Lorsque je pénètre dans l'atelier, il est vide. La musique de fond et l'odeur de café frais qui flotte dans l'air m'indique qu'il s'est absenté. Il ne va pas tarder à revenir. Je m'apprête à le recevoir. Seule, je me déshabille et mets la parure qui m'attend. Nue, parée de mon collier de servitude je gagne le centre de la pièce. Je vais pour m'agenouiller lorsqu'Il apparaît.
- Reste debout ! Me dit-il en gagnant d'un pas rapide la cafetière.
Il se verse une tasse de café sans m'en proposer une. Je reste donc debout et prends la pose de soumission appropriée. La tasse à la main il s'approche de moi, me contourne. Ses doigts effleurent mes fesses encore marquées de la séance d'hier. Il les examine en se baissant et paraît satisfait.
- Cela va vite disparaître ! ...
- …Tu étais très belle hier, nue, sur ton cheval, … Très excitante.
- Merci Monsieur.
- Tu m'as donné envie de toi…
Une boule de chaleur se forme dans mon ventre.
… Comme promis, je vais prendre ta bouche !
Il dit çà d'un ton calme sans passion comme si c'était une évidence une chose de tout à fait normale, un dû. Il me l'avait promis effectivement lors de ma deuxième faute. Ma première faute je l'ai payé hier. Un vent de panique me submerge. Jamais je n'avais pratiqué ce genre de caresse et surtout je m'y refusais absolument décevant mes premiers amants.
- Tu as compris ce que je viens de dire ?
De sa main Il me relève le menton et de son pouce il entrouvre un peu plus ma bouche en appuyant sur ma lèvre inférieure.
Je détourne mon regard et réponds d'une voix étranglée.
- Oui Maître, … j'ai compris.
- Et qu'as-tu compris exactement ?
Il joue avec moi. Il sait par nos conversations que ma bouche est vierge, ainsi que mes reins d'ailleurs. Jamais je n'ai accueilli d'homme dans ces orifices peu naturels.
- Vous,... Vous, … je rougis violemment et d'une traite je lâche.
- Vous allez prendre ma bouche comme on prend un sexe.
Je n'ai rien trouver de mieux comme description. Mon inexpérience révélée augmente la rougeur de mes joues.
- Oui, … En fait… Ce n'est pas moi qui vais la prendre. C'est toi qui va me l'offrir. C'est toi qui va me faire ce cadeau,... N'est ce pas ?
- Oui Monsieur,... Avec,... Avec joie !
En fait de joie c'est plutôt de l'appréhension. Mais je dois le flatter peut-être renoncera-t-il devant ma mine défaite et la peur évidente qui fait trembler ma voix.
De ses mains agiles Il coiffe et ramène mes cheveux sur la tête. A l'aide d'un cordon tiré de sa poche il les noue en une queue de cheval me libérant la nuque et le visage. Il se penche à mon oreille et murmure doucement.
- En chienne !
Je déglutis péniblement je lui jette un regard de chien battu pour tenter de l'amadouer… En vain. Lentement comme pour retarder l'échéance je me mets à quatre pattes sur le sol. Il s'éloigne se verse une énième tasse de café et se cale confortablement dans le canapé de cuir les jambes légèrement écartées.
- Vient là. Dit-il d'un ton autoritaire.
J'esquisse l'intention de me redresser pour le rejoindre. Je suis arrêtée net dans mon élan.
- NON ! ,… A quatre pattes !
Bien sur, suis-je gourde, j'aurais du le faire de moi-même sans que l'on me rappelle à l'ordre. Me voici traversant l'atelier, nue, à quatre pattes, me dirigeant vers lui, vers son entrejambe ou m'attend ce que je considère alors comme un suprême humiliation. J'atteins le sofa et je me place face à lui me redressant et prenant appuis sur ses genoux, croyant bien faire.
- Reste à quatre pattes. Sa voix s'est adoucie.
Je me remets à quatre pattes. Me voici le visage face à sa braguette. Il se redresse et tout en se calant au fond du canapé remet la tasse de café dans sa coupe qu'il pose délicatement au beau milieu de mon dos à la naissance de mes fesses. Me voici table basse, cela ajoute un peu plus à ma honte. Je ne peux faire de mouvement brusque sans la faire tomber ce qui, je n'en doute pas, provoquera son courroux. Tirant un bandeau de velours noir de sa poche il me l'applique sur les yeux le nouant fermement derrière la tête. Je perçois la douce chaleur de la tasse sur mes reins.
- Ouvre mon pantalon. Sa voix est calme mais ferme.
Me voici de nouveau confronté à mes démons. Tout mon être refuse ce que je vais faire et pourtant comme un automate, la raison abolie, je m'exécute. En tâtonnant, je dégrafe maladroitement un à un les boutons récalcitrants. La tasse vibre dans sa coupelle. Je fouille d'une main tremblante dans les sous-vêtements. J'ai un moment d'arrêt lorsqu'elle rencontre le bâton de chair. Je baisse la tête et étouffe un soupir. Il est encore temps de revenir en arrière de refuser l'innommable caresse. Il n'a pas le droit d'exiger çà de moi, c'est trop dégradant. Bien sur, je l'avais déjà fait, … En fantasme. Mais ce n'étaient que des fantasmes d'adolescente de ceux qui peuple mes songes et qu'on rêve de réaliser pour faire bisquer les copines lorsqu'on leur racontera. Mais là, c'est la réalité qui me rattrape. Je suis confronté à un homme dans la force de l'âge qui est en droit de tout attendre et surtout pas des atermoiements de gamine.
Sa voix me tire de ma réflexion.
- Ne t'arrête pas.
Bien sur que je ne vais pas m'arrêter. Comment faire autrement je ne me vois pas fuir, je ne peux plus faire demi-tour ! Je tire délicatement la verge hors de son écrin de coton. Une chaude odeur de musc mêlée de savon me parvient. Dans ma main le bâton s'affermit, grossit. Les yeux bandés je ne peux que le deviner à tâtons, mon autre main vient à mon secours. Quand elle rencontre le gland je la retire comme si je mettais brûlée ! Il a saisi mon mouvement de recul et semble s'en amuser.
- Embrasse-le.
Sa voix est calme, posée, impérative. Il me dirige comme il dirigerait une élève, imperturbable. Je me penche un peu plus vers l'avant. Ma bouche rencontre et effleure le gland. Je m'humecte les lèvres sèches d'émotion et dépose un baiser délicat sur l'objet de mon humiliation. C'est doux et lisse comme l'ivoire et je dois le dire maintenant agréable au contact. Mais il veut plus qu'un simple baiser.
- Un vrai baisé, avec la langue.
J'entrouvre la bouche que je pose sur le sommet du gland le lissant avec ma langue mimant un timide baisé. Je me sens un peu stupide de pas savoir. Il me laisse faire quelques instant puis d'une main leste appuie sur ma nuque. Je n'ai pas vu venir le geste, projetée vers l'avant j'embouche à demi l'objet de mes caresses. Surprise, je rejette la tête en arrière. La tasse de café tremble sur mon dos. Mais il insiste, sa main appui fermement sur ma nuque. Je ferme les yeux et suis le mouvement qu'il m'imprime, le premier outrage a été à demi consommé plus rien n'empêche d'aller plus loin. J'ouvre largement la bouche et lentement j'engloutis la sphère polie. Mes lèvres s'arrondissent autour de la colonne de chair qui durcit un peu plus. La pression s'accentue le gland se fraye un passage sur ma langue vers le fond de ma gorge. Je panique un peu J'ai du mal à respirer et un haut le cœur me gagne. Je ne peux m'empêcher d'émettre un gémissement de détresse étouffé. La pression sur ma nuque diminue, j'en profite pour repousser un peu du sexe qui empli ma bouche. Une nouvelle pression me force à engouffrer ce que j'avais lâcher. De nouveau le gland bute au fond de ma gorge et me suffoque. Peu à peu le mouvement devient plus ample. De sa main il rythme le va et vient à sa convenance. La cadence prise, il lâche ma nuque, mais je n'interromps pas la caresse. Avec beaucoup d'application j'offre à mon Maître l'embrassade honnie, détestée. Je prends de l'assurance et m'enhardis, je coiffe le gland de mes lèvres et ma langue parcours la colonne palpitante. Pendant ce qui me semble un siècle ma bouche n'est plus qu'un instrument de jouissance. Et je me vois à quatre pattes les jambes écartées une tasse de café sur les reins, ma bouche forcée, réduite à un objet de plaisir. Cette image intérieure provoque en moi un sentiment de honte et de sensualité mêlée. Enfin le rythme ralentit et finit par s'arrêter. Il me saisit la tète à deux mains. Je garde le gland palpitant posé sur ma langue. Il détache le bandeau qui occulte ma vue. Je ferme les yeux pour poursuivre mon songe intérieur, regagner mon refuge.
- Regarde-moi.
Sa voix est ferme et je ne peux qu'entrouvrir les yeux. De haut il me contemple en souriant et passe une main délicatement sur mon front tandis que de l'autre il parcourt des ses doigts le contour de mes lèvres distendues. Je suis morte de honte et de confusion, mes joues s'enflamment sous son regard. Il se penche sur moi pour reprendre sa tasse de café. Je tente désespérément de garder le gland dans ma bouche sans le lâcher. Il se rejette en arrière. Prenant son temps, et, savourant ostensiblement la situation, sirote un peu de café tout en me détaillant à loisir la bouche emplie de son désir. Satisfait, il repose la tasse dans sa coupelle et sur mes reins. D'une main posée sur ma tète m'oblige à reprendre le va-et-vient. Ma bouche est maintenant parfaitement lubrifiée de salive Cela me semble plus facile. Il accompagne le mouvement d'imperceptible coup de reins. Le rythme s'accélère. Pour me concentrer sur ma tache je ferme les yeux. Soudainement le mouvement s'arrête le gland gonfle et durcit un peu plus, un liquide doux et âpre envahit ma bouche, éclaboussant mon palais s'insinuant dans mes joues coulant vers ma gorge me noyant, m'étouffant. La surprise me fait sursauter violemment, je me recule, je me dégage de l'étreinte en un mouvement brusque qui fait chuter à terre la tasse et le café. Je recrache sur le sol avec écœurement la liqueur salée qui souille ma bouche toussant et raclant ma gorge pour en rejeter la moindre goutte. Je n'ose le regarder, je reste à quatre pattes la tête baissée les yeux humides reprenant mon souffle et attendant ses remontrances. Elles ne viennent pas. Il prend le temps de se réajuster. Puis il s'adresse à moi.
- Et bien, … Il va falloir que tu apprennes à garder ce qu'on t'offre. Dit-il d'une voie gouailleuse.
Je ne réponds pas, j'ai trop honte.
- Lève toi et essuie ce que tu as fait.
Je m'exécute rapidement saisis un rouleau d'essuies-tout près de la cafetière et je m'accroupis essuyant le café et le liquide opalescent qui tachent le sol. Je replace la tasse et sa coupelle à côté de la cafetière.
- Va te rhabiller c'est bon pour aujourd'hui on se revoit demain. Je te laisse le temps de réfléchir, tu devras me faire une proposition de punition. il semble contrarié.
Penaude, la tête toujours baissée.
- Oui Monsieur.
Je file vers la cabine pour me rhabiller. Lorsque je ressorts je suis sur le point de quitter l'atelier quand Je suis arrêtée net.
- Attends,... Tu n'as pas fini, … Tu oublis çà.
Il pointe de son index quelques gouttes de spermes qui tache le cuir du sofa. Je m'empare de nouveau du rouleau de papier et vais pour essuyer…
- Non, non, non ! S'exclame t il.
Je le regarde étonnée, je ne comprends pas.
- Avec ta langue.
Mon sang se fige. Mon humiliation n'est donc pas finie ? Je prends une profonde inspiration et regarde longuement le liquide blanchâtre. Lentement je m'agenouille. Mon visage s'approche du cuir noir. Je ferme les yeux et lèche lentement la surface froide recueillant les quelques gouttes salées réprimant un haut-le-cœur. Ma besogne achevée je me relève la bouche emplie de la saveur de mon Maître. Il me saisit par le menton. Mon regard se détourne, mon avilissement est insupportable. Je ne suis pas fier de moi.
Lorsque je quitte l'atelier je m'enfuis presque. Je me suis réfugiée dans mon meublé. Je n'ai rien pu manger ce soir là. J'ai rageusement jeté cette séance sur le papier. Au fur et à mesure que je me racontais j'ai pris conscience du plaisir ressenti à cette extrême humiliation. Et je me suis surprise à faire tourner ma langue à l'intérieur de ma bouche pour y découvrir un reste de Lui.
C'est en fin de compte avec une certaine bonne humeur que j'ai prise une autre feuille de papier et commencé à aligner les possibles pénitences qu'Il pourrait m'appliquer.