moral avec lui ; Tout doit être écrit.
" De toutes les façons, il y a de forte chance pour que l’on ne te croie pas ! " A-t-il dit; "la majorité des écrits de blogs sont fantasmés, c’est ce qu’on va dire pour le tien… Tu n’y couperas pas ! Et donc, je te fais confiance pour convaincre par tes écrits…"
J’ai, ce jour là, cette nuit là, atteint l’extrême limite de ce que je pouvais supporter et que vous pourrez, peut-être, vous-même, supporter. Par la suite, j’ai compris que pour une soumise aguerries, comme pouvais l’être Laure, qu’il n’y avait rien de plus banale que cette épreuve. La seule différence était que j’étais vraiment un peu trop sans expérience, trop émotive, trop jeune peut être !
Marc pensait, sans en avoir la confirmation absolue avoir deviné ma nature profonde et véritable de soumise et du plaisir trouble et intense que j’y trouve. Cette épreuve a été, pour lui comme pour moi, un moment de vérité.
Cette épreuve, Mon Maître a jugé que j’étais capable de la subir. Je lui ai fait confiance, aveuglément. Aujourd’hui, plus de deux ans après, je ne peux que constater qu’il avait raison.

Ne me jugez pas ! Ne le blâmez pas !

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31 décembre 2009

Chap.59. Avant la tempête.

Le doigt de Laure tourne autour de mon nombril en de délicats effleurements. De temps à autre il s’y réfugie, comme le ferait un petit animal espiègle. En ressort et reprend sa caresse sur la peau de mon ventre tendue comme un tambour. Elle a posé sa tête sur mon épaule, ses longs cheveux de soie noire au parfum animal répandue sur ma poitrine. Son souffle chaud court sur ma nuque.
Lorsque Marc est parti de bonne heure, déposant un baiser sur chacun de nos fronts, Laure a quitté le pied du lit pour se lover contre moi et nous nous sommes rendormie de nouveau dans les bras l’une de l’autre à peine couverte d’un drap.
Je suis bien ! Le soleil matinal perce à travers la fenêtre.
Dans un demi-sommeil mon esprit vagabonde.
Je repense à ma sœur et à ce que Marc m’a contraint à révéler malgré moi.
Oh ! Elle est parfaitement au courant de mon aventure, de mon histoire, et de mon désir de soumission à Mon Maître. En aînée vigilante je sais qu’elle veille sur moi et qu’elle suit de près mon aventure. C’est chaque fin d’été ou de visite à Marc un compte rendu détaillé que je lui fais. En édulcorant les scènes les plus scabreuses, çà je préfère qu’elle les découvre sur mon blog.
Mais je ne savais pas qu’elle entretenait un contact aussi direct avec Marc.
Je connais la discrétion de Mon Maître sur ses relations et le cercle qu’il côtoie et, heureusement, en ce qui me concerne également. Une discrétion rassurante ! Mais qu’il ne m’ait rien dit sur ma sœur me chiffonne et qu’il ait pu converser ainsi avec elle comme à une amie et lui proposer d’assister à une de mes humiliations me met très mal à l’aise.
Marc ne fait jamais rien sans raison ! Pourquoi a t il fait çà ?
Je ne vois qu’une chose ! C’est pour la rassurer, lui prouver que j’étais heureuse sous sa coupe et que je l’acceptais sans réserve.
Une violente chaleur embrase mes joues à la pensée de mes cris de jouissance éclatant sans retenue à ses oreilles. Une bouffée de pudeur mortifiante me traverse en pensant à sa réaction à l’écoute des halètements de plaisir de sa tendre petite sœur tandis que son Maître la contraignait à la plus abjecte des pénétrations, et surtout, qu’elle y prenait un plaisir évident…
Il faut que je pense à autre chose sinon je vais mourir de honte… Et il me vient à l’idée que c’est peut être aussi ce que cherchait marc.
Et ma sœur ! Complice ? Oh ! non çà je ne peux le croire…
Je prends une profonde inspiration pour stopper net le tourbillon de mes pensées.
Les caresses de Laure ont peu à peu quitté mon ventre pour descendre juste au-dessus de mon pubis. Elle a du prendre mon soupir pour un assentiment.
J’ai envie qu’elle aille plus loin ! D’un mouvement lent je ramène une cuisse sur le coté lui offrant le passage vers ma fleur palpitante. Il ne lui en faut pas plus pour la butiner de ses doigts agiles, l’entrouvrant délicatement et si introduisant en visiteurs précautionneux. Une onde salvatrice née au contact de ses doigts me parcourt en galvanisant mes muscles assoupis de sommeil. Ses doigts s’enfoncent en un délicat massage. Mon ventre se mouille et s’embrase. J’émets un petit soupir de contentement. Laure redresse la tête et son visage se tourne vers moi, un sourire en coin.
- Tou a bien dolmi ?
Pour toute réponse je glisse une main dans ses cheveux et souris à mon tour.
Nos lèvres s’unissent et nos langues se rejoignent en un doux baiser. Mon ventre se liquéfie littéralement et je sais que Laure est en train de recueillir le fruit de la jouissance paisible qui fluctue en moi, indolente et ravageuse en même temps.
Mais elle rompt l’instant de paresseuse langueur comme si elle se ravisait. Sa main quitte mon ventre trempé et vient se poser sur ma poitrine, nos lèvres se séparent.
- Tou veux du café ?
Toujours sans répondre, je hoche la tête d’approbation en souriant.
D’un coup de rein souple la belle Kajira se lève et sans même s’habiller, d’une démarche féline se dirige vers la porte de la chambre. Elle est magnifique. Une longue silhouette d’une féminité à couper le souffle. Un corps troublant qui se meut comme un animal sauvage. C’est avec un pincement au cœur que mon regard accroche les balafres qui marque sa croupe voluptueuse. Les trace des premiers coups, les plus légers, ceux pour lesquels j’ai retenu ma main, ont presque disparues. Par contre celles infligées par Kristale et celles que j’ai données avec toute la force dont il m’était possible ont viré au bleu noir marbré de jaune sombre. Je déglutis péniblement au souvenir de cette épreuve et je baisse les yeux. Laure, elle, semble avoir déjà oublié cet épisode douloureux.
Nonchalamment je glisse une main entre mes jambes, pour continuer la caresse interrompue, mais ne vais pas plus loin effleurant simplement les abords de la fente incandescente.
De nouveau mon esprit vagabonde.
Marc nous a laissé la matinée. Il revient cet après-midi. Pour me conduire à ma punition, m’a t il dit, presque gêné. J’ai senti à son ton grave qu’une nouvelle épreuve m’attendait. D’habitude Marc m’annonce ce genre de nouvelle sur un air neutre voir même badin, comme si cela semblait une évidence.
Mais là, il avait l’air soucieux. Et cela ne m’a pas rassurée du tout.
Un petit bruit de tasses entrechoquées, l’odeur du café dans la chambre. J’entrouvre les yeux, enlève la main d’entre mes cuisses et les verrouille précipitamment. Laure dépose le plateau en plein milieu du lit. Elle s’assoit à côté et tout en versant le café, sans me regarder.
- Tou peux continuer, tu sais, … Tu es belle quand tu fais çà !
Une brusque chaleur monte à mes joues et je baisse les yeux vers les tasses.
Laure a un petit rire cristallin.
- Comme tu es timide ! Pas de problème entre nous. Tu sais, on le fait toutes Non ?
Là, mes joues s’enflamment.
Oui c’est vrai, mais pas forcement dans ces conditions.
Je lance d’une voie enrouée.
- M’oui, mais, … mais je n’ai pas l’autorisation de Marc… Il … Faudrait que je lui demande !
Laure achève de versé le café et me tend une tasse.
- Ah !… Oui... Je vois…
Elle boit une goulée de liquide et comme pour elle-même en hochant la tête
- Ton Maître est un type bien !
Un jugement laconique que je sais avisé puisque Laure est épisodiquement son esclave.
Je saute sur l’occasion.
- Et toi ! Tu as un Maître ? Une Maîtresse ?… Kristale ? Je n'ai pas bien compris !
Elle me jauge de ses grands yeux noirs comme si elle se posait la question de savoir si elle pouvait se confier.
D’un geste fier, elle rejette la masse imposante de ses cheveux en arrière.
- Je suis à la disposition de Kristale. Mon Maître est en Italie. Nous nous sommes rencontrées à une soirée sur la côte Et mon Maître m’a " prêté " … Je suis à elle pour les vacances… J’aime bien Kristale !
Je souris
- Oui moi aussi
Je pouffe et continue.
- Et dire qu’il y en a qui passent leurs vacances à se faire bronzer, faire de la randonnée, du bateau ou passer leurs nuits en boites… Et nous, nous passons les nôtres à nous soumettre…
Nous partons toutes les deux dans un grand éclat de rire.
- Oui, Tou a raison… A chacun son hobby.
Nouvel éclat de rire.
Laure redevient soudainement sérieuse
- Je retourne à Vérone a la fin de la semaine… Mais je reviendrais !
Vérone… Je baisse la Tête et ne peux m’empêcher de penser, en souriant aux anges, au couple d’amoureux le plus célèbre de la terre.
- Oui moi aussi… Enfin je veux dire… Je rentre chez moi !
Un long silence s’établit pendant que nous buvons religieusement nos mokas.
Laure repose sa tasse et d’un geste fluide pose sa main entre mes jambes.
- Tou veux que je le fasse pour toi ?… Ou tu veux demander l’autorisation à Marco ?
J’ai un instant de confusion. Je repose la tasse a mon tour. Sa main est fraîche et une onde brûlante amollie mon ventre et ma raison.
- Je… Oui... Euh! Non, Je…
Maudite timidité, jamais je ne réussirais à la maîtriser.
- Tu peux tout me demander, tu sais ! Je suis aussi a ton service !
Ses doigts tentent de s’introduire dans la douce moiteur. Impossible de lui cacher l’émoi qu’elle provoque. Vaincue et résignée, je déverrouille les jambes et écarte les cuisses me laissant retomber sur l’oreiller.
Je ferme les yeux, tandis que Laure repousse le plateau au pied du lit.

IsaLaur065

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13 décembre 2009

Chap. 58. Le triangle à quatre côtés.

Je frémis de tout mon corps. Une onde trépidante me parcourt de la tête aux pieds. Ici ! Comme çà ?
Marc s’éloigne et regagne le fauteuil où il a posé sa veste pour fouiller à l’intérieur de ses poches.
Je prends une profonde inspiration et me pince les lèvres. Le feu de mes joues n’a pas diminué et le regard profond de Laure n’est pas là pour l’apaiser. Pour y échapper, je fixe le sol et m’avance vers le banc de bois. Il me vient une fraction de seconde l’idée de négocier avec Mon Maître, pour qu’il me prenne en commisération, et qu’il comprenne à quel point ce qu’il me demande est humiliant. Mais ce n’est qu’un éclair de révolte vite dissipé. Il faut que je m’exécute quoiqu’il m’en coûte.

Je pose un genou sur le banc tout en relevant mon peignoir, dénudant ainsi le bas de mon corps. Je me penche en avant m’appuyant d’un coude sur la table de chêne ciré tout en maintenant de l’autre main le tissu sur le haut de mes reins. Je me hisse sur l’autre genou et ainsi, parfaitement cambrée, le peignoir retroussé, je m’accoude sur la table écartant les jambes en baissant la tête.
Je suis prête !
Lentement, posément, Laure fait le tour de la table Ses talons claquent sèchement sur la tommette rouge. Je ferme les yeux d’émotion. Je sens presque physiquement son regard glisser sur la peau de mes reins tendus impudiquement et sur mes cuisses qui tremblent imperceptiblement, témoignant de la tension qui m’étreint. Une fois son tour d’inspection fait, elle enjambe l’autre banc et s’assoit en face de moi se saisissant de mes mains joignent, les liant de ses longs doigts fins. Son contact me tire de la torpeur qui commence à me submerger. Je relève vivement la tête et nos regards se croisent. Elle me sourit.

J’entends Marc qui se rapproche, il a trouvé ce qu’il cherchait dans sa veste. Un téléphone. Il converse à voix basse.
- Oui… Elle est là !… Humm, Oui… Si tu veux… Tu as un peu de temps devant toi ?… Oui !… Bon, ne quitte pas… Je…
Il s’est tourné, et murmure la suite de sa phrase que je ne comprends pas.
La conversation se prolonge un peu, puis Marc se rapproche de nouveau.
- A tout de suite !… Surtout ne quitte pas… Ok !
Il se penche vers mo,i passe une main sur mes fesses et de l’autre vient disposer délicatement le téléphone portable encore allumé sur la table, entre mes coudes, juste sous mon visage.
Sa main s’attarde un instant caressant les globes dressés de mes fesses puis s’immisce rapidement entre mes jambes. Mon ventre s’amollit et s’inonde lorsque son pouce force l’entrée de ma vulve s’y enfonçant brutalement. Je maîtrise un sursaut de surprise et abaisse un peu plus la tête entre mes bras. Mes cheveux roux retombent autour de mon visage cachant la honte de ce qui va se passer, inexorablement. Le pouce de Mon Maître entame un profond va et vient s’enfonçant un peu plus à chaque mouvement. Ma Respiration s’accélère, ma bouche s’entrouvre. Autant me laisser aller ! Ne pas lutter !
Satisfait de son exploration son doigt me quitte et, trempé de ma liqueur de Cyprine, suis le sillon de mes fesses exerçant au passage une pression langoureuse sur la rosette de mon anus. Ma bouche se ferme sur un gémissement d’appréhension et je me mords la lèvre inférieure. Je n’ai pas pu réfréner une crispation de tout mon être. Laure l’a perçue et ses mains se resserrent autour de mes poignets comme pour m’empêcher de fuir.
Le passage laissé béant par le doigt de mon Maître ne reste pas longtemps inoccupé et c’est un assaillant beaucoup plus conséquent qui s’engouffre dans la brèche. Marc ne s’est pas déshabillé, il s’est contenté d’extraire de son pantalon la verge qui me pénètre à demi. Ses mains se posent sur mes hanches repoussant le peignoir sur mon dos découvrant un peu plus l’objet de son désir. A peine le pieu d’ivoire s’est-il immiscé entre les lèvres de vagin que d’un coup de rein puissant et en tirant sur mes hanches, il force mon ventre sans vergogne, s’y engouffrant de tout son long, m’arrachant une clameur incontrôlée. Marc sait tirer partie de mon étroitesse pour qu’à chaque première pénétration il arrive à me tirer des soupirs de contentement et de douleurs mêlées. Il reste un instant sans bouger nos corps ne font plus qu’un, étroitement moulé l’un à l’autre. Je sens la palpitation de son sexe contre les parois de mon vagin. Ses mains brûlantes caressent mon dos, mes reins. Elles remontent le long de ma nuque et se saisissant de mes cheveux en tirant dessus m’oblige à relever la tête. Le simple fait de lever le crâne me cambre un peu plus et lui permet de compléter sa pénétration. Je ne peux contenir un nouveau petit cri, ouvre les yeux en grand, et me retrouve face au visage de Laure. Je souffle sous l’assaut et détourne la tête de honte lorsqu’un second coup de boutoir me fait sursauter.
Laure me lâche les poignets d’une main et, venant la poser sur ma joue, m’oblige en la tirant doucement vers elle, à la regarder de nouveau dans les yeux.
Oh ! Laure pourquoi augmenter ma honte en me contemplant ainsi ? Offerte et soumise ! Je lis dans le reflet de tes yeux ma déchéance et mon humiliation !
A-t-elle devinée ma muette interrogation et veut-elle m’apaiser ? Elle s’avance, se soulevant du banc sur lequel elle est assise et ses lèvres viennent se poser sur ma bouche. Sa langue brûlante s’insinue. J’entrouvre la barrière de mes dents lui offrant ainsi le passage comme j’offre à mon Maître le passage de mon ventre et me laisse, peu à peu, porter par la vague langoureuse qui me saisie. Mes cuisses s’écartent un peu plus signalant à Mon Maître mon désir de l’avoir en moi et ma langue se mêle en un ballet étourdissant à celle de la belle Kajira lui témoignant le bonheur qui m’étreint à partager avec elle cette trouble sensualité.
Comme je serais bien s’il ne me revenait pas en filigrane la raison de ces étreintes embrasées !
Mon Maître ne tarde pas à me le rappeler.
Les mains de Marc qui se promenaient sur mes reins viennent soudainement se poser sur mes fesses en écarter sans ménagement les deux globes tendus. Sans prévenir un de ses pouces s’engage dans le passage ainsi découvert et vient buter contre mon anus tentant d’y forcer le passage. Une vibration intense me parcourt le corps. J’échappe un instant aux baisers de Laure et lui lance un regard suppliant, tandis que ma bouche s’arrondit sur un " Oh " de consternation. Elle devine immédiatement ce que Marc est en train de faire et esquisse un large sourire tout en se rasseyant. Le pouce débride l’étroit passage et s’enfonce, écartant sans pitié la corolle resserrée de ma rosette. Un liquide chaud vient couler le long du sillon. De la salive ! Salive qui annonce l’arrivée en renfort du deuxième pouce. Lubrifié de mucus il s’insinue avec force au côté du premier assaillant. Une douleur fulgurante remonte le long de ma colonne vertébrale. Je crie et me pince aussitôt les lèvres. La douleur s’est estompée aussi rapidement qu’elle est née. Mais c’est fait, le passage est ouvert. J’essaye de me détendre de ne pas me crisper pour facilité la préparation de l’infâme assaut. Ce rituel est toujours le même lorsque Marc a décidé de me sodomiser, mais j’ai toujours autant de mal à l’accepter. Ma respiration s’accélère et je souffle bruyamment en secouant doucement la tête. Laure me prend de nouveau les mains et m’observe intensément tandis que les doigts de Mon Maître pétrissent l’entrée de mes reins pour en assouplir le passage, l’écartant un peu plus à chaque massage. J’essaye de fuir le regard de Laure mais y reviens instinctivement, comme pour y chercher refuge. Mon désarroi et ma honte est totale et je me consume littéralement sous les yeux de la belle esclave.
Estimant que le passage est suffisamment préparé, Marc se dégage lentement de mon ventre et le gland de marbre vient se poser sur mon anus dilaté. Je ferme les yeux en bloquant ma respiration. D’une pression lente mais irrésistible le bélier de chair écarte l’étroit passage. Mes yeux se révulsent. Et je ne peux m’empêcher de murmurer pour moi-même une lamentation, une dernière supplique, une vaine tentative pour qu’il m’épargne cette déchéance devant Laure.
- Oh non ! … Oh non, Monsieur… S’il vous plaît ! Non !
Je prends une profonde inspiration et me prépare à l’intense douleur qui, je le sais, va me fendre en deux. Lorsque ouvrant les yeux je remarque le petit cadran luminescent du portable, posé juste devant mon visage. Quelqu’un, quelque part viens de m’entendre supplier Mon Maître ! Mon esprit se fige et perdue dans le coton de mes sensations j’en suis à me demander qui cela eut être, lorsque d’un coup de rein, sans prévenir, Mon Maître m’empale à demi. Cette fois, il me fait vraiment mal. La souffrance qui me déchire est si intense que je hurle de douleur Encore une fois, elle s’estompe aussi rapidement qu’elle est née, remplacée par une sourde palpitation qui me laisse anéantie, le souffle court entrecoupé de petits râles gutturaux. Une sueur froide perle à mon front, une larme coule le long de mon nez et vient s’écraser juste à côté du téléphone. Je gémis à la fois de douleur et de honte. Un deuxième à coup et mes reins se cambrent, comme pour éviter l’odieuse pénétration. Mais rien n’y fait. Solidement accroché à mes hanches, à petits coups répétés, Mon Maitre m’empale littéralement et sans vergogne se fraye un passage au plus profond de mes entrailles. Ma bouche s’ouvre et se ferme comme un poisson hors de l’eau, je retiens mes cris mais ne peux m’empêcher de gémir bruyamment.
Pourtant, malgré la souffrance, un plaisir trouble monte peu à peu au fond de moi. Une onde électrique fluctue le long de mon dos, électrisant les cheveux de ma nuque.
Une dernière fois je relève la tête pour chercher le regard de Laure. Un dernier coup de boutoir et le ventre de Marc se colle contre mes fesses. Je suis en sueur et halète bruyamment, cherchant l’air frais pour tenter de me calmer.
Parvenu à ses fins, il pose sa main sur ma croupe et se redresse. Chacun de ses mouvements est amplifié au fond de mon ventre. Mon Maître se repaît un long moment de sa victoire en caressant mes hanches, puis commence à se retirer.
Le retrait du fond de mes entrailles est des plus ignoble, bien pire que la pénétration. Mes lèvres se pincent sur un rictus Vite interrompu par un coup de rein qui me fend en deux et m’arrache un glapissement de protestation.
Doucement Monsieur, s’il vous plaît, doucement !
Ma plainte muette ne sera bien sûr, pas entendue et a un premier coup de boutoir succède un second puis un autre. Une boule de feu intense s’accumule au bas de mes reins, irradié de foudroyantes douleurs à la limite du soutenable qui m’arrache un cri à chaque va-et-vient.
Et, peu a peu, au fur et a mesure que les pénétrations deviennent plus fluides, plus régulière, plus rapide, couvrant la douleur, naît au fond de mon ventre et le long de mon dos une onde vibrante et lumineuse.
Cette chaleur éblouissante, je la connais bien ! Bientôt plus rien n’existe autour de moi, je ne suis plus qu’une sphère de plaisir, je me dédouble et observe la jeune fille, Isabelle, qui se tord et clame son plaisir, criant "Oh non ! ", criant "Oh oui ! ", secouant la tête comme une jeune pouliche qui s’ébroue. Peu importe le regard de Laure, à Dieu ma pudeur et ma honte ! Le plaisir monte irrésistible comme la vague à l’assaut de la falaise, y déferlant avec fracas et sans retenu. Je résiste un instant, serrant la mâchoireet les poings à me faire mal, mais rien ne peut empêcher l’explosion de lumière qui me submerge. Mes yeux se révulsent, un voile rouge scintillant brouille mon regard, mon corps se disloque et mon âme s’éparpille aux quatre vents.
Je n’existe plus.

Ma joue est posée sur la table cirée. Je tente désespérément de reprendre mon souffle. Comme détachée de moi-même, j’observe avec étonnement la buée bleue que crée mes halètements sur le vernis froid. De la salive sourd de mes lèvres. A travers un brouillard cotonneux me parvient un éclat de rire et des paroles brouillées, incompréhensibles. Je fais un effort pour émerger de ma torpeur mais je suis tellement bien. Je prends peu à peu conscience de ma position ; Je suis couchée de tout mon long sur la table, les bras en croix, les genoux repliés sur le banc, mon peignoir chiffonnée autour de ma taille, la croupe indécemment exposée. La voix qui je perçois un peu mieux maintenant est celle de Mon Maître qui discute au téléphone au fond du séjour. L’éclat de rire plus proche est celui de Laure qui s’approche de moi et se penche prés de mon oreille et murmure.
- Alors tou es bien ? Tou est tré belle tou sai, tou soui comme oune reine!
Je ne retiens pas un petit ricanement. La belle Kajira vient enfin de me parler ! Avec un accent italien à couper au couteau, mais elle vient de me parler ! Un hoquet de bonheur et de surprise me secoue et je me redresse lentement tout en la regardant, hagarde.
Marc, qui a remarqué que je suis de nouveau là, termine sa conversation, d’un geste sec il referme le portable et se dirige vers nous avec le sourire chafouin de quelqu’un qui vient de jouer un bon tour.

Laure nous a rejoint sous la douche et, en bonne esclave, s’est occupée de nous savonner et de nous sécher. Elle a également montré son savoir lorsque nous nous sommes réfugiés tous les trois dans la chambre, prouvant sa dextérité à faire naître et renaître le plaisir. Lorsque enfin épuisée, nos ébats achevés, je me suis couchée au côté de Mon Maître.
La belle italienne occupant dévotement le pied du lit.
L’esprit embrumé, je repensais à ce que Mon Maître venait de me faire vivre.
N’y tenant plus je relève la tête de sa poitrine.
- Monsieur ?
Marc répond mollement. Lui aussi est fatigué.
- M’oui !
- La personne au téléphone… Elle… elle a tout entendu.
Marc ouvre les yeux et fixe le plafond.
- Oui… C’était le but du jeu… Tu es... Très… Expressive !
Sa poitrine vibre d’un rire contenu.
Un jeu parfaitement pervers tels que ceux que Mon Maître adore mettre en scène. Mais des jeux tellement excitant ! Il m’est facile de penser que Kristale est là dessous ! Mais je veux en avoir le cœur net.
- Et… Cette personne, c’était qui ?
Le regard de Marc quitte le plafond et vient se planter au fond du mien. Malgré l’obscurité je peux voir un éclair bleu-vert de malice passer au fond de ses yeux.
- Tu veux vraiment le savoir ?
Je hausse un sourcil.
- Euh ! … Oui… Oui, Monsieur.
Son regard me quitte, s’accroche de nouveau au plafond.
Et d’un ton neutre.
- C’était ta sœur !

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28 novembre 2009

Chap.57. Deux jours…

Deux jours sans nouvelles!
J’ai l’impression d’être seule au monde et mon imagination tourne a grande vitesse. Où est-il ? Que peut-il bien faire?
Je suis allongée à plat ventre sur mon lit, nue. Le soleil qui passe par la fenêtre entrouverte caresse doucement mes reins. Je mets de l’ordre dans mes carnets en battant l’air de mes pieds. Il me faut vite noter tout ce qui s’est passé durant cette interminable soirée. J’ai essayé d’appeler Stéphanie mais son portable est éteint ou hors réseau. J’aurais aimé lui laisser un message, mais je ne sais pas quoi dire, Prendre de ses nouvelles! Lui demander si elle allait bien, si elle se remettait de cette terrible épreuve ?
Ce matin il y avait un petit marché dans le village. Je suis descendue me promener et acheter de quoi remplir mon réfrigérateur. J’ai mis mon collier de cuir simple, ma jupe écossaise et j’ai laissé ma petite culotte sur le lit. J’aime ces petits défis à moi-même, sans que Mon Maître l’exige. Me fondre dans la foule et sentir l’air frais contre mon ventre chaud. Ma rousseur ne passe pas inaperçue. Des regards appuyés, des sourires, certains moqueurs.
Si ils savaient ! Si ils savaient que la jeune fille qui passe près deux est nue, seulement couverte de deux pièces de tissus et qu’ils leur suffiraient de soulever la jupe !
Et s’il connaissait ma condition ! Heureusement mon collier de ville ne parle qu’aux initiés et dans ce village perdu je ne risque pas grand chose. Des bouffées de chaleur gagnent mes joues, mon ventre se mouille et s’électrise de plaisirs interdit.
Je ne peux m’empêcher de penser à Laure! Elle qui serait obligée de répondre favorablement et toutes sollicitations.
Je m’imagine à sa place.
- Bonjour Mademoiselle. Je vous trouve très jolie. Veuillez de me suivre sous ce porche sombre… Soulevez votre jupe et écartez les jambes !
Ou pire
-T’as un joli petit cul toi, tu dois être bonne, viens là on va bien s’amuser… Tu suces ?
Et je me vois suivre l’inconnu, docilement, et céder à tous ses désirs, sans broncher, sans protester, parce que c’est dans ma nature.
Un frisson court le long de ma colonne vertébrale. Je redescends brusquement sur terre. En serais-je capable ? Si Mon Maître me le demandait ? Serais-je capable, comme Laure, de m’abandonner totalement à cette soumission ?
Je préfère laisser la question en suspend, et rougissante je baisse les yeux pour éviter les regards des hommes qui me croisent.
Il est des démons qu’il ne vaut mieux ne pas éveiller.

Les deux jours ont passé mollement, trop lentement. Il est tard. J’ai gardé mon peignoir de sortie de douche et confortablement calée au fond d’un des fauteuils du salon, je parcours paresseusement les dernières lignes de l’épais volume posé sur mes genoux. Apres lui je n’ai plus de quoi lire. Mon séjour touche à sa fin ! Je vais pour conclure en tournant la page lorsque la porte d'entrée s’ouvre avec force, sans prevenir.
Une longue silhouette s’avance que je reconnais immédiatement : Laure !
Se glissant derrière elle Marc referme la porte.
Il a l’air joyeux. Et me lance un " Salut ma belle ! " qui me laisse pantois un instant avant que je ne réagisse en un éclair. Je pose le livre qui se referme avec bruit et me lève précipitamment. J’avance d’un pas et me poste les mains dans le dos, les jambes à demi écartées, la tête baissée. Mon peignoir mal ajusté s’entrouvre laissant deviner ma nudité.
- Bonsoir, Monsieur !
Marc ne répond pas, il se dirige vers l’autre fauteuil pour y déposer la veste qu’il portait négligemment sur l’épaule. Laure ne s’est pas mise en position de soumission. Je la regarde par en dessous. Elle avance de quelques pas en découvrant les lieux. Le carrelage de tomettes claque sèchement au contact des talons fin de ses bottines noires. Elle porte un chemisier clair et un jean serré qui moule parfaitement ses hanches et ses jambes interminable. Ses cheveux d'ébene sont noués en une longue colonne qui lui tombe sur les reins. Elle est magnifique de féminité et je me sens vraiment ridicule, pieds nus sur le sol froid dans mon petit peignoir en éponge ?
- Nous avons passé une bonne soirée et avons pensé à venir te voir !
Marc parle aux murs sans me regarder. Je comprends qu’il a passé la soirée avec Laure, peut-être même les deux jours ! Une pointe de jalousie me pince le cœur.
Il se rapproche de moi et écarte mon peignoir dévoilant un peu plus mon corps nu. Ses mains effleurent la pointe de mes seins qui se dressent immédiatement. Je rougis violemment et cherche le regard de Laure mais elle ne me prête aucune attention continuant à déambuler nonchalamment dans le salon, le visitant dans ses moindres détailles.
- Nous avons longuement parlé de toi avec Laure…
Ainsi la belle esclave a bien une langue, me dis-je, amère.
- … Elle ne m’a pas cru lorsque je lui ai dis que tu peux tomber dans les pommes de bonheur lorsque l’on te sodomise !
Mon sang reflux immédiatement puis reviens à mon visage en une brûlure de honte. Cette fois Laure se retourne, braque ses grands yeux noirs vers moi et je crois deviner une esquisse de sourire au coin de ses lèvres. Mon visage s’embrase littéralement. Je voudrais que la terre s’ouvre sous moi pour m’y cacher.
Marc laisse retomber les pans de ma sortie de bain et s’éloigne en me tournant le dos.
Sans me regarder, il lance.
- Isabelle… Mets toi à genoux sur le banc, relève ton peignoir et penches toi sur la table !

Posté par isabelle_mad à 21:40 - Intermede: Une Saison d'Airain. - Commentaires [11] - Permalien [#]

20 novembre 2009

Chap. 56. Temps mort.

Par la fenêtre ouverte le vent vient jouer avec mes cheveux. Nous roulons vite. Je suis épuisée mais ne veux pas m’endormir et me plonge dans mes pensées…

Je n’ai plus revu Stéphanie après cet épisode. De retour chez moi nous avons correspondu quelque temps sur Internet. J’ai appris quelle s’était séparé de Nicolas. Et cette soirée en a été une des raisons, peut être même ma brève et pitoyable "entrevue" avec son compagnon. Elle m’a avoué avoir adoré notre amitié particulière, la première de sa vie. J’en ai été profondément troublée. Il était question qu’elle passe me voir au haras, mais cela ne s’est pas fait, à mon grand regret. Peu à peu le fil s’est étiolé et rompu. Stéphanie m’a fait comprendre qu’il fallait qu’elle continue seule, qu’elle fasse le point.
J’ai appris bien plus tard par une indiscrétion de Kristale qu’elle était revenue voir Mon Maître. Mais pourquoi ? Pour reprendre son dressage ? Marc a gardé longtemps le secret.
Jusqu'à ce jour, deux ans après, où un post sibyllin de la blonde espiègle sur ce même blog m’a fait bondir de joie.
Et nous nous sommes retrouvées cet été 2009 dans l’atelier de Marc, lancées toutes deux dans une étrange compétition voulue et arbitrée par Mon Maître. Une aventure étonnante qui dort au fond de mes carnets et que je vous conterai bientôt.
Par contre disparus de ma vie, Sylvie et son Maître ainsi que Pierre et Jean les deux boutes en train qui ont fini, semble-t-il, par lasser Kristale…

Devant mes paupières baissées danse le visage de Laure. Cette magnifique déesse soumise a laissé plus d’interrogations que de réponses à ma curiosité.
Je me redresse sur mon siège et me racle la gorge.
- Monsieur s’il vous plaît ?
Marc est concentré sur le volant il me jette un rapide regard et lance sur un ton ironique.
- Oui Mademoiselle…Permission de parler !
Je souris intérieurement, j’adore ces moments de complicité.
- C’est … Laure… Je ne l’ai pas entendu dire une seule parole de la soirée !...Elle est muette?
Marc par dans un éclat de rire puis redevient sérieux.
- Aah ? C’est ce que tu croyais ?
Je me renfrogne face à sa moquerie et il s’en aperçoit.
- Non, en fait, elle ne parle par ce que c’est dans sa nature. Elle sert en silence.
- Dans sa Nature ? - Fais-je, dubitative.
Marc prend une profonde inspiration. Il avise un bas côté d’arrêt d’urgence et si engage. Le véhicule ralenti et s’arrête. Il coupe le contact et enclenche les feux de détresses. Il se tourne vers moi, porte une main à son menton et semble chercher ses mots. Il a un de ses petits claquements de langue comme lorsqu’il est agacé ou qu’il a peur de ne pas être compris.
- Laure est une… Kajira... Elle doit une totale obéissance à Kristale. J’ai bien dit une totale obéissance! Sa vie même y est dédiée… Et c’est elle qui a choisi sa condition, C’est elle qui a choisi sa Maîtresse… Mais encore plus… Tous ceux qui la croisent et devine sa condition peuvent la soumettre et en user sans autres formalités… Tous … Même les vanilles un peu informées !
Il souffle au ciel.
- …C’est au-delà de ce que ta soumission peut imaginer.
Je le regarde bouche bée tentant de me représenter ce que cela peut bien signifier
Marc a un petit sourire en coin et lance.
- Lorsque tu étais seule avec Laure… Elle t’a parlé.
Je me remémore la scène si douce à mon esprit et je rougis à son évocation, devinant que tous les détails de cette escapade lui ont été relatés.
- Ne…Non !
- C’est parce que Kristale lui en a donné l’ordre !
Un malaise me prend, un froid me parcours le dos. Je fixe intensément Mon Maître dans l’attente d’une explication plus ample et en même temps je la redoute.
Il continue.
- Isabelle… Si Laure a fait l’amour avec toi,... c’est parce que Kristale lui a demandé !
Une chape de glace me tombe sur les épaules. Non ! Ce n’est pas possible ! Il doit se tromper. Il y avait de la passion entre nous. Je revoie le sourire attendri qu’elle m’a lancé tandis qu’elle guidait ma main entre ses jambes brûlantes.
J’ai froid tout à coup, malgré la chaleur de cette fin de journée. Je porte mon regard vers l’extérieur. De rares voitures filent sur la route sans ralentir nous dépassant dans un souffle lourd.
Je me sens bête. Trahie. J’ouvre la bouche d’émotion mais rien n’en sort d’intelligent.
– Je… Je… Ha bon… Bon !
Au fond de moi quelques chose vient de se briser. Marc l’a deviné et en semble affecté.
– Tu ne dois pas lui en vouloir… Comme je te l’ai dit c’est dans sa nature. Aller même au-delà du désir de ses Maîtres si cela est nécessaire.
Oui, il a raison ce n’est pas à Laure que je dois en vouloir. C’est à Kristale!
Maudite Kristale, qui a si bien su jouer de mes sentiments pour la belle odalisque. Elle m’a donné une dure leçon sans même que je m’en rende compte. Et en même temps, avec les explications de Marc, je comprends maintenant ce qu’elle a voulu dire lorsque cette nuit elle m’a déclaré. "Tu sais Laure n’est pas ma soumise… Elle n’est que mon esclave. Elle sera la tienne si tu le désires… Tu n’a qu’un mot à dire ! Laure peut être ton esclave… Si tu le désires ".
Laure esclave de tous…Même d’une novice comme moi !

Marc pose les mains sur le volant.
- Tu étais vraiment très …émouvante… lorsque tu donnais le fouet a Laure !…
Je redescends brusquement sur terre.
La discussion sur cette " Kajira " est close et je sais que Marc n’y reviendra plus aujourd’hui. Il faudra pourtant que je lui demande plus d’explications. Il a déclenché en moi une foule de questions et il me semble avoir là touché du doigt un univers insoupçonné.
-… Tu m’as excité au-delà du possible…Il serait bon que tu remédie à cela !
Commencé sur le ton du compliment il termine sur ordre impératif.
- Tout de suite,  Isabelle !
Apres un rapide coups d’œil d’appréhension autour de la voiture guidée par sa main m’a tête plonge entre ses genoux. Ma bouche s’ouvre docilement offrant sa chaleur humide au gland d’ivoire poli. Mes lèvres s’arrondissent autour du membre que j’ai dégagé précipitamment de son pantalon tendu.
Pendant un long moment, sa main sur ma nuque rythme ma caresse, forçant ma gorge par à coup, tandis que devant l’écran de mes paupières baissées passent les images de Laure, soumise idéale. Je me contorsionne pour me positionner au mieux entre ses genoux et le volant et ainsi l’accueillir au plus profond de ma bouche. Marc a senti mes efforts a bien faire et me flatte délicatement la nuque et le haut de la tête. Je garde le rythme m’appliquant à faire de mon mieux pour satisfaire Mon Maître en me disant que c’est certainement ce que ferais Laure. Laure, que je vois danser nue, comme dans un rêve, une danse de déesse égyptienne. Laure qui me sourit et termine sa bacchanale à genoux devant moi et ploie la tête en un signe de parfaite soumission.
Perdue dans mes pensées, j’ai à peine sentie la liqueur chaude s’écraser sur mon palais et envahir ma bouche. J’ai continuer mon devoir jusqu’au bout. J’ai bu l’âpre liquide avalé la lie de ma condition.
J’ai réajusté Mon Maître et me suis relevé en essuyant de ma main la commissure de mes lèvres. Je me suis assise profondément dans mon siège, cambrant les reins, dégageant en soulevant ma jupe écossaise dénudant ainsi mes fesses qui entrent ainsi en contact avec le cuir beige. J’écarte les jambes autant que le permets l’habitacle de la voiture. Mécaniquement J’attache la ceinture et glisse mes deux mains dans le dos puis abaisse la tête en une parfaite posture de soumission, retenant mon souffle.
Un petit sifflement admiratif de Marc.
- Eh bien, … Tu es en progrès !
En progrès ! Oh oui mon Maître ! Si vous saviez ! Même les yeux ouverts, la majestueuse silhouette de Laure continue à danser devant moi. Je sais maintenant où je vais, je sais ce que je veux et je vous jure, Mon Maître, que vous serez fier de moi.
Il est tard lorsque Marc me raccompagne à mon meublé et me laisse, le cœur déchiré, au seuil de ma porte avec pour seul souvenir un baiser sur le front.
- Repose toi, je te laisse deux jours et ne cherche pas à me joindre.
Je n’ai rien mangé, J’ai pris deux douches d’affilées et suis partie me coucher.
Malgré la fatigue, les images de ce que je viens de vivre, les pleurs de Stéphanie et les cris de Laure qui résonnent au fond de moi m’empêchent de dormir. Je me tourne et me retourne constamment. Un coup de pied rageur projette le drap au pied de mon lit et je me lève d’un coup de rein. Nue, je gagne le balcon. L’air frais de la nuit me fait un bien fou.
Deux jours ! Deux jours de perdus. Et je suis seule ! Sans Mon Maître ! Je porte la main à mon cou et replace machinalement mon collier de cuir. Les paroles de Kristale me reviennent en mémoire Elle y fait allusion à ma punition "… Il a prévu une épreuve pour toi... Une punition…Importante ! … Je lui ai demandé d’en prendre la responsabilité !".
Je touche à la fin de mon séjour auprès de Mon Maître ! Je frissonne et regagne la chambre. Une chose est sure c’est pour bientôt ! Et je me vois écartelée, fouettée à tour de bras par Kristale.
Impressionnée par ma vision je fais pour moi-même une grimace de douleur feinte. Pourtant mon ventre se mouille et une étrange chaleur monte au fond de moi.

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11 novembre 2009

Chap. 55. Cris et Châtiments.

Mes jambes flageolent. Comment peut-elle me demander çà ?
Désemparée, je lance un regard à Marc. Les airs de conspirateurs qu’ils ont eus en murmurant ne me disait rien qui vaille. Mais me demander çà !
Je contemple bêtement la cravache tendue vers moi. J’ouvre plusieurs fois la bouche comme un poisson hors de l’eau pour tenter de reprendre ma respiration. Kristale à un geste d’insistance en soulevant un peu plus la badine devant mon visage.
-  Aller Isabelle… C’est un ordre !
Comme dans un rêve, je me vois saisir timidement la cravache. Kristale me prend alors par les épaules et vient me positionner à un pas derrière Laure qui attend, statufiée, que tombent les premiers coups. J’ai la tète prise dans le coton un intense goût d’adrénaline remonte de ma gorge. Une envie de fuir. Comme pour demander pitié, je lance un regard circulaire sur la salle. Tous me regardent et attendent.
- Isabelle !
Je sursaute violemment. La voie de Kristale est forte et dure.
Je sens le regard de Mon Maître sur ma nuque et commence à me réciter intérieurement ce mantra qui a le don de me replacer dans ma condition et me donne le courage de le supporter "Fais que je sois fier de toi… Fais que je sois fier de toi… Fais que…"
Je prends une profonde inspiration et lève le bras, marque un temps d’arrêt puis abat sans conviction, en fermant les yeux, la longue badine de cuir. Je n’ai pas visé d’endroit particulier et c’est sur le haut des reins de Laure que s’écrase mollement la cravache. Laure ne bronche pas.
-  Plus fort !… Petite gourde !… Plus fort !
S’exclame Kristale, impatiente.
De nouveau je lève l’instrument de torture. Il fend l’air dans un bruissement sourd. Cette fois j’ai gardé les yeux ouverts et tente d’atteindre la partie la plus charnue de la croupe tendue vers moi où je pense faire le moins de mal à mon amante d’un jour. J’assène rapidement un deuxième puis un troisième coup, mais sans vigueur, sans élan, comme une fessée feinte donnée à un enfant, pour jouer.
Le visage de Kristale blêmit et se ferme.
Elle se précipite sur moi m’arrachant la cravache des mains. Kristale est en colère et ne le cache pas. Elle me repousse vivement d’un geste nerveux. Je recule d’un pas en joignant les mains, penaude.
La blonde hyperboréenne prend alors son élan. La badine fend l’air dans un sifflement strident et s’écrase en un claquement cinglant sur les reins de Laure. La belle esclave pousse un cri perçant et plie les genoux sous la violence du coup. Elle ne s’attendait certainement pas à un tel déchaînement de violence après mes effleurements timorés. Sa plainte n’arrête pas Kristale qui sans attendre, lui assène de toutes ses forces une nouvelle volée de cuir, lui arrachant un glapissement rauque, étranglé. Le coup a été si rude que la fière odalisque en est tombée à genoux et, comme sonnée, tente maladroitement de se redresser en appuyant sa tête contre le mur.
J’ai le cœur au bord des lèvres. Laure a les bras qui tremblent fortement et je perçois distinctement, à travers ses cheveux, les sanglots qu’elle tente de juguler. Les pleurs retenus de Laure me bouleversent. Elle, si fière de sa condition, si majestueuse et impassible, à la limite de l’arrogance !
La voir ainsi déchue et humiliée !
Satisfaite Kristale revient vers moi et me saisie par la nuque, m’amène de force vers Laure tremblante qui a repris la pose tant bien que mal et me penche le visage vers la croupe martyrisée.
- Tu vois Isabelle ?.. Tu vois çà ?
Horrifiée, je découvre deux sillages sanglants qui barrent les reins de Laure. Deux sillons dont, le long du plus marqué, la peau déchirée laisse perler de minuscules gouttes de sang. Cette magnifique peau que je caressais tendrement il y a quelques instants, ravagée par les ignobles travaux de Kristale.
- Tu vois… Et bien petite gourde, je veux que tu fasses la même chose…. Et tu ne partiras pas d’ici tant que cela ne sera pas fais.
Elle me redresse, me colle rudement la badine de cuir contre la poitrine et la lâche. Je la rattrape in extremis. Kristale sans me prêter plus d’attention s’éloigne et vient s’asseoir à côté de Stéphanie lui glissant un bras autour des épaules.
Elle me fixe froidement. Elle attend. Certaine, cette fois, d’être obéît.
Ma vision se rétrécit, un froid glacial me tombe sur les épaules. Je lance un regard suppliant à Marc. Il faut qu’il arrête çà ! Qu’il vienne à mon secours ! Mais apparemment ce n’est pas son intention. Nos regards se croisent. Il lève le menton sèchement en un signe qui m’invite à obtempérer. Déçue, je baisse les yeux et m’approche de la pauvre Laure. Je n’ai pas d’échappatoire possible. Soit je n’y mets pas toutes mes forces et retient mes coups, et le calvaire de ma belle esclave s’éternisera tant que je n’aurais pas obtenu deux sillons parfaitement marqués. Soit je prends sur moi et clos le plus rapidement possible ses tourments en la fouettant le plus fort que je puisse. Une boule de coton m’assèche la gorge.
Je prends une profonde inspiration et lève le fouet au-dessus de ma tête. Je reste un bref instant en suspension et abat de toutes mes forces la tresse de cuir. Laure a sursauté mais n’a pas bronché. Inconsciemment la peur de lui faire mal a retenu ma main sur la fin de mon geste. J’avise le postérieur, j’y ai tout de même laissé un long sillon rosé qui s’assombrit rapidement. Les jambes de Laure tremblent imperceptiblement, elle respire fort en haletant pour essayer de contrôler sa douleur.
Je lève une nouvelle fois la cravache en fermant les yeux. Il faut que je me concentre pour en terminer le plus vite possible. Cette fois l’effort est si violent que je pousse un "han" en abattant la badine sur les reins de la pauvre fille. A mon cri guttural répond une plainte étouffée de Laure qui dans un spasme de tout son corps rejette sa tête en arrière. L’espace d’un instant avant qu’il ne retombe lourdement entre ses bras je peux voir son visage mouillé de larmes, les yeux exorbités. Mon cœur se serre d’émotion, je me pince les lèvres et me tourne vers Kristale. Une nouvelle balafre strie les fesses de la jeune femme et elle est bien visible de tous.
Kristale me sourit.
- C’est bien ! Tu vois quand tu veux !… Aller encore une autre !
Des tremblements s’emparent de tout mon corps Je ferme les yeux.
Encore une fois, une seule fois, et c’est fini !
J’ai compris qu’il est inutile de chercher du secours auprès de Marc et qu’il attend de son élève le meilleur d’elle-même. Je relève le bras ouvre les yeux en essayant de ne pas porter attention aux plaies qui strient le bas du dos la jeune femme. En serrant les dents, j’abats de toutes mes forces le stick de cuir. Le coup est si fort que j’en ressens la secousse dans le poignet. Laure ne cherche pas a retenir son cri et c’est un hurlement qui vrille mes oreilles suivies d’éructation de douleur. Elle s’est pliée en deux, les bras raclant le mur, s’y raccrochant désespérément pour ne pas tomber à genoux. J’espère qu’elle me pardonnera et comprendra que je voulais en finir au plus vite.
Mes oreilles bourdonnent, les murs vacillent, j’ai la nausée et l’impression que je vais m’évanouir tant la tension qui me tient est forte. Je lâche la cravache qui s’écrase au ralentie, sans bruit, sur le sol de marbre. Un pas vacillant vers mon Maître, puis un autre… Vidée de mon âme je ploie et tombe à ses genoux, étreignant convulsivement le bas de sa jambe. Je laisse aller mes larmes et je me fiche de ce que peux bien en penser Kristale et les autres.
Un long silence gêné empli la pièce, à peine troublé par les reniflements de Laure et mes pleurs étouffées.Entre deux hoquets, je finis par sourire, comme une enfant que l’on console, en sentant la main bienveillante de Mon Maître se poser sur ma tête.

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04 novembre 2009

Chap. 54. Ricochet

- Alors tu as fait connaissance avec… Notre serviteur ?
Le ton de Kristale est à la fois moqueur et chargé de reproche.
Je n’ose pas répondre. Elle continue.
- Sais-tu qu’il a appartenu à une proche de la Marquise de Montespan ?… Tu imagines les femmes célèbres qu’il a comblé ! Il a spécialement été conçu et réalisé pour elle ! … Enfin… C’est ce qui se dit !… Et j’aime à le croire.
Et je suis, également, bien prête à la croire. Kristale fait preuve d’un goût sans faute. Je n’ai pour cela qu’a laisser promener mon regard dans la pièce. Tout n’est que bibelots précieux, œuvres d’art, tapis et meubles de style. Je me doute qu’elle doit faire preuve d’autant de discernement en ce qui concerne ses jouets de débauche.
- Je l’ai offerte à Laure…
Elle a une œillade vers son esclave qui à prise une pose parfaite de soumission
- Et… Tu as aimé ?
Ses yeux de glace bleue se plante au fond des miens.
Elle attend une réponse.
Une onde froide me parcourt le dos tandis qu’une chaleur intense me brûle les joues. Je lance un regard désemparé à Marc adossé au mur, les bras croisés, et qui suit attentivement la conversation. Mais il reste impassible.
- Je … Je… Oui Madame !
Ma voix est à peine audible.
- C’est bien !
Elle a dit cela en regardant vers le sol comme pour elle-même.
Elle continue.
- L’ennuie, c’est que tu y as peut être pris un peu trop de plaisir…Qui dois-je punir pour votre retard ? Toi ou Laure ?
Je baisse les yeux.
Lorsque je me suis réveillée dans les bras de la belle esclave le soleil avait largement décliné. Mon œil exercé de fille passant sa vie à la campagne, sans montre au poignet, avait immédiatement enregistré qu’au moins trois heures avaient passées. J’ai réveillé Laure en lui secouant l’épaule. Elle a pris un air paniqué lorsqu’elle s’est rendu compte, elle aussi, de l’heure tardive. Elle s’est précipité dans les couloirs en me tirant par la main et en me pressant d’accélérer le pas. Mon cœur battait la chamade, j’avais parfaitement conscience que nous avions outrepassé une limite et l’attitude affolée de Laure n’était pas là pour me rassurer.
Nous avons débouché en trombe dans le salon et là, mon cœur à loupé un battement.
Au beau milieu de la pièce se tenaient Marc et Kristale. Sylvie et Stéphanie étaient assises sur le divan et leurs yeux surpris se sont braqués vers nous. Ce qui me mit le plus mal à l’aise c’est qu’ils étaient tous habillés, et nous étions entièrement nues. Je m’arrête net lâchant la main de Laure et pique un fard. Je m’avance d’un pas vers Marc et bredouille lamentablement quelques mots entre mes dents avant de comprendre en voyant son visage sévère, les lèvres pincées, que je ferais mieux de me taire.
Laure a réagit plus vite que moi. Elle s’est immédiatement figée en une pose de soumission la tête baissée.
Je fais de même.
Tous les regards sont braqués vers nous et je n’en mène pas large. La réaction de Kristale ne se fait pas attendre. Les poings sur les hanches, elle aboie presque, ce qui augmente son accent hollandais.
- Laure à genoux !… Isabelle ! Va t’habiller immédiatement… Ton Maître t’attend depuis trop longtemps !
Sous le coup de l’émotion j’ai du mal à penser, mais je me souviens tout de même que mes effets sont restés dans la cave. Gardant la tête baissée, je trottine vers la porte dérobée et file sans demander mon reste, soulagée de quitter les lieux pour un temps.
Il ne m’a fallu qu’un instant pour retrouver au fond du sofa et sur le sol de pierre mon slip de coton blanc, ma jupe écossaise et mes socquettes. Je recherche fébrilement mon chemisier avant de me rappeler qu’il est pendu dans le dressing de l’entrée. Je cours le plus vite possible en évitant de passer par le salon pour le récupérer. Le sang bat à mes tempes lorsque, enfin rhabillée, je pousse la porte du salon. Laure est toujours à genoux, la tête baissée, ses longs cheveux noir tombant de chaque coté de sa tête me cache son visage.
Apparemment une explication a eu lieu…
- Alors ? Qui dois je punir pour cela ?
L’interpellation au ton germanique de Kristale me perce de part en part.
Je n’ose pas dire un mot. Et rougis encore plus fortement. Dans un éclair de lucidité je décide d’agir comme avec Mon Maître. Peut être que cela permettra d’atténuer son courroux !
Je plie un genou en une profonde génuflexion.
- Je… C’est, moi Madame… Je … Je suis responsable !
Mon ventre se tord d’angoisse, j’ai l’impression que je vais m’évanouir. La personnalité de Kristale est telle que j’ai, face à elle, le sentiment d’être vraiment une gamine prise en faute. Je déglutis péniblement et baisse la tête pour dissimuler l’humidité de mes yeux.

Un long silence s’en suit. Kristale s’éloigne de deux pas.
Son ton se radoucit.
- Soit… Je vais donc te punir… Pour cela je vais fouetter Laure !
Mon esprit s’enraye. Il me faut un moment avant de saisir ce qu’elle vient de dire. Je viens de me désigner comme fautive et c’est Laure qu’elle va punir ?
Je relève vivement la tête et prend la parole sans y être invité.
- Mais, mais, je…
Et m’interromps brusquement, restant bouche bée. Je viens de comprendre ce que va faire la blonde nordique. Elle va me punir à travers Laure !
Elle sait pertinemment que Laure exerce sur moi plus qu’une fascination trouble. Et que de la voir punir sous mes yeux à la place et à cause de moi va m’atteindre au plus profond.
La voilà sa punition machiavélique ! Il en va ainsi depuis que je connais Marc. Je ne peux m’appuyer sur aucune certitude, Rien n’est jamais évident ou prévisible. Tout est fait pour me rappeler que ma façon de penser dejeune fille bien éduquée n’a pas cours ici.
- Laure… Ma cravache de dressage !
Je reste pétrifiée à l’idée de ce qui va se passer. Laure sans l’ombre d’une hésitation se relève vivement et court vers un long buffet de laque noir en extirper une badine de cuir beige. C’est effectivement une de ces cravaches que l’on utilise pour dresser les chevaux et diriger leurs pas à la longe. Mais elle toutefois plus fine et un peu moins longue.
Laure la présente dévotement à Kristale, les deux mains tendues vers elle, la cravache posée sur les paumes. La Maîtresse de la maison s’en empare et en teste la flexibilité en la courbant entre ses mains.
- En position Laure !… Contre le mur !
Encore une fois Laure montre sa célérité à obéir. Elle s’approche du mur le plus proche, se penche en avant, s’appuyant mains tendues contre le crépis blanc et écarte les jambes à demi, en se cambrant. La pose qui ne cache rien de son intimité met en valeur la courbe de ses reins et le galbe de ses fesses offertes. Elle a baissé la tête entre les bras. Sa longue chevelure d’ébène touche presque le sol et je ne peux qu’admirer la parfaite plastique de l’esclave.
Je détourne la tête sachant ce qui va se passer.
- Non, non, Isabelle !… Tu regardes … Et vous aussi Mesdames !
Elle se tourne vers Stéphanie, blême, et Sylvie qui a joint ses mains devant sa bouche. Je prends une profonde inspiration, lance un regard déconcerté vers mon Maître, qui reste impassible, puis reviens au corps magnifique exposé prêt à subir les foudres de Kristale.
Un silence pesant s’établit.
Kristale prend son temps, ce qui augmente la tension qui plane maintenant dans la pièce. Mon cœur bat à cent à l’heure. Elle va pour se positionner derrière Laure lorsque Marc l’interpelle.
- Kristale s’il te plaît, tu peux venir me voir !
Tous les regards se tournent vers lui. Kristale penche la tête sur le côté et, comme à regret, place la badine sous son bras pour rejoindre Marc d’une démarche souple. Une fois ensemble ils nous tournent le dos et Marc murmure quelque chose à son oreille. Elle se redresse et hoche plusieurs fois la tête. Mon Maître reprend sa place, adossé au mur les bras croisés, en me regardant intensément.
Kristale se dirige alors vers moi, et je n’oublierai jamais le sourire en coin qu’elle a eut lorsqu’elle m’a annoncé en me tendant la cravache;
- Isabelle… C’est toi qui va donner la punition à Laure !

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28 octobre 2009

Chap. 53. Partenaire particulier.

Après un long moment de silence dans les bras l’une de l’autre, rompant le charme Laure se redresse, se relève et s’éloigne laissant traîner négligemment sa main le long de ma cuisse et mon genou. Je reste étendue, le souffle court. Heureuse d’un bonheur que je serais bien incapable d’expliquer. A travers un voile trouble, je contemple le corps athlétique de la belle ténébreuse s’approcher de la commode et en ouvrir le premier tiroir.
Elle en retire un coffret de bois. Aiguillonnée par la curiosité je cligne plusieurs fois des yeux pour retrouver une vision normale. Elle s’approche en tenant l’objet à deux mains comme s’il s’agissait de la chose la plus fragile du monde. Religieusement, elle le dépose sur mon ventre. Je frissonne à son contact froid. Il s’agit d’un coffret précieusement orné de marqueterie de bois rare et de nacre aux fermetures de bronze. Il porte la patine du temps et il est facile de deviner qu’il est très ancien. Les longs doigts de Laure en effleurent la surface et l’ouvrent d’une pression.
Couché sur un lit de velours rouge gît un objet oblong tout en ivoire blond rehaussé a sa base d’incrustation d’or et d'argent. Il est sculpté dans sa longueur de gravures érotiques. La forme évocatrice de son éminence, qui imite à la perfection un gland poli, ne laisse aucun doute quant à sa destination. Mon malaise augmente et je me relève sur les coudes en prenant soin de ne pas renverser le coffret. Se méprenant sur mon intention de fuir Laure m’arrête d’une main sur la poitrine et s’empare de l’autre de l’olisbos chryséléphantin.
Il faut que je lui fasse confiance. Je retombe sur le dos et l’observe les yeux mi-clos. La boite glisse au pied du lit et tout en me regardant, elle porte l’engin à ses lèvres et l’embrasse dévotement.
Nos caresses bien qu’elles m’aillent portées loin dans les nues m’ont laissées une impression d’inachevé. La chaleur qui explose dans mon ventre en voyant s’activer les lèvres de la belle esclave sur la tête de l’engin me révèle ce manque. J’ai un peu peur. Malgré mon jeune âge je sais parfaitement à quoi sert ce curieux objet. Mais je n’en ai jamais utilisé, en trouvant l’utilisation vulgaire. Jusqu'à maintenant seuls mes doigts ont servit à mes plaisirs solitaires.
Apparemment Laure a décider de m’initier au maniement de ce partenaire particulier.
Et je ne me trompe pas.
Sa bouche s’ouvre largement engloutissant ainsi l’énorme gland d’ivoire. Il en ressort luisant de salive. Elle pose une main à l’intérieur de ma cuisse et appuie dessus afin de m’écarter la jambe. Un peu paniquée j’ai un mouvement de recul, l’arrière de mon crâne heurte la tête de lit. Je ne peux reculer plus, pas d’échappatoire possible. Et c’est en retenant ma respiration que j’attends la pénétration de l’étrange amant. L’olisbos plonge entre mes jambes, accompagné de la main experte de Laure. De son pouce elle écarte délicatement mes lèvres et y présente le globe poli. Il me semble bien imposant pour forcer un si étroit passage, je m’y prépare tant bien que mal en écartant de moi même les cuisses et en cambrant les reins. Mes yeux se ferment. Il est clair que Laure a prise ma posture pour une acceptation Et le bélier d’ivoire force les portes humides de mon ventre, y pénétrant lentement mais sûrement.
Pour faciliter son intromission, Laure lui donne du poignet un mouvement de rotation comme pour le visser entre mes jambes. Il est effectivement très gros et me distant, sans pour autant me faire mal. Sa surface parfaitement polie et lubrifiée lui assure un glissement régulier et sans à coup. Le froid de l’ivoire se tempère rapidement au contact de mon intimité surchauffé. Je ne peux m’empêcher d’ouvrir les yeux et découvre interloquée mon ventre à demi empalé sur le pieu opalin que pousse lentement Laure en le tournant avec douceur. Elle lève les yeux vers moi avec intérêt. Sous son regard je me sens rougir violemment. Elle cherche à deviner quels effets produit l’indécent rapport sur moi. Je me pince les lèvres et échappe à son regard en reportant mon attention sur son ouvrage. L’objet est maintenant enfoncé aux trois quarts entre mes cuisses et mes lèvres l’épouse parfaitement. Il est comme happé et englouti au plus profond de mon ventre et me comble parfaitement. Encore une poussée de Laure et les gravures d’or et d’argent finissent par entrer en contact avec ma vulve écartelée A leur contact une fulguration me traverse le ventre et le périnée. Une décharge électrique me tétanise et je ne peux sous la surprise m’empêcher de lancer un petit cri suraigu tout en lançant ma main vers le poignet de Laure pour interrompre son mouvement, persuadée, que c’est le contact de l’objet qui a provoqué cette onde ravageuse et libérée, dans un spasme incontrôlé, un flot de liqueur de Cyprine. En haletant, je laisse ma main sur son poignet et lance un œil interrogateur sur le curieux olisbos. Laure en me souriant, écarte doucement mais fermement ma main de son poignet. Je la repose sur le lit en prenant appui dessus. Mon initiatrice reprend son mouvement d’introduction. De nouveau la muqueuse de ma vulve entre en contact avec les ornements métallique de l’olisbos et de nouveau une explosion électrique me secoue. L’impulsion me semble moins forte, sans doute parce que, cette fois-ci, ne vient pas s’y ajouter l’effet de surprise. Cela ne m’empêche pas de lâcher encore une fois un petit cri strident. Ma respiration s’accélère lorsque Laure, sourde à mes gémissements, imprime un mouvement de va et vient au bélier d’ivoire qui force mon sexe et qui a chaque contact de son anneau d’or et d’argent provoque une crispation de tout mon être.
Je n’en peux bientôt plus. Renonçant à lutter, je me laisse retomber sur le dos. Le haut de ma tête heurte de nouveau le montant du lit, mais je n’en ai cure. Le plaisir monte en moi à une vitesse fulgurante. Irradiée par les impulsions électrisantes, je serre les mains à m’en enfoncer les ongles dans les paumes. Arc-boutée sur les coudes, cambrée à me briser les reins, la pointe des seins dressée vers le ciel je m’apprête à laisser libre cours au feu qui embrase mon bas ventre et pulse le long de ma colonne vertébrale. Mes yeux se voilent et ma bouche s’ouvre sur un cri silencieux bloqué au fond de ma poitrine. Au diable la pudeur et ma timidité je veux jouir et je vais jouir des mains de la belle esclave. Ma respiration s’accélère et se fait saccadée, mes halètements se meurent en de petits gémissements contenus de chatte énamourée. C’est ce qu’attendait certainement Laure. Que j’arrive à la limite de l’explosion orgasmique, pour cesser brusquement les mouvements de l’olisbos.
La tension retombe immédiatement, je suis déçu comme pour un rendez vous manqué. Essoufflée, je retombe sur le lit, la regarde et prend un air suppliant, parce que je n’aurais pas le courage de lui dire.
- Ne t’arrête pas Laure, s’il te plaît encore, encore… je t’en supplie !
Elle a un petit sourire pincé et pose une main sur ma cuisse me forçant à basculer sur le côté. Une autre pression sur mes hanches, puis mes chevilles et me voici à genoux sur le lit le visage enfoui dans les draps dans une position des plus indécente ; La croupe tendue et offerte, l’amant d’ivoire toujours profondément enfoncé entre mes cuisses. Laure se hisse sur le lit et pose ses mains sur mes hanches appuyant son ventre contre mes fesses. Elle vient de prendre l’emplacement qu’un homme prendrait pour me posséder. Je ramène mes bras sous mon visage. Un trouble intense me saisit lorsqu’elle donne un premier coup de rein ; L’olibos d’ivoire vient brusquement de prendre vie comme s’il était le prolongement du corps de Laure. La petite impulsion donnée le propulse et l’agite au fond de mon vagin, l’impression est tel que je me mords le poignet pour ne pas crier.
J’apprendrais, un peu plus tard, qu’a l’intérieur de la sculpture d’ivoire est logé une longue ampoule de verre empli au tiers de mercure qui au gré des impulsions qu’on lui donne telle une vague s’écrasant sur une jetée vient en frapper l’extrémité avec force puis reflux et revient à la charge de lui-même. Un curieux dispositif oscillant qui semble donner une vie propre au bélier à l’intérieur de mon ventre.
Et il ne faudra pas longtemps pour que les étreintes et les coups de rein puissants et répétés de Laure, accompagnés des impulsions électriques qui vrillent mon périnée me fasse perdre mes moyens. De nouveau, l’irrésistible marée monte en moi. Mes yeux se voilent, un éclair lumineux passe devant mes yeux. Je lance mes bras en arrière pour chercher désespérément le contact rassurant des mains de Laure. Geste qui restera en suspension en s’agitant dans le vide tandis que tout mon être explose en une nébuleuse de plaisir.

Laure a glissé un bras sous ma nuque. Son corps encore brûlant est allongé contre le mien. Entre nous deux le curieux amant aux capacités insoupçonnées. Je le regarde par en dessous comme avec méfiance. Qui a bien pu inventer un objet aussi diabolique ? Jamais je ne me serais imaginée prendre autant de plaisir avec un accessoire aussi vil.
Une bouffé d’adrénaline me monte à la gorge comme un sanglot. Je détourne la tête et me cache le visage dans les cheveux parfumés de Laure pour y dissimuler ma honte.

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21 octobre 2009

Chap. 52. Citadelle de glace.

Je ne me lasserais jamais de cette sensation si étrange que celle de me laisser faire l’amour par un corps qui me ressemble. Une sorte de dédoublement, un ravissement extatique Une joie ineffable teintée d’un trouble intense. Un trouble de petite fille bien élevée qui a conscience de l’interdit qu’elle est en train de braver et du délicieux frisson de plaisir qui l’accompagne. J’oscille entre culpabilité et ravissement de tout mon être.
Mon dieu ! Que les plaisirs tabous sont bons !
Laure se sublime dans sa tache. Il n’est pas un recoin de mon corps qui échappent à ses caresses Et moi, gourmande de la finesse de sa peau au grain sérré, un peu gauche, je lui rends, comme je peux, ses frôlements indécents. A mon tour je l’étreins de toutes mes forces m’emparant à pleines mains de l’être que je voudrais engloutir. Mes lèvres goûtent sans retenue et avec frénésie à la saveur de cannelle de sa peau. Et nos ébats m’entraînent dans un tourbillon enflammé où la sagesse et la pudeur n’ont plus leur place.
Et c’est ainsi que guidé par sa main posée sur ma nuque, comme dans un rêve, je plonge ma tête entre ses jambes et viens en embrasser goulûment et un peu maladroitement la suave orchidée nimbée de rosée. Ses parfums m’enivrent et me font perdre la raison. J’ai envie de me dépasser. Je veux voir se tordre de jouissance et gémir de râles indécents l’impassible odalisque. Je saisis du bout des dents le bouton turgescent qui n’attend que ma caresse. Laure a un petit sursaut de surprise et de recul, mais se laisse retomber sur le dos écartant un peu plus les jambes tout en appuyant sur ma tête pour m’intimer de continuer et d’aller plus loin.
Je souris intérieurement. J’ai ouvert une brèche dans la froide muraille et je me fais fort de la faire tomber. Je m’insinue entre ses pétales entrouvertes. Elle a petit goût acide vite estompé de ma salive. Je me lance en une sarabande effrénée de la langue que je tente d’introduire au plus profond de son intimité. Il ne faut pas longtemps pour que je recueille un flot de liquide mielleux que je reconnais comme le résultat de son plaisir. C’est avec délectation que je sens son souffle s’accélérer et, sous mes doigts, de petits spasmes contracter ses hanches. Ses mains se crispent sur ma nuque. Collée contre son ventre, la chaude liqueur de Cyprine me barbouille la bouche macule mes joues et coule sur mon menton. Lubrifiée par le liquide sirupeux ma caresse se fait plus douce mais plus volontaire. Extrayant ma langue du brûlant calice au bouquet saumâtre je reviens au clitoris arrogant que je caressais du nez. De nouveau Laure a un sursaut de tout son être et lâche une exclamation contenue. C’est vraiment le point sensible ! Je décide de m’y attarder. Il me semble qu’il s’agit du lieu le plus faible de la citadelle et que c’est par là que je ferais tomber les dernières froideurs de la belle. Et effectivement mes caresses maladroites du bout des dents et de la langue sur le clitoris érectile ont pour effets de faire tressauter Laure de tout son corps. Ravissement suprême, j’arrive à tirer de ses lèvres le doux son de gémissements langoureux qui s’amplifient peu à peu et témoignent de la jouissance qui monte en elle.
Enfin au comble de son plaisir, dans un cri inarticulé, la puissante esclave se tend comme un arc décollant ses reins du lit, plaquant violemment une dernière fois son ventre contre mon visage puis retombe lourdement sur la couche, soufflant bruyamment en tentant de reprendre sa respiration.

Je suis aux anges et très fière. Moi ! La novice timide ! Inexpérimentée aux jeux des femmes ! Je viens de faire jouir Laure, femme rompue à tous les arts de l’amour et sûre d’elle même !
Elle a fermé les yeux, un vague sourire aux lèvres. Je m’essuie rapidement la bouche et le menton tout en me glissant le long du corps de la guerrière vaincue. Je m’allonge près d’elle posant ma tête sur sa poitrine et l’étreignant de mes bras encore tremblants comme je le ferais avec mon Maître. Et récompense des récompenses, je sens les lèvres de Laure se poser en un doux baiser sur mes cheveux. Alors seulement ma respiration se libère et je lance un profond soupir tandis qu’une larme perle et roule le long de ma joue s’écrasant sur la peau dorée de ma belle apprivoisée.

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08 octobre 2009

Chap. 51. La mansarde

.Je n’ai pas pu résister. Et d’ailleurs en avais-je envie ?
Le baiser de Laure et son gout de canelles m’a littéralement subjuguée. Nos caresses ne se sont pas attardées. De sa poigne puissante elle m’a invité à sortir de la piscine.Et c’est ruisselante, sans réaction, qu’elle m’entraîne à sa suite vers la maison. Main dans la main, nous passons devant Sylvie et Stéphanie vautrées sur les transats. Sylvie a un petit sourire en coin alors que Stéphanie me lance un regard noir et interrogateur où je devine de la jalousie. Comment lui dire ce qui m’arrive ? Comment lui dire que ma volonté est totalement annihilée ?
Je n’en ai pas le temps. Laure me tire derrière elle comme une poupée de chiffon.

Je n’ai qu’une crainte. Rencontrer Kristale ! Mais Laure à parfaitement l’air de savoir ce qu’elle fait. Nous grimpons une volée de marches pour nous retrouver au premier étage. Mon cœur se serre. C’est dans ce couloir que j’ai subit les assauts de Jacques. Nous le traversons d’un pas rapide en laissant des marques mouillées sur le sol, l’eau goutte encore de nos cheveux. Laure n’a pas dit une parole et je me dis que de toute la soirée elle est restée muette ne répondant que par des hochements de tête ou de légères génuflexions aux injonctions de sa Maîtresse.
Je ne connais même pas le son de sa voix, et pourtant je la suis sans broncher, comme une enfant qu’on entraîne, le cœur prêt à exploser. Au bout du couloir nous gagnons un autre escalier, puis un autre et finissons par déboucher sous les combles. Encore un étroit couloir sombre au plafond bas, barré des poutres de la charpente qui m’obligent à me baisser. Il y règne une odeur de vieux grenier. Dans un angle, une petite porte de bois que Laure d’une main ferme m’invite à franchir. Mes yeux s’écarquillent, enchantée par ce que je découvre.

Une sorte d’alcôve décorée comme une bonbonnière. De l’étroite lucarne jaillit la lumière du soleil qui se diffuse doucement sur les parois tendues de satin vieux rose et le sol de parquet disjoint parsemé de tapis et de coussins lilas et doré. Un petit lit blanc en ferronnerie rehaussé de boules de bronze est le seul ameublement de l’étroite cellule avec une petite commode de bois peint. Sous les toits, c’est exactement le décor de la cachette secrète d’une petite fille de bonne famille. On s’y sent en sécurité et seule au monde. Ici personne ne peut nous surprendre, d’ailleurs Laure tire le verrou de laiton qui condamne l’unique porte derrière nous.
Je prends une profonde inspiration. Je sais bien pourquoi elle m’a entraînée ici. Mon cœur bat la chamade et mon esprit se brouille, je ne sais pas comment me comporter ! Je n’ose pas prendre l’initiative. Pourquoi ai-je le reflex de mettre mes mains dans le dos ? C’est rassurant certainement ! Cela dédouane ma conscience de ce qui va se passer. En prenant instinctivement une attitude de soumission je laisse Laure décider et ainsi je ne me sens plus responsable.
Laure s’adosse à la porte et prend le temps de me contempler. Son regard est inquisiteur et me ses yeux noirs me mettent mal à l’aise. Une bouffée de chaleur me monte au visage et mes mains se joignent devant mon ventre quittant rapidement la pose de soumission. Maudite timidité ! Elle s’est aperçue de mon trouble. Elle sourit. D’un coup de rein elle se décolle de la porte et s’approche de moi. Un petit pas de plus et elle est sur moi, me saisis par les épaules et approche ses lèvres de ma bouche.

Le premier baiser dans la piscine n’a pas éteint ses feux et c’est avec ravissement que j’accueille le second. Mon corps tendu comme un arc se détend enfin. Cette fois je n’ai pas d’hésitation, ma langue viens à la rencontre de la sienne. Nos poitrines se collent l’une à l’autre nos ventres se touchent. Laure avance sa jambe, la glisse entre mes cuisses et s’empare de mes hanches. J’écarte les jambes. Le contact de sa peau brûlante sur mon ventre m’arrache un petit gémissement. Une onde crépitante explose entre mes jambes et fulgure à travers mon corps. Sous mes paupieres baissées mes yeux se révulsent. Nous nous pressons l’une contre l’autre comme si nos corps ne devait en faire qu’une.
Le baiser devient fougueux presque violent. Laure me pousse vers le petit lit blanc et n’a pas de mal a m’y basculer, se couchant sur moi de tout son poids. Après un long et profond baiser, nos bouches se séparent et ses lèvres viennent frôler mon cou. Je respire fort comme une noyée cherchant à reprendre son souffle mes reins sont en feu. La puissance de Laure me submerge et je m’empare de sa tête en emmêlant mes bras dans ses longs cheveux mouillés lorsque son visage descend sur ma poitrine et que sa bouche s’empare d’un de mes tétons dressé et tendu à me faire mal. La brûlure de sa langue et la caresse de ses dents qui jouent avec la pointe de mes seins achève de me faire perdre le soupçon de retenue qui me reste. Et je ne peux contenir un gémissement de ravissement lachant sa tête j'étend, vaincue, les mains de chaque cotés de mon corps, crucifiée, offerte à la caresse experte de la belle odalisque !

Chaque petit lapement sur ma peau, chaque petit suçon et mordillement sur la pointe de mes seins provoquent un feu pétillant qui courent sur ma peau et se termine au creux de mes reins. Ma raison s’envole.
Rassasiée ses lèvres toujours collées à ma peau glissent le long de mon ventre et gagne mon nombril. Ma respiration s’accélère encore un peu plus. Je me mords la main pour ne pas crier. Je vais mourir sous la caresse. Je sais ce qu’elle va faire et j'ai un moment de refus puéril. Je murmure entre mes dents crispées sur la base de mon index
– Hoo non, non, … Laure, non !
Mais mon murmure se meurt dans un soupir lorsque ses lèvres fraîches se posent sur ma fleur brûlante et que ses longs cheveux noirs s'étalent sur mon ventre et mes cuisses. Un spasme me secoue de la tête aux pieds. Pourquoi crier non alors que tout mon corps dit oui? Que malgré moi mes jambes s’écartent largement et que mes reins se cambrent allant au devant de l’indécente caresse.

Posté par isabelle_mad à 17:49 - Intermede: Une Saison d'Airain. - Commentaires [9] - Permalien [#]
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