Chap.3. Le palimpseste électronique.
Je suis enfin en sécurité. Mes fesses froides posées sur le carrelage de l'entrée, je lance un regard au Maître qui vient de me faire subir une nouvelle humiliation apparemment sans en éprouver la moindre émotion. Il tombe sa veste qu'il accroche à la patère du mur et inspecte maintenant mon petit appartement, allumant les lumières une à une. Comme si je n'existais pas, il fait le tour du propriétaire. Cet appartement je l'aime beaucoup, c'est mon nid, il m'a été offert par mes parents pour mes dix-sept ans lorsqu'il a fallu que commence sérieusement mes études universitaires loin de ma contrée. Il n'est pas très grand, mais c'est chez moi. Cela me fait drôle de voir Marc déambuler sur mon territoire. Bien sur j'ai déjà invité des amis ici et ma sœur et mes parents y passent régulièrement. Mais là c'est vraiment différent !
- Relevez-vous Mademoiselle et déshabillez-vous !
Sa voix me tire de ma réflexion. Je me redresse maladroitement en m'appuyant sur le mur. Je pense un moment rejoindre ma chambre, mais refrène cet élan. Il ne me l'a pas suggérer ! Je reste donc au milieu de l'entrée et ôte mes vêtements. Cela est vite fait le chemisier, la jupe et sa ceinture rejoignent mon manteau et mon bonnet qu'il a jeté négligemment au coin de la porte d'entrée. Mes escarpins et mes socquettes blanches posés à côté. Subrepticement je referme le verrou au trois-quarts pour interdire une entrée intempestive. Une fois nue, avec pour seul atour mon fin collier de cuir, je prends la pose d'attente au milieu du couloir, les jambes écartée, les mains dans le dos, la tête baisée. Le froid du carrelage remonte le long de mes chevilles. J'attends patiemment. Il a repéré ma chambre dans le prolongement du salon. De loin, il me lance.
- Prépare-moi donc un café !
Nue, je me dirige vers la cuisine. Là aussi il a allumé la lumière. De ce coté cour il n'y a pas de rideaux aux fenêtres et je peux voir les carrés jaunes illuminés des autres appartements. Je me pince les lèvres et si quelqu'un m'observait ? Je me glisse contre le mur pour échapper à d'éventuels regards. La situation serait presque amusante s'il n'y avait pas autour des personnes que je peux croiser chaque jour. Je me colle contre les placards. Le Formica est froid mais j'en ai cure. Je me lave les mains noires de la crasse de l'escalier que j'ai gravi honteusement. Je prépare le café, lance le petit percolateur et dispose deux tasses à côté. Pour le cas ou il surgirait, je reprends la pose de soumission plaquée la face contre le mur profitant d'un angle aveugle pour me dissimuler de la vue extérieure. Je me sens comme une voleuse chez moi.
Comme je l'ai prévu, il finit par revenir dans la cuisine.
- Vous pouvez ve…
Il s'interrompt, certainement troublé par mon attitude de biche effarouchée blottie dans un coin de la pièce. Il s'approche de moi, ses mains se posent sur mes hanches, je ferme les yeux. Sa bouche brûlante se colle sur ma nuque près du collier de cuir, effleure mon oreille, sa langue en lisse les moindres recoins, jouant avec le lobe brûlant, mes lèvres s'entrouvrent et laissent s'échapper un soupir. J'adore cette caresse elle m'enflamme en un instant. Ses mains glissent sur ma poitrine et en saisissent les seins tendus à pleines mains. Son ventre se colle contre mon dos comme s'il voulait s'incruster en moi. La boucle froide de sa ceinture rencontre mes mains. L'espace d'un instant j'ai envie de la dénouer, de me faire entreprenante. Ses doigts viennent de s'emparer de mes tétons et ses pouces jouent doucement avec. Ils ne peuvent résister à la caresse, durcissent et se dressent à me faire mal. Abandonnant ma poitrine ses mains glissent sur mon ventre, survolent mon nombril et se dirige vers mon entrejambe. D'un doigt léger il effleure le contour du doux sillon ardent, prêt à la forcer, à le pénétrer. Une phalange écarte les lèvres roses. Un frémissement me parcourt. Mais le jeu s'arrête là brutalement alors que j'allais m'abandonner à la douce volupté.
- On t'attend. Va dans ta chambre… Vite !
Le café attendra donc….
Je reste un instant en suspend alors que son étreinte se relâche. Je me retourne et le regarde avec interrogation. Il sourit, il a compris.
- Oui, oui... A quatre pattes…
De nouveau je me retrouve à ses pieds, les genoux au sol, les reins cambré. La cuisine n'est pas bien grande et je suis contrainte de me faufiler entre les pieds des chaises et de la table que je bouscule. Je gagne le couloir avec mon Maître qui me suis derrière à pas comptés. Je traverse le séjour. Enfin le parquet de bois me change du carrelage et le bois ciré me semble émettre une douce chaleur. Je pousse la porte entrouverte de ma chambre et entre.
Ma chambre! Un lit simple, un bureau encombré de livres, de papiers, de notes, une penderie bourrée à craquer et une commode qui me sert de table de nuit. Aux murs les travaux de ma première année de beaux-arts. Les photos du haras, de mes amis, de mes chevaux préférés en pleine action lors de concours prestigieux. Une cocarde d'honneur avec une date, 2005. j'avais fait seconde sur ce parcours ! Sur le bureau une photo de mes parents, de ma sœur, de Nadège et moi en vacance. Mon cœur se glace. Mon dieu... Si ils me voyaient ! Une émotion étrange à la fois honte et plaisir trouble. Le plaisir de l'interdit ! Marc a simplement allumé la lampe de chevet et tiré les rideaux. Sur le sol mon portable ouvert. L'écran de veille diffuse une douce lumière bleuté. La porte se referme derrière moi augmentant l'intimité de la pièce.
- Il est temps de mettre le texte en ligne Mademoiselle !
Je m'approche du clavier m'empare de la souris. La machine se réveille l'écran s'illumine. Je suis déjà connecté par liaison wi-fi. Rapidement je gagne la console d'administration de mon Blog. Ouvre le texte que nous avons peaufiner ensemble au restaurant. Je copie, je colle, vérifie la mise en page et clic sur le bouton orange "poster publier".
Il est 22h15.
Dès que le texte est parti sa main se pose sur mes reins et me caresse doucement.
- Tu restes connectée, tu édites le texte que tu viens de poster et tu décris par dessus ce qui t'arrives… Tes mains ne doivent quitter le clavier sous aucun prétexte… Tu as tout compris Isabelle ?
Oui, je viens de comprendre ce qui va se passer.
- Oui Monsieur.
Ainsi donc, voilà comment mon Maître va se servir de moi ce soir. Je suis excitée par l'expérience. Sa caresse se fait plus précise descend le long de mon dos. Je commence à écrire. Sa main écarte mes fesses et s'en attendre ses doigts s'introduisent en moi. Je suis surprise la rapidité de l'action. Je vais avoir un mal fou a me concentrer sur le texte. C'est maintenant deux doigts qui forcent ma fleur, l'écartent sans ménagement, puis un troisième qui s'invite dans la chaleur de mon ventre. Ils me distendent comme jamais, cela me coupe le souffle. J'écarquille les yeux pour essayer de retrouver mes esprits, mais rien n'y fait. Je suis bien incapable d'aligner correctement trois mots... comme pour prêter main forte à l'assaut, c'est maintenant sa main gauche qui quitte ma poitrine et se glisse sous mon ventre et vient malaxer délicatement mon clitoris découvert, mis à jour, par l'ouverture forcée de mon sexe. Je ne peux retenir un cri à ce contact intime mes mains se plaquent sur le clavier. L'ordinateur émet un bip de protestation. Comment décrire la chaleur intense qui vibre entre mes jambes, attisée par le frottement incessant de ses doigts. Ma respiration s'accélère. Je commence à haleter et geindre de plaisir. Marc se redresse et se place derrière moi entre mes jambes écartées. La caresse s'arrête me laissant pantelante. Je profite de ce répit pour tenter d'écrire quelques lignes. Pas facile de retrouver le curseur perdu dans un nuage de lettre. Marc se déshabille rapidement et se colle contre moi. Doux frisson. C'est maintenant un assaut autrement plus sérieux qu'il me propose. Mon Maître ne m'avait pas pénétré depuis cet été. Une abstinence de quatre mois. Ce soir Il reprend pleinement possession de moi. De le sentir progresser entre mes jambes est un bonheur indicible malgré l'humiliation de ma position. Je ferme les yeux et de nouveaux j'oublie mon texte. Mon ventre se tend mes reins se cambre pour lui faciliter l'accès. Un soupir de bonheur lorsque son ventre se colle à mes fesses et qu'il vient buter au plus profond de mon intimité. Mes abdominaux se contractent. Ses mains se posent sur mes hanches s'y agrippent avec vigueur et brutalement il m'assène trois coups de boutoirs qui me font ouvrir la bouche sur un cri silencieux. Il s'arrête aussitôt. Il a remarqué que mes mains restent immobiles.
- Allez Isabelle… Reprends toi et écris.
Quelle étrange impression d'avoir a décrire ce qui m'arrive en temps réel ! Je pense un instant aux personnes qui lisent en ce même moment le texte mis en ligne et qui sera bientôt brouillé par nos ébats. Je suis à la fois étudiante laborieuse et soumise empalée ! Les petites musiques qui montent de l'ordinateur m'annoncent l'arrivée de nouveaux messages et de nouveaux e-mails. Etonnement je suis plutôt excitée par leur arrivé. Pas le temps de les lire, mais l'idée que quelque part on assiste à ma déchéance me fait frissonner. Marc a entamé un va et vient long et profond tout en me caressant le bas du dos. Une chevauchée calme qui me permet de reprendre mes esprits et d'aligner quelques mots maladroitement. Peu à peu, le rythme s'accélère et de nouveau ma vision se brouille. Le pilonnage de mon ventre s'intensifie. Sous l'assaut je tombe sur les coudes repoussant le clavier. Mais mes mains ne le quitte pas. Ma cambrure s'accentue sous les assauts du bélier de chair mes cuisses s'écartent un peu plus lui offrant, vaincue, l'accès moelleux au plus profond du soyeux fourreau. Mais cette attitude de parfaite acceptation ne semble pas lui suffire. L'assaut cesse soudain et reste en suspend à la porte de ma vulve frémissante.
Je tremble de tout mon corps, je commence à avoir mal au genoux et j'ai totalement oublié mon devoir d'écriture. Doucement il se retire totalement. Je retiens un "non" murmuré. Je voudrais qu'il continu. D'un mouvement souple je le sens se glisser sur le côté et me contourner pour me faire face derrière l'ordinateur. Mon visage est collé au sol et je cherche à calmer ma respiration. Sa main se saisie de mes cheveux et me force à me redresser. Je ne peux que suivre le mouvement et me retrouve face a l'objet de mon tourment, fièrement dressé luisant de liqueur de Cyprine. La rudesse du dressage de cet été m'a fait renoncer à toute velléité de protestation devant cette caresse abhorrée. J'ouvre docilement la bouche. Il s'engouffre entre mes lèvres me faisant une fois de plus goûter à mon propre parfum intime. Mes pensés reviennent au clavier que je ne peux plus voir et sur lequel je tâtonne au hasard, du bout des doigts. Spontanément je caresse de ma langue le gland d'ivoire poli et, comme pour en extirpé la saveur, entame une succion mesuré. Le contentement de mon Maître est immédiatement perceptible par un durcissement accru du doux bâillon. Fière du résultat, je veux lui montrer que j'ai bien apprise la leçon, que je suis digne de lui et de son apprentissage. J'accélère la succion et la pression de ma langue il glisse entre mes lèvres sans à coup, gagnant lentement le fond de ma gorge. Pendant de longues minutes il prend possession de ma bouche par de long et profond va et vient. Je m'attends à tout moment à ce qu'il m'honore du don de sa semence.
Mais il en a décidé autrement. Il relâche mes cheveux quitte ma bouche et revient de nouveau se poster derrière moi. Je reprends mon souffle essaye de me concentrer sur mon texte tandis qu'il reprend possession de mon ventre. Mais je n'en ai pas le temps, son pouce vient de se presser sur mon anus et tente de forcer le passage. Je pousse un cri de surprise et me crispe serrant les poings sur mon clavier. Je ne peux retenir un "Non" angoissé. Un Non aussitôt regretté. Pour me faire pardonner, je plaque mon visage sur le parquet ciré cambre les reins et ramène mes mains sur la tête en les enfouissant dans mes cheveux, lui signifiant ainsi qu'il peut continuer malgré la jouissante honteuse qu'il va provoquer chez moi. Je me cache dans ma chevelure pour que le monde ne me voie pas jouir. La pression de son pouce s'accentue dilatant l'anus. Je me mords les lèvres. L'orifice cède et s'entrouvre laissant le passage à l'odieux inquisiteur. Un doux massage prépare l'étroit goulet à une pénétration plus rude Je tremble maintenant de tous mes membres. Un tremblement nerveux que je ne peux contenir. La vision de ma première sodomie glisse devant mes yeux. Terriblement douloureuse et terriblement agréable qui m'a conduite à mon premier orgasme chez Kristale. Une honte absolue conduisant au plaisir suprême. Alors que je ne m'y attendais pas, que je n'y étais pas préparée. Depuis, Il y a eu d'autres effractions de ce passage, mais c'est toujours cette image qui revient à moi.
Le bélier d'ivoire poli quitte mon ventre et vient maintenant s'appuyer entre mes fesses tendues. Une pression plus forte et le voici qu'il m'écarte et me pénètre. Mes yeux se révulsent, je souffle un petit cri. Mes ongles griffent mes paumes. Au diable l'écriture ! Comment d'écrire cela et le subir en un même temps ? Une douleur fulgurante de nouveau je crie, un peu plus fort cette fois. L'assaut stoppe net. Je reste empalée, geignant doucement d'angoisse et de plaisir mêlé. Les mains de mon Maître caressent doucement me hanches et les deux globes de mes fesses frémissantes. Il prend son temps, savoure sa victoire et sa domination sur moi. Quelques petits mouvements pour bien me faire sentir sa présence. Il ne s'est pas introduit entièrement. Certainement pour me montrer qu'aucun des mes orifices ne lui était interdit et qu'il pouvait en jouir suivant son désir, à demi ou pleinement, et qu'il n'avait qu'a choisir. Mais ce n'est pas celui-ci qui a son choix ce soir. Il le quitte et brutalement revient sacrifier à l'autel orthodoxe. Cette fois il plonge d'un seul coup, crispant ses mains sur mes hanches. Un pilonnage régulier chauffe mon ventre. Un pilonnage qui va en s'accélérant une chaleur infernale gagne mes reins, mon ventre. Une boule de feu qui éclate et remonte le long de ma colonne vertébrale mes bras se déplient me faisant me relever de nouveau à quatre pattes. Je suis tendue comme un arc et tente d'amortir les coups de boutoir. Mais rien n'y fait, autant composer avec mon assaillant ! A mon tour je me calque sur son rythme et ondule pour accentuer chaque pénétration. Je secoue la tête et les reins en une cavalcade échevelée. Une cavalcade qui stoppe brutalement dans une clameur sourde. Un liquide incandescent inonde mon ventre. Nos corps se tétanisent. Statues de pierre aux cœurs de lave. Au ralentie nous nous couchons sur le flan. Les bras en croix. Haletants, épuisés.
Mon Maître reprend vite ses esprits. Alors qu'une langueur indicible me laisse pétrifiée au sol, il s'empare de l'ordinateur et le ramène près de lui. Comme dans un rêve je le vois pianoter à travers mes yeux mi-clos.
Mon corps nu est en sueur et se refroidit vite maintenant, un frisson me sort de ma torpeur. Je me hisse sur mon lit et me glisse sous les draps. Je me couvre et laisse simplement dépasser le visage pour observer Marc qui semble plongé dans une profonde méditation. Il supprime les longs blancs laissés par mes crispations sur la pauvre console qui a subit mes errements. Je souris. Le texte est d'une longueur époustouflante. Mais surtout composé de blanc. Il est un fait que je n'ai pas eu le temps ni l'esprit de beaucoup écrire. Il semble enfin satisfait, finit par pianoter rapidement un dernier petit texte sa et appuie sur la touche d'envoi.
Il est 23h08.



En un instant c'est un tourbillon de baisers qui s'est abattu sur ma bouche, Unes à unes les filles m'ont embrassé, longuement, profondément. Des mains ont frôlé ma peau, fureté sous mes vêtements en une intime recherche. Je n'osais bouger, j'ai reçu ce déluge de douceur sans broncher. Après de longues minutes mon bandeau m'a été enlevé. On m'a ensuite sommé de désigner laquelle d'entre elles ne m'avait pas embrassé, je pouvais m'aider en les embrassant de nouveau, les yeux découvert cette fois. Mais ce n'était pas la peine…. Mon regard s'est tourné vers Carole restée un peu é l'écart en observatrice attentive. Je n'ai pas retrouvé sa saveur d'épice et de miel doux sur ma bouche.