27 mars 11

Chap. 4. Amours à mors.

Virginie range méthodiquement ses livres de classes dans son casier métallique. Elle n’a pas décroché un mot de la journée. Je n’ai pas osé troubler son silence. Je referme le cadenas qui clos mon rangement et attend qu’elle fasse de même. Ses gestes sont d’une extrême lenteur comme si elle cherchait à gagner du temps sur un événement inéluctable. Elle referme enfin la porte dans un soupir. Elle me sait dans l’attente et lève les yeux vers moi. Je lui souris timidement. Elle a un autre soupir étouffé et commence.
- Tu… Tu sais hier soir, je… Je n’étais pas très bien !…
Je la regarde en souriant a demi, l’invitant à continuer.
Elle lance un regard circulaire dans la pièce, nous sommes les dernières a quitter le vestiaire. Elle se rapproche d’un pas vers moi et continue à voix basse.
- Je…
Sa voix s’étrangle comme dans un sanglot refoulé.
- J’étais pas bien,… Je…
Elle n’arrive pas a en dire plus et je perçois sa gêne. Un embarras qui me gagne et qu’il faut que j’arrive à surmonter. Je viens à son secours.
- J’ai bien aimé…
les mots franchissent mes lèvres dans un souffle à peine audible et mes yeux se baissent pour éviter son regard d’émeraude. Mon cœur bas à tout rompre.
Je ne peux m’empêcher d’évoquer la sarabande infernale de sa bouche sur ma peau. Lorsqu’elle a achevé de me déshabiller en passant d’une main empressée ma nuisette par dessus ma tête et la lançant au travers de la chambre. J’ai cru mourir de bonheur lorsque ses lèvres se sont posées sur ma poitrine, juste sur l’aréole déjà gonflé d’excitation. Mes yeux se sont révulsés et mes reins se sont creusés lorsque sa langue brûlante a joué avec le téton, le suçotant maladroitement. Et je n’ai pas résisté lorsqu’elle a de nouveau tenté d’écarter mes jambes et que sa main s’est glissée entre mes cuisses à la rencontre de mon ventre inondé. A peine une crispation et un murmure d’avertissement lancé - Virginie… je suis vierge ! …- Alors, sa main s’est faite douce, rassurante, glissant le long de ma fente close. A peine en une phalange s’est-elle égarée, osant entrouvrir le rideau du brûlant orifice. Je me suis mordue les lèvres jusqu’au sang pour ne pas crier son nom dans la nuit du dortoir lorsque ses deux doigts se sont emparés délicatement de mon clitoris raidi, déclenchant une puissante vague électrisante pulsant le long de mon dos. Mes mains se sont crispées sur ses flancs, j’ai ouvert largement les jambes cette fois à la rencontre de ses caresses et plongé mon visage dans l’oreiller pour y étouffer un gémissement de jouissance tandis que mon vagin se contractait rythmiquement dans un spasme de tout mon corps.
- Moi aussi…
je relève la tête sortant de mon songe que la seule évocation a suffi pour mouiller mon ventre. Virginie me sourit. Il semble qu’en un instant tous les doutes qui l’assaillaient ont disparu. Rassérénée, comme libérée d’un poids qui lui pesait sur les épaules je la vois se redresser et ses yeux s’allumer. De nouveau elle lance un regard dans le vestiaire s’assurant que nous sommes seules. Elle s’avance d’un pas.
Nos lèvres se joignent.

Dans l’année scolaire qui suit, plusieurs fois dans l’intimité du dortoir nous nous sommes retrouvées, nues, serrées l’une contre l’autre. Nos mains explorant ces corps si semblables. Chaque lundi c’était un nouveau ravissement que de retrouver le collège et ses recoins sombres où nous dissimulions nos amours coupables. Oh ! Nous n’avons pas été bien loin. Tout cela n’était que jeux de gamines qui découvrent leurs corps et exacerbent leur sensualité. Cela n’était que baisers échangés furtivement dans le parc ou les couloirs déserts. Nous adorions nous faire peur et recherchions l’adrénaline que procurais la crainte d’être surprises. Même aujourd’hui en écrivant ces lignes, j’ai encore, à cette idée, de délicieux frissons rétrospectifs.
Pourtant je n’ai réellement découvert l’amour avec une femme qu’avec Kristale. C’est elle qui m’a enseigné jusqu’où deux femmes peuvent aller ensemble et en regard de son expérience, nos jeux juvéniles me semblent aujourd’hui bien légers.

Quant à ma virginité, je l’ai perdue ce même été. Un ami, un garçon de mon âge sans expérience, gauche. Je ne l’ai pas fait par amour, mais par curiosité. J’en attendais beaucoup. Au moins autant d’émois qu’avec Virginie, mais l’acte a été d’une banalité affligeante et je n’en ai ressenti qu’une épreuve fade sans grand intérêt au regard de ce qui m’attendaient sous la férule de mon Maître.
Lorsque j’ai parlé de ma première expérience à ma sœur et que je lui ai dit ne rien avoir ressenti et n’avoir même pas eu mal, elle a éclaté de rire.
- Oh çà ! … C’est de famille ma chérie !
Devant ma mine déconfite elle redouble ses rires.
- Hé oui, … Tu fais de l’équitation depuis l’âge de savoir marcher…
je fronce les sourcils, interrogative
- …Ce sont les étalons du haras qui t’ont dépucelée… Pas ton ignorant de gamin !
Sur ce, elle a refermé la porte de ma chambre sur ses sarcasmes et j’ai entendu ses rires décroître et disparaître alors qu’elle s’éloignait, jubilant de sa blague.

- Fin d'Ôrigine 2 -

 

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13 mars 11

Chap.3. La supplique de Virginie.

L’indécence de la caresse qu’elle sollicite sans pudeur me ramène sur terre.
Je retire ma main comme sous l’effet d’une brûlure. J’ai juste le temps de sentir le frôlement cotonneux du fin duvet et le contact humide de son entrejambes contre la paume de ma main. Je me raidis. Notre baiser cesse, ma langue s’immobilise.
Virginie ne se trouble pas pour autant. Ses lèvres lâchent ma bouche, se glissent sur ma joue et me murmure à l’oreille, comme on le ferait pour amadouer une pouliche craintive.
- Là… là ! S’il te plaît ! … J’ai envie !
Elle se saisit délicatement de mon poignet et doucement l’entraîne de nouveau entre ses cuisses.
Ma raison bascule. Après tout, nous sommes déjà allez trop loin !
Le bout de mes doigts frôle le ventre de Virginie, glisse sur une toison coupée courte et s’aplatissent sur la fente entrouverte d’excitation. Maladroitement je lisse les lèvres humides de l’index et du majeur.
Virginie soupir de bien être
- Mmoui !... Oui… Voilà… Voilà !
Je continue mécaniquement la caresse. Je me sens un peu gauche. Mes doigts s’enduisent d’une liqueur sirupeuse qui sourd du brûlant orifice. Le liquide huileux lisse la caresse et incite à s’enfoncer dans la source. Je plonge du bout des doigts entre les lèvres frémissantes Virginie soupir une nouvelle fois et me souffle d’une voix rauque un autre – Oui ! - d’encouragement à l’oreille.
Elle me prend la nuque et d’un coup de rein se colle contre moi emprisonnant mon bras entre nos deux ventres et ma main entre ses cuisses. Son bassin ondule imperceptiblement tout d’abord puis de plus en plus amplement.
Elle soupir.
- Oh oui ! Isabelle ! Oui ! …
La demande est pressante et suppliante. Le plaisir de Virginie monte par vagues puissantes et j’ai maintenant le désir intense d’y participer. D’un seul coup je force la tendre porte de mes doigts tendus ; la progression est facile le conduit est étroit mais généreusement lubrifié. Mes deux doigts s’enfoncent sans à coups entre les parois satinées et les écartent délicatement. Je pousse ma caresse au plus profond et mon pouce fini par s’écraser sur le bouton turgescent gonflé de désirs. Le contact déclenche chez Virginie un brusque sursaut de tout son corps accompagné d’un - Oh ! - de ravissement. Les ondulations de ses reins deviennent plus rapides, plus puissant. Son souffle s’accélère et son haleine brûlante court sur mon cou. Entre mes doigts coule maintenant un liquide épais et je sens les parois de son vagin qui se contractent au rythme de ses hanches autour de mes doigts les emprisonnant comme dans un gant de cuir mouillé trop étroit.
La montée de sa jouissance est si rapide et violente que je suis prise d’un sentiment d’étonnement et de frayeur. Les petits gémissements que pousse maintenant Virginie me semblent éclater dans la nuit silencieuse comme des hurlements. La peur que la surveillante nous entende et nous surprenne me gagne. Je tente de retirer mes doigts du ventre de Virginie mais sa main bloque mon mouvement et la plaque contre son ventre. Elle halète !
- Non, Non,… Continue Isabelle… N’aie pas peur… Je ne suis plus vierge !
Elle se méprend sur mes intentions. Virginie croit que je veux la ménager alors que je ne désire qu’une chose. Qu’elle fasse moins de bruit !
Je n’ai plus qu’une solution ! Je me redresse et ma main entre ses cuisses, mes doigts profondément enfoncés en elle, je la bâillonne de ma bouche.
Et c’est un - Oh oui, mon amour !- étouffé que je reçois entre mes lèvres.

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25 févr. 11

Chap. 2 Territoires Brûlants

Mon esprit tourne à cent à l’heure. Nous sommes camarades de classe depuis deux ans et nous nous entendons très bien. J’ai toujours pris ses gestes de tendresse comme de l’amitié. J’aime bien l’attention qu’elle porte à mes cheveux roux et son habitude d’y passer la main. Et les sourires appuyés qu’elle me lance si régulièrement ne sont pour moi qu’une preuve de son amitié. Je n’y avais pas vu l’admiration et encore moins l’amour, cela ne mettait pas apparu un seul instant. Le baiser plus qu’appuyé de ce soir me tombe dessus comme une révélation.
La main de Virginie se pose délicatement sur ma joue tandis quel couvre mon cou de baisers brûlants. Je glisse une main dans ses cheveux de miel sombre. Elle sent le musc, d’une suavité épicée à peine couverte par le léger parfum de savonnette de la toilette du soir. De ma joue sa main glisse vers ma poitrine, lentement, comme si elle demandait la permission avant de s’aventurer sur le territoire de mon corps tendu. Elle se glisse sous ma nuisette et vient frôler délicatement la pointe de mon sein gauche. La peau de mes tempes se hérisse et un frisson me parcourt le dos. Je me mords les lèvres, mais ne peux empêcher la pointe de mes seins de se tendre instantanément tandis qu’un crépitement électrique naît du contact des doigts de Virginie sur l’aréole émoustillée.
Dans le silence de la nuit froide ses doigts s’attardent en une longue et indécente caresse qui me coupe le souffle. Cette caresse je me la suis déjà prodiguée dans mes nuits câlines. Seule avec mes fantasmes. De sentir la main d’une autre s’attarder sur ma peau me donne envie de hurler de bonheur. Quelle sensation éblouissante, renversante. Sous mes paupières closes mes yeux se révulsent tandis que mon ventre s’électrise. Je ne peux m’empêcher de gémir et de tenter d’étouffer mon gémissement en embrassant à pleine bouche le front de Virginie. Nos lèvres se cherchent et se trouvent et de nouveau nos langues se mêlent en une sarabande effrénée. Un baiser sans retenue cette fois, presque glouton. Je ne résiste pas lorsque les mains de Virginie quittant ma poitrine s’emparent de ma chemise de nuit prés du genou et tirant dessus me la trousse jusqu’à la taille découvrant mes cuisses et mon ventre brûlants. Fébrilement elle me caresse la hanche et ses doigts se glissent sous l’élastique de ma petite culotte de coton blanc. Ses doigts fureteurs cherchent à gagner le four incandescent de mon entrejambes. Instinctivement mes cuisses se serrent et mes genoux s’entrechoquent verrouillant mes jambes. Virginie a compris mon sursaut de pudeur et ses gestes se font moins pressants. Elle interrompt son exploration et caresse nonchalamment, du bout des doigts, l’orée du buisson roux qui cache la fleur frémissante. La présence de ses doigts qui jouent sur ma peau aussi près de mon intimité déchaîne en moi une vibration de plaisir ; Un feu intense gagne mon ventre et irradie dans tous mes membres. Un frémissement court le long de ma peau
Virginie a senti la vibration qui trahit mon émoi.
Nos lèvres se séparent. Elle se soulève sur un coude et me regarde en souriant. Dans la pénombre, je lui rends son sourire. Enhardie, d’un geste rapide elle rejette les couvertures et, tout en s’asseyant au milieu du lit, trousse sa chemise de nuit par dessus sa tête pour s’en débarrasser rapidement.
Sous la clarté de la lune, dans l’air froid, elle se découvre entièrement. Elle est totalement nue. Elle ne porte pas de sous-vêtements Je détourne les yeux, mais attirée comme un aimant, malgré ma pudeur, je reviens à ma contemplation.
Virginie est une jolie jeune fille au corps élancé. De longs cheveux bruns aux reflets ambrés encadre un visage ovale rehaussé d’un regard vert profond, mutin Un nez droit, altier, qui surplombe une bouche pulpeuse à la moue boudeuse qui lui donne un air affecté presque dédaigneux. Une fausse attitude contrariée par des lèvres toujours entrouvertes qui appellent au baiser.
Dans le rayon de lune, lorsqu’elle lève les bras pour se débarrasser, je peux rapidement entr’apercevoir les pointes dressées de ses deux petits seins. Deux pommes accrochées hautes et fières. De la fierté et de l’arrogance de ses quinze ans Elle se trémousse, ses cheveux retombent sur ses épaules et elle replonge dans le lit à côté de moi, rejetant les draps au-dessus de nos têtes. Je ne sens plus le froid et les couvertures restent au pied du lit. Le drap ne sert qu’a nous cacher, à ménager notre pudeur.
Elle se serre contre moi et cherche ma bouche. Je suis trop troublée pour résister et de la sentir entièrement nue, sa peau contre ma peau me plonge dans un ravissement extatique. Le baiser se fait plus profond. Dans le froissement des draps tendus, elle lance sa jambe repliée sur ma hanche et à tâtons s’empare de ma main qu’elle glisse entre ses cuisses ouvertes.

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13 févr. 11

Chap.1. Fusion froide.

- Isa ?…
-…
- Isabelle… Tu dors ?
- Mmmh !
- Tu dors ?
J’entrouvre les yeux.
- Tu dors ?
Je sors la tête de sous les draps et des couvertures épaisses. Mon visage rencontre l’air frais et humide.
Je me retourne dans mon lit et scrute l’obscurité Une faible clarté éclaire la chambre. Du lit de fer qui me fait face un visage bleuté de lune, qui sort de sous des couvertures, est tendu vers moi.
Elle me sourit.
- Je peux venir avec toi… J’ai un peu froid !
Un peu ! C’est un euphémisme. Le grand bâtiment en pierre semble ouvert à tous les vents tellement il y a de courant d’air. Un semblant de chauffage cours dans des tuyaux de fonte le long des murs et essaye de nous prodiguer un peu de chaleur. Mais ici l’économie est de rigueur et les chambrées du dortoir ont juste de quoi ne pas geler.
Du givre scintille sur les carreaux. Et j’ai déjà le bout du nez qui se refroidi au contact de l’air.
Je recroqueville mes orteils à l’intérieur de ma nuisette.
Moi aussi j’ai froid.
- Oui… Tu viens ?
- Oui !
C’est à toute vitesse que Virginie bondit de dessous ses draps. Et, avec des petits pas de souris, toute recroquevillée sur elle-même, elle traverse le court espace entre nos deux lits.
- Brr… P’tain çà caille…
Lance-t-elle à voix basse tout en sautant à pied joint dans mon lit. J’ai juste le temps d’entrouvrir les draps et me mettre de côté pour lui laisser de la place.
Les couvertures se rabattent par dessus nos têtes, mais pas assez rapidement pour empêcher une bouffé glaciale de se glisser entre nous. Virginie frissonne comme si elle venait de traverser un champ de neige en chemise de nuit. Elle lance sur le ton de la plaisanterie d’une voix chevrotante.
- P’tain il pourrait chauffer un peu plus les curés… quel bande de rachos… nos parents paye assez cher…non ?
Le collège est certes réputé pour ses enseignements mais on parle rarement de son accueil. Il faut dire aussi qu’il fait particulièrement froid en ce moment, nous sommes à quelques jour des vacances de Noël. Le magnifique bâtiment de pierre à la Mansard qui abrite les dortoirs n’a pas vocation à retenir la chaleur. Loin de là !
Nous rions en cœur de sa remarque tout en nous blottissant l’une contre l’autre.
Le souffle chaud de Virginie court sur mon cou. Nos pieds s’emmêlent pour partager leurs chaleurs. J’ai un moment d’hésitation mais un peu gauche je finis par poser ma main sur le flanc de Virginie. Son nez me frôle la joue. Il est gelé.
Je souffle
- T’as le nez froid !
Elle rit nerveusement et éloigne un peu son visage. Comme deux chattes qui cherchent leur place dans un panier trop petit, nous bougeons en tous sens jusqu'à ce que nous nous trouvions enfin confortable dans les bras l’une de l’autre.
Les couvertures au-dessus de nos têtes commencent à jouer leurs rôles et nos souffles mêlés réchauffent l’air rapidement. Un soupir de Virginie, et le silence se fait.
J’observe la lumière froide de la lune à travers les orifices laissés libres qui nous permettent de respirer. J’attends que le sommeil me gagne de nouveau.
- Isa ?
- Oui ?
- Isa… Je… Je suis bien avec toi !
J’ai un large sourire.
- Moi aussi, Virginie, je suis bien avec toi !
Je la sers un peu plus fort pour appuyer ma réponse. Une gouttelette mouillée se pose sur mon menton. Surprise j’écarquille les yeux pour tenter de percer la pénombre et instinctivement ma main se porte sur sa joue.
- Tu pleures ?… Qu’est ce qui ne va pas ?
Virginie enfouie sa tête dans l’oreiller et sa voix est étouffée.
- Non, non, … çà va… C’est ces vacances ! …
Je ne comprends pas trop. Des vacances c’est plutôt une bonne nouvelle ! Elle continue.
- Je ne passe pas Noël avec mes parents… Dès fois j’ai l’impression qu’ils veulent se débarrasser de moi…
Je déglutis, je comprends son mal être et tente de la rassurer.
- Mais non, tu sais moi aussi mes parents font un boulot de ouf. Mon père n’est pas là non plus pour Noël… il est au Pendjab t’imagine tous çà pour des chevaux…De toute façon il est jamais là… Toujours à courir.
- Oui, mais tu as ta mère et ta sœur… moi j’ai l’impression qu’ils ne m’aiment pas. Qu’ils m’ont collée au pensionnat pour se débarrasser ! …
Je ne sais que dire et reste silencieuse. Un long moment se passe.
De l’oreiller Virginie reprend timidement.
- Et… Toi… Toi, tu m’aimes ?
Je souris de nouveau et la serre amicalement pour la consoler.
- Mais oui… Je t’aime !
Elle sort la tête de l’oreiller ses bras se mettent autour de mon cou.
- Moi aussi, je t’aime, très fort.
Elle va pour poser sa tête sur mon épaule. Ses lèvres viennent effleurer ma bouche. Un simple frôlement, léger comme l’aile d’un papillon. Un effleurement, puis un deuxième, plus précis, et un autre encore. Sa bouche hésitante finit par se poser sur la mienne. Un instant j’ai cru à une simple maladresse due à notre promiscuité. Mais le chapelet de baisers qui se posent sur mes lèvres et se précisent ne me laisse plus de doute.
Enhardit par mon manque de réaction Virginie se plaque maladroitement sur ma bouche et sa langue tente de s’insinuer entre mes lèvres. Timidement d’abord, puis avec la volonté pressante de pousser plus loin l’effraction. Je n’arrive pas a réagir, mon cœur s’emballe tandis qu’une bouffée de chaleur me monte au visage et que mes tympans se mettent à bourdonner. Une léthargie gagne tous mes membres. Ma torpeur ne se dissipe pas lorsque Virginie maintenant libérée et comprenant mon manque de réaction comme un assentiment, s’empare de ma nuque et m’enlace vigoureusement tout en m’enfonçant profondément sa langue dans la bouche que je n’ai pu m’empêcher d’entrouvrir.
Que se passe-t-il à ce moment là ? La nuit devient brutalement lumineuse une vague de joie intense me parcourt de la tête aux pieds à peine tempérée par un sentiment diffus d’interdit. Mon dieu comme je suis bien ! J’ai l’impression que tout l’amour du monde me crucifix dans les bras de Virginie. Sa langue s’agite en tout sens dans ma bouche. Comme ce baiser est doux et brûlant ! Il contient toute la tendresse du monde et me chavire littéralement. Comme dans un rêve, d’ailleurs je dois certainement rêver ! Je tente d’y répondre maladroitement. C’est la première fois que j’embrasse. Et quel baiser ! Bien sur, je sais comment faire mais passer à la pratique dans de telles conditions me désarçonne et me fait perdre mes moyens. Je n’ai plus qu’une chose a faire, me laisser guider. Et Virginie ne s’en prive pas. Elle semble prise de folie amoureuse. Elle gémit en m’embrassant et respire fort par le nez, essoufflée de bonheur. J’ai l’impression quelle veut m’absorber entièrement. Son corps se colle contre le mien comme si elle cherchait à se fondre en moi. La fureur de ce premier baiser est tel que j’en suis submergée, étouffée. Cela atteint son paroxysme lorsque enfin l’étreinte de Virginie se relâche. Sa bouche me quitte. Elle s’abat sur mon épaule se nichant contre mon cou. Elle halète bruyamment et son souffle chaud coule le long de ma poitrine s’infiltrant sous la fine nuisette de coton enveloppant ma poitrine d’une chaleur troublante. Virginie tressaille de tout son corps murmurant comme une prière pour elle-même :
- Je t’aime,... Je t’aime,… Oh ! Comme je t’aime !

 

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26 janv. 11

Chap.12. La Grange.Epilogue

Je ne suis pas retournée à la grange le lendemain. Je pensais que le régisseur avait définitivement mis un terme de la plus violente des façons aux petits jeux du trio. Par contre, je n’ai pu résister à l’envie d’épier la jeune fille dans la cour de l’école. Elle était égale à toute les autres. Ses copines papillonnaient autour d’elle. Elle riait et parlait avec volubilité sans me prêter attention, à moi, élève des classes inférieures. Rien ne laissait deviner ce qu’elle avait subi entre les mains des deux garçons et de Mathias. Rien si ce n’est de légers cernes bleutés sous ses yeux pétillants.
Quant à Mathias maintenant je l’évite comme la peste. C’est un exercice très difficile. C’est l’homme omniprésent dans le haras Il supervise et s’occupe de tout et il se doit d’être là, sans faillir. Il ne doit pas comprendre lorsque je refuse, avec un sourire forcé, son aide pour harnacher mon cheval. Et qu’instinctivement lorsque nous nous retrouvons seuls dans un box je trouve un prétexte pour m’en échapper. Il a du mettre çà sur le compte d’une affirmation d’indépendance propre aux adolescents et ne semble pas m’avoir tenu rigueur, ni même de s’en soucier au fond ! Parce qu’en fait, il avait alors certainement d’autres pensés en tête.

Le soir tombe vite maintenant. De la carrière je ramène Dalton à son box une longue balade au pas pour le faire retourner au calme m’a retardée. Je passe tout de même un long moment à l’étriller, à m’occuper de son box. Un dernier coup de balai pour rentrer la paille vagabonde, un dernier au revoir aux occupants de l’écurie à voix hautes, je tourne l’interrupteur de la lumière, sort dans la nuit et prend la direction de la maison.
Je dois être la dernière à rentrer ce soir !
Au détour des stalles je sursaute et me raidis de stupéfaction. Dans l’ombre de l’allée, face à moi se présente la jeune fille de la grange. Elle marche à petits pas à côté du régisseur. Mon cœur se met à battre la chamade et je sais que le rouge de la surprise me monte aux joues. Heureusement la pénombre dissimule mon trouble. Nous ne pouvons manquer de nous croiser aussi, je fais un pas vers la gauche pour leur laisser le passage. La jeune fille tourne la tête vers moi. Nos regards s’accrochent l’espace d’un éclair qui me semble durer une éternité.
- Bonsoir !
Me lance-t-elle d’une voix mal assurée.
- Bonjour... Heu… Bonsoir !
Qu’elle gourde je fais ! Maintenant elle sait à quel point je suis troublée. Mais, peut être mettra-t-elle cette hésitation sur une timidité maladive.
Mathias couvre nos deux voix fluettes de son timbre grave et profond
- Bonsoir Mademoiselle !
Une onde froide me court le long du dos. J’ai peur qu’ils ne cherchent à lancer la conversation. J’accélère le pas et les double sans ralentir. Je parcours une dizaine de mètres, les cheveux de la nuque hérissés et l’esprit chamboulé. Mais que font-ils ici ? Ensemble ? Et aussi tard ?
Je ne peux m’empêcher de me retourner. Ils sont arrivés au coin des écuries Au moment de disparaître derrière le bâtiment la jeune fille se tourne vers moi. De nouveau nos regards s’accrochent et malgré la pénombre je peux saisir le pâle sourire navré qu’elle m’adresse. Je ne peux manquer également de voir la main de Mathias qui s’empare du poignet de l’étudiante et l’entraîne d’un geste impatient, la faisant disparaître à mes yeux.

Je dîne rapidement en silence. Une foule de questions me traverse l’esprit. J’ai du mal à comprendre ce qui lie la jeune fille et le régisseur. Je revois en toile de fond de mes cogitations le sourire et le regard de la jeune fille. Un appel ? Une excuse ? Ne me juge pas ! Je ne peux pas faire autrement !… C’est ce que j’ai lu dans ses yeux sans réellement le comprendre alors ! Et effectivement après ce qui s’est passé dans la grange je ne me fais pas d’illusion. Si Mathias entraînait avec lui sa victime ce n’était pas pour lui faire que la morale.
De ma chambre j’observe le haras, et le bâtiment du logement de l’intendance… du régisseur. De la lumière brille à sa fenêtre. Ils sont là. Tous les deux. Je le sais, je le sens. Il ne peut en être autrement !
Impossible de dormir. Plusieurs fois je me relève de mon lit et nue m’approche de la fenêtre pour en épier la nuit. Il y a encore de la lumière, mais cette fois a une autre croisée. Celle de la chambre ! Je meurs d’envie de savoir ce qui s’y passe. Mes mains passent fébrilement sur ma peau brulante et entre mes cuisses. La pointe de mes petits seins se tendent sous la fraîcheur qui tombent des carreaux de la fenêtre. Je frissonne et regagne mon lit chaud. Je suis au comble de l’excitation et revois au ralentie les images de l’outrage qu’a subi la jeune étudiante dans la grange. Et maintenant elle est avec cet homme de son plein gré, dans sa chambre !

De son plein gré ?
Aujourd’hui je sais que non. Je devine le chantage que le régisseur devait exercer sur la pauvre lycéenne. Elle lui appartenait et il en usait suivant son bon vouloir Echangeant ainsi son lourd secret contre les faveurs de la belle.
J’aurais dû en être révoltée ! Il n'en a rien été. Pire…Ou mieux ! J’en tirais un plaisir voluptueux au-delà de toute compréhension. Du haut de mes quatorze ans je m’imaginais même à sa place que j’enviais tout en repoussant l'idée. Je me rêvais écarter les jambes et rougir de honte sous les désirs bestiaux de l’homme. Et en même temps je me refusais me débattant de toutes mes forces sous la contrainte pour finir par y céder avec volupté.
Je ne savais pas encore que quelques années plus tard ces fantasmes refoulés resurgiraient. Que des forces souterraines bouillonnaient au fond de moi et œuvraient pour qu’un jour je rencontre celui qui allait mettre un nom sur mes refus. Pour qu’un jour je me retrouve nue, offerte, à genoux, les jambes largement écartée, les mains dans le dos et le rouge de la honte à mes joues aux pieds de celui que j’ai choisi pour me guider enfin sur le chemin des plaisirs inavouables de la soumission. Mon maître. Marc.

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18 janv. 11

Chap.11. Outrage et confusion.

J’aurai dû fuir, courir loin, très loin de ce lieu d’avanie et ne plus y revenir… Jamais !
Mais je suis restée. Hypnotisée par la scène. Je sentais que ce qui allait se dérouler n’était pas du tout dans le même registre que les ébats du jeune trio. Si la fille faisait mine de résister, elle n’opposai pas une volonté farouche à se soustraire aux caresses et exigences des deux garçons.
Mais là !
Je pouvais presque sentir sa peur animale jusque dans ma cachette. Et pourtant, là aussi, elle semble se résigner et se soumettre au désir de l’homme. Et de toutes les façons qu’aurait-elle pu faire ? Il la domine d’une tête et sa carrure lui suffit à décourager toute tentative de fuite.
Les caresses de l’homme se font plus précises. La lycéenne renonce à protester. Son visage accablé se détourne et cherche refuge sous ses longs cheveux blonds. Cela semble satisfaire Mathias qui lui lance des paroles de réconfort, d’encouragement.
" Voilà… c’est bien… tourne-toi ! "
Impossible pour elle de désobéir à ce qui a l’intonation d’un ordre. Comme elle tarde à s’exécuter les larges mains du rustre s’emparent de ses hanches et lui imprime, comme dans une valse, un mouvement de rotation. Le couple se dévoilent ainsi de trois quarts à mes yeux fascinés. Les mains de l’homme ne quittent pas la taille de la jeune fille et lui impriment un mouvement de bascule vers l’avant tandis que d’un pied il écarte les jambes de sa victime. La lycéenne penchée vers l’avant, coudée contre la paroi de paille, pose son visage dans ses bras. Elle émet encore quelques supplications bredouillantes, presque inaudibles. La voici totalement offerte et odieusement exposée, la croupe tendue et les reins cambrés à l’extrême. La vision du corps proposé à ses caresses ne calme pas Mathias. Il parcourt de ses mains fiévreuses le dos de la jeune fille, explorant sans vergogne ses reins et ses flancs. Encouragé par la passivité de sa victime, il lance prestement une main inquisitrice entre les jambes écartée. La jeune fille a un cri de surprise et de détresse mêlée. Mon cœur se met à battre plus fort. Je me pince les lèvres pour ne pas faire écho à son désarroi alors qu’elle lance de nouveau des plaintes suppliantes. Elle tente ainsi, une dernière fois, de faire appel à la compassion de l’homme pour qu’il lui épargne la déchéance qui s’annonce.
Mais le rustre reste sourd à ses supplications et fouille fébrilement au niveau de la braguette de son pantalon de velours. Il semble ne pas réussir dans son entreprise car il est obligé de lâcher l’entrecuisse de la jeune fille pour venir au secours de sa main gauche. Le pan de la veste est rejeté un court instant sur le côté et me dévoile le sexe tendu de l’homme qu’il vient enfin de parvenir à extirper de son pantalon.
Je n’ai pas le temps d’en voir plus. Mathias se précipite sur la croupe offerte et son forfait est accueilli par le cri perçant de la jeune étudiante. Même si je ne peux le voir, je devine aisément que le régisseur vient de forcer l’intimité de la jeune fille de la plus violente des façons. Un nouveau coup de rein pour affirmer sa victoire. Un nouveau glapissement de l’adolescente. Elle a, sous la violence de l’assaut, dans un spasme incoercible, rejeté la tête vers l’arrière, laissant apparaître son visage grimaçant mouillé de larme. Mathias lance un cri guttural de contentement, un cri rauque et puissant, couvrant les plaintes aiguës de la lycéenne.
Je suis consternée.
Je connais Mathias comme un homme amène, ferme mais d’une douceur rassurante. Et surtout avec moi, la fille du propriétaire du haras. Pourtant, à ma stupéfaction, il se livre sous mes yeux à une transformation effrayante. Son visage se congestionne et vire au violacé. On peut lire la concupiscence sur les traits déformés de son visage. Il me fait peur ! Ses gestes sont saccadés, farouches. Il assène de grands coups de rein frénétiques au corps écartelé de sa pauvre victime. Des coups de rein ponctués de clameurs de bûcheron ahanant dans l’effort. Ne prêtant aucune considération aux cris et aux pleurent que provoque chacune de ses charges. Au comble de l’excitation, il ne peut s’empêcher d’accabler sa jeune victime des mots les plus odieux. Mots qui parviennent à mes oreilles abasourdies.
" Haa ! Ma petite salope… Tu aimes çà, hein ?… Tu aimes te faire fourrer... et comme çà ?… Tu aimes bien petite pute…Hein ? …Hein ? Ha ! La saalope !…" Et plus il lance ses infâmes imprécations, plus ses mouvements se précipitent comme pour accentuer chacune de ses insultes d’une pénétration rageuse. Il me semble qu’il reporte toute sa fureur sur les reins de la blonde fragile, les mains crispées sur sa croupe. Le corps de l’adolescente tressaute à chaque assaut comme une poupée de chiffon désarticulée et ses cris aigus s’élève dans l’air jusqu'à disparaître dans un paroxysme de vagissement tandis qu’elle secoue désespérément sa tête en tous sens.
J’ai le souffle coupé devant la bestialité de la scène. Une peur panique me gagne et cependant je demeure les yeux écarquillés pour ne pas en perdre une miette. Je suis partagée entre l’envie de fuir, de hurler, pour interrompre l’agression et l’étrange sentiment de plaisir qui chauffe mon ventre et amollie ma raison.
Ma réflexion est interrompue par un dernier rugissement que vient de pousser l’homme. Tétanisé, le bassin projeté vers l’avant, les mains crispée sur les hanches de l’étudiante nue pour en verrouiller la prise, il reste pétrifié telle une statue de marbre, la tête renversé la bouche grande ouverte. Il vient de jouir au plus profond du ventre de la jeune fille qui, désespérée, étreint de toutes ses forces des poignées de paille arrachées aux bottes sur laquelle elle s’arc-boute. Vaincue, elle attend passivement que le rustre achève de lui servir l’ignoble preuve de sa victoire, de son emprise.
Le silence s’installe, à peine troublé par les sanglots étouffés et les reniflements de la jeune fille. Ils restent ainsi un long moment soudé l’un à l’autre. Mathias reprend peu à peu ses sens. Ses mains viennent flatter la croupe de l’adolescente comme il le ferait d’une pouliche et comme pour la rassurer ou la féliciter, il lui parle à voix basse. Elle ne réagit pas et reste appuyée contre le mur de paille, le visage enfoui dans ses bras.
Lentement Mathias se dégage en s’écartant des fesses tendues, extirpant de l’entrecuisse de la jeune fille l’instrument encore roide et luisant du forfait. Il se penche sur les épaules de l’étudiante et lui parle encore. Des paroles que je ne saisis pas. Elle se redresse lentement, raide comme un pantin mécanique. Elle garde la tête baissée mais la détourne vivement lorsque ses yeux accrochent la vision du sexe à demi tendu qui vient de forcer son ventre et que l’homme n’a pas pris la peine de dissimuler. Il rit de sa pudeur. Pourtant elle ne cherche plus à se cacher aux yeux de celui qui vient de l’outrager. Sa volonté semble annihilée. Le régisseur l’enserre des ses bras et la dirige vers une botte de paille où ils s’assoient tous les deux. Comme elle paraît fragile, recroquevillée de honte, au coté de la carrure herculéenne. L’homme lui parle longuement. Elle hoche souvent la tête, comme pour appuyer sa résignation.
Je n’entends pas ce qu’ils se disent. Je cligne enfin des yeux et les lèvent vers le ciel.
Mon cœur loupe un battement. Quelle heure peut-il être ? Le soleil est très bas sur l’horizon et va bientôt se coucher derrière le rideau d’arbre qui marque la limite du haras. Il faut que je rentre de toute urgence ! Mais je suis coincée là. Impossible de bouger de dessous mon buisson-cachette sans qu’ils ne me voient !
Mon regard revient sur le couple en grande discussion. Mathias a posé une main sur la cuisse de la lycéenne et la caresse langoureusement. La jeune fille redresse la tête. Enhardit, de sa cuisse l’homme lance sa main sur la poitrine ainsi découverte. Elle détourne son visage lorsqu’il tente de l’embrasser mais elle ne se débat pas. Malgré cette rebuffade L’intérêt de l’homme semble se réanimer. Il l’a pousse vers l’arrière. Elle se laisse allonger dans le foin sans résister, les bras au-dessus de la tête, dans une attitude de total abandon. C’est plus qu’il n’en faut pour que l’insatiable, d’un geste rapide, ôte sa veste de velours et sa chemise, lui écarte les jambes et se laisse choir sur le ventre tendu de l’adolescente.
L’occasion est venue ! Il me tourne maintenant le dos et sa carrure me dissimule aux yeux de la jeune fille ! Inutile de m’attarder, bien que l’envie en est grande. Je sais maintenant quelle abjection va se répéter dans cette grange. Toujours accroupie de fais un demi pas en arrière, puis un autre, sans les quitter des yeux. Mais ils ont maintenant d’autres préoccupations que celle de surprendre la petite fille rousse qui s’éloigne en se mordillant les phalanges, tentant de faire un tri sur toutes les images et émotions brûlantes qui la traversent.

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26 déc. 10

Chap.10. La cachette dévoilée.

J’aurais du le voir !
Trop occupée a contempler les ébats du trio… Certainement !
Un spectacle que maintenant je me lassais plus de contempler.
Mais j’aurais du le voir !
Et qu’aurais-je fais alors ? … Hurler ? … Les prévenir et ainsi me découvrir ? Dans ma tête les questions se bousculent. Je suis revenue à la maison totalement chamboulée. Je suis montée dans ma chambre en grimpant les escaliers quatre à quatre. Un sentiment de culpabilité et d’impuissance me noue le ventre. Recroquevillée sur mon lit je revois la scène au ralenti.

La large silhouette sombre a surgi devant la porte de la grange, juste devant moi.
Sans que rien ne prévienne de sa venue !
Mathias est le régisseur du haras. Il s’occupe de l’intendance, mais je ne savais pas alors qu’il visitait régulièrement les bâtiments du domaine pour en vérifier l’état. A l’approche de l’automne, il venait certainement en fermer les portes pour protéger les foins des prochaines ondées. La surprise est totale des deux côtés. Et la scène des plus édifiante pour le régisseur. La jeune fille est totalement nue, recroquevillée aux pieds des deux garçons qui viennent de une nouvelle fois de se partager ses faveurs, comme ils sont en train de se partager une cigarette, avec délectation.
Et c’est certainement cette cigarette allumée, si près des herbes séchées, qui fait rugir Mathias.
Tout s’accélère soudainement, les deux garçons bondissent comme des diables hors de leurs boîtes, s’emparent prestement de leurs effets et en un éclair s’élancent sur le chemin, torse nu, sans demander leur reste.
Il en est autrement pour la jeune fille.
Elle est moins prompte à se relever encore sonnée par les outrages auxquels l’ont soumis les deux jeunes gens. Gênée par la paille qui lui griffent les chevilles, elle se redresse maladroitement, cachant sa poitrine d’une main et cherchant de l’autre ses habits éparpillés dans la grange en lançant des gémissements de désespoirs. Elle sait qu’elle ne peut échapper à la vue de l’homme qui vient de surgir et ses tentatives de se rhabiller sont vouées à l’échec.
Totalement désorientée, elle s’élance, sautille, trébuche, crie et pleure tout en essayant de retrouver ses vêtements. Au comble de la panique, elle tente de sortir en courant du bâtiment, encore nue, avec quelques vêtements à la main.
C’est sans compter la colère du régisseur qui a certainement besoin de fustiger ces jeunes squatters sans vergognes. Alors qu'elle est sur le point de franchir le seuil, il se saisit au vol du poignet de la jeune étudiante et la ramène violemment à l’intérieur de la remise. Surprise, dans un grand cri aigu, la jeune fille lâche ses effets qui s’éparpillent de nouveau à ses pieds. Tétanisée, elle renonce à toute tentative de fuite. Elle fait juste un pas en arrière en portant une main devant son bas ventre, barrant de l’autre sa poitrine.
Face au régisseur elle semble fragile et vulnérable comme une biche prise au aboie.
Mathias est une force de la nature. Et il en faut de la force pour diriger le petit monde du haras, tout en s’acquittant des travaux de ferme nécessaire à la vie de l’élevage. Un jour je l’ai vu soulever sans effort un poulain et le porter sur ses épaules pour le rétablir dans son box. Et c’est tel un fétu de paille que souvent il se saisit de moi pour me déposer avec délicatesse sur le dos, a cru, d’un anglo-arabe. Une carrure de géant rehaussée par la veste de velours côtelé qu’il porte en permanence et un regard sombre qui coupe court toute protestation des lads en faute ou au travail insuffisant
La jeune fille ne pouvait que se sentir écrasée par le regard d’un tel homme. Elle se recroqueville sur elle même et fait de nouveau un pas en arrière en bredouillant des excuses lorsque Mathias s’approche d’elle, la grondant d’une voix forte.
Je suis aussi tétanisée que la lycéenne. Mon cœur bat la chamade et je partage sa honte de se retrouver ainsi nue, jugée, fustigée. Mais je n’ose pas bouger pour m’enfuir de peur d’être à mon tour découverte. Je suis si proche que je peux saisir les bribes de la remontrance.
"…Vous voulez mettre le feu ou quoi ?…"
"… qu’est ce que tu fais avec ces garçons ?…
La jeune fille est en larme, ses épaules tressautent sous ses sanglots. Elle tremble de tout son corps
" … et tes parents… si ils savaient… "
Sous la menace de dénonciation sa tête se redresse vivement. Elle a une grimace de supplication. Le sang a quitté son doux visage. Ses longs cheveux blonds sont collants de sueurs malsaines. J’ai l’impression qu’a chaque instant elle va s’évanouir de terreur. Elle réussit à bredouiller entre deux sanglots, des mots incompréhensibles, mais que je devine être une imploration à la clémence.
Cela semble calmer le courroux de l’homme. Il fait un pas vers elle et lui pose une main sur l'épaule. Instinctivement, elle recule, cherchant à éviter le contact de la main que je sais calleuses. Son dos heurte les bottes de pailles empilées derrière elle. La main rugueuse glisse le long de son bras et se saisis du poignet pour l’écarter de sa poitrine. Le silence se fait. La jeune fille détourne la tête de dépit lorsque lâchant son poignet la main vient effleurer l’aréole rosée de son sein. La caresse se fait plus précise, et se sont maintenant les deux immenses paluches qui viennent couvrir de caresses la poitrine dévoilée.
Dans le silence qui a suivi la colère de Mathias je peux percevoir le " Ohh! Non... s’il vous plaît ! " de l’étudiante. Elle a une esquisse de refus en portant sa main vers sa poitrine. Le régisseur lui murmure une phrase d’une voix rauque. Une menace ou un ordre, apparemment, car la jeune fille interrompt son geste en crispant son poing et le laisse retomber le long de son corps passivement.
Je porte ma main à la bouche et me mordille nerveusement les ongles. Il ne me faut pas un dessin pour comprendre ce qui est en train de se passer. Le corps menu de l’adolescente disparaît presque derrière la silhouette massive du rustre et je peux deviner au mouvement de ses coudes qu’elle est en train de subir l’exploration systématique de son corps par les mains fiévreuses de son agresseur.
Des gémissements implorants me parviennent à peine couverts par la voix profonde et puissante.
" …Tais-toi, donc petite garce…Qu’est ce que tu crois… Tu feras plus la fière …crois-moi…Si t’es parents… "
J’ai la confirmation de l’ignoble chantage que l’homme vient d’exercer sur la jeune fille.
Une chaleur intense monte de mon ventre et gagne mes joues.
Honte, pudeur ou excitation malsaine ?

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08 déc. 10

Chap 9. Traces.

Je n’ai pas pu résister.
Comme hypnotisée par les ébats qui venaient une fois de plus se dérouler sous mes yeux et à peine le trio parti comme un automate je me suis levée, les yeux rivés sur la grange.
Il faut que je sache !
Il faut que je sache ce que cela fait d’être là bas !
Au fil des jours cette grange a pris un caractère presque sacré pour moi. Le temple païen ou j’assiste, dévotement, à une véritable révélation.
Un pas, puis un autre. Mon cœur bat la chamade. Mes oreilles bourdonnent. Un dernier regard vers le chemin. Personne !
Ils sont loin maintenant.
La paille crisse sous mes pieds. L’entêtante odeur de foin coupé monte à mes narines. Ma respiration est bloquée par l’émotion. J’ai un profond soupir et cet afflux d’air frais me réanime un peu.
Je lance un regard circulaire. Au centre des bottes de paille s’est formé comme une sorte de nid où le fourrage a été foulé par leurs ébats. Je m’avance d’un pas timide vers une des bottes, la plus proche. Elle a accueilli, sous mes yeux, la jeune fille nue. Sur cette couche rugueuse sa peau a été caressée, sa poitrine malmenée, sa bouche sollicitée de la plus odieuse des façons. Sur le dos, les bras maintenus par jeu, les jambes largement écartés, elle a offert sans plus aucune pudeur son ventre à l’assaut répété des deux garçons insatiables.
La trace de son corps martyrisé est encore imprimée sur le foin coupé.
Je déglutis et tends la main.
Le contact de la paille, à l’endroit même de l’outrage, provoque un frisson qui court le long de mon bras. Cela me paraît encore chaud. Ma poitrine se sert d’émotion. J’ai une brusque envie de fuir, comme sous la menace d’un danger imminent. Et pourtant sans même m’en apercevoir, comme mue par une force irrépressible, je me retrouve assise à sa place encore chaude, le cœur battant à sortir de ma poitrine. Une brusque chaleur explose entre mes jambes et monte à mes joues. Ma bouche s’entrouvre de surprise.
Je n’y tiens plus ! Je porte les mains à mon ventre et dégrafe lentement la ceinture de mon pantalon. Tout l’intérieur de mon être me crie d’arrêter, mais je ne peux pas ! Un dernier regard vers la porte lumineuse de la grange et mes doigts se glissent sous l’élastique de mon slip cherchant fébrilement le foyer qui incendie mon ventre. L’intérieure de ma culotte est moite et humide. La scène à laquelle je viens d’assister a laissé les traces subtiles de mon excitation.
Mes jambes serrées m’empêchent d’aller bien loin. D’un coup de rein rapide je me relève brièvement et abaisse à demi mon pantalon de jean. La paille griffe la peau délicate de mes reins lorsque je retombe sur la couche d’infamie. Mais j’en ai cure. Je m’allonge en arrière et ramenant les genoux sur moi écarte largement les cuisses. Cette fois le passage est aisé et mes doigts fébriles se précipitent dans la fournaise suintante. Comme le contact en est doux ! Une décharge électrique traverse mes reins, mes yeux se révulsent et ma respiration s’accélère.
Je deviens folle et plus rien ne compte que la vague brûlante que je sens monter au plus profond de mon être. Sur mes paupières fermées je vois défiler les ébats du trio. Des sexes entrent et sortent en cadence du ventre liquide de la lycéenne, sa bouche bâillonnée par les verges tendues hurle dans un crie silencieux son humiliation et son dégoût.
Un dégoût qui me ravie et m’excite au plus au point.
Cette humiliation je veux la faire mienne !
Les doigts de ma main gauche glissent sous mon sweet e ten caressent fébrilement les pointes vibrantes de mes seins juvéniles, les quittent à regret et se précipitent entre mes lèvres. J’ouvre la bouche en grand et y introduit deux doigts mimant avec frénésie la caresse buccale que vient de prodiguer l’étudiante à ses tortionnaires d’amour.
Dans mon délire, je veux qu’ils reviennent!
Qu’ils m’arrachent mes vêtements m’écartèlent et me fassent subir les doux tourments de leur précédante victime. Je ne me débattrais pas, j’ouvrirais mes cuisses docilement et leur offrirais ma bouche consentante…
Un éclair lumineux glisse devant mes yeux. Sous la décharge d’un arc électrique mes reins se cambrent alors que je ne peux retenir un cri aigu. Mes doigts se figent sur le bouton sensible de mon ventre. Je retombe tétanisée le souffle coupé la tête vibrante de mille éclairs sur le lit de foin coupé.
Je reste un instant assommée par mon plaisir. Mes doigts jouent négligemment avec le duvet roux de mon bas ventre. Sous la violence de mes spasmes mon slip et mon pantalon ont glissé sur mes cuisses découvrant la fleur vierge de mes tourments.
Une soudaine inquiétude me serre la poitrine. Et si on me surprenait ainsi ? Après tout je ne suis peut être pas la seule a épier cette grange ? Je redresse la tête et lance un regard au delà de la vaste porte. Un froid glacial me court le long du dos. Prise de panique, je me relève d’un coup prenant appui sur le bord de la botte de paille. Je porte les mains à ma petite culotte de coton pour la remettre en place ainsi que mon pantalon. Je me rends compte alors que des brins de paille restent obstinément accrochés à ma hanche. Je la frotte négligemment de la main et la retire comme sous l’effet d’une brûlure. Mes doigts ont essuyé une substance visqueuse qui colle les brins a ma peau. J’ai une grimace de dégoût en comprenant immédiatement de quoi il s’agit. En me couchant dans la paille sans précaution, je me suis souillée des traces qu’on laissées échapper les hommes. Peut être même cette substance vient-elle du ventre de la jeune étudiante ? Je reste un instant interloquée puis vérifie que d’autres taches ne souillent ma peau blanche. Je frissonne une dernière fois essuyant fébrilement ma main sur la cuisse de mon jean.
Mon excitation est retombée d’un seul coup. Prenant mes jambes à mon cou, je cours sur le chemin qui me ramène au haras. Le ciel est bas et l’air est de plus en plus frais. C’est la fin de l’été et je me dis avec dépit que le froid va certainement chasser les amoureux vers des lieux plus cléments et que les ébats des trois jeunes gens allaient certainement prendre fin… Mais je ne soupçonnais pas de quelle façon !

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20 nov. 10

Chap.8. La confidente.

Tous les jours je suis au rendez-vous.
Et c’est avec une régularité de métronome que le trio regagne sa cachette pour s’y livrer aux plus étranges des ébats. Chaque fois je suis fascinée. Tiraillée entre une honte diffuse et le plaisir veule qui me fait vouloir en savoir plus.
Et je ne suis pas déçue !
Le ballet est maintenant bien réglé.
L’adolescente n’est plus qu’un pantin entre les mains des deux garçons. Au fil des jours sa résistance et sa volonté semblent avoir disparu. Elle quitte ses vêtements d’elle-même, s’allonge sur le dos et ferme les yeux attendant l’assaut des deux hommes. Souvent cela ne suffit pas à les contenter. Et leurs ébats prends des allures de jeux. La jolie blonde se prête alors à toutes leurs turpitudes. J’assiste médusée à son humiliation ; A quatre pattes sur le sol ou bien debout, penchée en avant les reins tendus les mains et le visage appuyé sur les bottes de paille alors que ses tourmenteurs lui caressent en riant les cuisses et les fesses ainsi offertes, avant de la posséder à tour de rôle. A tour de rôle et même ensemble ! Quand la fantaisie leur prend de lui imposer d’ouvrir la bouche et d’écarter les jambes pour en faire le même usage, au même moment. Les protestations indignées ou suppliantes de la jeune fille ont cessé depuis longtemps. Mais les assauts des garçons sont souvent menés avec une telle vigueur qu’ils me font percevoir ses cris de détresse depuis ma cachette.

Je n’ai pas manqué un seul de ces rendez-vous. La confusion a cédé la place à mon émoi juvénile. Le plaisir malsain de voir ainsi s’ébattre les jeunes gens me donnait l’impression d’entrer de pleins pieds dans le monde des adultes. Cela était un peu comme si cette lycéenne dévergondée partageait, sans le savoir, un peu de ses tourments avec moi. Mon ventre brûlant et humide, parcouru d’étranges trépidations qui montent le long de ma colonne vertébrale pour en faire hérisser les cheveux de la nuque, en est le témoin.
Maintenant, mes nuits sont les refuges de mes ébats imaginaires dans la grange. Mes mains découvrent mon corps et la douceur de sa peau. Les images des ébats érotiques défilent devant mes paupières closes alors que me mains s’emparent de ma poitrine menue et que mes doigts en dressent les pointes à me faire mal. Et j’ai cru mourir de honte lorsque figée dans la nuit je retenais sous les draps, en serrant les lèvres, les gémissements incontrôlables que déclenchent mes caresses les plus intimes.
La vision de mon entourage en a été profondément changée. Sans raconter l’histoire de la grange et en me confiant à mots couverts, j’ai compris que mes amies aussi se livraient, et certaines sans vergogne, dans la chaleur de leurs lits à une exploration méthodique de leur sensualité naissante et des merveilleuses possibilités de plaisir que leur offrait leurs corps. Dans la cour de l’école j’ai souvent rougi violemment lorsque à voix basse, avec des airs de conspiratrices, mes copines me prenaient à témoins et qu’elles me posaient des questions que je n’aurais jamais osées imaginer, il y a encore quelques semaines.
Un monde de sensualité s’ouvrait brusquement à moi.

Le soir j’observe ma sœur à la dérobée. Elle est belle, un corps athlétique, agréable et sa longue chevelure de bronze en rehausse l’éclat. Avant, je ne la voyais que comme " jolie " Maintenant je la découvre sensuelle, voluptueuse. A 19 ans elle a des petits amis et je ne peux m’empêcher de l’imaginer entre leurs bras. Se livre telle aussi aux même ébats ?…Je fais une grimace involontaire.
Elle se sent examinée. Elle tourne son doux visage vers moi et me sourit. Embarrassée, je rougis violemment et détourne la tête en souriant à mon tour. Elle me dira plus tard qu’elle avait deviné mes tourments sans en connaître la cause.
Je ne me doute pas encore, alors, qu’elle sera bientôt la confidente attentive de mes aventures avec Marc.

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31 oct. 10

Chap.7. Un outrageux baiser.

La jeune fille tente de se redresser, croyant l’assaut fini. Mais d’une main posée sur sa poitrine le garçon brun la maintient couchée alors qu’il s’adresse à son copain en riant. Il ne faut pas beaucoup d’imagination pour deviner ce qu’il lui dit. Sans se le faire dire deux fois, son ami s’installe à son tour entre les cuisses de la lycéenne. Je comprends qu’une nouvelle fois elle va devoir accepter l’assaut des deux garçons. Un petit cri, elle tente de se redresser. En vain. Sa tête s’agite en tous sens et je peux percevoir, sans la comprendre, sa voix suppliante s’adressant à son premier amant, celui, qui semble être son fiancé. Pour toute réponse il lui sourit et tente de la calmer. Sa supplique doit être de pure forme, simplement pour montrer sa désapprobation car elle se calme bientôt et semble accepter ce que son étrange bien-aimé lui demande, a savoir accorder l’hospitalité de son ventre à son copain.
Et il ne se prive pas d’en profiter ! La pénétration est rapide. Se trémoussant comme un beau diable, ses fesses laiteuses se contractent en rythme et assènent un chapelet de coups de rein frénétiques à la jeune fille écartelée. La tête rejetée en arrière, elle ne bouge pas, comme assommée par l’assaut.
Cela va durer longtemps.
Parfois son assaillant s’interrompt penchant sa tête sur la poitrine offerte, lui embouchant avec gloutonnerie la pointe des seins. L’adolescente a tourné la tête sur le côté cachant son visage sous ses cheveux et portant un poing fermé à sa bouche qu’elle mord nerveusement.
Elle n’a pas l’air d’apprécier du tout, mais semble maintenant résignée à subir les assauts de l’homme jusqu’au bout, sans plus se débattre. Et comme lors de ma première observation la fin inéluctable me semble un peu chaotique. Le garçon s’arc-boute sur les hanches de l’adolescente et d’un ultime coup de rein s’enfonce en elle une dernière fois lâchant vers le ciel un cri de jouissance intense que je perçois jusqu'à ma cachette.
Apparemment il a pris son plaisir et d’une manière des plus bruyante. Son copain qui tient fermement la jeune fille blonde par les épaules, rigole et lance un commentaire que je ne comprends pas. Ce qui m’agace au plus au point. Décidément, il va falloir que je me rapproche, pour satisfaire ma curiosité !
L’assaillant reste un instant allongé sur le corps nu écartelé de l’étudiante et après avoir repris son souffle se redresse lentement, se dégage des cuisses de sa victime et se laisse rouler sur le coté, le visage extatique barré d’un sourire ravi. Content de l’aubaine que lui offre son copain !
Ils discutent un instant entre eux. Certainement pour échanger leurs impressions. La jeune fille reste allongée, muette et referme lentement ses cuisses me cachant la jolie fleur nacrée ourlée de fils d’or qu’ils viennent de forcer à tour de rôle.
Mon ventre émet de drôle de crépitement. Je ne sens plus l’ankylose de mes jambes repliées sous moi. Je m’aperçois que l’excitation m’a fait mordre la lèvre jusqu’au sang.
La conversation entre les deux garçons cesse. Le plus âgé se relève entraînant avec lui l’adolescente. Elle a l’air sonnée et titube un peu. Il l’enlace, lui murmurant certainement quelques consolations à l’oreille. Elle passe alors ses bras autour de son cou et pose son visage sur sa poitrine. La verge du garçon est restée tendu et elle s’appuie, impudique et conquérante, contre le flanc de la jeune fille. Ils restent ainsi un long moment enlacés, debout, au milieu de la grange.
Il me semble qu’il lui murmure quelque chose à l’oreille. Les épaules de la fille s’affaissent et elle a un petit signe négatif de la tête qui secoue ses cheveux. Le garçon s’agenouille alors sur le sol entraînant l’adolescente dans son mouvement. A peine est-elle à genoux face à lui qu’il se redresse vivement, présentant son sexe dressé face à son visage. Par pudeur elle détourne la tète, mais reste à genoux. Il interpelle son copain blond qui vient se placer derrière l’adolescente. Il lui donne des instructions à voix basses et inaudible pour moi. Mais il semble avoir parfaitement compris ce qu’il doit faire. Il se saisit des poignets de la jeune fille qui a un mouvement de fuite et lui ramène violemment dans le dos. Surprise, elle tente de se redresser et d’échapper à son étreinte. Mais il est beaucoup trop fort et son ami lui vient en aide en saisissant la jeune fille par les cheveux et lui tirant vers l’arrière l’obligeant ainsi à rester à genoux la tête relevée. Dans un même mouvement rapide il lui écarte les genoux et donc les cuisses avec son pied l’empêchant ainsi de basculer à droite ou à gauche seule possibilité pour elle de se soustraire à leur étreinte. Elle proteste vigoureusement et je peux entendre ses cris de désarroi, et la voix de son amant qui tente de la calmer, de la rassurer, de la flatter même! A peine a-t-elle renoncée à se débattre que le garçon lui plaque le gland de son sexe sur les lèvres.
Je reste étonnée, les yeux écarquillés. Ainsi, ils n’ont pas renoncé à leur étrange proposition ! Se servir de la bouche de l’étudiante comme ils l’ont fait de son sexe. Dans mon for intérieur je me dis que cela est impossible tellement cela me semble odieux et contre nature. Et puis si son ventre l’a péniblement accueillis, je doute des capacités de sa bouche à en faire autant !
Cela semble aussi être l’avis de la lycéenne car elle détourne vivement la tête. Mouvement de refus qui ne suffit pas à décourager son tourmenteur. Plusieurs fois il va l’obliger à redresser la tête, plusieurs fois il va lui présenter sa verge devant la bouche tentant d’entrouvrir et de forcer ses lèvres. Sa vigueur et son empressement me font comprendre qu’il ne renoncera pas.
Les défenses de la jeune fille faiblissent peu à peu. Elle tente bien plusieurs fois de se redresser d’un coup de rein. Mais cela lui est impossible. Elle est trop bien maintenue par la poigne vigoureuse des deux jeune gens. Est ce la lassitude devant une vaine résistance ou bien le discours rassurant et encourageant que lui prodige le jeune impatient ? Toujours est-il qu’elle finit par ne plus se débattre et entrouvre même les lèvres laissant le passage au bélier de son assiégeant.
Je suis stupéfaite ! Comment peut-elle accepter un outrage aussi dégradant ? Je crois que moi j’aurais lutté jusqu'à la mort plutôt que de consentir à une caresse aussi avilissante. J'ai une moue de dégoût et pourtant reste captivée par l’acte odieux qui se déroule sous mes yeux, à quelques mètres de moi.
Le garçon, maintenant sûr de sa victoire, investit brutalement la place. A peine a-t-elle entrouvert la bouche qu’il s’y enfonce rapidement. Surprise la lycéenne à un spasme de tout son corps et tente désespérément une dernière fois de repousser le pieu de chair qui force ainsi ses lèvres. Mais trop tard, la brèche est ouverte, Le garçon s’y est engouffré et rien ne le fera renoncer. Il affermit sa victoire en se saisissant de la tête de l’étudiante pour la calmer et lui caresse doucement les cheveux tandis que la bouche distendue de l’adolescente avale encore un morceau de sa verge que je vois peu à peu disparaître entre ses lèvres. Des larmes perles et roulent sur ses joues écarlates.
L’acolyte constatant que son copain a réussi là, où hier, il avait échoué ne peut s’empêcher de l’interpeller à voix forte que je peux percevoir à la limite de mon audition.
- …Alors ?… C’est bon ?…Elle suce bien ?
Je n’entends pas la réponse du chanceux mais il me semble qu’a son sourire radieux, cela lui procure effectivement un bien-être inégalé. D’ailleurs il entame pour se conforter un petit va et vient entre les lèvres de la lycéenne qui supporte maintenant stoïquement, la bouche grande ouverte, l’immoral assaut. Plus il s’agite ; plus le piston s’enfonce dans la bouche de la jeune fille jusqu’au point ou il me semble qu’il va finir par y entrer entièrement. Le visage de l’adolescente est devenu cramoisi, sa poitrine se soulève irrégulièrement, contrainte qu’elle est de respirer par le nez. A chaques coups de boutoir, elle a un haut de cœur nauséeux. Je me dis qu’elle doit certainement étouffer. Mais cela n’a pas l’air d’inquiéter son assaillant qui la saisi par les oreilles pour la forcer, un court instant, à engloutir sa verge jusqu'à la garde.
Je reste stupéfaite ! Cela dément ce que je pensais ! Ainsi il est possible a l’homme d’introduire la totalité de son sexe dans la bouche offerte. Je n’aurais jamais cru cela concevable ! Je ne peux m’empêcher de porter mes doigts à la bouche. Oh ! Bien sur, cela semble difficile, et les hauts de cœur de la jeune fille indiquent bien que l’entreprise n’est pas aisée et est très pénible pour elle.
Mais cela est possible ! Je pousse les doigts au fond de ma bouche et touche par inadvertance la luette qui barre l’accès de ma gorge. Je retire précipitamment les trois doigts de ma bouche, luttant contre une brusque envie de vomir. Je viens de comprendre à quel calvaire est soumise la jeune étudiante !
La contrainte qu’elle endure n’inquiète pas le moins du monde le jeune homme qui force plusieurs fois de suite la jeune fille à l’emboucher jusqu'à la garde. Et a chaque fois elle a une grimace de souffrance, fronçant les sourcils de détresse, soulevant ses fesses de ses talons comme si elle cherchait sa respiration. Le rythme s’accélère, à tel point qu’elle se débat de nouveau comme devant une nouvelle menace. Le copain qui lui maintient les mains dans le dos lui pèse sur les reins pour qu’elle se calme mais rien n’y fait. Pourtant inexorablement, sans se soucier du désarroi de la jeune fille, le piston de chair luisant de salive glisse avec une rapidité accrue entre ses lèvres.
Soudain, le jeune homme se cambre et se tétanise enfonçant une dernière fois et en totalité sa verge dans la bouche martyrisée, ses deux mains crispées dans ses cheveux. Malgré son bâillon de chair je peux deviner le hurlement de protestation étouffé de la jeune fille. Couverte par le crie de jouissance de l’homme.
Je devine ce qui vient de se passer. Sa gorge a reçu l’hommage qui aurait dû être destiné à son ventre ! J’ai une grimace de dégoût involontaire en comprenant que le garçon surexcité est en train de jouir dans sa bouche.
Et sa jouissance se prolonge. Il bloque de ses mains puissantes la tête de l’adolescente lui empêchant tous mouvements de fuite ou de retrait, l’obligeant ainsi à attendre qu’il termine son effusion entre ses lèvres.
D’un commun accord les deux garçons ont libéré la jeune fille.
Le brun a ôté son sexe de sa bouche alors que l’autre a lâché ses poignets qu’il avait fermement maintenu durant toute l’opération. De nouveau libre de ses mouvements l’adolescente se jette sur le sol en crachant et en toussant. Les deux garçons éclatent de rire et se moquent copieusement d’elle. Elle n’en a cure et a quatre pattes dans la paille continue à expectorer l’odieuse liqueur qui souille sa bouche et sa gorge. Elle finit par s’asseoir sur le sol et se met à sangloter essuyant les larmes de ses joues. J’imagine la honte et le dégoût auquel elle doit faire face ! Et il faudra longtemps et de patients efforts de la part de ses tourmenteurs pour la consoler. Il faut croire qu’elle leur pardonne leurs turpitudes car, après s’être rhabillés, ils sont repartis bras-dessus bras-dessous.

Quelle étrange relation la lie à ce garçon brun ? Pourquoi accepte telle d’être ainsi traitée ? Je commence à entrevoir l’étonnante possibilité qu’elle ne peut refuser de subir le désir des deux hommes....
Mais pour qu’elle raison ?
Par amour ou par contrainte ?

Posté par isabelle_mad à 21:14 - - Commentaires [7] - Permalien [#]