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Les Carnets d'Emilie
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15 août 2008

Chap. 16. Pose carrée.

Comme il est agréable de sentir la peau de Stéphanie contre la mienne, et ceci avec la bénédiction de mon Maître ! Voici plus de deux heures que nous prenons ensembles sous l’œil inquisiteur de Marc les poses les plus douces, comme les plus licencieuses. Guidés par la main de Marc nos corps se superposent, nos bouches se rencontrent nos ventres se mêlent. Sur la sellette nous nous offrons aux plus belles des caresses imposées. Comment décrire cette sensation de plénitude ?

Peu à peu nous oublions tout, l’objectif de l’appareil braqué sur nous, la chaleur des sunlights. Nous nous enivrons du contact de nos peaux brûlantes. Nos gestes restent parfois timides, alors L’artiste vient à notre secours, dirigeant, imposant, rassurant. Parfois prude, parfois indécent ! C’est ainsi que Stéphanie, la malicieuse, l’incorrigible Stéphanie, lors d’une pose particulièrement osée, la tête entre mes cuisses ne peut s’empêcher de me lécher discrètement l’entrejambes à l’insu de mon Maître et provoque en moi une onde de plaisir et un petit rire nerveux que j’essaye de refréner en me mordant les lèvres. Un rire étouffé qui n’échappe pas à mon Maître. Une trop belle occasion pour lui de faire comprendre que c’est lui qui dirige cet entretien ! Il saisit Stéphanie par le cou et lui plaque violemment le visage sur mon bas ventre en feu.
-
Allons… Ne fait donc pas semblant Stéphanie !

La pauvre fille essaye d’esquisser un mouvement de recul. Mais on ne peut échapper à la poigne de mon Maître. Je chavire et perds pied lorsque sa petite langue fraîche s’insinue entre les lèvres entrouvertes de mon ventre. Je baisse les yeux vers elle et ne peux m’empêcher de prendre plaisir a voir ainsi la tête blonde forcée à la plus indécente des caresses. La croupe de Stéphanie s’agite comiquement pendant qu’elle s’affaire du mieux qu’elle peut pour obéir aux injonctions de Marc. Ses caresses deviennent plus précises et je ne peux retenir un gémissement lorsque ses dents viennent doucement mordiller mon clitoris gonfler de plaisir. A mon sursaut elle perçoit mon trouble, se prend au jeu, y revient plus franchement et c’est à pleine bouche qu’elle se met à suçoter la partie la plus sensible de mon corps tendu. Je ne peux lutter ! Ma respiration s’accélère mes muscles se tétanisent. Un brouillard lumineux crépite dans ma tête, ma vison et mon ouïe se brouillent, je sens monter le plaisir par vagues trépidantes. Un arc électrique s’amorce dans ma nuque et au bas de mon dos Elle va réussir à me faire jouir si elle continue ainsi ! Mais c’est sans compter Marc qui, la main toujours sur la nuque de Stéphanie, m’observe de près et voyant poindre la déroute sur mon visage relève brutalement la tête de Stéphanie en la tirant par les cheveux, coupant court à mon amorce d’extase. Dépitées, nous restons un long moment à reprendre l’une et l’autre notre souffle. Stéphanie a le tour de la bouche barbouillée de ma liqueur de Cyprine. Les yeux exorbités, les joues rouges de honte comme si elle venait de prendre conscience de ce à quoi elle venait de se livrer. Elle respire bruyamment pour reprendre l’air qui lui manque et retrouver un peu de sérénité. Sa poitrine, les seins tendus, se soulève rapidement et ses mamelons durcis trahissent l’excitation qui s’est également emparée d’elle.

Marc n’a pas l’intention de nous laisser reprendre nos esprits. Il se dirige vivement vers une caisse et en sort de longs brins de cordes de chanvre. D’une injonction brève il nous ordonne de nous mettre dos à dos. La colonne vertébrale de Stéphanie se colle contre la mienne et profitant d’un instant d’inattention de mon Maître occupé à préparer les cordes de chanvre se tortille imperceptiblement, comme pour se pelotonner au plus prés de moi. Décidément les espiègleries de la jeune fille ne cesseront jamais ! Je me prends à sourire intérieurement mais reprend mon sérieux lorsque Marc se penche sur nos chevilles qu’il commence à lier méticuleusement...

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16 août 2007

Interludes. Anniversaire.

Aujourd'hui c'est mon anniversaire… Je quitte les années "Teens" avec fracas et effervescence. Je rentre confiante dans ma 20eme année. Çà fait tout bizarre de quitter symboliquement la post adolescence.
C'est l'heure des bilans aussi. Et il en est un que je ne peux ignorer. Voici maintenant presque un an que je vis une aventure qui me dépasse un peu parfois. Six mois que je découvre un monde qui m'attire irrésistiblement et dans lequel je me suis plongée à corps perdu. Je sais que j'en ai été profondément changée ! Ma sœur, mes amies, s'en sont aperçu et, pour les plus intimes, dont vous faites parties chères lecteurs et lectrices, savent le chemin que j'ai pris. Jamais je n'aurais penser vivre pour mes 19 ans une équipée d'une telle intensité, ces derniers mois j'ai l'impression d'avoir eu dix vie en une seule, et je sais que cela n'est pas fini.
Cela je le dois à celui qui ne sera pas là aujourd'hui.
Je lui dois cette nouvelle Isabelle toujours rougissante et émotive bien sur, il se moque assez de cela, mais une Isabelle qui paradoxalement, soumise, est plus forte et plus confiante que jamais. Je me rappellerais toujours de mes premières séances de pose… de soumission ! Je n'arrive plus tellement à faire la différence entre les deux, les deux faisant parti de mes désirs cachés lorsque j'ai pris contact avec Marc. Je sens aussi que tout cela me laisse entrevoir l'aboutissement d'une œuvre ultime. Pendant ces premières séances si j'avais eu des chaussettes je serais tomber dedans. Mais quelle sensation !
Je lui dois aussi ces écrits que j'ose enfin soumettre à vos yeux. En cela je lui serais toujours reconnaissante. Reconnaissante de m'avoir révélé une telle facilité d'écriture. Facilité que je soupçonnais mais que je n'osais, par timidité encore une fois, mettre en valeur. C'est aussi cela un Maître ! C'est sous sa férule que l'on se découvre. Physiquement je dirais même sexuellement, et intellectuellement.

Cet après-midi mes amis vont commencer à arriver, le temps est couvert mais je sais que cela va s'éclaircir, dans l'air frais l'eau de la piscine m'a paru chaude. Je me suis levée tôt, je vais aider ma sœur et mes parents au buffet. Je sais que ce soir la nuit va être blanche et je viens de boire ma quatrième tasse de café (Tiens çà aussi je lui dois, ce goût immodéré du moka). Je vais aller prendre ma douche, m'apprêter. Dans le secret de ma chambre, Nue, je vais me mettre à genoux sur le parquet et religieusement ceindre mon cou du discret collier de cuir et de fer au tintement cristallin qui me rappellera à moi et aux yeux des initiés que quoi qu'il arrive… Je lui appartiens.

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