Les Carnets d'Emilie

Le dressage d'une oie blanche.

19 juin 2007

Préambule - Chapitre 14 - Épilogue.

Depuis l'aire d'autoroute je contemple les voitures qui filent sur l'asphalte dans un chuintement assourdi. Beaucoup vont vers le nord, vers Paris j'imagine. Quelques-unes descendent vers le Sud, … Le Sud ! Mon cœur enfle dans ma poitrine et ma gorge se noue. Je suis partie ce matin vers huit heures, il m'attendait sur le parking à côté de ma voiture. Une simple étreinte un baiser sur le front. Une simple parole assourdie, "Va ! … Prends soin de toi ! ". Mon cœur qui s'emballe une envie de pleurer que je refrène. Je mets le contact et m'engage lentement sur la route. Sa silhouette disparaît de mon rétroviseur au premier virage. Pour couvrir mon émotion j'enfonce une cassette des Cocorosie et pousse le volume de l'autoradio …
Appuyée sur le toit de ma voiture je sirote un peu du café contenu dans le gobelet de plastique, il est infect, mais son odeur me ramène à mes quinze derniers jours. J'ai commencé cette aventure comme une gamine avec mes rêves, mes fantasmes, de la bravade aussi. J'en reviens femme. Sure de mes désirs, de mes envies. Et pourtant quel est ce flottement que je ressens en moi. Je repars vers mon train-train quotidien! Comment après cela vais-je pouvoir reprendre une vie normale ? Comment regarder les gens qui m'entourent et s'agitent sans les prendre pour des pantins vivant dans l'illusion du bonheur ? Comment prendre au sérieux les jeunes courtisans ridicules qui chaque jour à la fac font le beau devant mes yeux noisette et mes cheveux auburn, me prenant pour une mijaurée qui à tout à apprendre… Si ils savaient ! Lourd est mon secret, léger mon esprit lorsque j'y pense.
Le ciel est gris de plomb, le défilement des voitures assourdissant. Je porte la main à mon cou. Je palpe le collier de cuir et d'acier qu'il m'a offert et qui me rattache à lui. Mes yeux se brouillent et je ne retiens pas mes sanglots. Une voiture passe au ralenti devant la mienne. Le conducteur se tourne vers moi et me sourit. Je détourne le regard, cache mes larmes et m'engouffre dans ma voiture refermant la porte sur moi, me mettant à l'abri des bruits extérieurs.
Je m'effondre sur le volant. Je veux faire demi-tour ! Repartir. Revenir à lui, m'agenouiller devant lui et le supplier de me garder pour l'éternité. J'ai encore tellement à apprendre, à vivre. La pensée que Kristale est près de lui, la vision de ses modèles qui l'entourent en d'incessantes demandes. La pensée même qu'il travaille peut-être déjà avec une autre dans le vaste atelier me tord le ventre. Je me sens abandonnée, seule au monde et je m'en vais retourner dans ce monde d'incompréhension et incompréhensible.
Ces deux semaines défilent devant mes yeux embués. Tout ce que j'ai livré ici, bien sûr ! Mais aussi les discussions passionnées sur l'art et Son travail. Le fou rire incoercible au restaurant. Les longues, très longues, séances de travail. Les moments d'intenses communions et les incompréhensions. Jamais je n'ai vécu des moments d'une telle intensité. Mais il est vrai que ma vie ne fait que commencer.
En fait, elle va se prolonger d'une manière inattendue. Elle va se prolonger à travers une œuvre commune. De la même façon qu'il fait intervenir ses modèles sur la matière même de ses œuvres Il m'offre de participer à un projet qui lui tient à cœur. Un projet mainte fois commencé et mainte fois abandonné. Une œuvre qui attendait son initiatrice. Une œuvre qui mêle à la fois ma vie, la sienne, nos expériences et nos fantasmes en un mélange indiscernable à l'instar de ses toiles. Cette pensée me redonne un souffle de jubilation, qui balaye les lourds nuages tournant dans ma tête.
Je me relève du volant, sèche mes larmes et caresse de la main la pochette rouge posée sur le siège passager. Un synopsis sur lequel nous avons passé de longues heures. Je remets ma ceinture tourne la clef de contact. Lentement je m'engage sur la bretelle d'accès. Et avant de prendre mon élan sur le long ruban de bitume qui remonte vers le Nord, comme pour me rassurer, je jette un coup d'œil rapide à la pochette rouge sur laquelle est écrit en gros, au feutre noir,...
"Les Carnets d'Émilie".

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17 juin 2007

Préambule - Chapitre 13 - L'aube de cristal.

Isa_Kristale_1Je parviens à l'étage et m'engage dans un couloir bordé d'une série de portes peintes dont une est entrouverte. Une lumière sourde en parvient. Je pousse la porte. Comme tout le reste de la maison la pièce est coquette, arrangée avec un goût certain. Des murs de pierres multicolores mettent en valeur un système de poutres de châtaignier. Un sol de parquet patiné par le temps et l'usage. Aucune armoire, une porte dérobée doit mener à un dressing une autre à un cabinet de toilette. Seul, adossé à un mur, un immense lit de bois sombre sculpté. Et sur ce lit un couple nu. Kristale nonchalamment étendue, largement écartelée, les bras ramenés au dessus de la tête, gémissante et cambrée au delà du possible sous l'étreinte de mon Maître qui la possède vigoureusement. L'image me tétanise. Une bouffée de jalousie me bouleverse. Mais je ne peux m'empêcher d'admirer Kristale ainsi abandonnée. Sa peau légèrement halée luit sous le faible éclairage, ses cheveux étalés comme un soleil sur les draps mauves. Un ventre plat qui se contracte en rythme sous les coups de boutoir. Une poitrine orgueilleuse qui commence à s'alourdir, la poitrine de la maturité, et surtout de longues jambes galbées qui prennent fermement appui sur le bord du lit. Elle n'a pas quitté son collier de cuir ce qui fait resurgir en moi l'incompréhension de cette situation. Maîtresse ou soumise ?
Le parquet craque un peu. Leurs visages se tournent vers moi. Durant un bref instant je me demande si je dois les laisser seuls. Je baisse la tête pudiquement et je m'apprête à faire un pas en arrière vers la porte. Comme une enfant trop curieuse prise en faute !
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Viens là. Dit Marc en tapotant les draps à côté d'eux.
Timidement je m'approche et monte sur le lit en bataille. Ils ont cessé leurs ébats. Mais mon maître est toujours solidement enfoncé en Kristale. Je ne peux m'empêcher de glisser un regard gêné sur sa vulve empalée.
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Alors tu manque à tes devoirs ! ... Continue-t-il d'un ton sévère.
Mon dieu ! Toute à ma réflexion et à ma fascination, je viens de m'apercevoir que je me suis assise paresseusement sur le lit les jambes repliées sous mes fesses. Immédiatement je me mets à genoux, les cuisses largement écartées, les mains dans le dos, je baisse la tête. Mes genoux touchent le flanc de Kristale qui pose une main sur ma cuisse et me sourit.
Il entame sous mes yeux quelques battements lents et profonds entre les cuisses de Kristale. Mon trouble est intense. Il me jette un regard de côté et sourit. Cela fait-il partie de mon humiliation ? Me réduire au simple état de voyeuse ?
Constatant mon émotion il tend la main vers moi, me saisit par les cheveux et me penche sur le ventre de Kristale.
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Il faut que tu vois de plus près ! Lâche-t-il.
Ma joue entre en contact avec le ventre brûlant de Kristale. Le visage tourné vers son entre jambes, effleurant sa vulve de mes lèvres, je me noie dans son odeur épicée. Une main onglée se pose sur ma nuque et l'autre court sur mon dos, mes fesses. Quelques va-et-vient juste sous mon visage et le piston de chair émerge, luisant de liqueur, du doux fourreau de la blonde pour se poser sur mes lèvres proches. J'avais deviné qu'en me plaçant ainsi il m'exposait à de tels excès. En hésitant j'entrouvre la bouche et ferme les yeux, passive. Il s'engouffre entre mes lèvres et je retrouve le goût acidulé du ventre de Kristale tout en absorbant le sexe de mon Maître. De nouveau quelques va-et-vient entre mes lèvres et il quitte ma bouche pour retourner pénétrer le ventre moelleux de Kristale. De nombreuses fois il va ainsi passer du sexe ruisselant à ma bouche. De nombreuse fois je vais subir cette extrême humiliation à n'être que le succédané buccal du sexe d'une femme. A cette étrange roulette russe c'est le ventre de Kristale qui a gagné arrosé par la jouissance de mon maître. Il jouit au plus profond d'elle, alors qu'elle s'arque et crispe ses mains sur ma nuque me plantant ses ongles dans la peau.
Un long moment se passe ou je n'ose bouger et pendant lequel nous reprenons notre souffle.
Il se retire de Kristale et se lève. Dans le même mouvement il me saisit par les cheveux m'obligeant à me relever avec lui. Il se colle contre mon dos. Je sens sa verge humide contre mes fesses. Il me tord un bras dans le dos tandis qu'il pèse sur mes épaules m'obligeant à me mettre à genoux face à Kristale. La pression s'accentue et mon visage se rapproche de l'entrejambes de la blonde, cet entrejambe qu'il vient d'honorer de sa semence. Je ne résiste pas, je n'ai pas envie. Je me laisse guider comme une poupée sans volonté. Je ferme les yeux lorsque mes lèvres touche la fente béante d'où s'écoule un liquide blanchâtre. Sa voix à mon oreille qui murmure.
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Lèche, … Nettoie avec ta bouche !
Il faut croire que tout ce que j'ai accepté a annihilé ma conscience. Il ne m'est même pas venu l'idée de protester. Pire je n'ai pas trouvé cette demande répugnante, comme je l'aurais fait certainement il y a quelques jours. Mais je l'ai fait comme une preuve de soumission absolue. Il faut croire que la journée que je viens de passer a aboli toute raison en moi. J'ai bu à cette source d'amour. Comme dans un rêve j'ai lapé l'hommage fait à Kristale mêlé de sa propre liqueur. Effaçant de ma langue et de mes lèvres le passage de mon Maître dans ce sexe qui n'est pas le mien.
Dois-je décrire la suite, et les extrémités auxquels ils m'ont livrée ce soir là… Avec mon plein consentement ? Peut être ! … Mais je ne le peux pour l'instant !
Toujours est-il que tard dans la nuit je me suis endormie entre leurs bras avec une sensation de sécurité et de plénitude que je ne me serais pas cru capable d'éprouver.

Isa_Kristale_2Le soleil se lève, la douce chaleur de ses rayons caresse mon corps endolori. J'entrouvre les yeux. Dans un brouillard lumineux je vois Kristale allongée à côté de moi appuyée sur un coude qui m'observe, un sourire en coin. Elle est totalement nue et ne porte plus son collier. Je m'étire et réponds au sourire. La porte de la chambre s'ouvre. Il entre avec un plateau à la main, … Du café. La chaude odeur achève de me réveiller. Il est habillé et s'affiche en serveur stylé une serviette sur le bras. Cela me fait sourire intérieurement. Encore son sens du contraste! Nous partageons en silence une tasse de café à la délicieuse saveur de tabac. Kristale entreprend d'enlever mes bracelets de cuir. Lorsqu'elle se penche pour ôter mon collier je jette un regard interrogateur à mon Maître. Il ne dit rien. Le collier tombe. Etrange comme je me sens encore plus nue ! Les mains de Kristale massent mes poignets et passent sur mon cou comme pour en effacer les traces. Elle me caresse la joue, se penche sur moi et, … Nos lèvres se joignent. Sa langue chaude au goût de moka s'insinue entre mes lèvres et s'enfonce à la recherche de la mienne. Je réponds au baiser timidement d'abord, puis je m'enhardis. De nouveau je me laisse aller à la douceur. Nos mains s'égarent deviennent fébrile. Un élan irrépressible, passionné, me colle contre sa peau, nos corps se joignent, nos jambes s'emmêlent. Je me noie dans sa douceur…
Libres et sans contraintes nous avons fait l'amour sous les yeux de mon Maître qui discrètement, comme pour ne pas nous déranger, s'est reculé dans l'ombre de la chambre…

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13 juin 2007

Préambule - Chapitre 12 - La nuit de Kristale.

Dehors il fait nuit. Le froid vif me transperce. Nous regagnons rapidement l'intérieur de la maison. Kristale nous attend. Elle m'accueille avec le sourire. Comme si rien ne s'était passé cet après-midi ! Elle prend la chaîne de Ses mains et me conduit dans la salle d'eau. Elle m'enlève délicatement la laisse de fer qu'elle dépose sur une tablette, se dirige vers la cabine de douche et fait couler l'eau.
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Rafraîchis toi et viens nous rejoindre au séjour…  Fais vite nous passons à table.
Sa voix est apaisante, sans émotion. Elle sort en me laissant seule. J'enlève mon collier et les bracelets que je pose à côté de la chaîne. Je pénètre sous le jet fumant. Comme l'eau chaude coulant sur mon corps est agréable ! Je frotte avec frénésie pour enlever toutes ces traces invisibles qu'ont laissées les deux hommes sur ma peau. Leurs souillures et leurs souvenirs humiliant glissent sur moi, s'écoulent et rejoignent les égouts.
Une fois séchée je remets le collier et les bracelets de cuir et ose me regarder dans la glace. Je me reconnais à peine. C'est une jeune femme que j'ai en face de moi ce n'est plus tout à fait l'adolescente qui est arrivée la semaine dernière. Derrière ses traits juvéniles une nouvelle détermination transparaît. Je me redresse, je me souris. Mes cheveux mouillés paraissent noirs et ont perdu leurs beaux reflets roux. Pas le temps de les sécher. Je regarde autour de moi, mes vêtements ne sont pas là. J'hésite un moment puis décide de remettre la longue laisse. Je sors nue et enchaînée rejoindre le séjour.
Lorsque je me présente, ils sont déjà à table. Comme je l'avais remarqué en passant devant le séjour pour gagner la salle d'eau il n'y a que deux couverts. Je m'approche et prends la position de soumission. Il me désigne le sol d'un doigt impératif près de la table entre eux deux.
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A genoux !
La chaîne cliquette en s'empilant sur le parquet ciré. J'écarte largement les jambes et me cambre en mettant les mains dans le dos les anneaux de métal froid frôlent et caressent mon ventre. L'odeur du buffet réveille mon appétit, je me rends compte que je n'ai rien mangé ni bu depuis ce matin. Mon ventre se manifeste en grondant bruyamment. Je crispe les abdominaux pour en étouffer le son. Kristale s'en amuse et avec son étrange accent elle s'adresse à Lui en me désignant nonchalamment.
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Je crois que ta petite chienne à faim.
Il sourit et opine du chef. Il se penche vers moi et offre à ma bouche un des petits fours qu'ils sont en train de déguster. Pendant tout le repas et à tour de rôle ils vont se pencher vers moi, me présentant les mets et boissons les plus divers du bout de leurs doigts tout en continuant leur conversation à bâtons rompus. Le repas terminé Kristale nous invite à rejoindre le salon à la banquette de velours rouge et s'éclipse.
Il me donne un dernier verre de vin, le quatrième, je ne bois que dans les grandes occasions et avec méfiance, mais je ne peux refuser.La tête me tourne un peu. Il essuie la commissure de mes lèvres avec une serviette blanche. Et prenant ma chaîne me traîne à quatre pattes vers le boudoir.
Il n'a pas fallu longtemps à Kristale pour se changer. Elle est revêtue d'un magnifique peignoir de soie bleu nuit qui font paraître blanc ses cheveux blonds. Elle porte un collier magnifique que je reconnais comme une de Ses créations. Je m'étonne. Il est de cuir, d'acier et d'argent ouvragé. Plus fin que le mien. Un anneau pend à son milieu. Cet anneau me laisse perplexe. Serait-elle aussi une soumise ? Rien dans son attitude ne peut le laisser deviner.
A son tour mon Maître nous quitte. Kristale en profite pour se servir un verre de brandy au bar proche et vient s'affaler sur le divan écartant dans le même mouvement sa nuisette. Elle est totalement nue. Très belle, une femme dans sa plénitude, sûre de son charme. Un limpide cristal bleu-vert, une aigue-marine je crois, orne son nombril et son ventre est impeccablement épilé. Elle balance mollement le large verre de cognac entre ses doigts. Impudique elle écarte largement les jambes dévoilant un sexe joliment fendu, un abricot lisse orné d'une fente entrouverte ourlée de dentelle rose qui brille d'humidité.
-
Approche ! Dit-elle, en tapotant le sofa devant son ventre.
Je suis encore à quatre pattes et je n'ai qu'un mètre à parcourir pour me retrouver face à elle.
-
Embrasse-moi !
Je fais mine de me relever et suis brusquement arrêtée par le ton de sa voix.
-
Mais non petite gourde, … Embrasse-moi là !
Et elle glisse un doigt sur sa fente rosée. Une vague froide me parcourt le dos. Kristale à vraiment le goût de m'humilier. Je me baisse lentement et approche mon visage de son ventre. Il en exhale un parfum épicé capiteux, une petite perle de liquide laiteux coule de la commissure purpurine. Je ferme les yeux et pose mes lèvres sur la fente humide. J'y dépose un timide baiser puis un deuxième, un troisième. Kristale s'impatiente.
-
Ta langue petite garce…Lèche donc comme la chienne que tu es !
J
e tressaille sous l'insulte, mais je sais maintenant que c'est son habitude, sa façon de m'éprouver.
Je prends une profonde aspiration pour me donner du courage et sort ma langue pour écarter et fouiller le sexe odorant. D'une main elle accentue ma caresse et plaque mon visage entre ses jambes en s'écartant un peu plus encore. Je m'enfonce un peu plus. Ma langue s'agite maladroitement à l'intérieur de l'orifice au goût saumâtre et acidulé. Je l'embrasse comme on embrasserait un garçon en espérant bien faire. Bientôt un mélange de ma salive et de liqueur de Cyprine me barbouille les lèvres et coule sous mon menton. Kristale me caresse les cheveux pendant que je m'active de mon mieux. C'est dans cette position qu'il me trouve en entrant. Il rit.
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Eh bien tu ne perds pas de temps Kristale !
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Ta petite chienne était impatiente. Rétorque-t-elle.
La bouche occupée je ne peux protester. Je suis mortifiée. J'imagine le spectacle que j'offre à mon Maître, à quatre pattes la tête entre les jambes d'une autre femme.
Le cliquetis des verres dans le bar me signale qu'il se sert lui aussi un verre et il s'assoit à la droite de Kristale.
-
Continuez, je ne veux pas vous déranger. Dit-il, d'un ton ironique.
J
e dois être rouge comme une pivoine, je sens mes joues en feu. Et pour me perdre, je redouble d'ardeur. Pendant de longues minutes Kristale me guide tout en commentant et en louant à haute voix, pour Ses oreilles et pour parfaire mon humiliation, les progrès de ma langue dans son intimité.
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Allons petite c'est bien, il faut s'occuper de ton Maître aussi !
En disant çà elle me repousse, interrompant mes caresses. La mâchoire me fait mal. La salive mêlée de liqueur mielleuse coule de mes lèvres le long de mon cou, je l'essuie d'une main, comme je peux. Je me tourne vers lui. Aveuglée entre les cuisses de Kristale, je ne l'avais pas vu. Lui aussi il s'est changé et il porte un peignoir de coton blanc. Kristale, en un mouvement fluide, pose son verre sur un guéridon proche, se débarrasse de son peignoir et se laisse glisser au sol à côté de moi. Nous sommes maintenant toutes les deux nues à Ses genoux. Elle me sourit et écarte le peignoir de l'homme. Il est nu en dessous et son membre s'érige fièrement en face de nous. De pudeur je détourne le regard. Ce qui amuse Kristale.
-
Allons ne fait pas ta prude. Je sais que tu as déjà goûté !
Elle m'invite à m'approcher en me prenant par la nuque et saisissant le sexe à pleine main le tend vers mon visage. Inutile de résister. Mes lèvres s'arrondissent et englobe le gland turgescent. Elle appuie sur ma tête et m'oblige à avaler une longue part du membre de chair. Son étreinte se relâche. Prenant confiance je commence seule un profond va-et-vient.
- Eh bien Voilà ! … Il suffit de la chauffer un peu cette petite chienne !
Ses mains glissent sur mes fesses et viennent explorer mon entrejambe pendant que j'accélère la cadence. Ses doigts caressent mon clitoris qui durcit immédiatement, mon ventre s'enflamme. Kristale me laisse faire quelques instants puis elle me repousse, m'enlevant le gland de la bouche.
-
On dirait que tu y prends goût, … Laisses-en donc pour les copines !
Et sans hésiter embouche le sexe tendu tout en me regardant par en dessous. Sa dextérité est évidente. Il disparaît entièrement dans sa bouche et en ressort luisant de salive, sa langue s'active et butine rapidement la totalité de la colonne de chair s'attardant sur le gland lisse pour l'engloutir de nouveau. Elle ne me quitte pas des yeux. Je suis troublée de voir ainsi l'objet de mes tourments caressé par Kristale. Une pointe de jalousie. Je Le regarde dépitée alors qu'elle continue sa sarabande experte. Il semble ravi de sa prestation. Je me sens stupide et gauche. Je sais que je ne me suis pas montrée aussi habile. Un embarras rétroactif me saisit à la pensée des caresses de novice malhabile que je Lui ai prodiguées. Elle est en train de me donner une leçon et je la déteste pour ça ! Elle finit par le lâcher et le tend vers moi en souriant et s'essuyant les lèvres d'un revers de la main comme après avoir bu à une source. Je reprends ma caresse interrompue et cette fois je m'applique. Je vais lui montrer ce que je peux faire ! Mon enthousiasme est de courte durée. Ses doigts reprennent leur exploration de mon entrejambe et finissent par s'attarder sur mon anus tentant de s'y introduire. Sous l'effet de la surprise je me cabre interrompant une nouvelle fois la fellation. Penaude, je regarde Mon Maître et Kristale à tour de rôle.
Kristale éclate de rire.
-
Ah oui… Ton Maître m'a dit que ton cul était vierge !
Je baisse la tête, encore une fois je ne peux m'empêcher de rougir violemment.
Kristale s'adresse directement à Lui.
-
Il serait peut être temps de dépuceler ça, … Cher Maître !
Et elle rit de plus belle.
Je ne peux m'empêcher de protester mollement.
-
Oh non ! … S'il vous plaît .
Ma voix s'étrangle, Je lance vers lui des regards désespérés. Sans attendre de réponse Kristale se dirige vers un buffet bas et en sort un mousqueton de métal. Elle me saisit les mains, me les ramènent dans le dos et attache entre eux les bracelets de mes poignets. Dans un même mouvement, elle prend la chaîne qui pend à mon cou la tire brutalement vers l'arrière, l'attache elle aussi au mousqueton de mon dos. La tension du collier sur mon cou m'étrangle. Me voici immobilisée. Elle me tire vers elle et replace ma tête entre ses jambes forçant ainsi la cambrure de mes reins. Son parfum entêtant m'envahit de nouveau.
Il nous observe un moment. Prend le temps de siroter un peu de Cognac. Enfin, lentement il pose le verre se lève et vient se placer derrière moi. Encore une fois mes pensées se troublent, je me dédouble. Passive et rebelle à la fois.
Kristale enfonce le clou.
-
Ecarte les jambes, …çà va bien se passer.
J'enfouis un peu plus ma tête dans ses cuisses et lui obéit.
Des doigts interrogateurs écartent les lèvres de ma vulve et s'enfoncent en moi. Inutile d'attendre plus longtemps ! Je suis inondée. Il se présente aux portes de mon ventre et me pénètre d'un seul coup, sans ménagement, au plus profond. Cela m'arrache un petit cri de surprise. Quelques va-et-vient. Puis il s'arrête. Ses mains viennent explorer le tour de mon anus, le frôlement de ses doigts sur ma rosette me fait frissonner et pourtant je gémis une protestation. J'ai peur. Kristale resserre son emprise sur la chaîne pour parer à une tentative de fuite. Un doigt, le pouce je crois, force le passage et s'enfonce. Je me mords les lèvres pour ne pas crier ma révolte. Le deuxième pouce rejoint le premier et écarte l'étroit orifice. Ma respiration s'accélère. Je n'ai pas mal mais me sens impudiquement ouverte. Une honte sans nom me submerge. Un liquide chaud tombe entre mes fesses, … De la salive ! De ses pouces il enduit le passage du liquide lubrifiant en le massant longuement. La caresse devient plus douce, moins rêche. Je me détends un peu. Il se retire de mon ventre et pose résolument son gland de marbre sur mon anus. Je tente un dernier gémissement de protestation. Mais rien n'y fera. Il pose une main sur le haut de mes fesses et de l'autre accompagne sa verge qu'il appuie de tout son poids, forçant lentement, mais inexorablement, l'étroit passage. Mon gémissement se prolonge par un cri étouffé. Cette fois il me fait mal. Je me sens distendue à la limite du déchirement. Il me laisse un moment pour que je m'habitue à sa présence et que la douleur passe. Kristale me caresse la nuque pour me calmer. Je sens son gland enserré intimement palpiter en moi et mon cœur battre à mes tempes. Une fois engagé, il lâche la hampe de sa verge et me saisit par les hanches à deux mains. D'un léger coup de rein il progresse un peu plus. La douleur se réveille, je relève la tête et étouffe un cri. Un deuxième coup de bélier plus violent et je crie. Il me défonce littéralement. J'ai l'impression qu'un pieu monstrueux m'empale. Je ne suis plus que souffrance. Mes protestations ne l'arrêtent pas. Il veut en finir. Il tire sur mes hanches et s'enfonce profondément. Mes cris se transforment en hurlement suivi d'une longue plainte entrecoupée de sanglots. Il a fini par s'enfoncer jusqu'à la garde dans mes entrailles. Je sens son ventre contre mes fesses. Je suis forcée, déchirée. Une envie d'expulser l'intrus que je refrène en n'osant bouger et en contractant mon ventre. Un plaisir trouble monte en moi et remplace peu à peu la douleur. Parvenu à ses fins il ne bouge plus et reste enfouit au plus profond de mes reins. Kristale en profite pour relever ma tête se pencher sur moi et lécher mes larmes avant de m'embrasser fougueusement. Elle finit par me glisser discrètement à l'oreille de façon à n'être entendu que de moi.
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Tu aimes petite garce ? … Tu aimes te faire défoncer ?
Toujours ce langage ordurier qui m'insupporte. Je secoue la tête et souffle bruyamment ma désapprobation. Ça la fait rire.
C'est le signal qu'il attend pour se dégager doucement. Je serre les poings, son retrait est aussi mortifiant que sa pénétration. Alors qu'il est au bord de se retirer, il affirme sa prise sur mes hanches et d'un coup violent force de nouveau mes reins. La surprise est totale, la douleur aussi. Je me cambre et hurle. Un deuxième coup de bélier puis un troisième me perforent. Le rythme s'accélère. J'ai l'impression qu'on me fend en deux et pourtant la jouissance monte du plus profond de moi, indescriptible. Je suis submergée par un flot de plaisir et de douleur mêlée. Je ne cris plus ma douleur, mais ma jouissance Mon corps est tendu comme un arc. Une boule de feu électrique crépite sur mes reins court le long de mon dos et éclate dans ma tête, tétanisant mon corps et ma pensée. Tout se brouille, un voile brillant intense passe devant mes yeux, je plonge dans un trou de lumière sans fond, mon esprit s'envole, … Je perds connaissance….
Je reviens à moi entre les mains de Kristale. Elle me sourit presque maternellement.
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Eh bien dis donc ! ... Et bien dis donc !
Elle me caresse les cheveux et semble interloquée.
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Tu nous as presque fait peur !
Je me sens molle, vidée de toute mon énergie. Un ravissement ineffable me fait flotter en dehors de mon corps. Hébétée, je regarde autour de moi. Il n'est plus là, j'entends des bruits dans la salle d'eau.
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Il est parti se rafraîchir, … Tu iras après lui.
Sa voix est devenue extrêmement douce, le changement de ton est des plus frappant. Elle se penche sur moi et entreprend de me détacher, d'ôter ma chaîne. Je fais jouer mes bras endoloris et me lève péniblement. D'une démarche mal assurée je me dirige vers la salle d'eau. Je le croise à sa sortie. Il m'arrête, sans un dire un mot il me prend le menton dans sa main et pose un délicat baiser sur mes lèvres. Je veux répondre mais ma langue rencontre le vide. Il m'a déjà lâché et s'éloigne, montant les escaliers qui gagnent l'étage. Kristale le suit et sans se retourner me lance.
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Rejoins-nous quand tu auras fini !
Une nouvelle douche, fraîche cette fois ci, achève de me réveiller totalement. Sous le jet d'eau salvateur je comprends ce qu'il vient de m'arriver. Une joie débordante gonfle ma poitrine et je ris nerveusement. Enivrée, je prolonge la douche de longues minutes. Il faut bien ça pour refroidir le feu intérieur qui me consume. Je me sèche lentement et je m'aperçois avec étonnement que j'ai oublié de retirer mon collier et mes bracelets de cuir. Cela redouble mes rires, … Ils font vraiment partie de moi ce soir, ces témoins de contrainte. Je jette nonchalamment la serviette éponge sur le sol dans un coin de la salle d'eau et m'engage d'un pas désinvolte sur l'imposant escalier de chêne qui monte à l'étage, …

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10 juin 2007

Préambule - Chapitre 11 - La cave de Kristale.

Voici plus de deux heures que nous roulons. Nous avons quitté l'autoroute à Lodève et filons vers l'ouest à travers un paysage magnifique qui entretient ma rêverie. Nous nous élevons peu à peu. La route est de plus en plus sinueuse.
Peu après notre départ il m'a désigné la boite à gants. J'y ai retrouvé mon collier de servitude et s'y ajoutaient deux bracelets de la même facture, de cuir et d'acier. Je les ai mis et j'ai changé mon mince collier d'apparat pour le lourd joug de cuir. Nous roulons maintenant sur un chemin de terre. Nous arrivons et stoppons enfin devant une superbe bâtisse de pierres et d'ardoises perchée sur un coteau ensoleillé. Toute la vallée de l'Orb se déploie à nos pieds. Il sort du véhicule et s'engage sur l'escalier qui mène au perron de l'entrée. Je le suis à un mètre derrière. Il sonne au carillon. Après quelque instant la lourde porte de chêne à deux battants s'entrouvre. Mon sang se glace. L'hôtesse qui nous accueille… C'est Kristale.
Kristale toujours aussi hautaine fière et, … Magnifiquement belle.
Il est pressé. Il doit repartir immédiatement. Il se tourne vers moi dans le hall de l'entrée, j'ai pris la position de soumission et d'attente destinée aux yeux des vanilles. Il me prend le visage entre ses mains.
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Je te laisse avec Kristale... Tu lui obéiras comme tu m'obéis… Je lui laisse mes devoirs et mes pouvoirs sur toi.
Je me sens mollir, une tristesse indicible m'envahit. L'expérience que j'ai eue avec Kristale n'est pas pour me rassurer. Il se penche à mon oreille et murmure.
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Je reviens ce soir. Fait que je n'ai pas à rougir de toi.
I
l dépose un baiser sur mon front.
-
Prends soin d'elle! Dit il. En s'adressant à Kristale.
Sans attendre de réponse il tourne les talons et referme la porte sur lui. Le crissement des pneus sur le gravier m'annonce son départ. Dans le silence qui suit je me sens abandonnée, vulnérable. Je frissonne et jette des regards par en dessous à la blonde nordique. Elle tourne autour de moi, m'observe, s'arrête derrière moi. Je ne la vois plus.
-
A poil !
Cela m'a atteint comme un coup de fouet. Je sursaute. Son ton est péremptoire sans contestation possible. Je me rappelle ce qu'il vient de me dire en partant. Surtout ne pas le décevoir. Je commence à me déshabiller lentement.
-
Plus vite petite gourde !
Son accent hollandais me met mal à l'aise. Mais je me presse. Je suis bientôt nue, debout sur le froid carrelage de l'entrée, mes vêtements éparpillés sur le sol. J'ai gardé le collier et les bracelets et repris cette fois la position de soumission adéquate. Kristale est loin d'être une vanille !
-
Allons suis moi !
Elle me précède m'introduisant dans un salon attenant à l'entrée. Une pièce arrangée avec goût. Un parquet ciré, des meubles de style. Je remarque au mur une peinture et une série de sanguines signées de lui. Dans la cheminée de pierre crépite doucement un feu de sarments de vigne. Elle prend place sur une banquette de velours rouge et désigne un tapis sur le sol devant elle.
-
A genoux !
Sa voie est plus douce. Je suis maintenant coutumière de cette exigence et je m'exécute.
-
Ecarte plus les cuisses que je te vois bien.
J
e rougis et m'écartèle le plus possible entrouvrant ainsi la fente de mon ventre.
-
Alors, Il paraît que tu suces bien ?
Je me sens rougir violemment. La crudité de son langage me choque. Cela m'offense, mais je la soupçonne de le faire exprès. Il est des violences verbales qui humilient bien plus qu'une contrainte physique.
-
Oui,... - Continue-t-elle-  ...Je te vois bien avec une bite dans la bouche… raconte-moi ça. Et n'oublie rien, j'en sais déjà beaucoup. Marc m'a raconté.
D'une voix timide je lui raconte le début de mon dressage. Elle veut tout savoir dans les moindres détails et visiblement se délecte de ma confusion dans les scènes les plus difficiles à avouer. Elle m'interrompt souvent pour me faire préciser les situations les plus scabreuses. L'évocation de tout ce qu'il m'a fait subir m'excite à mon corps défendant. Plus je raconte plus je prends de l'assurance. Longuement je conte l'histoire qui m'a amenée devant elle à genoux, nue, un collier de servitude au cou et soumise à ses exigences.
Un long silence termine mon récit.
-
C'est bien - dit-elle - Et cela t'excite ? …Est-ce que tu mouilles là ?
Je suis bien obliger d'admettre que oui. Forcée de raconter des choses aussi intimes à une inconnue m'a liquéfiée.
Elle se lève du sofa.
-
Relève-toi !
-
Penche-toi en avant, appuies-toi sur la table et écarte bien les jambes.
Je m'exécute. Immédiatement deux doigts s'introduisent rudement en moi. Ils progressent facilement tellement je suis trempée. L'examen est minutieux et se prolonge sans ménagement.
-
En effet tu mouilles comme une vraie salope ! S'exclame-t-elle.
L'insulte me cingle. Encore ce langage qui contraste tellement avec son allure sophistiquée ! Un langage ordurier qui m'abaisse encore plus que cet examen intime. Elle finit par se retirer. Me donnant l'ordre de garder la position elle sort de la pièce. Elle revient quelques instants après avec une longue chaîne de fer. Me redresse et attache un maillon à vis à l'anneau de mon collier de cuir.
Elle tire sur la chaîne et m'oblige à la suivre. Nous retraversons le hall d'entrée et sortons sur le perron. Dehors le vent frais me fait frissonner et calme vite mon excitation résiduelle. Elle ne s'arrête pas là. Elle descend les escaliers et sans ralentir me traîne vers l'arrière de la maison. Mes pieds nus s'écorchent sur les pierres et l'herbe sèche, cela m'oblige à prendre une démarche ridicule pour réduire le contact des arêtes vives sur la plante de mes pieds. Nous arrivons devant une petite porte de chêne barrée d'acier. Elle tire de sa poche une imposante clef de fer et ouvre la serrure. Nous pénétrons à l'intérieur.
Au début je ne vois rien. Kristale allume la lumière. Nous sommes dans une cave voûtée. Je reconnais là l'ambiance que mon Maître crée autour de ses modèles. Des anneaux fixés aux murs, des chaînes, des poulies, des manilles. Une table massive à laquelle sont fixés des anneaux noirs, des candélabres de cuivre portant des cierges blancs. Nous traversons la pièce dallée de granit. A mon grand étonnement sous mes pieds nus le sol émet une douce chaleur. Nous nous dirigeons vers une autre porte qui nous fait passer dans une salle plus petite, une cellule. Là, contre le mur de pierre, une large planche inclinée sur laquelle sont fixé de solides anneaux.

la_table
Sans un mot Kristale m'adosse à la table de chêne, ramène mes poignets au-dessus de ma tête et entreprend d'attacher les bracelets qui les ornent à l'aide de manilles. Elle laisse pendre la lourde chaîne de mon cou entre mes jambes. Satisfaite de son ouvrage. Elle passe un moment à me contempler.
- Reste sage petite, je reviens te chercher dès que ton maître est là.
Sur ce, elle me prend le visage à deux mains et tente de m'embrasser sur la bouche. Dans un réflexe je détourne la tête. Réflexe que je regrette aussitôt. Je m'attends à recevoir une punition, une gifle tout au moins. Mais rien ne se passe. Kristale a reculé d'un pas. Son visage s'est durci. Elle se prend le menton dans la main, réfléchit et a un petit sourire comme sous le coup d'une inspiration intérieure. Elle sort alors brutalement de la pièce et referme vivement la porte sur moi, sans un mot. J'entends ses pas furieux qui résonnent dans la grande salle. La lumière s'éteint et la lourde serrure de la grande porte se clenche dans un bruit sinistre.
Le silence et la nuit m'enveloppent. Un moment de peur que je contrôle vite. Je resserre les jambes sur la chaîne qui pend de mon cou. Je teste les liens de mes poignets. Ils sont solidement fixés, je ne peux faire que de faibles mouvements. Le temps s'immobilise. Je n'ai pas beaucoup dormi cette nuit. Il fait bon dans cette cellule, je n'ai pas froid. Je m'interroge sur l'opportunité de chauffer une cave, même si celle-ci est apparemment souvent visitée. Lentement je me laisse aller à l'indolence, je m'assoupis à demi allongée sur cette table.
Combien de temps s'est écoulé ! Je ne saurais le dire ! Le bruit sourd de la porte de la grande salle qui s'ouvre me tire de ma torpeur. La lumière m'éblouit. Des voix résonnent dans la salle voûtée la voix de Kristale et une voix d'homme. Ce n'est pas Sa voix. Je frissonne. Une troisième voix intervient dans la discussion assourdie, une voix d'homme elle aussi plus grave plus profonde. Deux hommes inconnus, mon sang se glace. Mon cœur bat à grands coups. Et ce que je redoute se passe. La clef tourne dans la serrure de ma petite cellule. Kristale entre la première suivie de deux hommes. Je me hisse sur la pointe des pieds et me plaque contre la table de bois comme un animal acculé à un mur et qui cherche à fuir. Ils sont âgés d'une quarantaine d'années environ, L'un est en costume de ville les cheveux grisonnant. L'autre plus rustique en jean maculé de taches et chemise à rayures Les cheveux bruns, des lunettes en écaille.
Un sifflement d'admiration.
-
Eh bien, il ne s'embête pas l'artiste ! Il a le chic pour dégoter de jolis petits lots. Regarde-moi çà Jean ! ...
Jean a un rire nerveux et ses yeux s'allument.
Je suis morte de honte, ma nudité sous leur regard. Kristale sourit et s'adosse au chambranle de la porte en croisant les bras.
-
On peut toucher ?
Dit Jean en me désignant et en regardant Kristale.
Elle a un petit haussement d'épaule et une moue d'approbation. Je me recroqueville encore un peu plus, je ne pourrais leur échapper. Leurs mains se posent sur moi. Elles sont froides, je me raidis et proteste en gémissant. Je ne veux pas qu'ils me touchent. Je ferme les yeux pour ne plus les voir et esquisse de faibles mouvements pour tenter d'échapper à leurs attouchements. En vain bien sûr !
-
Bon sang, elle est chaude cette gamine !
C'est le plus âgé qui a parlé. Ses mains s'emparent sans ménagement de ma poitrine et titille mes tétons qui durcissent malgré moi sous la caresse. Les étreintes se font plus précises passent sur mon ventre, mes fesses qu'ils soulèvent de la table pour mieux les palper, mes cuisses que je contracte un peu plus. Les deux hommes explorent toutes les parties de mon corps. Leurs bouches se posent sur ma peau, Ils me dégoûtent, leurs mains sur moi m'écœurent. Je me tords pour tenter de leur échapper, ça les fait rire. Leurs rires gras même me répugnent.
-
Ecarte-lui les jambes Jean. Dit le plus âgé.
Je gémis un "Non" étouffé et verrouille mes cuisses. Je n'ai pas à leur obéir et je ne veux pas leur faciliter la tâche, je lutte pour retarder l'inéluctable. Les moqueries redoublent. Il s'adresse directement a moi.
-
Il paraît que tu es moins farouche avec ton artiste. Allez laisse nous en profiter un peu. Tu vas aimer… Tu vas voir.
J
e me crispe encore plus, mais la lutte est inégale Ensemble ils s'évertuent à déverrouiller mes cuisses. Ils deviennent brutaux, rougissent sous l'effort et l'excitation. Je fatigue et ils profitent d'un moment de relâchement pour m'écarter brutalement. Jean se place entre mes cuisses pour empêcher que je les referme.
Je ne me contiens plus je hurle un "Non" de dépit et de révolte. Mais cela ne les arrête pas. Une main se glisse entre mes jambes et un doigt me pénètre profondément bientôt suivi d'un deuxième. Il est en moi et il me fouille sans douceur. Il rit, content de sa victoire.
- Non seulement elle est chaude mais elle bien humide ta pensionnaire Kristale.
Il se tourne vers elle tout en continuant à me pénétrer de ses doigts. Pendant que Jean embrasse ma poitrine, sa langue moite parcours mes mamelons dressés.
-
Tu nous laisses seuls avec elle quelque moment ? On va lui apprendre la vie ? Qu'en dis-tu ?
C'est atroce je vais me faire forcer, violer. Et ici le save-word ne m'est d'aucune utilité. Pire je me rends compte que si je le prononce ici cela passera pour un consentement. Je perçois tout le machiavélisme de mon maître dans le choix de ce mot de sauvegarde qui peut se retourner contre moi s'il n'est pas là.
Mes plaintes redoublent et je rue violemment pour me dégager. De sa main libre l'homme me bâillonne et s'enfonce encore plus profondément en moi. Il attend une réponse de Kristale.
Elle se prend le menton et réfléchit quelques instants.
-
Cela vous plairait ? Dit-elle d'un ton ironique tout en me regardant.
-
Je mettrais bien cette jeunesse à mon menu tout de suite dit-il en riant.
-
Pas vrai Jean ?
Jean qui est moins bavard hoche vigoureusement la tête et se tourne vers Kristale. Elle reprend sa réflexion. Pendant ce temps l'homme continue à fouiller mon intimité. Je redouble de protestations étouffées.
-
Désolé Messieurs… Je ne peux pas. Elle n'est pas à moi. Il me l'a juste confiée. D'ailleurs il vous faut partir maintenant.
Les deux compères semblent dépités. Jean a un soupir de déception. Ils me caressent encore quelques instants et me relâchent à regret. L'autre homme se retire de moi et essuie sa main trempée sur mon ventre.
- Dommage je commençais à m'amuser. J'espère que ce n'est que partie remise !
Kristale ouvre la porte de la cellule et invite les deux hommes à sortir ce qu'ils font à contre-cœur en me couvant d'un dernier regard. Jean s'apprête à quitter la cellule puis se ravise. Il attend que Kristale et son hôte s'éloignent et revient vers moi en surveillant la porte. Il glisse une main entre mes cuisses. Il veut lui aussi me pénétrer de ses doigts. Il veut sa part. Je me contracte mais il est plus fort et le passage lubrifié par les précédentes caresses lui facilite la tâche. Rapidement il engouffre en moi deux doigts qui s'enfoncent sans peine. Je ne proteste pas. Je suis exténuée et renonce à lutter. Il s'introduit au plus profond de mon ventre et en retire ses doigts mouillés. En me regardant, il les porte à son visage, les hume pour se délecter de mon parfum et les porte à sa bouche pour en apprécier le goût. Il sourit, me fait un clin d'œil et enfin tourne les talons rejoindre les autres. La lourde porte se referme.
Seule, en état de choc, je ne peux m'empêcher de retenir mes larmes. Je pleure sans retenue cela me fait du bien et décharge la tension extrême qui tétanise mon corps tourmenté. Comme j'aimerais qu'il soit là ! Qu'il m'apaise, me prenne dans ses bras me dise que tout est fini. Pourtant cette épreuve, il l'a certainement voulue ? Je dois l'accepter comme j'ai accepté d'être entièrement à lui. Jamais je n'aurais cru que cela puisse être aussi difficile. Je suis loin, très loin, de mes fantasmes d'adolescente. Le collier que je porte au cou me rappelle mes devoirs et je me calme peu à peu.
La lumière est restée allumée. Et il ne faut pas longtemps pour que Kristale revienne. Elle a congédié les hommes et vient se délecter des résultats de sa petite vengeance. Elle revient vers moi, essuie mes larmes de ses doigts, prend mon visage entre ses mains et s'avance. Cette fois je ne me détourne pas. Nos lèvres se joignent. Sa langue s'introduit dans ma bouche et cherche la mienne. Je ne réponds pas au baiser. Je me suis figée dans mon refus Elle insiste et sa langue vagabonde, furète et s'enfonce plus profondément. Elle a un goût d'anis, sa salive mouille abondamment mes lèvres. Devant mon absence de réaction et de mon dégoût visible elle se retire. Elle me fixe de ses yeux bleus et a une petite moue amusée.
-
C'est la première fois qu'une femme t'embrasse ?
Je ne réponds pas. Je baisse les yeux. Ma confusion parle pour moi. Kristale part dans un éclat de rire et pose une main sur mon épaule.
-
Eh bien tu as encore beaucoup à apprendre !
Et aussi vivement qu'elle est entrée, sort en claquant la porte derrière elle. La lumière s'éteint me laissant dans le noir.
Le temps s'arrête encore une fois. Une éternité s'écoule avant que de nouveau la lumière s'allume. La porte s'ouvre. Eblouie, je distingue une silhouette qui passe la porte. C'est lui ! Enfin ! Mon cœur s'emballe. Un soulagement indicible me gagne. Sans un mot sans me regarder, il me détache de la table de bois, se saisit de la chaîne et me tire vers la sortie. Je suis ankylosée, je trébuche un peu et manque de tomber. Il me rattrape in extremis. Entre ses bras je craque, des sanglots incoercibles me secouent.
-
Ils,... Ils,... Ils m'ont…
Je ne peux terminer ma phrase, l'émotion m'étrangle. Il me caresse les cheveux et murmure à mon oreille.
-
Je sais,... Soit forte !
Sa voix tremble. C'est à peine perceptible mais j'ai perçu son trouble et mon cœur s'emballe sous l'émotion. Est-il possible qu'il soit ému ? Qu'il ait eu peur pour moi ? Qu'il partage mon désarroi ? Cette idée me galvanise, je reprends de l'assurance. Je me redresse et sèche mes larmes. Je reprends la pose jambes écartées mains dans le dos et tête baissée. Je lui signale ainsi que je suis prête. Comme un soldat au garde à vous prêt à obéir aux ordres quoiqu'il en coûte !
Il m'embrasse sur le front.
-
Bravo, … Je suis fier de toi.
Sa voix a retrouvé son assurance.
Il me tire au dehors de ma cellule …

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08 juin 2007

Préambule - Chapitre 10 - L'orage.

OrageNous hâtons le pas. Le temps vient brusquement de changer, les arbres frissonnent lugubrement, de gros nuages sombres roulent au-dessus de nos têtes. Nous sommes partis tôt l'après-midi faire des prises de vue dans une forêt de frênes sur les flancs de l'Aubrac. Une forêt magique qui devait servir d'écrin à mon corps nu. Des arbres rugueux, et des rochers sacrificiels devaient recevoir ma chair soumise en offrande. La météo en a décidé autrement. Partis sous un ciel bleu nous voici maintenant courant presque sous les cieux noirs. La pluie commence à tomber quand nous atteignions la voiture. Il était temps. Alors que nous nous précipitons à l'intérieur dans un éclat de rire, de grosses gouttes commencent à frapper le sol. Les impacts se font de plus en plus fort, bientôt un torrent effrayant déferle sur le pare-brise. Contact… Impossible de partir, aucune visibilité, il nous faut prendre notre mal en patience. Il laisse tourner le moteur et une douce chaleur m'enveloppe. Pendant de longues minutes presque religieusement nous écoutons le tambourinement de la pluie sur la tôle. Me tirant de ma rêverie il se tourne vers moi.
-
Déshabille-toi !
La voiture est garée sur un accotement en lisière de bois. Il n'y a personne et je me doute qu'avec ce déluge nul ne surgira à l'improviste. Je ne peux m'empêcher toutefois de jeter un coup d'œil à l'extérieur. Tout est noyé dans une vapeur grise, je distingue à peine les arbres proches agités furieusement par le vent. L'eau qui s'écoule sur le véhicule dépolit les vitres.
J'ôte rapidement ma veste et mon tee-shirt et me déchausse dans un même temps sans délacer. Baisser et enlever mon jean serré dans cet étroit habitacle est plus malaisé, je me tortille, me trémousse et finis par le faire tomber à mes pieds. L'atmosphère est surréaliste. Me voici nue, les mains dans le dos les jambes et les lèvres légèrement écartée assise à coté d'un homme dans un véhicule immobilisé par la tourmente. Et toujours ce bruit infernal de coups répétés. Je me sens mal à l'aise, troublée, à la merci des éléments. Ses mains ont entrepris d'explorer mon corps. Mon cœur bat la chamade. Elles glissent sur mes cuisses, mon ventre, s'attardent sur mes seins. Je tressaille sous les caresses et le froid du métal de la portière. Sa main gauche se porte à ma joue son pouce s'enfonce dans ma bouche. Je le suçote doucement, la chaleur de mon ventre augmente.
-
Je veux ta bouche.
Sa voie est paisible, presque inaudible dans le tambourinement de la pluie C'est dit comme une évidence, et cela me semble évident. J'ai su ce qu'il voulait au moment même ou il a mis son pouce dans ma bouche. Bientôt il n'aura plus besoin de parler pour que je devine ses désirs. Il recule son siège et s'installe confortablement derrière le volant.
Je prends une profonde inspiration pour tenter de me détendre. D'une main tremblante, je déboutonne délicatement son pantalon. Je me place à ses genoux comme je peux. Le volant appuie sur mon dos, le levier de vitesse enfonce mes côtes et le tapis de sol irrite mes genoux. Je le tiens à pleine main et le caresse doucement. Je vais pour me pencher un peu plus lorsqu'un flash illumine le ciel et qu'un bruit assourdissant secoue le véhicule. Je sursaute, depuis toute petite j'ai peur des orages et celui-ci est particulièrement violent. Il me semble que le sol a tremblé sous mes genoux. Le crépitement de l'eau redouble. Je me mords les lèvres. Il faut que je me calme. J'ai les nerfs à fleur de peau, humiliée de devoir pour la seconde fois prodiguer cette caresse dans ces conditions, comme une simple courtisane. Mais je ne veux pas faillir.
Je passe la langue sur mes lèvres, ferme les yeux et dépose un baiser sur le gland tendu vers ma bouche. Sa main appuie sur ma tête, j'embouche la verge lentement. Cette fois je m'applique, ma langue participe et lape comme je le ferais pour une glace. Je suis encore gauche et timide mais je prends de l'assurance. Un deuxième éclair déchire l'air. Il s'enfonce un peu plus. J'entame un mouvement de va-et-vient et engouffre un peu plus du pieu de chair à chaque avancée. Il m'emplit bientôt presque entièrement. J'ai du mal a respirer. Mes lèvres sont distendues. Le souffle me manque, un léger haut le cœur me saisi lorsqu'il bute au fond de ma gorge. J'arrête ma progression. Ma langue palpite sous sa verge... Il caresse mes cheveux et ma nuque. Un autre coup de tonnerre me fait sursauter. Il appuie un peu plus sur ma nuque pour m'obliger à reprendre ma progression Je panique, je croyais ne pas pouvoir en emboucher plus sans m'étouffer. Le bâillon de chair m'empêche toute protestation, je ne peux émettre qu'un gémissement étouffé de désapprobation. La pression s'accentue et il progresse un peu plus encore en moi. Je le sens nettement au fond de ma bouche obstruant totalement ma gorge. Maladroitement je tente de régurgiter l'intrus, chassant encore plus l'air de ma poitrine. Mon gémissement se fait plainte de détresse. J'étouffe. Un spasme incontrôlé me secoue et, en un réflexe, je cherche à me relever, à m'échapper. Mais sa prise se resserre et s'affermit. Mes coups de rein relâchent tout de même un peu la pression. Je reprends une goulée d'air. Mais impitoyablement il se replonge vite au fond de ma gorge. Des larmes perlent à mes yeux Comme une noyée je cherche l'air en respirant bruyamment par le nez.
La pluie redouble et de nouveau la foudre s'abat non loin de nous. Peu à peu je me calme, je cesse de me débattre en vain. Je ne peux lutter, il me faut me soumettre et composer. J'apprends à économiser mon souffle qui devient plus long et plus profond. Je découvre l'art de garder un homme au plus profond de ma bouche sans suffoquer et sans haut-le-cœur. La pression de ses mains se relâche, les caresses reprennent sur ma nuque, il me flatte comme on flatte une pouliche rétive. Une larme coule sur ma joue. Il me laisse enfin un moment de répit où je sens son sexe palpiter contre mon palais. Après avoir apprécié la situation et me laissé reprendre mon calme, ses mains commencent à imprimer à ma tête un ample balancement. Le piston de chair huilé par ma salive commence un profond va-et-vient dans le fourreau de ma bouche. Tantôt au bord de mes lèvres tantôt au fond de ma gorge en une cadence de plus en plus rapide Je me laisse guider, me fait accueillante, j'arrondis mes lèvres pour faciliter sa course. Je gémis lorsqu'il bute trop violemment au fond. L'orage rythme nos ébats. Je perds la notion du temps cela semble ne pas finir. Quand enfin, lors d'un grondement de tonnerre ma bouche est envahie par une liqueur épaisse qui jaillit contre mon palais et coule sur ma langue ! Cette fois je me contiens, j'attends immobile la fin de son épanchement. Plusieurs jets saccadés inondent mes joues et s'écoulent vers ma gorge. Je retiens la liqueur salée malgré mon aversion.
Son plaisir pris, il me repousse lentement sur mon siège tout en me caressant. Je ferme les yeux de honte et de pudeur. Il sait ce que je cache, j'ai encore le résultat de sa jouissance dans ma bouche. Je tourne la tête vers l'extérieur. Il se permet le temps de prendre une photographie avec son portable puis il pose une main sur ma joue et passe son pouce sur mes lèvres que je garde obstinément closes.
-
Regarde-moi.
J'entrouvre les yeux. Il me fixe, comme à son accoutumée.
-
Avale !
De nouveau je détourne mon visage et mon regard se perd dans la pluie. Je ne veux pas qu'il me contemple faire ça. J'ai honte. De sa main il ramène ma tête et nos regards se rencontrent de nouveau.
-
Avale, … C'est un ordre !
Il n'avait pas besoin de le rajouter, bien sûr que c'est un ordre ! Je prends une inspiration par le nez pour me donner du courage et réprimant une nausée je déglutis péniblement tout en le regardant au fond des yeux.

Toutes les femmes cachent quelque chose. Sombres malheurs ou bonheurs lumineux enfouis au plus profond d'elle-même. Que peut cacher une image que nous renvoyons chaque jour à notre entourage ? Sourire de mise, masque de composition destiné à l'entourage. Que cache cette jeune femme nue les yeux perdus sur l'horizon?… Que cache cette image romantique, douce et calme ? … Sa bouche en connaît la saveur !

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07 juin 2007

Préambule - Chapitre 9 - Palimpseste.

palimpseste_1Je ne pensais pas participer à la création d'une œuvre d'art de cette manière. Sur la table de l'atelier une feuille de papier vélin épaisse, couverte d'une écriture élégante à la plume et à l'encre bleue. Un long texte qu'il a refusé que je lise. Au milieu de la pièce un cylindre recouvert de velours. Comme lors de toutes les séances je suis nue et j'attends ! Il s'affaire en silence à de mystérieuses tâches. Disposant avec soins les appareilles de prise de vue. Il se saisit de la grande feuille manuscrite et la place délicatement sur le cylindre. Il revient vers moi muni d'une corde de chanvre il me lie fermement les mains dans le dos. Et, me prenant par les épaules me conduit près du curieux assemblage. Sa main passe délicatement sur mon visage. D'un pouce il ouvre un peu plus ma bouche en caressant mes lèvres. Satisfait, il glisse sur mes seins, butinant doucement mes tétons qui se durcissent sous le doux effleurement. Mes hanches, puis mon ventre reçoivent ses hommages. D'un doigt agile il découvre mon clitoris caché dans les doux replis de ma rose et le caresse longuement déclenchant une vague humide et chaude de mon ventre. Je me laisse aller,... J'aime çà. Une fois mise en condition il appuie sur mes épaules et me force m'agenouiller à califourchon sur la feuille de papier. Mes jambes s'écartent de façon à ce que mon sexe entre en contact avec le papier. Ses mains se livrent ensuite a une sarabande de caresse. Tout mon corps est parcouru. Mes parties les plus intimes explorées, entrouvertes, palpées. Le plaisir monte. Je sens le papier se mouiller peu à peu entre mes jambes. De temps en temps un doigt délicat vient vérifier l'imprégnation du vélin et en profite pour une caresse plus profonde.
D'une main ferme appuyée sur ma nuque, il me penche vers l'avant et c'est sans difficulté que ses doigts s'enfoCyprinencent dans ma douce moiteur, en ressortent trempés. Ils s'égarent, tourne autour de mon anus. Cet effleurement particulier provoque en moi une intense vibration et un effroi retenu. Je ne peux contenir un petit gémissement et une crispation. Mais il ne s'en souci pas et raffermit sa prise sur ma nuque pour parer à un sursaut plus violent. Prolongeant sa caresse une phalange appuie fermement sur la rosette, l'écarte et se fraye un passage dans l'étroit orifice, s'enfonçant à demi. Cette fois je cris. C'est à la fois un cri de surprise feinte, de honte, et de réprobation. Ma plainte se prolonge dans un "Non" suppliant. Ma respiration s'emballe, une tempête de feu crépite dans mon ventre. Je voudrais échapper à l'ignoble étreinte et en même temps je me tords et gémis d'un plaisir latent. Une attitude contradictoire qu'il a bien perçue. La phalange entame un petit mouvement circulaire et puis se retire, abandonne ce chemin interdit et regagne mon ventre maintenant largement ouvert d'où s'écoule un flot de liqueur de Cyprine, témoignage de ma veule excitation. Pendant de longues minutes il va s'évertuer par ses caresses à me conduire aux limites du plaisir se rétractant dès que je commence à perdre pieds. Je deviens une poupée de chiffon gémissante entre ses mains.

Satisfait de mon état il finit par me faire redresser. Il ôte la feuille de papier d'entre mes cuisses. La fine et délicate écriture est brouillée par mon écume intime. Il enlève aussi le tube sur lequel j'étais à califourchon et sans attendre replace la feuille à terre sur le velours, devant moi. Il me courbe en appuyant sur ma nuque me fait basculer. C'est maintenant mon visage qui est en contact avec le précieux parchemin je sens contre ma joue l'humidité et l'odeur fade de mon ventre qui imprègne le papier. Ma position est des plus indécente. Le visage maintenu à terre, les fesses dressées, les mains liées dans le dos et les cuisses écartées. Les audacieuses caresses reprennent. Je ferme les yeux, me laisse dériver, mon corps ne m'appartient plus. Mon âme part à la dérive, cerf volant dirigé par ses mains habiles maniant adroitement la tension et le relâchement de ce lien tenu qui me rattache encore à la terre... C'est sans surprise et avec une profonde sérénité que je l'ai senti s'enfoncer en moi presque avec retenu comme pour ne pas me sortir de ma langueur. J'ai cambrer les reins me suis ouverte tandis que ses mains se posaient sur mes hanches. Je l'ai accueilli avec une joie indicible, un "Oui" soufflé sur le papier.

La feuille de papier qui a recueilli mes émois est défroissée, passée sous presse, fixée et enfin présentée dans un cadre de verre et d'or. L'œuvre me fait penser à ce drap que l'on exposait jadis le lendemain des nuits de noces et prouvait la virginité de la mariée. A chaque fois que je la contemple, je ne peux que me remémorer sa folle réalisation. Le texte à l'encre bleue est brouillé par l'humidité de mon ventre, de ma salive et mes larmes de joie. On distingue par moment des fragments de ligne encore lisibles. Mais le plus important ici, ce n'est pas ce qui est écrit.

palimpseste_2

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02 juin 2007

Préambule - Chapitre 8 - Coups de fil…

La séance a commencé dans le bruit des chaînes. Maillons d'acier froid enserrant mes chairs, Chaînes courant sur mon ventre, s'insinuant entre mes jambes. Et toujours le bruit sec du déclencheur photographique. Il n'a pas dit un mot depuis le début de la séance. Très concentré, il me manipule comme une poupée de chiffon et je me laisse faire obéissante aux pressions de ses mains. Il place méticuleusement les fers sur ma peau les rattachant au collier les glissant sous ma poitrine m'attachant sur l'autel de bois sculpté orné d'anneau d'acier... Il me présente à sa guise et suivant son inspiration dans des poses tantôt indécentes, tantôt recroquevillées presque rêveuse, romantique. Il s'interrompt souvent, s'assoit, me contemple longuement avant de reprendre sous une intuition subite ses manipulations qui me ravissent. C'est lors d'une de ces poses méditatives que mon portable se met mis à sonner. Mon cœur loupe un battement. J'ai complètement oublié de l'éteindre. Je le regarde en me mordant les lèvres. Ses yeux me foudroient. Un claquement de langue désapprobateur, il soupire bruyamment. J'ai par inadvertance cassé sa concentration. Patiemment Il laisse finir le bruyant tintamarre du téléphone qui couvre la douce musique de Dark Sanctuary. Une fois le calme revenu. Il claque des mains en émettant un "Bon, …" de lassitude. Se lève et entreprends de me détacher sans la douceur que je lui connais. Une fois libérer de mes chaînes il m'enjoint d'un ton sec d'aller chercher mon portable resté dans mon sac dans un coin de l'atelier. Je reviens avec l'instrument maudit entre les mains.
-
Tu vas rappeler la personne qui nous a déranger…Tout de suite.
C'est nue sous son regard noir que je recherche dans l'historique des appels, l'intrus. … C'est Nadège, ma meilleure amie.
C'est Nadège qui m'a épilé l'entrejambe lorsqu'il m'a donné l'ordre de me présenter lisse à lui. Il n'a pas voulu que je le fasse moi-même et a exigé que je le fasse, soit en institut soit par une personne de mon choix. Elle devine ce que je suis en train de vivre. Je n'ai pas pu lui cacher mon excitation de ces derniers mois. Je n'ai pu lui cacher mon intention de poser pour l'Artiste que nous admirons toutes les deux. Mais je ne lui ai pas dit dans quelles conditions, bien qu'elle l'aurait compris, je crois. Nous sommes très complices et nous partageons tout. Depuis elle ne cesse de m'appeler pour que je lui raconte. Elle doit être aussi excitée que moi.
Je compose le numéro et porte le téléphone à mon oreille.
Il ne faut pas longtemps pour que Nadège décroche. J'entame la conversation le plus naturellement du monde malgré ma posture. Mon Maître ne s'en tient pas là. Pendant que je converse, il me prend par les épaules et me dirige vers une table proche sur laquelle il me penche. Instinctivement j'écarte les jambes reprenant une position soumise. Sa main se pose sur mes reins et descend lentement entre mes cuisses. La caresse se fait plus précise, longeant le pli de mes fesses effleurant la porte de mon ventre. J'essaye de garder mon calme et continu la conversation. Deux doigts s'insinuent en moi. Je me mords les lèvres un instant pour ne pas gémir. Le va et viens s'accélère et une autre main glissant sous mon ventre vient agacer mon nombril puis descend sur mon clitoris. Une vague chaude m'envahis. J'ai un mal fou à suivre la conversation. J'imagine Nadège dans sa chambre tranquillement assise en tailleur sur son lit me parlant tout en feuilletant distraitement un magazine. Alors que moi, je suis nue courbée sur une table les jambes largement écartées, mon intimité offerte aux caresses d'un homme, essayant désespérément de garder mon calme et un timbre de voix normal. Cette image me provoque une jouissance inouïe, mon ventre s'inonde, ma voix se trouble mais je me contiens.
Suprême supplice que celui ci ! Obligée de repousser mon plaisir pour ne pas me trahir. Je n'ose interrompre la conversation sans Son accord. Il finit par me redresser me retourne et m'adosse à la table ses deux mains se posent sur ma poitrine, ses pouces joue avec mes tétons dressés il sourit et me regarde droits dans les yeux. L'image de ma copine de conversation se superpose avec son visage. Je me dédouble Isabelle la sage qui discute calmement au téléphone et Isabelle la femme offerte qui contient son plaisir qui brûle intérieurement sous les caresses. La pression se fait plus ferme et me voici sur le dos allongé sur la table, le téléphone toujours collé a l'oreille. Ses mains écartent fermement mes cuisses, mon cœur s'emballe, ses battements se mêle à la conversation. La voix de Nadège me parvient à travers du coton. Je ne peux retenir un petit cri lorsque sa bouche se pose sur mon ventre juste sous mon nombril. Nadège s'étonne de ce cri. Je me perds dans les explications d'une voie mal assurée pendant que sa bouche effleure ma peau en une caresse évanescente et descend lentement vers mon ventre en feu. Je me mordille les lèvres lorsqu'une langue chaude et humide écarte délicatement les plis de ma vulve épilée. L'indécent baisé se fait plus profond. Je me cambre et m'écarte un peu plus encore en une profane invitation. Je pose ma main libre sur sa tête. Une vague brûlante ondule le long de mes reins lorsque la langue revient de son exploration et s'attarde sur mon clitoris gonflé de plaisir. J'ai perdu le fil de la conversation, dans un brouillard de sensations je me sens perdre pieds. N'y tenant plus je referme le portable, je raccroche sans explication et laisse retomber mon bras sur la table. Immédiatement la caresse s'arrête.
Je voudrais tant qu'il continu. Mais il s'est redressé et me contemple, écartelée sur la table. Les joues en feu, la respiration saccadée. Il pose une main sur mon ventre et caresse du pouce mon bourgeon gonflé et sensible alors qu'il me fixe des yeux. Il daigne prolonger mon plaisir, de petites décharges électriques cours dans mon ventre. Je sens monter la jouissance. De pudeur je détourne la tête. Sa main me quitte brutalement.
-
Habille-toi.
Je reprends mes esprits, me redresse péniblement, et, piteusement comme prise en faute, la tête baissée, sans un regard pour lui je me glisse dans la cabine d'habillage.
Lorsque j'en sort, il m'attend les bras croisés sur la poitrine. Son regard sévère ne l'a pas quitté. Je me présente devant lui. Il ne m'a pas encore donné l'autorisation de partir.
-
Donne-moi ton portable.
J'extrais de mon sac le responsable de mes tourments lui tend et reprends la pose. Il manipule qu'elle instant le téléphone le referme et sort de sa poche un préservatif. Intriguée, je le regarde sortir la membrane de son sachet brillant, encapuchonner le téléphone et refermer le condom d'un solide nœud.
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Baisse ton pantalon.
Le ton de sa voix ne tolère aucune contestation. Je m'exécute, déboutonne mon jean, le baisse à mi-cuisse et écarte les jambes le plus que puisse me permettre mon pantalon. Bien sur, je ne porte pas de slip comme l'exige notre accord. Sa main vient fureter entre me jambes et ses doigts s'insinuent en moi. Je ferme les yeux. Je suis encore trempée de ses précédentes caresses. Un objet dure vient remplacer ses doigts. Je gémis lorsqu'il l'enfonce en moi profondément. Je comprends qu'il vient de m'invaginer mon propre portable. Il remonte mon pantalon et entreprend de le boutonner enfermant dans mon ventre le curieux olisbos.
-
Allons boire un verre !
Et jetant sa veste sur l'épaule il se dirige vers la porte de l'atelier.
Il fait beau et nous gagnons la terrasse du café de la place du village. Nous choisissons une table un peu à l'écart. Reprenant notre discussion passionnée sur l'art, la création, … Comme si la séance était terminée. Mon Maître a la faculté de rester totalement impassible. Aucunes personnes ne pourraient deviner en nous regardant la relation étrange qui nous lie. Nulle ne peut deviner l'objet que fourre mon intimité. Je jette un regard circulaire sur les personnes attablées Je souris intérieurement. Le patron s'approche pour prendre la commande... c'est à ce moment que se déclenchent les vibrations dans mon ventre. De surprise je sursaute et pousse un petit cri. Mes mains se crispent sur le rebord de la table et sur ma cuisse. La bouche grande ouverte et les yeux écarquillés je jette un regard désespéré a mon Maître. Il a compris ce qui se passait et c'est un large sourire qui me répond.
Alors qu'avec un sourire en coin il passe la commande et malicieusement me demande ce que je veux,les trépidations n'en finissent pas. Heureusement il a désactivé le son pour ne garder que le vibreur. En balbutiant, je passe ma commande à mon tour. Cette fois ci j'ai vraiment l'impression que tous le monde, le patron encore plus, peux deviner mon émoi.
Nadège a rappelé trois fois cherchant à reprendre la communication interrompue, trois caresses intimes sur la terrasse du café au vu de tous, sous le regard amusé de mon Maître. J'ai rejoins mon meublé et j'ai gardé en moi le vibrant olisbos. Toute la soirée j'ai reçu de mes amis bavards des caresses qu'ils ne se doutaient pas me donner.

Enfin, tard le soir un code convenu m'a donné l'autorisation de récupérer mon appareil et de répondre. J'étais épuisée et surexcitée. Il m'a donné l'autorisation de me caresser en laissant le téléphone ouvert posé sur mon oreiller....

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01 juin 2007

Préambule - Chapitre 7 - La tasse.

La_tasseLorsque je pénètre dans l'atelier, il est vide. La musique de fond et l'odeur de café frais qui flotte dans l'air m'indique qu'il s'est absenté. Il ne va pas tarder à revenir. Je m'apprête à le recevoir. Seule, je me déshabille et mets la parure qui m'attend. Nue, parée de mon collier de servitude je gagne le centre de la pièce. Je vais pour m'agenouiller lorsqu'Il apparaît.
-
Reste debout !  Me dit-il en gagnant d'un pas rapide la cafetière.
Il se verse une tasse de café sans m'en proposer une. Je reste donc debout et prends la pose de soumission appropriée. La tasse à la main il s'approche de moi, me contourne. Ses doigts effleurent mes fesses encore marquées de la séance d'hier. Il les examine en se baissant et paraît satisfait.
-
Cela va vite disparaître ! ...
-
…Tu étais très belle hier, nue, sur ton cheval, … Très excitante.
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Merci Monsieur.
-
Tu m'as donné envie de toi…
Une boule de chaleur se forme dans mon ventre.
… Comme promis, je vais prendre ta bouche !
Il dit çà d'un ton calme sans passion comme si c'était une évidence une chose de tout à fait normale, un dû. Il me l'avait promis effectivement lors de ma deuxième faute. Ma première faute je l'ai payé hier. Un vent de panique me submerge. Jamais je n'avais pratiqué ce genre de caresse et surtout je m'y refusais absolument décevant mes premiers amants.
-
Tu as compris ce que je viens de dire ?

De sa main Il me relève le menton et de son pouce il entrouvre un peu plus ma bouche en appuyant sur ma lèvre inférieure.
Je détourne mon regard et réponds d'une voix étranglée.
-
Oui Maître, … j'ai compris.
-
Et qu'as-tu compris exactement ?
Il joue avec moi. Il sait par nos conversations que ma bouche est vierge, ainsi que mes reins d'ailleurs. Jamais je n'ai accueilli d'homme dans ces orifices peu naturels.
-
Vous,... Vous, … je rougis violemment et d'une traite je lâche.
-
Vous allez prendre ma bouche comme on prend un sexe.
Je n'ai rien trouver de mieux comme description. Mon inexpérience révélée augmente la rougeur de mes joues.
-
Oui, … En fait… Ce n'est pas moi qui vais la prendre. C'est toi qui va me l'offrir. C'est toi qui va me faire ce cadeau,... N'est ce pas ?
-
Oui Monsieur,... Avec,... Avec joie !
En fait de joie c'est plutôt de l'appréhension. Mais je dois le flatter peut-être renoncera-t-il devant ma mine défaite et la peur évidente qui fait trembler ma voix.
De ses mains agiles Il coiffe et ramène mes cheveux sur la tête. A l'aide d'un cordon tiré de sa poche il les noue en une queue de cheval me libérant la nuque et le visage. Il se penche à mon oreille et murmure doucement.
-
En chienne !
Je déglutis péniblement je lui jette un regard de chien battu pour tenter de l'amadouer… En vain. Lentement comme pour retarder l'échéance je me mets à quatre pattes sur le sol. Il s'éloigne se verse une énième tasse de café et se cale confortablement dans le canapé de cuir les jambes légèrement écartées.
-
Vient là. Dit-il d'un ton autoritaire.
J'esquisse l'intention de me redresser pour le rejoindre. Je suis arrêtée net dans mon élan.
-
NON ! ,… A quatre pattes !
Bien sur, suis-je gourde, j'aurais du le faire de moi-même sans que l'on me rappelle à l'ordre. Me voici traversant l'atelier, nue, à quatre pattes, me dirigeant vers lui, vers son entrejambe ou m'attend ce que je considère alors comme un suprême humiliation. J'atteins le sofa et je me place face à lui me redressant et prenant appuis sur ses genoux, croyant bien faire.
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Reste à quatre pattes. Sa voix s'est adoucie.
Je me remets à quatre pattes. Me voici le visage face à sa braguette. Il se redresse et tout en se calant au fond du canapé remet la tasse de café dans sa coupe qu'il pose délicatement au beau milieu de mon dos à la naissance de mes fesses. Me voici table basse, cela ajoute un peu plus à ma honte. Je ne peux faire de mouvement brusque sans la faire tomber ce qui, je n'en doute pas, provoquera son courroux. Tirant un bandeau de velours noir de sa poche il me l'applique sur les yeux le nouant fermement derrière la tête. Je perçois la douce chaleur de la tasse sur mes reins.
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Ouvre mon pantalon. Sa voix est calme mais ferme.
Me voici de nouveau confronté à mes démons. Tout mon être refuse ce que je vais faire et pourtant comme un automate, la raison abolie, je m'exécute. En tâtonnant, je dégrafe maladroitement un à un les boutons récalcitrants. La tasse vibre dans sa coupelle. Je fouille d'une main tremblante dans les sous-vêtements. J'ai un moment d'arrêt lorsqu'elle rencontre le bâton de chair. Je baisse la tête et étouffe un soupir. Il est encore temps de revenir en arrière de refuser l'innommable caresse. Il n'a pas le droit d'exiger çà de moi, c'est trop dégradant. Bien sur, je l'avais déjà fait, … En fantasme. Mais ce n'étaient que des fantasmes d'adolescente de ceux qui peuple mes songes et qu'on rêve de réaliser pour faire bisquer les copines lorsqu'on leur racontera. Mais là, c'est la réalité qui me rattrape. Je suis confronté à un homme dans la force de l'âge qui est en droit de tout attendre et surtout pas des atermoiements de gamine.
Sa voix me tire de ma réflexion.
-
Ne t'arrête pas.
Bien sur que je ne vais pas m'arrêter. Comment faire autrement je ne me vois pas fuir, je ne peux plus faire demi-tour ! Je tire délicatement la verge hors de son écrin de coton. Une chaude odeur de musc mêlée de savon me parvient. Dans ma main le bâton s'affermit, grossit. Les yeux bandés je ne peux que le deviner à tâtons, mon autre main vient à mon secours. Quand elle rencontre le gland je la retire comme si je mettais brûlée ! Il a saisi mon mouvement de recul et semble s'en amuser.
-
Embrasse-le.
Sa voix est calme, posée, impérative. Il me dirige comme il dirigerait une élève, imperturbable. Je me penche un peu plus vers l'avant. Ma bouche rencontre et effleure le gland. Je m'humecte les lèvres sèches d'émotion et dépose un baiser délicat sur l'objet de mon humiliation. C'est doux et lisse comme l'ivoire et je dois le dire maintenant agréable au contact. Mais il veut plus qu'un simple baiser.
-
Un vrai baisé, avec la langue.
J'entrouvre la bouche que je pose sur le sommet du gland le lissant avec ma langue mimant un timide baisé. Je me sens un peu stupide de pas savoir. Il me laisse faire quelques instant puis d'une main leste appuie sur ma nuque. Je n'ai pas vu venir le geste, projetée vers l'avant j'embouche à demi l'objet de mes caresses. Surprise, je rejette la tête en arrière. La tasse de café tremble sur mon dos. Mais il insiste, sa main appui fermement sur ma nuque. Je ferme les yeux et suis le mouvement qu'il m'imprime, le premier outrage a été à demi consommé plus rien n'empêche d'aller plus loin. J'ouvre largement la bouche et lentement j'engloutis la sphère polie. Mes lèvres s'arrondissent autour de la colonne de chair qui durcit un peu plus. La pression s'accentue le gland se fraye un passage sur ma langue vers le fond de ma gorge. Je panique un peu J'ai du mal à respirer et un haut le cœur me gagne. Je ne peux m'empêcher d'émettre un gémissement de détresse étouffé. La pression sur ma nuque diminue, j'en profite pour repousser un peu du sexe qui empli ma bouche. Une nouvelle pression me force à engouffrer ce que j'avais lâcher. De nouveau le gland bute au fond de ma gorge et me suffoque. Peu à peu le mouvement devient plus ample. De sa main il rythme le va et vient à sa convenance. La cadence prise, il lâche ma nuque, mais je n'interromps pas la caresse. Avec beaucoup d'application j'offre à mon Maître l'embrassade honnie, détestée. Je prends de l'assurance et m'enhardis, je coiffe le gland de mes lèvres et ma langue parcours la colonne palpitante. Pendant ce qui me semble un siècle ma bouche n'est plus qu'un instrument de jouissance. Et je me vois à quatre pattes les jambes écartées une tasse de café sur les reins, ma bouche forcée, réduite à un objet de plaisir. Cette image intérieure provoque en moi un sentiment de honte et de sensualité mêlée. Enfin le rythme ralentit et finit par s'arrêter. Il me saisit la tète à deux mains. Je garde le gland palpitant posé sur ma langue. Il détache le bandeau qui occulte ma vue. Je ferme les yeux pour poursuivre mon songe intérieur, regagner mon refuge.
-
Regarde-moi.
Sa voix est ferme et je ne peux qu'entrouvrir les yeux. De haut il me contemple en souriant et passe une main délicatement sur mon front tandis que de l'autre il parcourt des ses doigts le contour de mes lèvres distendues. Je suis morte de honte et de confusion, mes joues s'enflamment sous son regard. Il se penche sur moi pour reprendre sa tasse de café. Je tente désespérément de garder le gland dans ma bouche sans le lâcher. Il se rejette en arrière. Prenant son temps, et, savourant ostensiblement la situation, sirote un peu de café tout en me détaillant à loisir la bouche emplie de son désir. Satisfait, il repose la tasse dans sa coupelle et sur mes reins. D'une main posée sur ma tète m'oblige à reprendre le va-et-vient. Ma bouche est maintenant parfaitement lubrifiée de salive Cela me semble plus facile. Il accompagne le mouvement d'imperceptible coup de reins. Le rythme s'accélère. Pour me concentrer sur ma tache je ferme les yeux. Soudainement le mouvement s'arrête le gland gonfle et durcit un peu plus, un liquide doux et âpre envahit ma bouche, éclaboussant mon palais s'insinuant dans mes joues coulant vers ma gorge me noyant, m'étouffant. La surprise me fait sursauter violemment, je me recule, je me dégage de l'étreinte en un mouvement brusque qui fait chuter à terre la tasse et le café. Je recrache sur le sol avec écœurement la liqueur salée qui souille ma bouche toussant et raclant ma gorge pour en rejeter la moindre goutte. Je n'ose le regarder, je reste à quatre pattes la tête baissée les yeux humides reprenant mon souffle et attendant ses remontrances. Elles ne viennent pas. Il prend le temps de se réajuster. Puis il s'adresse à moi.
-
Et bien, … Il va falloir que tu apprennes à garder ce qu'on t'offre. Dit-il d'une voie gouailleuse.
Je ne réponds pas, j'ai trop honte.
-
Lève toi et essuie ce que tu as fait.
Je m'exécute rapidement saisis un rouleau d'essuies-tout près de la cafetière et je m'accroupis essuyant le café et le liquide opalescent qui tachent le sol. Je replace la tasse et sa coupelle à côté de la cafetière.
-
Va te rhabiller c'est bon pour aujourd'hui on se revoit demain. Je te laisse le temps de réfléchir, tu devras me faire une proposition de punition. il semble contrarié.
Penaude, la tête toujours baissée.
-
Oui Monsieur.
Je file vers la cabine pour me rhabiller. Lorsque je ressorts je suis sur le point de quitter l'atelier quand Je suis arrêtée net.
-
Attends,... Tu n'as pas fini, … Tu oublis çà.
Il pointe de son index quelques gouttes de spermes qui tache le cuir du sofa. Je m'empare de nouveau du rouleau de papier et vais pour essuyer…
-
Non, non, non ! S'exclame t il.
Je le regarde étonnée, je ne comprends pas.
-
Avec ta langue.
Mon sang se fige. Mon humiliation n'est donc pas finie ? Je prends une profonde inspiration et regarde longuement le liquide blanchâtre. Lentement je m'agenouille. Mon visage s'approche du cuir noir. Je ferme les yeux et lèche lentement la surface froide recueillant les quelques gouttes salées réprimant un haut-le-cœur. Ma besogne achevée je me relève la bouche emplie de la saveur de mon Maître. Il me saisit par le menton. Mon regard se détourne, mon avilissement est insupportable. Je ne suis pas fier de moi.

Lorsque je quitte l'atelier je m'enfuis presque. Je me suis réfugiée dans mon meublé. Je n'ai rien pu manger ce soir là. J'ai rageusement jeté cette séance sur le papier. Au fur et à mesure que je me racontais j'ai pris conscience du plaisir ressenti à cette extrême humiliation. Et je me suis surprise à faire tourner ma langue à l'intérieur de ma bouche pour y découvrir un reste de Lui.
C'est en fin de compte avec une certaine bonne humeur que j'ai prise une autre feuille de papier et commencé à aligner les possibles pénitences qu'Il pourrait m'appliquer.

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30 mai 2007

Préambule - Chapitre 6 - Ballade pour une cravache.

Il fait vraiment un temps formidable pour la saison. Un ciel bleu rayonnant pas un temps à rester dans un atelier. Nous avons pris une route sinueuse qui nous portent sur les Causses. Après une petite demi-heure de route nous arrivons au haras. Je reconnais immédiate le lieu de l'été dernier ou j'ai, en compagnie de ma sœur, effectué un stage d'équitation. C'est grâce à ce stage que je l'ai rencontré pour la première fois. C'était à l'occasion d'une visite des villages alentours je venais à peine de fêter mes 19 ans. J'ai appris rapidement par la suite que nous partagions une passion commune celle des chevaux et qu'il fréquentait également assidûment la paille des box.
Deux chevaux sellés nous attendaient, Passionata et Dakota. Nous nous sommes dirigés vers le Club-House pour nous changer et nous rafraîchir. Il me confie une bombe et une cravache extrait de son casier. Il me tend la badine après en avoir éprouvé la souplesse en la pliant entre ses mains tout en me jetant un regard moqueur. J'ai répondu à son sourire alors qu'un frisson me parcourait le dos. Nous avons rejoins nos montures et avons piqué des deux vers les plateaux. Une bonne heure de ballade ponctuée de galops effrénés, de courses enfantines. C'était la seule occasion que j'avais de le défier. Courses qui se terminaient par des fous rires lorsque je prenais de l'avance. Les chemins que nous suivions montaient fortement et devenaient de plus en plus étroits. Nous finissons par déboucher sur une clairière en haut d'une colline. Le paysage est magnifique. Au loin les monts d'Aubrac encore enneigés brillent sous le soleil. Nous dominons la vallée tapissée d'une brume de chaleur vibrante. Au centre de la clairière au point le plus haut culmine une croix de pierre, très vieille, pas entretenue, en fait personne ne doit jamais venir prier ici. Il met pied à terre. Je l'imite et côte à côte nous admirons le paysage.
Ma contemplation est interrompue par le doux son de sa voix.
-
Déshabilles-toi !
La voix est calme comme tiré du fond de sa méditation.
Je ne m'attendais pas à une telle requête mais il était hors de question de ne pas y obéir. Je jette un coup d'œil circulaire. Personne ne peut venir ici, personne ne peut nous surprendre. Je m'approche du centre de la clairière et commence par enlevé mon sweat pendant qu'il éloigne nos montures et les attache à un frêne en lisière. Je fais vite et lorsqu'il revient, je suis nue et frissonnante malgré le soleil qui chauffe ma peau. L'air est vivifiant et l'herbe fraîche me chatouille les chevilles. Instinctivement je prends la pose, debout jambes à demi écartées les mains dans le dos la tête baissée. Mon cœur s'est accéléré.
Il tourne autour de moi et prend le temps de me contempler, s'approche de mes vêtements, se baisse et se saisit de la cravache de cuir noir que j'ai posé à côté. Il revient et lentement parcours la surface de mon corps avec le bout de la badine. Je frissonne à chaques contacts. Le cuir passe sur mes hanches, mes reins, ma poitrine, s'attarde sur les pointes de mes seins durci par la fraîcheur et l'excitation, remonte le long du cou jusqu'à ma joue puis redescend sur mes cuisses pour enfin se glisser entre mes jambes. La pression s'accentue la baguette se faufile entre les lèvres de ma vulve caressant au passage mon clitoris, provoquant un sursaut de tout mon corps. Il entreprend de jouer de moi comme le ferait un violoncelliste. Le doux archet de cuir effectue un va-et-vient saccadé faisant vibrer ma corde intérieure et s'enduisant de toute sa longueur de la liqueur de Cyprine qui mouille maintenant mon entrejambe. Le rythme se précipite sa main libre se pose sur ma hanche pour assurer sa prise et accroître la pression comme s'il voulait me scier en deux avec la cravache. Je commence à perdre pieds, mon souffle s'accélère, je ferme les yeux, la jouissance monte, je gémis…
Brusquement tout s'arrête. Fermement Il m'entraîne vers la petite croix de pierre. Encore sous l'empire des caresses je titube un peu. Il me penche vers l'avant et forçant ma cambrure me fait prendre à pleine main chaque branche de la croix de pierre. Il présente devant ma bouche la cravache avec laquelle il m'a caressé si intimement. Elle est encore luisante de mon plaisir.
- Prends
çà !
J'entrouvre la bouche. Il insère le mors de cuir entre mes dents. Ma langue retrouve le goût et l'odeur de mon ventre en fleur. Je comprends brusquement ce qui va se passer. Ma position, mes reins cambré, mes fesses offertes ne peuvent que susciter un cruel tourment. Se saisissant de sa propre cravache il m'en donna quelques légers coups à l'intérieure des cuisses. J'ai compris que je dois écarter un peu plus les jambes.Ce que je fais en rentrant la tête dans les épaules dans l'attente d'un premier châtiment. Un long silence pendant qu'il me contemple dans cette position humiliante. Sa cravache se pose sur les haut de mes reins. Je ne peux retenir un petit gémissement d'angoisse à son contact. Un temps d'arrêt. Je ferme les yeux. Et brusquement, une décharge foudroyante cingle mes reins. Le choc est terrible. De surprise je manque de lâcher la cravache que je tiens dans ma bouche. Mes mains se crispent sur la croix de pierre et je serre les dents qui s'incrustent dans le cuir de mon bâillon improvisé. Un deuxième coup féroce s'abat aussi fort que le premier puis un troisième. La cravache reprend son appui sur le haut de mon dos. Je sens les traînées de feu au travers de ma croupe qui palpitent sourdement. La douce main de mon Maître vient en atténuer la brûlure. La caresse apaisante coure sur mes fesses. Une pause, mais je n'ai pas le temps de reprendre mon souffle que de nouveau la tempête se déchaîne. Un coup violent vient strier le bas de mes fesses. Un autre s'abat si fort qu'une douleur fulgurante me pénètre le ventre, ma vulve offerte et proéminente vient d'amortir le choc. Un dernier déchire mes reins d'un claquement sonore.
De nouveau la cravache se repose au creux de mon dos et la main apaisante vient atténuer la souffrance qui vrille mon échine. Je ne peux retenir des larmes silencieuses. Une chaleur intense vibre en vagues brûlantes et embrase mon postérieur. Mes jambes flageolent et mes genoux tremblent nerveusement. Mais cela ne l'arrête pas. Trois autres sifflements furieux viennent marquer mes chairs. Ils sont de plus en plus forts. Le deuxième coup me fait lâcher dans un cri la badine qui bâillonnait ma bouche. Le troisième me fait hurler. Un spasme violent me rejette la tête en arrière qui retombe entre mes bras tendus, secouée par un flot de sanglots incoercibles. Je ne peux plus retenir mes pleurs une étrange sensation de dédoublement s'empare de moi. Il y a l'Isabelle qui souffre et sanglote à chaudes larmes et celle qui jouit qui prend plaisir lorsque la main fraîche de son Maître parcours ses fesses martyrisées. Cette fois ci la caresse ne s'arrête pas, se fait plus insistante. Sa main glisse entre mes cuisses écartées et ses doigts trouvent facilement un passage vers l'intérieur de mon ventre, Je prends conscience que je suis littéralement inondée. Deux doigts inquisiteurs progressent facilement en moi tandis qu'un troisième vient titiller mon bourgeon turgescent déclenchant une série de décharge électrique qui me tétanisent me faisant me dresser sur la pointe des pieds. La caresse se prolonge tandis que peu à peu mes sanglots se calment. Je plonge de nouveau vers le plaisir. Abandonnant mon ventre. Il me redresse, arrachant presque mes mains crispées à la croix de pierre, … Ma croix de souffrance. Je me retrouve debout face à lui. Il sèche mes larmes de ses doigts odorants. Je ne peux m'empêcher, en un mouvement inattendu, de me pendre à son cou et épanche mes derniers sanglots sur son épaule Il me caresse doucement les cheveux et le bas du dos. Il attend patiemment que je me calme. Il fait bon dans ses bras. Nous sommes baignés de soleil comme dans un rêve... Il me repousse délicatement lorsque mon corps se fait plus pressant et commence à onduler entre ses mains. J'ai compris et je reprends la pose de soumission ramenant les mains dans mon dos écartant les jambes et baissant la tête dévotement. Quelques larmes restées accrochées à mes cils tombent sur le sol.
-
Mets tes bottes !
Anesthésiée parce que je viens de subir, je ne cherche pas à comprendre, j'enfile rapidement les deux bottes de cuir tandis qu'il va chercher mon cheval.
-
Allez monte !
Comme dans un rêve je saisis les rennes, prend appuie sur l'étrier et d'un mouvement souple enfourche ma monture. Le contact du cuir patiné de la selle sur mes fesses nue me ramène vite au réel. Me voici perchée sur l'animal, les fesses en feu. Une sourde angoisse me saisit et je ne peux m'empêcher de regarder autour de moi. Heureusement nous sommes toujours seuls. Qui aurait bien l'idée de venir jusqu'ici a pied ?
Il a vu mon mouvement d'angoisse et s'en amuse.
-
Ne t'inquiète pas,... On ne perdrait pas la vue à te voir ainsi, nue, sur ta monture.
-
Fait moi donc quelques cercles autour de cette clairière.
Je talonne légèrement Dakota et commence ma ronde tandis qu'adossé à la croix de pierre Il me suis des yeux. Le spectacle que j'offre semble le contenter au plus au point. Un sourire bienveillant illumine son visage.
Le balancement du cheval les frottements du cuir sur mes fesses meurtries augmente leur chaleur tandis que le pommeau de la selle vient se mouiller contre mon sexe largement écartelé comme s'il voulait me pénétrer.
-
Au trot ! Me lance-t-il.
Je me penche vers l'avant et, d'une pression des genoux, lance ma monture en un petit trot saccadé. Le battement régulier de la selle enflamme mon postérieur et pétrit mon ventre sans douceur.

Balade

Amazone impudique, nue. Comme dans un songe je tourne autour de mon Maître en un manège étourdissant dont il tient les rennes…

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Préambule - Chapitre 5 - Kristale.

Les tchic tchac de l'appareil me mitraille. Voici maintenant plus de deux heures que s'enchaînent les poses, les réglages d'éclairage et les shoots de l'appareil photographique. Je suis nue sous l'œil glacé de son instrument et je sais combien seront chaudes les images qui en sortiront. La séance vient à peine de s'achever. Je me suis remise nue en posture de soumission au milieu de l'atelier pendant qu'il range quelques précieux instruments.
Il est 5 heures lorsque quelqu'un frappe à la porte. Prise de panique en un mouvement inconscient je fais mine de me relever avec l'idée d'aller me couvrir. Il m'interrompt d'un geste impératif. Je reprends la pose. Il passe dans la pièce d'exposition et j'entends se déverrouiller la porte d'entrée. Des exclamations de bienvenue retentissent suivies de murmures indistincts. La porte se referme et les murmures se poursuivent. Je suis terrifiée, il y a maintenant deux personnes ici. Et moi qui suis nue dans cette posture inconvenante…

KristaleLe rideau s'écarte, mon Maître entre. Il est accompagné d'une femme, grande, vêtue d'un jean moulant, de bottines de daim et d'une chemise blanche brodée d'arabesques. Elle est très belle, d'une allure hautaine bourgeoise. Un visage régulier encadré de longs cheveux blonds presque blanc. Bien plus âgée que moi 30-35 ans je pense. Son regard glisse sur moi comme si j'étais transparente. Ils se rapprochent de la cafetière et Il lui propose un café qu'elle accepte avec un fort accent hollandais. Ils entament une discussion sur son travail. Elle veut voir ses dernières réalisations. Pendant prés d'une heure ils vont ainsi palabrer passant d'une toile à l'autre discutant à voix basse sans me porter aucune attention alors que je suis morte de confusion et que je n'ose bouger. Une affaire semble avoir été conclue. Une deuxième tasse de café est servie.
La femme s'approche alors de moi et comme si elle me découvrait et s'adresse à Lui.
- Eh bien ! Tu les choisis à la sortie des écoles maintenant ?
Bizarre comme son accent étranger me fait tressaillir.
Il ne répond pas et se contente de sourire. Elle tourne autour de moi. Je sens son regard parcourir mon corps, effleurer mon intimité, c'est presque un contact physique je suis à la limite de défaillir. Je lance des regards apeurés à mon Maître mais il détourne les yeux et se plonge dans sa tasse de café. Je suis toujours à genoux, les cuisses largement écartées et les mains dans le dos.
Brusquement la femme pose sa tasse sur une desserte proche et sans hésitation me saisit à la nuque. Appuyant fortement elle me force à me pencher vers l'avant collant ma joue sur le sol et basculant mes fesses vers le haut. Impossible de résister. Me voici cul-par-dessus tête. Mais elle ne se contente pas de cela. Je sens sa main libre qui me caresse les fesses et se faisant plus précise explore mon entre jambes. En un sursaut je tente de me relever pour échapper à l'ignoble caresse mais sa poigne est trop forte et surtout je sais qu'il m'observe. Je refrène ce mouvement. L'exploration de la femme se fait plus précise. Je ferme les yeux et je me mords les lèvres, je pressens ce qu'elle va faire et je me crispe. Un premier doigt s'insinue en moi je ne peux retenir un gémissement de protestation. Sourd à mon petit cri de contestation un deuxième doigt rejoint le premier et les deux ensemble s'enfoncent plus profondément encore. Durant un long moment qui me semble une éternité ses doigts vont explorer mon intimité sans ménagement, ses ongles longs me griffent un peu, un mouvement de va et vient qui finit par être de plus en plus doux, lubrifié par le liquide qui m'inonde peu a peu.
- Elle est un peu étroite, mais elle mouille bien cette gamine !
Son accent et son ton sarcastique me vrillent les nerfs. Je suis morte de honte. Me faire ainsi caresser par une inconnue dans cette posture humiliante sous Ses yeux. Et mon corps qui manifeste son plaisir sans vergogne à sa main alors que mon esprit le rejette… Mon humiliation prend fin. Enfin je le croyais. Ses doigts quittent mon ventre et me saisissant par les cheveux elle me redresse dans ma position initiale.
J'ai gardé les mains dans le dos. Je peux de nouveau voir mon Maître qui reste impassible et observe la scène. La femme sourit largement ses yeux bleus pétillent de malice. Elle présente les deux doigts qui viennent de m'humilier devant ma bouche. Mon sang se glace, je détourne instinctivement la tête. Il émet un petit claquement de langue désapprobateur. L'inconnue me saisit de nouveau par les cheveux et me force à lui faire face.
- Ouvre la bouche !
Son ton est sec, péremptoire, le ton de quelqu'un qui a l'habitude de se faire obéir. Je jette un coup d'œil désespéré à mon Maître. Je sais qu'il faut que je m'exécute. Lentement j'entrouvre la bouche. Immédiatement les doigts encore luisant de mon humidité s'engouffrent entre mes lèvres. Me voici obligée de goûter mon odeur intime. Bien sûr, je la connais, mes caresses solitaires m'ont appris le goût de mon ventre. Mais là, c'est imposé, dans le seul but de m'humilier.
- Suce petite !
Rouge de confusion j'amorce un mouvement de succion.
Ses doigts toujours dans ma bouche goûtant ma caresse buccale elle s'adresse à de nouveau à Lui.
- Son dressage est en cours ? … Cela fait longtemps ?
- Quelques jours, … Tu es un peu rude là…
- Faudra qu'elle s'y fasse, … Il te faut me la prêter quand tu en auras fini avec elle.
- J'y penserai. Dit-il en souriant.
Elle me laisse téter ses doigts quelques instants et y prend apparemment beaucoup de plaisir. Mais comme à regret elle les enlève de ma bouche et les essuie dans mes cheveux.
- Bon,... On m'attend…. J'ai hâte de faire plus ample connaissance ma belle.
Elle a dit ça sur un ton menaçant en me prenant le menton dans la main et me fixant de ses yeux de glace bleue.
Mon maître la raccompagne à la porte de l'atelier.
Seule je ne peux retenir mes larmes. La tension et l'humiliation ont été trop fortes un spasme secoue tout mon être. Encore une fois des sentiments contradictoires me parcourent, honte, plaisir sensuel, jouissance inavouée à moi-même que je découvre. Je sens encore dans mon ventre la caresse ignoble de cette femme. Et le plaisir veule qu'elle a éveillé en moi.
Il revient et se rassoit en face de moi. Il ne peut ignorer les traces humides de mes larmes qui courent sur mes joues mais ne semble pas s'en préoccuper.
Après un long moment de réflexion il lâche.
- Tu peux parler.
Je renifle un peu et commence.
- Vous, …Vous saviez qu'elle viendrait ?
- Elle s'appelle Kristale*…
Kristale un nom qui va bien avec sa blondeur nordique et son accent. Kristale la première femme à m'avoir pénétrée. Je ravale mes larmes. J'insiste.
- Vous aviez préparé sa venue ? …Vous saviez qu'elle viendrait ?
- J'ai souvent des visites impromptues… Tu as aimé ?
Il m'horripile à répondre à une question par une question. Et en plus celle qui m'atteint au plus profond. Comment apprécier ce qui a été un véritable viol ! Et en même temps le plaisir que j'en ai ressenti. Inutile de me mentir à moi-même et encore moins à lui.
- Oui. Dis-je à voix basse, presque inaudible, en baissant la tête.
À
 ces mots il se rapproche de moi. Pose une main sur ma nuque et m'oblige à me pencher vers l'avant. De nouveau je me retrouve la joue contre le sol. De nouveau une caresse parcours mes reins, mes fesses. Deux doigts s'introduisent en moi. Mais je ne proteste pas, au contraire je me détends et m'écarte un peu plus pour lui faciliter le passage. Comme elle est douce et chaude cette caresse ! Plusieurs va-et-vient qui mouillent mon ventre. Il me redresse comme l'avait fait Kristale en me tirant par les cheveux. Comme l'avait fait Kristale, il présente ses doigts devant ma bouche. Mais cette fois je devance son désir je me porte en avant la bouche ouverte pour sucer dévotement ses doigts salvateurs imprégnés de mon odeur.

De ce que m'a fait subir Kristale il ne reste rien. La joie me transporte, je me suis dépassée. Je viens de découvrir chez mon Maître la magie de ses caresses capables d'effacer d'un effleurement la souillure, la honte, et la douleur.

*Les noms sont, bien sur, modifiés !

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Posté par isabelle_mad à 18:52 - Préambule - Commentaires [0] - Permalien [#]
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