08 juin 2007
Le Pilori.
Cette nuit j'ai fait un rêve...
J'étais nue, attachée, écartelée sur une croix de bois au beau milieu d'une place publique. Les gens vaquaient à leurs occupations, se promenaient sans me voir. J'étais terrorisée, ils allaient bientôt se rendre compte de ma présence et se ruer vers moi. Il était là ! De l'autre coté de la place. Il m'observait, solidement campé sur ses jambes, les bras croisés sur la poitrine.
Le ciel s'est brusquement obscurci, des éclairs ont zébrés les nuages noirs. Quelques hommes se sont alors brusquement tournés vers moi interpellant les autres sur la présence de cette jeune fille nue, offerte, à leur disposition. Prise de panique je me suis débattue dans mes chaînes, je savais ce qu'ils voulaient de moi, ce qu'ils allaient me faire subir ! La foule menaçante se rapprochait inexorablement. J'ai hurlé son nom pour qu'il vienne à mon secours. Il n'a pas bougé et m'a regardé en souriant. Sortant lentement de l'ombre d'une ruelle une silhouette blonde aux yeux de glace l'a rejoint. Ils se sont enlacés et, me tournant le dos, se sont éloignés dans la tourmente, me laissant à mon sort. Je me suis réveillée en larme alors que les premières mains allaient m'atteindre.
02 juin 2007
La lionne.
Je dors nue sur la paille dans une cage entre les pattes d'une lionne à crinière blonde. Je sens son souffle profond, animal. Je sens sa puissance et sais qu'elle peut me tuer d'une chiquenaude à chaque instant. Je suis terrorisée et fascinée à la fois. Doucement j'essaye de me dégager de ses pattes massives qui m'enserrent fermement. La Lionne dors paisiblement comme repue mais je tremble à l'idée de son réveille et de son prochain repas. Ma tentative de lui échapper tire la bête de son sommeil. Ses yeux s'ouvrent lentement et en souriant me fixe de son regard de glace bleue…
Je me suis brusquement éveillée la main crispée sur ma cuisse les ongles plantés dans la peau.
30 mai 2007
Le chemin.
Je marche sur un chemin au milieu des herbes vertes. Il s'enfonce en sinuant dans la forêt.
Arrivé dans une clairière le sentier se sépare en deux. C'est là qu'il m'apparaît, au beau milieu du chemin de droite me barrant le passage qui scintille de lumière derrière lui. Il est entièrement habillé de cuir blanc et tient à la main une badine de cuir, blanche également. Je vais pour me jeter à ses genoux. Il m'arrête d'un geste, me sourit, et de sa cravache désigne le chemin de gauche. A regret mais confiante je m'engage sur ce chemin qui devient de plus en plus sombre. Les arbres noircissent, le ciel se couvre de nuages menaçant, un vent froid balaye les feuilles mortes sur le sol. Je m'aperçois que je suis nue, un collier de fer au cou. Une force impérieuse me fait avancer malgré la frayeur qui me gagne. Le joug devient de plus en plus lourd et m'attire vers le sol. Je suis bientôt obligée de progresser à quatre pattes. Je sens qu'on m'observe, des présences menaçantes rodent autour de moi. Le collier devient brutalement plus lourd et me plaque le visage au sol. Je ne peux plus progresser. Je suis à genoux et une force irrésistible m'écarte les jambes. Mon cœur s'accélère lorsque j'entends des pas lourds qui se rapprochent derrière moi. Une terreur innommable me saisit lorsqu'un souffle profond et des grognements de bête retentissent près de moi. Je voudrais fuir mais je ne peux pas. Je hurle, mais il ne sort aucun son de ma gorge. Je me réveille en sursaut au moment ou des griffes se posent sur mes reins….
Je suis en sueur, une sueur froide qui poisse mes draps. Il me faut un long moment pour reprendre mon souffle. Comme c'est bon d'être dans un lit chaud ! Le jour pointe à travers les volets. Pour prolonger la nuit je coule la tête sous les draps. Pour me rassurer mes mains courent sur mon corps, s'attardent sur mes seins, mes doigts glissent entre mes jambes, je m'aperçois que je suis trempée… D'une sueur chaude !
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