23 juin 10

Le marché aux esclaves.

Pourquoi me regardent-ils ainsi ?
La foule vrombissante a les yeux fixés sur moi. Cela s’agite, parle à haute voix.
Des interpellations jaillissent
- A poil !… On veut la voir à poil !
Des cris, des poings qui se tendent le pouce tourné vers le haut.
Des mains me saisissent les poignets et me les tordent dans le dos. Une silhouette massive, menaçante, se place face à moi et me cache de la foule. Ses mains sombres s’emparent de mon chemisier blanc et le déchire violemment dénudant ma poitrine.
Que se passe t il ?
Je voudrais me débattre, mais je n’y arrive pas !
Je voudrais crier, mais aucun son ne franchit mes lèvres !
Passive ! Je reste passive, sans réaction. La puissance qui émane de la foule électrisée me tétanise.
Des murmures d’approbation et des rires fusent lorsque mon chemisier touche le sol. Des applaudissements éclatent lorsque la silhouette massive fait un pas de côté dévoilant ma poitrine aux yeux avides. Les mains dans mon dos me tordent les poignets un peu plus me faisant cambrer et pointer mes seins tendus vers le ciel.
Nouveaux applaudissements, nouveaux beuglements.
- A poils… On veut la voir nue ! Nue !
Je ferme les yeux et pourtant a travers mes paupières, je continue de voir la nuée aux visages grimaçant, déformés par la luxure et l’envie.
Les mains s’emparent de mes hanches et cherchent à tâtons les boutons qui ferment mon jean. Je réagis enfin. Faiblement. Je me tortille pour essayer de retarder ce que je sais maintenant inéluctable. Je vais me retrouver nue en face de la foule hystérique. Mon pantalon glisse le long de mes hanches. L’assemblée se déchaîne. Le pantalon vole à travers la salle des mains se précipitent pour s’en emparer.
Des cris de joie et d’encouragement incitent mes bourreaux à aller plus loin.
- Le slip, …Le slip…Scandent-ils en cœur.
Je crois m’évanouir lorsque des doigts se glissent sous l’élastique de ma petite culotte et la baissent vers mes genoux. Découvrant mes parties les plus intime, rasée de près, au yeux injectés de la multitude. Un tonnerre d’applaudissement salut ma nudité, enfin presque puisque les mains se sont arrêtées de baisser le slip et me l’on laissé suspendu à mi-cuisses ajoutant à ma honte d’être ainsi à demi déculottée. Je serre les cuisses et les genoux pour qu’il ne tombe pas plus bas Des rires goguenards accompagnent mes tortillements de jeune fille pudique qui cherche désespérément à protéger le peu qu’il lui reste de dignité.

le_marche

Et pourtant, de me sentir nue sous des milliers d’yeux concupiscents ne provoque pas que de l’effroi. Une intense chaleur monte peu à peu de mon ventre. Un crépitement électrique cours le long de mon periné remonte le long de ma colonne vertébrale et me font révulser les yeux. Mon dieu ! Mais je vais jouir ? ! Aux yeux de tous !
Comment lors d’une telle avanie mon corps peut-il à ce point ne pas m’obéir ?
Mon ventre se mouille au-delà de toute raison, je sens presque un flot de liqueur de Cyprine sourdre des lèvres étroitement resserrées et couler le long de mes cuisses. Indécent !. Je suis victime d’un plaisir indécent que je tente de refouler de toutes mes forces. Je n’entends plus que le bourdonnement de la foule. Je ne suis plus qu’un corps nu sur le point de jouir de sa honteuse situation.
Des mains puissantes me retournent comme un fétu de paille. On présente ma croupe au public, on me penche en avant, on écarte mes cuisses, des doigts s’introduisent à demi et écartent mes lèvres. On vérifie si je suis vierge et on le montre. Cela en est trop mon ventre se serre et se convulse. Un spasme formidable me secoue de la tête aux pieds Je crie mon plaisir et bascule dans un puits lumineux. J’ai à peine le temps d’entr’apercevoir des liasses de billets qui tombent à mes pieds comme feuilles mortes en automne. Et du coin de l’œil Mon maître et Kristale côte à côte applaudissant à tout rompre en encourageant la foule.

Les lumières explosent contre mes paupières et fusent à travers ma chambre. Je me redresse d’un bond sur mon lit, les yeux grand ouvert. J’essaye de reprendre mon souffle comme après une longue apnée. Des gouttes de sueur perle le long de mon dos et mon ventre est en feu. Un feu humide qui m’engourdit l’entre-jambes. L’espace d’un instant ma raison est abolie et je comprends peu à peu ce qui vient de m’arriver. Instinctivement je porte une main à mon ventre brulant. Mes doigts suivent le mont rasé de prêt et s’insinuent dans la fournaise moelleuse libérant un flot de liqueur visqueuse. Ma bouche s’entrouvre de plaisir. J’ai joui ! J’ai joui dans mon sommeil ! J’ai joui de la situation humiliante dans laquelle je me suis rêvée.
Tout cela me paraissait si réel.
Je cligne des yeux. Les éclairs qui traversent ma vision s’apaisent peu à peu. Une douce lumière matinale glisse à travers les persiennes je lance un coup d’œil aux chiffres luminescents de mon réveil !

Oui ! A cette heure ci il est certainement déjà debout et au travail. Je me laisse tomber en arrière et lance ma main gauche vers le portable qui sommeil sur ma table de chevet. En chien de fusil, la tête sur l’oreille, la main droite coincée dans la douce moiteur de mon entrecuisse, j’ouvre nonchalamment le messager électronique et compose sur le clavier;
" Monsieur,... J’ai fait un rêve… "

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08 juin 07

Le Pilori.

Cette nuit j'ai fait un rêve...
J'étais nue, attachée, écartelée sur une croix de bois au beau milieu d'une place publique. Les gens vaquaient à leurs occupations, se
promenaient sans me voir. J'étais terrorisée, ils allaient bientôt se rendre compte de ma présence et se ruer vers moi. Il était là ! De l'autre coté de la place. Il m'observait, solidement campé sur ses jambes, les bras croisés sur la poitrine.
Le ciel s'est brusquement obscurci, des éclairs ont zébrés les nuages noirs. Quelques hommes se sont alors brusquement tournés vers moi interpellant les autres sur la présence de cette jeune fille nue, offerte, à leur disposition. Prise de panique je me suis débattue dans mes chaînes, je savais ce qu'ils voulaient de moi, ce qu'ils allaient me faire subir ! La foule menaçante se rapprochait inexorablement. J'ai hurlé son nom pour qu'il vienne à mon secours. Il n'a pas bougé et m'a regardé en souriant. Sortant lentement de l'ombre d'une ruelle une silhouette blonde aux yeux de glace l'a rejoint. Ils se sont enlacés et, me tournant le dos, se sont éloignés dans la tourmente, me laissant à mon sort. Je me suis réveillée en larme alors que les premières mains allaient m'atteindre.

Posté par isabelle_mad à 18:46 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

02 juin 07

La lionne.

Je dors nue sur la paille dans une cage entre les pattes d'une lionne à crinière blonde. Je sens son souffle profond, animal. Je sens sa puissance et sais qu'elle peut me tuer d'une chiquenaude à chaque instant. Je suis terrorisée et fascinée à la fois. Doucement j'essaye de me dégager de ses pattes massives qui m'enserrent fermement. La Lionne dors paisiblement comme repue mais je tremble à l'idée de son réveille et de son prochain repas. Ma tentative de lui échapper tire la bête de son sommeil. Ses yeux s'ouvrent lentement et en souriant me fixe de son regard de glace bleue…
Je me suis brusquement éveillée la main crispée sur ma cuisse les ongles plantés dans la peau.

Posté par isabelle_mad à 13:54 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

30 mai 07

Le chemin.

Je marche sur un chemin au milieu des herbes vertes. Il s'enfonce en sinuant dans la forêt.
Arrivé dans une clairière le sentier se sépare en deux. C'est là qu'il m'apparaît, au beau milieu du chemin de droite me barrant le passage qui scintille de lumière derrière lui. Il est entièrement habillé de cuir blanc et tient à la main une badine de cuir, blanche également. Je vais pour me jeter à ses genoux. Il m'arrête d'un geste, me sourit, et de sa cravache désigne le chemin de gauche. A regret mais confiante je m'engage sur ce chemin qui devient de plus en plus sombre. Les arbres noircissent, le ciel se couvre de nuages menaçant, un vent froid balaye les feuilles mortes sur le sol. Je m'aperçois que je suis nue, un collier de fer au cou. Une force impérieuse me fait avancer malgré la frayeur qui me gagne. Le joug devient de plus en plus lourd et m'attire vers le sol. Je suis bientôt obligée de progresser à quatre pattes. Je sens qu'on m'observe, des présences menaçantes rodent autour de moi. Le collier devient brutalement plus lourd et me plaque le visage au sol. Je ne peux plus progresser. Je suis à genoux et une force irrésistible m'écarte les jambes. Mon cœur s'accélère lorsque j'entends des pas lourds qui se rapprochent derrière moi. Une terreur innommable me saisit lorsqu'un souffle profond et des grognements de bête retentissent près de moi. Je voudrais fuir mais je ne peux pas. Je hurle, mais il ne sort aucun son de ma gorge. Je me réveille en sursaut au moment ou des griffes se posent sur mes reins….

Je suis en sueur, une sueur froide qui poisse mes draps. Il me faut un long moment pour reprendre mon souffle. Comme c'est bon d'être dans un lit chaud ! Le jour pointe à travers les volets. Pour prolonger la nuit je coule la tête sous les draps. Pour me rassurer mes mains courent sur mon corps, s'attardent sur mes seins, mes doigts glissent entre mes jambes, je m'aperçois que je suis trempée… D'une sueur chaude !

Posté par isabelle_mad à 08:34 - - Commentaires [14] - Permalien [#]