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Les Carnets d'Emilie

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Quadra H

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Quadra B

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5 septembre 2010

Chap. 3. Assauts

Le garçon qui est derrière elle lui écarte les jambes sans ménagement et tenant son sexe turgescent à pleine main le pointe vers l’entrejambes de la jeune fille. A son contact elle a un sursaut, un reflex de défense, vite jugulé par l’acolyte de son assaillant qui lui maintient fortement les épaules en riant et la calmant de la voix.
Je suis captivée à m’en faire mal au yeux.
Je ne veux pas battre des cils tellement j’ai peur de perdre une miette de la scène. Une étrange chaleur m’envahit, née au plus profonde de mon ventre. Elle me met mal à l’aise. Je ne peux pas croire ce que ce garçon va faire et pourtant je le devine, en fait cela est évident, mais mon inexpérience le refuse encore. Cela me semble impossible qu’il lui entre une chose aussi grosse sans la blesser
Et pourtant c'est fait. La moitié du gros bâton de chair du garçon vient d’entrer à l’intérieur du ventre de l’adolescente. Elle a un cri de désarroi et cherche, d’une main lancée en arrière, à repousser son assaillant. Trop tard ! L’acte est consommé. Le jeune homme qui la maintenait aux épaules la relâche et se relève, commençant lui aussi à enlever son pantalon. Le garçon planté en elle est pressé. Il la saisit brutalement par les hanches et achève d’un violant coup de rein de la pénétrer. Le sexe disparaît de ma vue et leur corps se joignent tandis que sous l’effet de l’assaut la lycéenne relève la tête en lâchant un cri que je crois être un cri de douleur. Un deuxième, puis un troisième coup de boutoir, finiront par me convaincre que ce sont loin d’être des cris de douleurs ! Je suis hypnotisée par la longue hampe qui entre en saccade à l’intérieur du ventre de la jeune fille. Cela me fascine. Un fourmillement étrange se glisse entre mes jambes, doublé d’une impression d’avoir envie de faire pipi. Je suis tout chose et mes pensées se sont arrêtées, engluer dans un écheveau de coton. Les battements de mon cœur ne se sont pas ralentie… Loin de là !
Le deuxième garçon, une fois nu, se présente devant la jeune fille. Lui aussi à le maintenant le sexe fièrement dressé, et, avec arrogance, le balance impudiquement devant le visage de l’adolescente qui continue à subir les assauts du premier. Le garçon blond relève la tête de la jeune fille en la prenant par le menton et lui présente le gland lisse et brillant devant la bouche.
Je ne peux m’empêcher de faire une grimace de dégoût, mais trouve cela follement intrigant ! Machinalement je porte les doigts a ma bouche pour en mesurer l’ouverture. Ce garçon doit être stupide ! Il est évident que l’énorme engin qu’il lui présente ne pourra entrer dans sa bouche. La lycéenne réagit immédiatement par un violent mouvement de tête. Elle crie si fort que je peux percevoir un " non " de refus devant ce que veux lui faire subir l’outrecuidant. Plusieurs fois il revient à la charge. Et plusieurs fois elle détourne la tête en pleurnichant des " non " sans conviction. Mais il tient vraiment à son idée, et en y réfléchissant bien, je me dis qu’après tout le chemin normal est déjà utilisé par son ami et que cela doit être une autre façon de saillir une fille.
Apparemment, ce garçon n’a pas les faveurs de la belle. Il interpelle celui qui chevauche allègrement la jeune fille. Certainement pour qu’il la convainc de céder à sa demande.
Sans arrêter ses va-et-vient et sans se soucier de l’adolescente qui tressaute et gémit sous ses coups de boutoir, ils discutent un moment entre eux. Ils rient ensembles. J’aimerais savoir ce qu’ils se disent mais ne perçois que des sons étouffés, à demi couvert par les ahanements que l’adolescente ne peux maintenant s’empêcher de lâcher à chaque coup de rein de son cavalier.
Le jeune homme qui voulait se servir de la bouche de l’adolescente pour y mettre son sexe finit par renoncer. Il se détourne en donnant un coup de pied dans la paille qui tapisse le sol. Il a l’air dépité et finit par s’asseoir sur les vêtements de la jeune fille en tenant sa verge tendue d’une main fébrile tout en regardant son compagnon achever sa cavalcade.

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25 juillet 2010

Chap. 2. Un vilain défaut.


0rigine_02Je fais un pas en arrière, choquée. Mon cœur s’emballe et je fais demi-tour m’éloignant en catimini de la grange, honteuse d’avoir ainsi faillit déranger leurs jeux étranges, mais que je sais interdits. Je suis presque à m’élancer en courant pour fuir l’endroit. Mais que voulez-vous ? La curiosité est plus forte que tout, et à 14 ans elle prend le pas sur tout ! Mon allure ralentie, je me tords les doigts d’indécision et regarde en arrière, vers le sombre bâtiment.
Je suis tenaillée entre deux sentiments, fuir ou revenir voir, j’ai pourtant vraiment envie de savoir ce qui se trame dans les flancs de la remise ! Je m’arrête, prend une profonde inspiration. J’avise un petit chemin qui traverse le ruisseau à un gué et qui, par un détour, me mènera dans la forêt qui borde l’arrière de la grange.
Ma décision est prise, Je m’y engage avec détermination.
Je regarde une dernière fois dans mon dos pour vérifier que personne ne me suis. Etonnant comme lorsque l’on va faire une mauvaise action on se sent coupable ! Après avoir décrit un large cercle, je quitte le chemin et passe à travers les taillis en me griffant les bras. Je gagne enfin le pied d’un grand chêne entouré de taillis, un poste d’observation surplombant la grange, idéal pour voir sans être vue et sans risquer d’être surprise par un éventuel passant. J’ai fait au plus vite en essayant de faire le moins de bruit possible.

0rigine_03

Les intrus n’ont pas perdu leur temps. La jeune fille est maintenant entièrement nue, à part ses socquettes blanches. Elle se débat faiblement entre les mains indiscrètes des garçons, émettant des petits piaffements étouffés. Ils ont l’air de bien s’amuser ! Ses vêtements gisent éparpillés sur les bottes de paille autour d’eux. Elle doit avoir seize ans peut être dix-sept, c’est l’âge des filles de sa classe. Le corps agréablement galbé, la peau légèrement halée des filles qui vivent à la campagne et de longs cheveux blonds qui se confondent presque avec la couleur de la paille, elle est grande et une poitrine haute placée aux tétons roses bonbons et d’un volume que je lui envie en la comparant avec la mienne, poitrine naissante de petite fille qui tarde à s’imposer. Elle a, entre les jambes, une jolie toison dorée qui reflète la lumière et qui semble, comme un miroir aux alouettes, attirer irrésistiblement les mains des garçons.
Les garçons eux, me semblent nettement plus âgés. Un gaillard brun foncé approchant la vingtaine d’années et l’autre plus chétif blond cendré et bouclé d’au moins dix huit ans. Ils sont torse nu et le plus rapide a commencé à enlever son pantalon.
Je reste bouche bée, les yeux écarquillés, le cœur qui bat à cent à l’heure. Une étrange excitation s’est emparée de tout mon corps et je reste comme hypnotisée par la scène qui se joue à quelques mètres de moi.
Il ne faut pas longtemps pour que le garçon brun se retrouve lui aussi entièrement nu. Je découvre alors pour la première fois la virilité d’un homme fièrement dressé. En rougissant, je baisse instinctivement les yeux. Oh ! Les rares saillis naturelles que nous faisions avant au haras n’ont pas de secret pour moi et mes parents très ouverts d’esprit ne mon jamais rien caché. Cela m’apparut banal malgré mon jeune âge. Mais là ! Je ne peux résister à la curiosité ! Mes yeux se lèvent et je regarde la scène par en dessous, comme prise en faute. C’est la première fois que je contemple le sexe d’un garçon et dans le meilleur de sa forme en plus ! Jamais je n’aurais cru que cela pouvait être aussi gros.
0rigine_05Le garçon nu a pris la main de la jeune fille et l’a portée à son membre dressé alors que l’autre garçon se met à lui malaxer la poitrine avec ardeur. Elle est redevenue sérieuse tout a coup et tente même de refréner la ferveur des garçons. Mais rien n’y fait. Au contraire, cela les rend tout à coup très entreprenant. J’entends l’écho de leurs voix mais ne les comprends pas bien. Une discussion semble s’engager. La fille fait une moue boudeuse lâche le sexe qu’elle tenait à pleine main et s’accroupit sur le sol. Elle se trouve rapidement a quatre pattes. Elle émet encore ce qui semble être quelques protestations de pure forme, mais je vois bien que cela ne la dérange pas trop de prendre cette position animale.
Le grand garçon brun a rapidement pris place derrière elle. Il parle à son copain qui vient maintenir la jeune fille par les épaules. Elle baisse la tête vers le sol et ne bouge plus comme si elle attendait quelque chose. Ce qui ne tarde pas à se produire !

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8 juillet 2010

Chap. 1. La Grange

0rigine_01Comme toutes les fins d’après-midin après l’école, je m’attarde le long du petit ruisseau qui se jette dans l’Orne au fond du domaine. Il y fait bon. Dans l’air flotte une odeur de pommes mures et de feuillage surchauffé par le soleil. C’est bientôt l’automne mais il fait encore chaud, et la fraîcheur du petit ruisseau m’apaise. Je cours derrière les derniers papillons et tente d’attraper quelques rainettes.

En suivant le cours d’eau, je fini par arriver prés d’un des vastes hangars ou sont stockées les balles de paille et de foin nécessaires à la vie du haras. Je le contourne en passant à l’arrière pour continuer à suivre la fraîcheur du ruisseau lorsque me parviennent des éclats de voix et des murmures. Quelqu’un est dans la grange !
Je suis étonnée car en principe à cette heure les ouvriers agricoles sont, soit partis, soit s’occupent de rentrer les dernières bêtes. Je me glisse vers la grande porte arrière du bâtiment de tôle et de bois et jette un œil à l’intérieur.

Un frisson de surprise me parcourt de la tête aux pieds. A l’intérieur, entre les balles de pailles, il y a trois personnes ;
Deux garçons et une fille. La fille je ne la connais pas de nom, mais de vue. C’est une lycéenne de la classe supérieure à la mienne, une de ces filles que l’on regarde avec respect et admiration tant elle se rapproche de la femme. Les garçons eux je ne les connais pas. Il n’y aurait rien d’extraordinaire a ce que des adolescents chahutent ensemble, même en cachette, dans notre vaste propriété. Mais là, je ne peux que retenir un cri d’étonnement.
La jeune fille est quasiment nue. Il ne lui reste que ses chaussettes et un slip de coton blanc qu’un des garçons accroupis s’évertue à tirer vers le bas tandis que l’autre jette au loin le soutien gorge de la lycéenne.

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5 juillet 2010

Ôrigines.

…Et l’hiver est venu, couronné par la visite de Marc dans mon studio d’étudiante, à Paris. Mais çà je vous l’ai déjà raconté !
Puis le printemps. Une fois encore j’ai retrouvé la douce domination de Mon Maître. Et nos entrevues se sont succédées jusqu'à aujourd’hui. Entre-temps, Isabelle l’étudiante, sage et travailleuse, menait une vie que l’on aurait pu qualifier de monotone s’il n’y avait eu la vie trépidante du haras et des études accaparantes qui heureusement se terminent. Des aventures amoureuses aussi. Sans lendemain car d’une fadeur qui n’arrive pas à me combler… Serais-je un jour capable de tomber amoureuse d’un autre homme que Mon Maître, comme il me l'a recommandé avec une étrange insistance ?
Que viennent les rendez-vous avec Marc, et là, ma raison s’abolit !
Je remets à ses pieds mon corps et mon âme, toute mon âme. Je ne suis plus que l’être qu’il a formé, qu’il a éduqué. Il n’est de partie de ma peau qui ne garde le souvenir ou l’empreinte invisible de son dressage. Et tout cela pour mon plus grand plaisir. Un plaisir immoral certes, innommable pour beaucoup ! Mais pour moi si essentiel qu’il me semblerait devoir mourir si je devais y renoncer.
Parfois il m’arrive de faire le point. Essayer de deviner ce qui m’a poussé à entrer dans un monde que rien au départ ne me laissait deviner, ni même imaginer… Quoique !
Nous sommes tous le résultat de notre histoire. Et si un jour j’ai croisé Marc et si j’ai compris immédiatement que ce sera lui qui me guidera sur les chemins de ma langoureuse déchéance, c’est que cela devait être inscrit en filigrane dans mes aventures antérieures. Mon Maître me l'a dit de vive voix " Tu n’es pas là par hasard… Tu me cherchais, et tu le savais ". Ce qu’il ne m’a pas dit alors, c’est sa capacité à mettre au jour les désirs de soumission même profondément cachée, ou totalement inconscient d’une jeune fille effrayé par ses fantasmes. " Isabelle la première fois que je t’ai vu entrer dans l’atelier, j’ai su ce que tu étais, il ne fallait pas être grand clerc pour savoir ce que déclenchaient en toi mes dessins. Ce que je n’avais pas prévu en revanche, c’est que, ce serait toi qui viendrais à moi."
Non, çà il ne l’avait pas vu ! Que je puisse faire autant d’effort pour me perdre a déclenché chez lui une admiration qu’il cache soigneusement mais transparaît à chaque nouvelle épreuve que je passe à ses genoux !
Mais encore !… Tout cela n’aurait pas été si je n’avais pas eu avant mon Marc des expériences qui peuvent passer pour anodines ou banales mais qui ont, sans aucun doute, préparé le terrain d’une totale soumission à Mon Maître, cinq ans plus tard.

" Ôrigines ", va vous narrer ces histoires. Comme à l’accoutumé, elles s'appuient sur des épisodes réels de ma vie, mais comme à l’accoutumé, également, je vais les écrire à ma façon et certainement les embellir un peu. Mais une chose est sûre, ces histoires ont déterminé ce que je suis aujourd’hui et ont annoncé mon orientation actuel.
Bienvenu dans mon enfance turbulente et sage à la fois.
Je venais tout juste, alors, d’avoir quatorze ans …

23 juin 2010

Le marché aux esclaves.

Pourquoi me regardent-ils ainsi ?
La foule vrombissante a les yeux fixés sur moi. Cela s’agite, parle à haute voix.
Des interpellations jaillissent
- A poil !… On veut la voir à poil !
Des cris, des poings qui se tendent le pouce tourné vers le haut.
Des mains me saisissent les poignets et me les tordent dans le dos. Une silhouette massive, menaçante, se place face à moi et me cache de la foule. Ses mains sombres s’emparent de mon chemisier blanc et le déchire violemment dénudant ma poitrine.
Que se passe t il ?
Je voudrais me débattre, mais je n’y arrive pas !
Je voudrais crier, mais aucun son ne franchit mes lèvres !
Passive ! Je reste passive, sans réaction. La puissance qui émane de la foule électrisée me tétanise.
Des murmures d’approbation et des rires fusent lorsque mon chemisier touche le sol. Des applaudissements éclatent lorsque la silhouette massive fait un pas de côté dévoilant ma poitrine aux yeux avides. Les mains dans mon dos me tordent les poignets un peu plus me faisant cambrer et pointer mes seins tendus vers le ciel.
Nouveaux applaudissements, nouveaux beuglements.
- A poils… On veut la voir nue ! Nue !
Je ferme les yeux et pourtant a travers mes paupières, je continue de voir la nuée aux visages grimaçant, déformés par la luxure et l’envie.
Les mains s’emparent de mes hanches et cherchent à tâtons les boutons qui ferment mon jean. Je réagis enfin. Faiblement. Je me tortille pour essayer de retarder ce que je sais maintenant inéluctable. Je vais me retrouver nue en face de la foule hystérique. Mon pantalon glisse le long de mes hanches. L’assemblée se déchaîne. Le pantalon vole à travers la salle des mains se précipitent pour s’en emparer.
Des cris de joie et d’encouragement incitent mes bourreaux à aller plus loin.
- Le slip, …Le slip…Scandent-ils en cœur.
Je crois m’évanouir lorsque des doigts se glissent sous l’élastique de ma petite culotte et la baissent vers mes genoux. Découvrant mes parties les plus intime, rasée de près, au yeux injectés de la multitude. Un tonnerre d’applaudissement salut ma nudité, enfin presque puisque les mains se sont arrêtées de baisser le slip et me l’on laissé suspendu à mi-cuisses ajoutant à ma honte d’être ainsi à demi déculottée. Je serre les cuisses et les genoux pour qu’il ne tombe pas plus bas Des rires goguenards accompagnent mes tortillements de jeune fille pudique qui cherche désespérément à protéger le peu qu’il lui reste de dignité.

le_marche

Et pourtant, de me sentir nue sous des milliers d’yeux concupiscents ne provoque pas que de l’effroi. Une intense chaleur monte peu à peu de mon ventre. Un crépitement électrique cours le long de mon periné remonte le long de ma colonne vertébrale et me font révulser les yeux. Mon dieu ! Mais je vais jouir ? ! Aux yeux de tous !
Comment lors d’une telle avanie mon corps peut-il à ce point ne pas m’obéir ?
Mon ventre se mouille au-delà de toute raison, je sens presque un flot de liqueur de Cyprine sourdre des lèvres étroitement resserrées et couler le long de mes cuisses. Indécent !. Je suis victime d’un plaisir indécent que je tente de refouler de toutes mes forces. Je n’entends plus que le bourdonnement de la foule. Je ne suis plus qu’un corps nu sur le point de jouir de sa honteuse situation.
Des mains puissantes me retournent comme un fétu de paille. On présente ma croupe au public, on me penche en avant, on écarte mes cuisses, des doigts s’introduisent à demi et écartent mes lèvres. On vérifie si je suis vierge et on le montre. Cela en est trop mon ventre se serre et se convulse. Un spasme formidable me secoue de la tête aux pieds Je crie mon plaisir et bascule dans un puits lumineux. J’ai à peine le temps d’entr’apercevoir des liasses de billets qui tombent à mes pieds comme feuilles mortes en automne. Et du coin de l’œil Mon maître et Kristale côte à côte applaudissant à tout rompre en encourageant la foule.

Les lumières explosent contre mes paupières et fusent à travers ma chambre. Je me redresse d’un bond sur mon lit, les yeux grand ouvert. J’essaye de reprendre mon souffle comme après une longue apnée. Des gouttes de sueur perle le long de mon dos et mon ventre est en feu. Un feu humide qui m’engourdit l’entre-jambes. L’espace d’un instant ma raison est abolie et je comprends peu à peu ce qui vient de m’arriver. Instinctivement je porte une main à mon ventre brulant. Mes doigts suivent le mont rasé de prêt et s’insinuent dans la fournaise moelleuse libérant un flot de liqueur visqueuse. Ma bouche s’entrouvre de plaisir. J’ai joui ! J’ai joui dans mon sommeil ! J’ai joui de la situation humiliante dans laquelle je me suis rêvée.
Tout cela me paraissait si réel.
Je cligne des yeux. Les éclairs qui traversent ma vision s’apaisent peu à peu. Une douce lumière matinale glisse à travers les persiennes je lance un coup d’œil aux chiffres luminescents de mon réveil !

Oui ! A cette heure ci il est certainement déjà debout et au travail. Je me laisse tomber en arrière et lance ma main gauche vers le portable qui sommeil sur ma table de chevet. En chien de fusil, la tête sur l’oreille, la main droite coincée dans la douce moiteur de mon entrecuisse, j’ouvre nonchalamment le messager électronique et compose sur le clavier;
" Monsieur,... J’ai fait un rêve… "

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20 juin 2010

Chap. 74. Les devises du pouvoir.

J’ouvre brusquement les yeux. A cette évocation une honte irrépressible me fait jeter un œil angoissé à Béatrice. Mais elle ne peut lire mes pensées…Heureusement !
La conversation s’est calmée. Ma sœur s’est installée confortablement sur le divan et semble plongée dans une profonde méditation, mais je sais qu’elle est en train de cogiter sur mon étrange relation. Une chaleur intense et vibrante monte de mon ventre. Pour essayer de contenir le plaisir naissant, je replis une jambe sur ma poitrine et y pose ma tête, rêveuse.
A travers le filtre de mes paupières à demi fermées, je revois mon départ.

Marc m’attend prés de la voiture. Mon sac est dans le coffre. Une boule de coton me seche la gorge, je suis au bord des larmes. Il me faut partir. Je me suis habillée très légèrement, des mocassins, un jean, un chemisier blanc et mon collier de cuir noir celui que porte Béatrice en ce moment. Pas de sous-vêtements. Mon Maître s’approche et dépose un baiser sur mon front
- J’ai quelque chose pour toi… De la part de Kristale !
Il me tend une large enveloppe de papier kraft. Je m’en saisis. Elle n’est pas scellée et je l’entrouvre. Une liasse de billets multicolores se déploie. Il y en a bien pour 5000 euros. Je lève les yeux vers Marc et fais une petite moue d’incompréhension.
Il a un large sourire, ce sourire que je lui connais lorsqu’il s’apprête à faire un bon mot ou une plaisanterie. Je fronce les sourcils.
- C’est pour ta prestation au pavillon de chasse… Chaque homme a contribué !
Il croise les bras et attend ma réaction.
J’ai l’impression que le sol s’ouvre sous mes pieds. Lentement, l’idée que je cherche à repousser de toutes mes forces se fraye un chemin dans mon esprit. Mes bras retombent le long de mon corps les doigts crispés sur l’enveloppe.
Vendue… Ils m’ont vendue !
Mon estomac se contracte à me faire mal. La respiration bloquée je cherche à articuler quelques mots pour ne pas basculer dans la folie.
Vous…vous ! Elle…m’a… !
Marc m’arrête d’un geste
- Attention a ce que tu vas dire… Cela fait parti de l’épreuve à laquelle tu as été soumise et cela continue en ce moment même… Sauf que cette fois je suis là !
Mes oreilles bourdonnent sous le coup de l’émotion
- Tu comprends ce que je viens de dire Isabelle ?
- Je... Je, Oui, Monsieur !
En fait, non ! Une tempête d’interrogation se déclenche sous mon crâne et je m’efforce d’y voir un peu plus clair.
Cela ne peut pas être aussi simple que cela ! S’ils m’ont vendue sans que je le sache c’est pour parfaire mon humiliation, très certainement. Encore un plan à l’intérieur du plan ! Sans le savoir, j’étais avilie de plusieurs façons.
Mais il doit y avoir autre chose ?
Marc voit bien mon air abattu et devine les pensées qui tournent sous mon front soucieux, mais il attend en croisant les bras.
J’ai le vertige. Mes lèvres se pincent et mes yeux roulent à l’intérieur de leurs orbites, comme une élève qui montre à son professeur qu’elle est en train de réfléchir.
Et en y réfléchissant bien l’acte est révoltant, bien sûr, et je devrais hurler, jeter l’enveloppe au visage de Marc et partir sans demander mon reste. Pourtant ce qu’ils ont fait est bien dans la logique des choses, de mon dressage. C’est une épreuve ignoble mais il y a une leçon magistrale là dedans et je ne peux l’ignorer.
Marc incline la tête de coté
- Alors Mademoiselle, vous avez compris ?
Le retour au vouvoiement appuie la gravité du moment.
- Oui, Monsieur !… J’ai compris !
Je baisse la tête, met les mains dans le dos avec l’enveloppe et écarte les jambes.
- J’ai compris que je vous appartiens totalement et que vous pouvez faire de moi ce que bon vous semble. Que je n’ai pas à juger vos actions ou vos désirs ! Et quoique vous décidiez ou désirez faire de moi, je vous en serais reconnaissante et m’y plierais sans protester… Parce que je l’ai voulu... j’ai voulu ce dressage et…
Marc m’interrompt d’un geste.
- A ce propos, tu n’auras plus à mettre ton collier à grelot. Tu n’es vraiment plus une novice… Mais tu as encore beaucoup à apprendre et ton dressage continu… Bien entendu, si tu le désires ?
Marc attend une réponse et je sens bien que de ma décision va marquer mon destin de façon irrémédiable.
- Je… Oui, Monsieur, je le veux…S’il vous plaît !
Marc me saisit le menton et me lève le visage vers lui. Il a un petit sourire de commisération.
- Et le chemin est long avant d’atteindre celui de Kajira…
Une fraction de seconde mes pensées s’envolent vers la belle italienne.
- Pour l’instant, tu ne viens que de franchir une étape, tu n’es encore qu’une petite chienne obéissante. N’est ce pas ?
Je frémis sous l’insulte Marcs sait bien que je n’aime pas qu’il m’appelle ainsi et pourtant.
- Oui… Oui, Monsieur !
- Oui… quoi ?
- Oui je suis v… votre… petite chienne !
Le sourire de Mon Maître s’élargit.
- Tu vois, tu as tout compris… Et je dois te dire que je suis particulièrement fier de dresser une petite chienne comme toi.
Il me lâche le menton et consulte sa montre rapidement.
- Il te faut partir maintenant.
Il ne dira plus un mot. Inutile de prolonger l’instant de la séparation.
Penaude je m’installe au volant dépose l’enveloppe maudite sur le siège passager et, les larmes aux yeux, lance le moteur.

J’entrouvre les paupieres. Cette fois, Béatrice semble endormie sur le sofa. Instinctivement je porte la main à mon cou. Il est nu. Pas de collier ! Je contemple ma sœur et son cou serti de cuir. Je résiste à l’envie de me lever et chercher dans ma chambre le collier à grelot. Non ! Pas celui-là ! Celui que je devrai porter dorénavant pour rendre hommage à Mon Maître, je l’ai offert à ma sœur. Je perçois tout à coup le sacrilège que cela représente. Je fais une grimace, cligne des yeux et pensive contemple le paysage verdoyant qui nous entoure. Une bourrasque de vent soudaine balaye le patio et fait trembler les haies. Je frissonne, ma peau se hérisse sous la fraîcheur et je me recroqueville un peu plus en prenant mes jambes dans mes bras. Je pose mon menton sur les genoux. Au loin, vers le sud, un grondement sourd annonce l’arrivée d’un front d’orage. L’été se termine. La saison d’airain va bientôt laisser place aux cuivres de l’automne et aux argents de l’hiver.

FIN de la Saison d’Airain.

12 juin 2010

Chap. 73. De sœur à sœur.

"Heureusement que Maman n’est pas là ! "
L’apostrophe de Béatrice me tire de mes songes. Je relève la tête et me tourne nonchalamment vers elle, une pointe d’interrogation dans le regard.
J’ai l’impression qu’elle manque d’éclater de rire et désigne mes fesses du menton avec un air espiègle.
Je fais une moue boudeuse et souffle par le nez en souriant à demi. Ma tête retombe sur mes bras en sueur. Je sais que Béatrice fait allusion aux traînées bleues qui marquent ma croupe et mes reins et dépassent de l’étroite pièce de tissu de mon maillot de bain. Elle n’avait rien dit jusqu'à maintenant. Nos ébats dans la piscine ; bronzing et discussions anodines.
Mais maintenant je sais que la curiosité la tenaille et qu’elle meurt d’envie d’en savoir plus. Je cache mon sourire dans mes bras. Elle retombe sur le transat et souffle elle aussi.
- Tu ne vas pas un peux trop loin ?
Béa a été la première au courant de ma soumission à Marc. Il aurait, de toutes les façons, été trop difficile de lui cacher. Elle a pris çà plutôt bien, avec même parfois l’expression d’une admiration dissimulée, mal dissimulée. Tout en cherchant absolument à tout savoir… La sœur aînée qui veille !
Je demande sur le ton de quelqu’un qui n’a pas compris
- Trop Loin ?
Elle sait que je joue et fait semblant de s’emporter.
- Ben oui ! … Le fouet… Tout de même !… C’est plus un jeu ! C’est plus que du sexe !
J’enfonce un peu plus la tête entre mes bras. Le soleil est haut maintenant, il va falloir que je gagne l’ombre sinon ma peau blanche de rousse va se rappeler à moi. Je me lève d’un bond, me saisis du drap de bain et lance dans un souffle en m’éloignant vers le patio.
- J’aime çà !…et c'était pas un fouet !
Béatrice n’a pas le temps de répondre.
Un temps de réflexion puis elle se lève à son tour et me rejoint dans l’ombre fraîche de la cour.
Elle s’allonge à mes côtés sur un le sofa de rotin. J’ai choisi le fauteuil qui avait un coussin moelleux ; Mes fesses ne supporteraient pas encore le contact rugueux des fibres végétales.
Elle continue.
- Oui, j’imagine que tu aime çà… C’est dingue !
Elle secoue la tête. Je crains par-dessus tout sa condamnation. Perdre l’estime de ma sœur serai insupportable, pourtant je sais que ma conduite n’est pas faite pour attirer la mansuétude.
Elle porte la main à son front et sa tête se renverse.
- T’es complètement dingue ma chérie… Mais j’aime çà !
Mon cœur se remet à battre. La dernière phrase sonne comme un assentiment.
Elle rit bruyamment de bon cœur. Elle semble ne pas en revenir.
Elle secoue la tête en riant balançant ses longs cheveux de feu puis se calme et me regarde par en dessous. Elle aussi a envie de se confier.
- Tu sais… J’ai essayé avec Xavier !
Elle s’interrompt et jauge ma réaction du regard.
Je fronce les sourcils d’incompréhension
Elle a un petit sourire gêné.
- Ben si… Tu sais… La soumission…J’ai essayé avec Xavier !
Je comprends brusquement. Xavier c’est le petit ami de Béatrice... Enfin, l’"ex" petit ami.
Je prends l’air étonné.
- Mais, c’est fini avec Xavier ?
- Oui, oui. Je veux dire, pendant que nous étions ensemble !
- Un soir je lui ai demandé de me dominer… Pour… Pour voir… Pour savoir ce que cela faisait ! Ce que tu m’as raconté avec Marc... Enfin tu vois quoi !
Elle est agacée que je continue à faire semblant de ne pas comprendre.
- Et alors ?
- Ben alors… çà a été lamentable… Il n’a rien compris. Je crois même, qu’il m’a prit pour une folle…
Elle a un geste de dépit en chassant de la main une mouche imaginaire.
Elle hoche plusieurs fois la tête puis continue.
- Cela doit faire drôle… de porter un collier ?
Elle a une moue désabusée. Je lui réponds par un sourire
Mue par une soudaine inspiration je me lève d’un bond et lui lance.
- Attend !
Je me précipite aussi vite que me le permettent mes pieds nus sur le sol dur et rejoint ma chambre. Je m’empare d’un de mes colliers, celui avec un anneau d’acier, et reviens près de Béatrice qui n’a pas bougé. Je m’agenouille près d’elle et lui soulève sa lourde chevelure encore mouillée en riant. Elle a compris ce que je suis en train de faire et elle tend la nuque en baissant la tête.
J’achève de lui nouer la lanière de cuir et rejoins mon fauteuil en lançant joyeusement.
– Et voilà… Tu sais maintenant !
Béatrice porte la main a son cou et caresse longuement l’anneau de soumission entre le pouce et l’index. Puis soudain d’un bond elle se précipite au sol s’y agenouille les jambes écartées. Elle place les mains dans le dos et se met à déclamer à tue-tête comme une actrice de théâtre qui sur-joue son rôle.
– HOOooOOuiiI ! Moon Maître… Faites de moi ce que VOUS voulez …Je VOUS appartiens…je suis VOTRE esclave… !
Et elle termine sa tirade dans un éclat de rire.
Je ne peux m’empêcher de m’esclaffer de ses pitreries. Et rions toutes les deux de bon cœur.
Nos rires se calment peu à peu. Je baisse la tête et lui lance sans la regarder, avec gravité.
– Tu sais… Pour moi c’est du sérieux !
Béa ne réponds pas, elle tente de reprendre son souffle. Elle ne modifie pourtant pas sa pose. Je lève rapidement les yeux vers elle, puis les baisse de nouveau. Je sens le rouge me monter aux joues. Cela m’émeut de la voir ainsi en posture de soumission, mon collier de servitude autour du cou. Même si je sais qu’elle joue.
Elle a perçu mon trouble mais elle reprend sur le ton de la confidence.
- Tu crois que Marc voudrait de moi ?
Mon cœur loupe un battement puis accélère brutalement. Un frisson glacial me parcourt le dos. Je redresse vivement la tête, interloquée.
Béatrice a un petit sourire navré. Elle penche la tête sur le coté comme dans l’attente d’une réponse.
Mes oreilles bourdonnent et le sang reflux de mon visage. Je détaille ma sœur aînée. Une femme, belle… très belle. La taille fine, Les hanches pleines, la poitrine haute perchée qui se soulève et tend la fine pièce de tissus de son maillot au rythme de sa respiration. Un ventre tendu comme la peau d’un tambour et des jambes longues et nerveuses affinées par des heures d’équitation. A 26 ans elle garde le doux ovale de son visage encadré de longs cheveux or et feu. Des yeux malicieux d’adolescente et pourtant elle est terriblement femme. Terriblement !
Un nouveau frisson me parcourt
Oh oui ! Oui, Mon Maître voudrait d’elle. Sans aucun doute !
Et comme je serai fade à côté d’elle !
Mon cœur se serre et j’essaye, en la dévisageant, de deviner si elle plaisante. La petite moue pincée de ses lèvres me laisse dans l’expectative comme si elle cherchait à me faire deviner ses pensées.
Et puis, je comprends et me rappelle soudain. Un feu intense embrase mon dos et les cheveux de ma nuque se hérissent. Il faut que je sache !
Je me redresse.
- Tu… tu es en contact avec lui ? … Il t’a téléphoné la semaine dernière ?
Béatrice penche la tête sur le côté l’air surpris. Elle hausse les sourcils d’incompréhension.
Elle m’agace ! Est-ce qu’elle feint l’incompréhension ou bien cherche-t-elle à me faire sortir de mes gonds ? Ce ne serait pas la première fois.
Je souffle et lance.
- Oui, tu sais quand il m’a… il… le téléphone, il voulait… Enfin il a laissé le téléphone ouvert quand…. Ah bon sang ! Tu le fais exprès ?…
- …Tu sais bien Quand il…
Cette fois je rougis violemment et perds tous mes moyens. Comment lui dire, comment lui raconter cet épisode sans mourir de honte (Cf : Le triangle à quatre côtés)
Tout en gardant les mains dans le dos Béa hausse les épaule.
- Non… Je ne vois pas ce que tu veux dire !
Et elle détourne immédiatement la conversation en continuant
- Tu m’emmènes avec toi au printemps ?… Tu y retournes au printemps ?… Non ?
Je suis totalement décontenancée. Que répondre ? Je me laisse lourdement tomber en arrière dans le fauteuil, bouche bée. Mais je choisis de ne pas répondre.
Un long silence suit.
Béatrice se relève souplement de sa position de soumission au sol et s’allonge sur le divan de rotin. Je l’observe à travers mes yeux mi-clos.
Si elle savait !
Comment vais-je faire pour coucher cette histoire sur mon blog en sachant que Béatrice boira chacune de mes lignes !
Si elle savait !
Si elle savait qu’une fois fouettée mon Maître, malgré mes pleurs avait exigé que je me relève que je m’appuie de nouveau contre la table et que j’écarte les jambes largement. L’assaut qui a suivit était prévisible et il n’a eu aucun mal à me pénétrer. J’ai pris conscience alors que mon ventre était trempé de plaisir comme rarement. Un plaisir veule relevé par la succession de coup de boutoir qui a suivit et m’a arraché des gémissements d’un autre ordre que celui de la douleur. Mon Maître affirmait ainsi sa prérogative et ses mains brûlantes sur mes hanches en étaient les sceaux de servitude.
Si elle savait que sa petite sœur, non seulement avait contenté celui qu’elle voulait rencontrer par son ventre, mais que sa bouche également avait été immédiatement sollicitée de la plus humiliante des façons pour faire renaître et prolonger le plaisir de Marc… Comment lui dire ?
Et comment lui avouer que la danse de nos ébats nous a tous deux amené sur le divan de cuir de l’atelier et que sa petite sœur allongée nue, empalée sur le sexe de son Maître, la tête douillettement posée sur le creux de son épaule, sachant qu’elle ne le reverrait plus avant longtemps, trop longtemps, avait murmuré d’une voix timide presque inaudible en cachant son regard.
- Monsieur… S’il vous plaît … So…Sodomisez moi… s’il vous plaît !

24 mai 2010

Chap.72. Chant du fouet, chœur de soumise

Comment vous décrire l’étrange état de latence dans laquelle je me trouve en l’attente du premier choc ? Le temps semble s’étirer. Des secondes qui paraissent des heures rythmées par le sang qui bat à mes tempes. Mes joues sont brûlantes de fièvre. Tous mes sens sont en alerte. Le sifflement de la badine dans l’air devient une stridence menaçante et je perçois parfaitement le souffle qu’elle déplace en me frôlant et qui vient mourir sur la peau sensible de mes fesses offertes.
A la proximité du péril l’épiderme de mes reins se hérisse et un froid glacial court le long de ma colonne vertébrale. Je me mords les lèvres et respire profondément. Il faut que je me calme ! Que j’accepte ! Mais dans un reflex puéril les muscles de mon dos se tendent pour se préparer à amortir le coup qui ne va pas tarder.
Je ferme les yeux.
Comment vous expliquer l’étrange sentiment de plaisir diffus qui s’empare de mon esprit ? Comment vous dire l’impensable sensualité que dégage ma situation ? Malgré la crainte, ou peut être bien à cause d’elle, mon ventre s’amollit et se trempe au-delà de toute raison. Mon cœur s’accélère encore un peu, mon esprit se trouble.
Mon Maître va me fouetter !
Et j’en suis fière !
Je le redoute mais au plus profond de moi, je le désire. D’un désir caché, vibrant, indescriptible, innommable. Un plaisir au-delà de toutes les règles de la morale, des vertus que l’on m’a jusque là enseignées.
Je sais que je vais souffrir. Mais cela sera de Sa main, et cela vaut toutes les caresses du monde !
Oui ! Moi, la tendre, la sage Isabelle j’accepte et je désir de tout mon corps aux fibres tendues comme une harpe, les premiers accords que va jouer Mon Maître.

Sa main brûlante se pose sur ma croupe. La baguette de cuir l’accompagne et glisse lentement du haut de mes hanches en bas de mes cuisses comme si elle cherchait où commencer son inavouable besogne. A son contact froid et prémonitoire mon ventre s’électrise, un spasme incoercible le raidit de plaisir. Je retiens un petit cri, mais ne peux m’empêcher un soupir de ravissement.
Mon dieu ! … Mon Maître ! Faites que cela commence ou bien je vais m’évanouir !
Après s’être assuré de la parfaite cambrure de mes reins sa main me quitte. Marc fait un pas en arrière. Je ne suis que chair frémissante, tendue, vacillante et presque agacée par l’attente lorsqu’un sillon de feu traverse mes reins avec la soudaineté de l’éclair.
Je n’ai pas entendu le léger sifflement qui a précédé le coup. Je sursaute de tout mon corps et retiens un cri. Une chaleur intense irradie depuis la ligne de feu à travers mon dos. J’ai à peine le temps de comprendre que mon calvaire commence qu’un bruissement d’air et une nouvelle ligne ardente déchire ma peau. Je serre les dents convulsivement et ouvre les yeux en grand. Un troisième coup s’abat et me scie le bas des reins. Cette fois je ne peux m’empêcher de lâcher un gémissement guttural et dans un spasme de douleur incontrôlable je me hisse sur la pointe des pieds et retombe aussitôt sur mes talons.
Ma respiration s’emballe, mes jambes tremblent imperceptiblement. Je baisse la tête entre mes bras, résignée.
Je sais, pour l’avoir déjà éprouvé, que Mon Maître tient à son rituel ; Un rituel parfaitement élaboré et conçu pour exacerber les sens. Les coups vont toujours par trois, espacés d’un temps de latence plus ou moins long. Ne pas savoir quand va reprendre la volée tout en sachant qu’elle va avoir lieu Mais que cela pourrais être aussi la dernière, est à la limite du supportable. De même que lorsque le premier coup est porté, je suis sûre que deux autres vont suivre et que je ne pourrais pas y échapper. Quoiqu’il arrive, il y en aura deux autres ! Et cela ajoute la crainte au ressenti de la douleur qui semblera bien plus intense, même si le fouet s’abat avec la même force.
Et Marc ne déroge pas à Sa règle. J’ai le temps de prendre deux courtes respirations et de serrer les poings lorsque qu’un nouveau sillage incandescent me cingle la croupe. Il me coupe le souffle. Mais les deux autres tombent avec tant de force que je les accompagne de cris de détresse incoercibles. Mes reins sont en feu. Des larmes perlent au bout de mes cils. Je ferme les yeux et les gouttes salées s’écrasent sur mes mains tétanisées.
Un court répit. La badine de cuir se pose sur le haut de me reins et glisse rapidement contre mes fesses. Son contact est glacial sur ma peau incendiée. Et la main de Mon Maître qui m’avait paru si chaude est maintenant d’une fraîcheur bienfaisante. Ce n’est qu’un effleurement, une reconnaissance, mais cela me fait tellement de bien que je ne peux m’empêcher d’en sourire d’aise.
Sous ses caresses le brasier de mes reins pulse et se propage à tout mon corps. Une chaleur intense bat à mon front alors qu’un chaud et froid me hérisse les cheveux de la nuque. Je frissonne tandis que des gouttes de sueurs glacées naissent et trouvent leur chemin sur mon cou. Maintenant qu’il est commencé j’ai le sentiment que mon calvaire ne s’arrêtera plus.
Une pause interminable. Et ma raison s’effondre un peu plus lorsqu’une lame flamboyante sabre mes reins. Sous le choc mon esprit se dédouble. Comme dans un rêve j’accueille par mes cris et mes plaintes les deux autres volées qui me cinglent la croupe. Mes genoux se mettent à trembler. Je laisse filer mes larmes, mais je mets un point d’honneur à retenir mes pleurs.
Trois !
Les trois coups sont tombés ! Je ne suis plus qu’attente. Les trois autres vont-ils s’abattre sur ma croupe tendue ? Ou bien est-ce la fin ? Cette fois je ne retiens plus les tremblements incoercibles de mes jambes. J’avale avec peine mes sanglots. Mon dos n’est plus qu’un champ de lave brûlante que laboure Mon Maître, imperturbable. Le temps se raccourcis. Mes muscles se tétanisent de crainte dans la perspective redoutable de la prochaine volée. Mes orteils se crispent et ma mâchoire se serre avec force.
Je ne tiendrais pas !
Je ne résisterais pas longtemps !
Je n’ai plus qu’une envie me laisser tomber au sol, me traîner à ses pieds et implorer sa pitié. Je suis prête à tout pour que cesse ce calvaire. Mais cette idée ne m’effleure l’esprit qu’un centième de seconde. Le temps qu’une soudaine traînée de feu zèbre mes fesses. Cela me semble insupportable et pourtant j’accueille la collision avec le fouet d’un vagissement retenu en serrant les poings, mais en restant debout. Un deuxième sifflement rapide mais ténu. Un nouveau sillage de feu s’ouvre en travers de mes reins. Je pousse un cri aigu et mes genoux plient. Je me redresse dans un gémissement avant qu’un éclair incandescent ne me coupe en deux. Cette fois je ne peux retenir un glapissement de douleur et un gémissement éploré. Mes jambes cèdent sous moi et je tombe sur le sol à genoux en pleurant à chaudes larmes.
 

 

FCIsabelle

 

28 avril 2010

Chap. 71. Pour Son plaisir.

Je reste un long moment sous le choc des révélations que vient de faire Mon diabolique Maître Pendant ce temps il range comme si de rien n’était ses crayons et ses pinceaux, se relève de son siège et s’approche de moi. Il me frôle l’épaule de la main
- Debout Isabelle ! Viens !
Je me déplie lentement. Mes courbatures se réveillent et je retiens un gémissement. Peu à peu la circulation sanguine revient dans mes chevilles, mes pieds. Debout, je traverse l’atelier à travers les rayons du soleil qui transperce les larges baies. Sa chaleur sur ma peau me fait un bien fou. Marc m’attend. Il est debout adossé à une longue table de travail. Je m’approche d’un pas, et prend la pose de soumission, la tête baissée.
- Tu t’en vas demain ?
Je ferme les yeux. Mon cœur se gonfle à cette évocation. Je lance dans un souffle de dépit.
- Oui Monsieur !
Marc fait un pas en avant. Ses mains se posent sur ma poitrine et ses doigts viennent jouer avec mes tendres mamelons qui se durcissent sous la caresse. Une onde brûlante me parcourt le dos. Mes cheveux se hérissent sur ma nuque.
Enfin ses mains sur moi ! En silence, il appuie longuement sa caresse. Ma respiration s’accélère et se fait plus profonde. Il ne peut manquer de percevoir le trouble qu’il provoque.
J’entrouvre la bouche.
La main droite quitte sa caresse et vient prendre mon menton me forçant doucement à relever la tête vers lui. J’ouvre les yeux et plonge dans son regard clair, malicieux.
Je voudrais hurler : Oh monsieur ! Gardez moi ! Faites que je ne parte pas !
Mais aucun son de sort de bouche. J’ai la gorge sèche comme du papier. Mes chevilles deviennent de coton.
Mes yeux se mouillent.
Marc sourit.
– Allons petite fille… Tu ne vas pas pleurer ?
– N… Non, Monsieur !
En fait, je déglutis péniblement et lutte désespérément pour ne pas fondre en larme. Marc n’est pas dupe. Il se penche en avant et vient déposer un baiser sur mon front. La main glisse sur mes reins et ses lèvres s’approchent de mon oreille pour y murmurer.
- Je veux te fouetter Isabelle !
Le sang de mon visage reflux violemment. Je crois avoir mal compris. Marc se redresse un large sourire aux lèvres.
Envolé mon chagrin.
Je le regarde interloquée.
- Mais … Je… Vous me punissez ?
Et cherche désespérément la faute que j’ai pu commettre depuis ma récente expiation. Ou bien est ce là, la continuité de ma punition ?.
Marc a une petite moue de désapprobation.
- Mais non, Mademoiselle, ce n’est pas une punition…
Il me sourit tendrement
- C’est juste pour… mon Plaisir !
De nouveau sa main se saisit de mon menton et me force à le regarder.
- Vous voulez bien Mademoiselle ?
Je sens le feu qui monte à mon visage. Il me demande mon avis ? Mon autorisation ?
Les images de Laure, que j’ai dû moi-même fouetter contre mon gré, et les coups de ceinturon que Marc m’a infligé dans une chambre à Lyon me reviennent en mémoire.
Mes jambes tendues se mettent à trembler imperceptiblement. Je sais la souffrance que cela annonce.
Marc insiste.
- Le voulez-vous Mademoiselle ?
Mes oreilles bourdonnent et sa voix me parvient à travers un brouillard cotonneux. Comme dans un rêve je m’entends répondre à voix basse
- Oui, Monsieur !
- Pour mon plaisir ?
- Oui, Pour… Pour Votre plaisir, Monsieur !
Sa main lâche mon menton. Il s’éloigne vers une des étagères du fond. De loin il lance.
- Penche-toi en avant sur la table !
Devant moi, j’avise la table d’atelier à laquelle Marc s’était adossé et qu’il vient de quitter. Je m’approche d’un pas. Je me penche. Mes coudes entrent en contact avec la surface froide. Mes cheveux tombent de chaque côté du visage, mes reins se cambrent, ma croupe se tend. Je me mords les lèvres. Mon cœur s’est mis à battre la chamade. Je ferme les yeux et écarte les jambes car je pense que c’est ainsi qu’il veut me voir.
A travers les battements de mon cœur qui tapent à mes tempes, j’entends Marc qui fouille dans les placards. Apres un long moment il revient vers moi. Sa main se pose et pèse sur le creux de mes reins pour en accentuer la courbure. Sur la table à côté de moi un petit bruit sec attire mon attention. Curieuse, j’entrouvre les yeux. Marc vient de déposer un petit objet sombre que je reconnais comme un enregistreur mp3.
Sa main brûlante s’attarde longuement sur ma croupe la caressant dans ses moindres reliefs. Mon ventre s’amollit. Une onde chaude naît du bas de mon ventre et cours sur la surface de ma peau. Il ne faut que le cours instant d’un doigt introduit rapidement entre les lèvres de mon ventre offert pour que Marc constate l’effet produit de ses caresses.
Il se penche à mon oreille et murmure, narquois.
- Je t’autorise à y prendre du plaisir… Mais tu ne n’as pas attendu à ce que je constate !
Entre mes cuisses, son doigt s’enfonce un peu plus et fouille la chaude moiteur de mon vagin, s’enduisant de l’abondant flux de liqueur de Cyprine. Inutile de nier le plaisir veule que prend mon corps vibrant d’impatience.
Je réponds d’une voix étouffée
- Oui, Monsieur…Merci Monsieur !
Pourtant je sais que le plaisir va être de courte duré lorsque j’entends vibrer le sifflement caractéristique d’une badine de dressage dont on éprouve la souplesse en fouettant l’air vigoureusement.

21 avril 2010

Chap.70 : Les règles du jeu.

Je raconte à Marc notre retour.
Je lui explique comment, entièrement nue, j’ai rejoins l’imposant 4x4 de Kristale. Comment à chaque passage de véhicule je me recroquevillais sur le siège, allant même à me glisser jusque sous le tableau de bord de cuir lorsque nous traversions les villages épars et heureusement encore endormis. Kristale n’arrêtait pas de s’esclaffer et de se moquer.
Nous sommes arrivées au petit matin devant la porte de mon meublé, mes cheveux encore humide. Une dernière angoisse au moment d’ouvrir la portière et de me précipiter vers l’huis entrouverte, poursuivie par les éclats de rires de la belle hollandaise. Un petit mètre à parcourir, mais le bout du monde pour moi. Nue dans la rue déserte, à la vitesse de l’éclair, je me précipite contre le panneau de chêne que je referme en catastrophe derrière moi et m’y adosse, les yeux fermés pour retrouver mon souffle et mon calme. Mon cœur bat à cent à l’heure.
J’ouvre les yeux.
- Et vous étiez là Monsieur ! …
Assis dans le grand fauteuil, un sourire en coin. Les vêtements que vous m’aviez ôté la veille, parfaitement rangés sur la table du salon. M’apercevant de votre présence, sans hésiter, je me suis immédiatement précipitée au devant de vous, m’agenouillant dévotement sur le sol froid, les jambes largement écartée, les mains dans le dos, la tête baissée, ma poitrine se soulevant d’émotion trahissant ma joie de vous revoir. J’ai failli m’évanouir lorsque vos mains ont frôlé ma peau, que vous vous êtes penché sur moi et que, d’un geste rapide et sûr, vous avez ceint mon cou du collier de cuir retrouvé. Un baiser sur le front, votre souffle chaud sur ma nuque, votre voix douce à mon oreille.
– Repose-toi Isabelle ! Rejoins-moi à l’atelier en fin d’après midi pour me raconter çà !
Je n’ai pas eu plus de réconfort que celui de vous retrouver rapidement.
Et me voilà, Monsieur… à genoux devant vous !

Marc décroise les bras et prend une profonde inspiration.
Il a suivi sans trahir la moindre émotion le récit détaillé de ma pénitence, de mes humiliations, de mes répulsions, de mes peurs et de mes terreurs sans nom.
Il toussote dans sa main pour s’éclaircir la voix.
- Et… Tu as envie de me gifler ?
Marc a le don de me déstabiliser par ce genre de questions. Des questions qui vont droit au but et font mouche. Je m’aperçois par une rapide introspection que toute au long de mon calvaire à aucun moment je n’en ai voulu à celui qui m’a imposé ce supplice. Aucun sentiment de colère ou de réprobation à son égard.
Je le regarde interloquée.
Il continu comme s’il pensait avoir deviné mes pensées.
- Tu me hais pour cela, … Pour ce que tu as subi ?
Je retrouve enfin la parole et lance dans un souffle
- Oh non, Monsieur !… Jamais. Mais…
- Mais ?
- Je me suis juste demandé pourquoi vous me faisiez çà…
Le sourcil de Marc se soulève en accent circonflexe.
– Pourquoi ?… Mais parce que cela faisait parti de tes fantasmes !
A mon tour je fronce les sourcils d’incompréhension
- Oui, souviens-toi ! Lors de ton arrivée, le rêve que tu as faite… Celui où tu étais sous l’emprise de plusieurs hommes…
Je me remémore soudainement cet épisode. Marc avait exigé que je lui raconte ce rêve érotique.
-… L’occasion était trop belle pour t’infliger plusieurs leçons d’un seul coup… Tu devrais me remercier… Nous,… remercier pour cela…
Il se frotte le nez.
- D’abord que tes fantasmes sont toujours plus légers que la réalité. Ce sont tes fantasmes qui t’ont conduite à me proposer ta soumission et tu vois que cela n’est pas toujours aussi réjouissant que cela. De même que ton fantasme d’être à la merci de plusieurs hommes.
- Tu as remarqué que tu ne portais aucun attributs de ta soumission. Ton collier par exemple… Tu sais Pourquoi ?
Je réfléchis un instant et tente une explication.
- Parce que ces hommes n’étaient pas des Maîtres, Monsieur ?
Marc hoche la tête avec un sourire satisfait.
- Tu as parfaitement compris. Ces hommes ne font pas partie du cercle. Ils ont simplement été invités par Kristale à… disons, … des réjouissances, qu’elle aime organiser.
Je doit pâlir un instant… Des hommes hors du cercle !
Marc doit s’en apercevoir et cherche à me rassurer.
- Ne t’inquiète pas ils ont été " examinés " par Kristale. Ils ont subi, comme toi et moi, une prise de sang. Mais le fait principal est que, c’étaient des vanilles…
-… Et donc le safeword n’était ici d’aucune utilité… D’ailleurs tu n’en avais pas besoin !…
Il tourne légèrement la tête tout en me fixant avec une expression ironique, comme un professeur qui attend la récompense d’une réponse juste de sa meilleur élève. Il patiente un instant, pour que ma réflexion aille au bout.
Mais tout cela est confus à mes oreilles. Je ne comprends pas ce qu’il veut me dire. Je reste bouche bée.
Il continue
-… Tu n'en avais pas besoin… Car il te suffisait de refuser… De dire " non " à ces hommes. Tu étais entièrement libre de ton choix… Puisque tu n’avais pas affaires à des Maîtres… Et d’ailleurs, ils ne connaissent rien de ta condition !
Une onde froide me parcourt le dos.
Je viens brusquement de réaliser.
Ainsi, j’aurais pu me soustraire à cette épreuve ?
A aucun moment je n’ai été sous la coupe de qui que se soit. Je me remémore, l’insistance de Marc sur la prise de ma décision alors que j’étais nue devant lui dans la clairière. A ce moment là j'aurais pu refuser ?
Une immense vacuité s’empare de mon esprit.
Mon dieu ! J’aurais pu refuser !
Et a aucun moment je n’ai compris cela ! Trop préoccupée à obéir, du moins le croyais-je, à Mon Maître.
Trop attentive à ne pas le décevoir.
Je balbutie.
- Je …J’aurais pu… refuser ?
- Oui, Bien sûr ! A aucun moment je ne t’ai donné l’ordre d’obéir que je sache. Je t’ai même proposé de renoncer… souviens-toi.
Totalement décontenancée, Je ne peux que répéter.
- J’aurais pu refuser ? …Sans rompre le contrat ?
Marc éclate de rire
- Oh! Que oui ! Et ton refus aurait eu une conséquence que tu ne soupçonne pas.
Je reprends ma respiration et lève un regard interrogateur sur Mon Maître.
Il sourit, joint les deux mains et se penche sur moi en s’appuyant des coudes sur les genoux.
- C’est Kristale qui a proposé ta punition lorsque je lui ai fais part de ton rêve. Elle était persuadée que tu étais trop inexpérimenté, que tu craquerais. J’ai accepté à la condition que cela ne te soit pas imposé. Qu’il y aurait une porte de sortie pour toi ! …Et… Il y a mieux !
Son visage s’éclaire d’un large sourire.
- ... J’ai exigé que, si tu avais refusé, ce soit elle qui prenne ta place !… On ne déçoit pas cinq hommes dans la force de l’âge, à qui on a promis une soirée torride ! Et qui se sont déplacés rien que pour cela… Non ?
Le sang reflue de mon visage. Ce sont des coups de massue que je reçois à chaques révélations. Des plans dans les plans, des accords à tiroir. Un machiavélisme digne de mon Maître, qui ne se contente jamais du banal et de la simplicité. Et je comprends mieux maintenant la règle " Nul n’impose une punition qui ne l’implique lui-même !" Je me rends compte à quel point Kristale était impliquée. C’est elle qui aurait subit le châtiment, si j’avais, l’espace d’un instant, renoncé, refusé sa propre punition !
Je tente de reprendre mes esprits.
J’ai été un jouet dans leurs jeux d’adultes. Un jouet consentant. Une soumise poussée à l’apogée de son renoncement en choisissant elle-même son destin. Et si je suis venu me mettre sous la férule de Mon Maître, c’était effectivement bien pour cela.
Dans un soupir, ma poitrine se gonfle de fierté.
Marc comprend ma réflexion intérieure.
- Toi qui admire tant Laure, sache que ce que tu as fait, est digne d’une Kajira.
Il prend une profonde inspiration.
- Et je suis vraiment très fier de toi ! Je t’ai laissé choisir et tu as choisi le chemin que j’attendais de toi… Et pas le plus facile.
Impulsivement, je tente de tempérer son enthousiasme.
- Mais… Mais ils ont voulu me…Me… J’ai voulu m’enfuir ! J’ai…
Marc me coupe.
- Oui, oui ! Je sais ! Kristale m’a raconté çà… Tout était sous contrôle ! Toute la nuit, elle est restée dans la pièce d’à côté. Elle veillait sur toi ! C’est fou ce qu’on peut faire avec un ordinateur portable et une simple petite camera web.
Il porte la main à son menton et continue sur un ton malicieux.
- D’ailleurs nous organiserons certainement une petite soirée pour visionner ta prestation. Tes ébats sur écran géant, cela doit être du plus haut intérêt !

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