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Les Carnets d'Emilie

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17 décembre 2008

Chap. 24. Flagrance.

D’impatience, je parcours la salle à grandes enjambées. La journée est passée avec une lenteur exaspérante. Je ne suis pas sortie, je n’en avais pas envie. J’ai bouquiné toute la journée et mis les notes de mon carnet au clair sur mon portable, paresseusement vautrée en travers du lit. Mon cœur bat la chamade. J’essaye de me calmer en gagnant le balcon et inspirer une profonde goulée d’air.
Un bruit derrière la porte. Enfin !
Je me précipite vers l’entrée et avant que celle ci ne soit grande ouverte et que Mon Maître apparaisse, je prends la pose de soumission adéquate. Il faut qu’il aille l’impression que je l’ai attendu là depuis toujours.
Il entre nonchalamment dans la pièce. Mon Maître est entièrement vêtu de noir, pantalon et large chemise de lin noire. Je baisse la tête pour le saluer. Il ne répond pas. Sans une parole, il tourne autour de moi. J’ai revêtu la panoplie qu’il m’a indiquée pour cette soirée. Une jupe écossaise au-dessus du genou, j’ai choisi la verte, celle qui va si bien avec le roux de mes cheveux, un chemisier blanc, une fine cravate noire, noire également mes escarpins. Pas de chaussette, pas de soutien-gorge. Mes cheveux sont sagement tirés en arrière et réunis en une queue de cheval parfaitement centrée. Derrières moi ses mains se saisissent de l’ourlet de ma jupe et la soulève rapidement. Un slip blanc cache mes fesses. Mais c’est ce qui était indiqué, je n’ai fait qu’obéir ! La jupe retombe. Pas de commentaire !
Il revient face à moi. D’une main me relève le menton et son visage s’approche. Il s’interrompt dans son élan, fronce les sourcils, son nez frémit et il finit par claquer la langue d’agacement.
- C’est quoi çà ?
Je me demande un instant de quoi il parle. Puis, comme il hume l’air près de mon cou, comprend immédiatement ce à quoi il fait allusion. Toute à ma joie de me préparer, de me faire belle, j’ai humecté ma nuque de quelques gouttes de mon parfum favori. Je n’avais pas eu d’indication pour cela… J’ai cru bien faire.
- C’est… C’est mon parfum, Monsieur.
Il se recule
- Non… Certainement pas ! … Tu m’enlèves çà tout de suite !
- Mais, … Il faut que je me relave ?
- Oui, tu prends une douche tout de suite ! Et vite ! Je ne veux pas être en retard.
Mon dieu ! Il faut tout recommencer ! Sur un geste il me désigne la salle d’eau. Je quitte la pose et trottine rapidement jusqu'à la douche.

Isa_FlagLorsque je ressors de la salle mon Guerlain est parti aux égouts. Mes cheveux sont encore mouillés, ils sécheront vite mais je n’ai pas remis mon chemisier pour ne pas le tacher d’eau. Marc est confortablement assis dans un des fauteuils du salon plongé dans mes notes. Je m’avance vers lui, glisse les mains dans mon dos et écarte légèrement les jambes lui signalant ainsi que je suis à sa disposition.
Sans quitter mes lignes des yeux, il me lance.
- Baisse ton slip, S’il te plaît !
Il veut certainement vérifier mon épilation, mais là je sais quelle est parfaite.
J’y passe des heures depuis que mon Maître a eu Stéphanie entre ses mains. Stéphanie et son merveilleux fruit entièrement épilé. Il a exigé que je ne me rase plus mais que je m’épile. Je me souviens, les fous rires échangés avec Stéphanie devant mes grimaces de douleur et ma mine déconfite lorsqu’elle m’a montré comment le faire seule dans les parties les plus reculés. Un moment de bonheur espiègle que nous avons passé nues sur le sol de la salle de bain à s’épiler mutuellement.
Je soulève vivement la jupe et m’empare de l’élastique du slip de coton que je tire vers le bas je n’ai pas les jambes très écartée et lorsque je le lâche, il tombe a mes genoux. Je reprends la pose.
Marc prolonge un instant la lecture de mes notes, referme d’un geste sec le carnet et se lève se retrouvant face à moi. Il se penche pour humer l’air autour de moi. Satisfait, il relève ma jupe jusqu’à la taille et lance une main vers mon bas ventre. Sans prendre la peine de me caresser, il m’introduit rapidement deux doigts ouvrant et fouillant profondément ma vulve épilée. Je serre les lèvres entre mes dents et attends passivement. Il ne lui faut pas longtemps pour recueillir la rosée humide de mon ventre qui se contracte d’excitation. Il insiste pourtant, comme s’il voulait préparer le passage a un assaut plus sérieux. Je laisse échapper un soupir qui trahit le plaisir qui monte en moi.
Je crois que nous allons être en retard au rendez-vous !
Mais je me méprends sur ses intentions. Sa main se retire et vient se poser derrière mon oreille gauche d’abord puis celle de droite et fini par frôler mon cou et se poser sur la pointe de mes seins, qui se dressent un peu plus, déposant délicatement le luxurieux nectar sur ma peau lavée de frais. Une fois fait, il présente ses doigts devant ma bouche effleurant délicatement mes lèvres entrouvertes.
L’invite est évidente, je me penche ver l’avant et suce religieusement les deux doigts encore enduits de ma propre liqueur de Cyprine. Il les enfonce au plus profond de ma bouche comme il l’a fait au plus profond de mon ventre.
- C’est le seul parfum que tu dois porter en ma présence. TON Parfum. Et nul autre ! Tu ne voudrais pas me priver de ce petit avantage de dresser une rouquine et passer à côté de çà ?
Il garde son index et son majeur dans ma bouche. Une question de mon Maître doit toujours avoir une réponse. J’articule de mon mieux entre ses doigts.
- Oouè Onchieu !
Il sourit et semble à la limite d’éclater de rire devant cette petite humiliation qu’il m’impose. Mais reprend vite son sérieux.
- Ce parfum, tu iras le recueillir toi même !
En disant cela il retire ses doigts de ma bouche et laisse retomber ma jupe. Je murmure à voix basse, humblement.
- Oui, Monsieur !
Cette leçon terminée, une de plus qui vient s’ajouter à la liste de mes obligations, il me fait remettre ma culotte en place, enfiler mon chemisier et ma fine cravate noire, sort rapidement un collier de sa poche, et ôte celui que je porte. Ce collier je le reconnais ! C’est celui de noviciat, ce collier à grelot qui m’identifie comme en cour de dressage.
Il me présente également un simple lacet tressé de cuir rouge et blanc qu’il noue autour de mon poignet gauche.
Il garde un moment mon poignet dans ses mains et explique.
- En aucun cas tu ne dois ôter ce lacet ! Et aucune personne ne devra te l’ôter même si tu dois te retrouver entièrement nue, sans ton collier !
- Oui, Monsieur !
En une phrase dite sur un ton solennel, Marc vient de déclencher dans mon esprit un torrent d’interrogation et de peur. Je regarde subrepticement le petit lacet de cuir avant de remettre mes deux mains dans le dos. Qu’est ce qu’il peut bien vouloir dire ? Qu’est ce qu’il désigne en moi ? C’est sans aucun doute une sorte de signal comme l’est mon collier de cuir à grelot ! Mais quelle est sa signification ? Je brûle d’envie de lui demander mais il s’éloigne aussitôt vers la porte d’entrée.
Il est temps de partir !

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29 novembre 2008

Chap. 23. Hécate.

Je dépose délicatement mon tee-shirt sur le sol. Après un rapide coup d’œil aux alentours je dégrafe la ceinture de mon jean et m’en extirpe en de petits soubresauts. Un dernier coup de pied pour me défaire du pantalon et me voici nue sous la lune. La lueur spectrale se reflète sur ma peau en un éclat iridescent. Je reste un instant saisie par la pâleur de mon épiderme. Une blancheur presque irréelle, contrariée par le noir intense qu’a remplacé le roux de mes cheveux. Presque religieusement je jette un œil vers la lune bleue qui a le pouvoir inattendu de transformer ainsi la frêle et timide Isabelle en une déesse nocturne au corps de lait et aux cheveux de jais. La transformation sous la lumière n’a pas échappé à Marc et son œil d’artiste Son visage est soudain emprunt de gravité. Ses yeux me dévorent de la tête aux pieds. Il souffle à voix basse, comme pour lui-même.
- Bon sang ! … Comme tu es belle !
Une sourde exclamation qui vient du fond du cœur et me percute de plein fouet. Dans un élan irrépressible, je me presse contre lui. Ses mains brûlantes se posent sur mes hanches et d’un mouvement puissant me bascule à califourchon au-dessus de lui. Nos lèvres se joignent en un profond baiser alors qu’une caresse de feu longe mon dos pour se saisir de ma nuque et que ses doigts viennent se perdre dans le profond sillon de mes fesses entrouvertes.
Est ce la mystérieuse puissance des radiations sélénites ? Cet instant de liberté totale ? Ou même le péril de notre situation, entouré de couples qui se livrent, peut être, aux même ébats ? Je ne saurais le dire ! Mais ce soir je me sens louve à l’appétit insatiable. Un torrent de feu coule dans mes veines, des bourdonnements envahissent mes oreilles, j’ai envie de Mon Maître comme jamais je n’ai eu envie de lui. Mes mains glissent fébrilement sous ses vêtements glissant jusqu'à sa ceinture. Lâchant sa bouche, je me recroqueville et glisse le long de son torse. Mes mains ont enfin trouvé le pieu de chair brûlante et je n’ai qu’une hâte c’est de le goûter, de le glisser entre mes lèvres pour offrir à Marc la plus torride des caresses. Lui montrer à quel point je peux être sa chienne intentionnée. Je ne suis plus moi-même ! Moi qui d’habitude suis si rétive a l’idée même de cette caresse humiliante je me retrouve nue aux genoux de Mon Maître prise d’une frénésie incontrôlable, la bouche engloutissant sans sourciller le membre d’ivoire en voulant en extirper dans une ferveur passionnée la sève salvatrice. Ses mains se posent sur ma tête, sur mes cheveux noirs, accompagnant et forçant le va-et-vient profond qui fait buter son sexe au fond de ma gorge. Peu m’importe mon inconfort et les possibles regards contemplant ma déchéance, je veux l’absorber en entier. Je n’existe plus, je n’ai plus qu’un but, jouir et faire jouir. Mon esprit se dédouble et la timide Isabelle contemple, effarée, son corps laissant libre course à ses pulsions.
J’avais déjà remarqué auprès des animaux cet atavisme qui les font s’agiter les nuits de pleine lune. Les chevaux qui s’ébrouent de nervosité dans leurs box. D’ailleurs tout le monde le sait au haras qu’il faut redoubler de précaution ces nuits là ! Une ruade imprévisible est vite partie. Des soirs où j’ai toujours du mal à m’endormir, ce que j’avais attribué à la tension impalpable et au vacarme assourdi qui règnent alors dans les stalles. Mais ici ? Ce n’est certainement pas un hasard si Marc m’a conduite dans ce lieu magique ! Et a ce moment de pleine lune. Mais avait-il prévu que sa douce Isabelle deviendrait l’espace d’un moment son démon succube ?
Ma bouche n’est pas assez grande, pas assez profonde, j’en veux plus ! De dépit j’accélère la cadence et mes cheveux viennent battre son ventre. Mon corps s’enflamme, mon sexe s’ouvre convulsivement. Je le veux en moi, maintenant !
Le tenant toujours d’une main ferme, j’abandonne la fervente succion. Dans un éclat de lumière lunaire je distingue le membre opalescent fièrement dressé, luisant de salive, ma salive ! Oh ! Vite, vite ! J’émets un petit cri de chatte énamourée à peine réprimé. Hâtivement je me replace à califourchon sur Mon Maître présentant d’une main fébrile le gland turgescent à l’orée palpitante de mon ventre en feu. Pas de préliminaires, cela n’est pas nécessaire, je suis inondée et brûlante d’impatience. D’un coup de rein volontaire je m’empale profondément sur le pieu d’ivoire. Sa progression est foudroyante, écartant sans peine les parois étroites de mon vagin. Un arc électrique pulse et éclate au fur à mesure de sa progression. Je suis sur le point de crier mon plaisir de le sentir ainsi si intimement en moi lorsque dans un éclair de lucidité je me rappelle les gens autour de nous. Je porte vivement la main à ma bouche et en mords cruellement le dessus pour étouffer mon cri de volupté. Je me laisse retomber sur la poitrine de Marc et me saisis de sa tête enfouissant mon visage près de son oreille. Malgré la fraîcheur de l’air je suis en sueur et halète comme une forge, presque a en suffoquer. Il me faut reprendre mon souffle, mais Marc ne m’en laisse pas le temps. Ses deux mains se posent sur mes reins et leur impriment un léger mouvement de va et vient forçant ainsi un peu plus l’écartement de mes cuisses de part et d’autre de son corps et achevant sa pénétration. Gagnée part le rythme, je m'agite à mon tour de plus en plus vite. De petits coups de reins qui s’amplifient peu à peu. Son doux glissement à l’intérieur de mon ventre échauffe tout mon être et mettent le feu a mon corps. J’embrasse frénétiquement le visage aimé. Sa bouche bâillonne mes petits cris de pâmoison. Une passion hystérique me gagne et mes cris étouffés de plaisir en témoignent au monde.
Un premier flash passe devant mes yeux me laissant tétanisée, hébétée. Puis un deuxième, qui me fait revenir à la réalité. Marc réagit plus promptement ! D’une main rapide il se saisit du pan de la couverture laissé libre par mon absence et d’un violent coup de rein la rabat par-dessus nous, cachant ainsi nos corps à la lune, tandis que des voix indignées de protestations éclatent dans la nuit.
- Hooo Là...
- C’est interdit ici les photos…
- Salauds…
- Foutez-nous la paix, foutez le camp…
Sous la couverture, Marc ricane doucement.
Je viens de comprendre ce qui viens de se passer. Ces éblouissements ce ne sont pas ceux d’un orgasme à venir. Non ! Quelqu’un dans la nuit a pris des photos au flash. Qui a été ainsi immortalisé ? Nous ou bien un autre couple ? En fait peu m’importe, mais la timide Isabelle vient de reprendre le dessus. Je me sens soudain terriblement mal à l’aise et vulnérable. Et j’en veux tout autant à ces perturbateurs d’avoir ainsi cassé le charme qui m'ensorcelait. Dans la nuit bleue les éclats de voix se prolongent et s’apaisent peu à peu. J’ai retrouvé mon souffle et mon corps se détend. Mon Maître caresse doucement mes cheveux et le bas de mes reins, comme pour me calmer. Il a sentit mon angoisse naissante. Je suis toujours empalée sur lui et j’aime sentir sa puissance en moi. Rassurée, je pose ma tête dans le creux de son épaule. La couverture qui nous enveloppe nous fait un cocon et me protège de la fraîcheur de la nuit et du regard des autres. Les palpitations de sa verge fichée dans mon ventre m’incitent à onduler doucement la croupe pour faire renaître le plaisir et continuer nos ébats interrompus. Langoureusement, a petits coups feutré j’ébauche un lent mouvement le long du piston huilé. De nouveaux je me sens chienne et ma respiration s’accélère. Je me redresse sur les coudes sortant la tête de dessous la couverture et me cambre pour parfaire sa pénétration. Je veux Mon Maître au plus profond de mon vagin ! Ses mains sur mes hanches rythment la cadence. Je retombe de nouveau sur sa poitrine lâchant à son oreille mes petits glapissements étouffés de plaisir. Peu à peu une vibration puissante monte de mon ventre et embrasse mes reins. Je réprime comme je peux mes soupirs qui risquent de devenir cris de jouissance et me signaler aux alentours. Je me mords les lèvres mais rien ne m’empêchera cette fois d’aller au bout de la folle chevauchée.
Rien ! Sauf la main de mon Maître qui se pose brutalement sur mon cou s’emparant de mon collier de cuir en le tirant fermement en arrière, et ainsi, stop net mes mouvements.
Sa bouche se tourne vers mon oreille.
- Arrête Isabelle… Je ne t’ai pas donné l’autorisation !
L’autorisation ! L’autorisation ? Celle de prendre mon plaisir ? Mon dieu comme c’est cruel ! Stupéfaite je redresse la tête et me retrouve face à lui.
Ses mains quittent mes fesses et viennent encadrer mon visage. Ses pouces se posent de chaque coté de ma bouche.
- Il te faut demander !
Je reste dans l’expectative, mais je devine ce qu’il est en train de faire. Il sait à quel point je vais avoir du mal a verbaliser mon désir. Me donner à lui ce soir est facile, facile aussi de l’écrire, mais le lui dire de vive voix ! Ma timidité reviens au galop et je sens mes joues s’empourprer
- Tu as compris Isabelle ?
Je réponds à voix basse presque inaudible.
- Oui… Oui, Monsieur !
Je tente de baisser la tête pour échapper à son regard et trouver le souffle nécessaire, mais ses mains m’en empêchent. A la clarté de la lune il veut goûter la honte et le désarroi qui s’empare de moi lorsque je fais ma demande.
- Monsieur, … Je… Est ce que je…
Une bouffée de chaleur intense envahie mon visage. J’ai l’impression que je vais m’évanouir, ma voix s’étrangle. Ho mon dieu ! Comme cela est difficile, presque au dessus de mes forces. Et ses yeux qui ne me quittent pas et plonge au plus profond de mon âme brutalisée !
- Je…Est ce que je… Je peux…jouir ? S’il vous plaît ?
J’ai susurré le mot jouir d’une façon presque inaudible. Un éclair de lune bleue glisse sur ses yeux et il esquisse un sourire désarmant.
- Non, non Isabelle il ne s’agit pas de çà !
Il claque la langue contre son palais comme il le fait lorsqu’il est contrarié.
- Il faut que tu demandes… Que JE jouisse en toi !
Mon âme se recroqueville sous l’effet de la stupeur. La tête me tourne. L’atmosphère est redevenue très sérieuse tout à coup. En une parole, en un ordre et désir de mon Maître, la jeune nymphe débridée redevient la timide étudiante rouge de honte. Jamais je n’ai exprimé mon désir en des mots si crus et encore moins de cette façon. Je souffle un peu et baisse les yeux. Mécaniquement, les paroles si humiliantes s’échappent par bribes de mes lèvres.
- Je... Est ce que…vous…vous pouvez… Jouir… En… En moi ! S’il vous plaît ?
La pression de ses mains sur mon visage se relâche. Elles viennent se reposer à plat sur le haut de mes fesses et leur imposent un petit mouvement de bascule tandis qu’il soulève son bassin me pénétrant ainsi plus profondément encore. Je ne le quitte pas des yeux. Je n’ose pas ! Des yeux d'émeraude, sombres comme un lac de montagne reflétant la lune omniprésente, qui soutiennent mon regard et observent mes réactions pendant que j’accompagne le doux va et vient de léger coup de rein.
Il ne sourcille même pas lorsqu’un chaud liquide coule au fond de mon ventre. Mes yeux toujours dans ses yeux. J’ouvre la bouche de surprise et ne peux retenir un petit cri de contentement en recevant ainsi son offrande. Une offrande à la déesse de lune que je suis ce soir, l’espace d’un instant, entre ses bras.

Il n’a pas fallut longtemps pour rentrer à mon appartement. Il m’a accompagné à l’intérieure. Nous avons bu un verre. De nouveau il m’a fait l’amour, simplement puissamment, rapidement, sans un mot, et m’a laissé, épuisée, sur le lit de draps blancs, baignée par la clarté de la lune déclinante.
Le soleil se lève chassant les dernières vapeurs de cette nuit magique. Paresseusement je glisse une main sur mon ventre. Du sperme séché, sa semence macule l’intérieure de mes cuisses. Je n’ai pas pris de douche après son départ, j’ai sombré immédiatement dans un sommeil profond. Je souris, j’ai le temps ! Mon Maître m’a laissé ma journée libre. Ce soir il vient me chercher, il va m’emmener. M’amener à son bras, ou peut être au bout d'une chaîne, à cette soirée de Kristale…La récréation est terminée… Pensivement je caresse mon collier de cuir…
Et je serais prête !

8 novembre 2008

Chap. 22. Le Pré de la Lune.

éProgressant dans le sous-bois, je m’évertue à repousser d’une main maladroite les long rameaux de ronces qui me barre le passage. Marc me précède et se retourne de temps à autre. Il porte sur son épaule le plaid de laine qu’il a sorti de la malle arrière de la voiture. La pente est raide, j’ai le pied maladroit et il fait nuit. Devant nous, le bruit bouillonnant d’un cours d’eau que je ne vois pas mais devine à la clarté de la lune. Une lune pleine, ronde, d’une froideur spectrale. Le chemin que nous suivons est manifestement souvent emprunté mais mal entretenu. Marc est venu me chercher tard le soir et m'a conduit en silence jusqu’ici. Nous nous sommes garé sur le bas coté d’une route étroite. D’autres voitures sont garées et des scooters sont enchaînés aux arbres. Malgré l’heure tardive l’endroit semble fréquenté !
Le chemin débouche sur une clairière au bord du lot. Sous la lune l’herbe couchée brille comme une étoffe d’argent. Dans la pénombre je distingue quelques masses sombres réparties sur le sol. Marc me prend la main et m’entraîne dans un des coins du clos. Il s’arrête et étend sur le sol le plaid de laine rouge. Pendant qu’il s’exécute j’écarquille un peu plus les yeux, et essaye de discerner les alentours. Nous ne sommes pas seuls ! Ces masses sombres, ce sont des couples côtes à côtes ou enlacées. Lorsque mon regard reviens vers mon Maître il est allongé nonchalamment sur la couverture et désigne de la main la place libre à côté de lui.
Je m’agenouille puis m’allonge à ses côtés. L’air est un peu frais je me serre contre lui. Il m’enlace de son bras. Tenaillée par la curiosité je commence à voix basse comme pour ne pas me faire entendre.
- C’est quoi ici, Monsieur ?
Son bras se resserrent peu plus sur mes épaules. Et il chuchote.
- C’est Le Pré de la Lune… Le rendez-vous des amoureux du coin, surtout en cette saison !
Le coin des amoureux ! Comme c’est agréable de se retrouver là, presque un aveu de mon Maître, un message implicite. Je respire profondément et me retourne sur le dos face aux étoiles que je distingue à peine tellement la lune est éclatante. Une pose, une trêve dans la soumission que m’impose Mon Maître.
Comme s’il avait lu dans mes pensés, il continue.
- Demain c’est la soirée de Kristale, j’ai pensé qu’il fallait te détendre un peu avant…
Je frissonne d’aise, me redresse sur un coude et avec un ton espiègle, amusée qui tente de cacher ma curiosité.
- Ah ! … Et que va-t-il donc se passer à cette soirée ?
Il sursaute d’amusement
- Eh bien... C’est une réunion qui te permettra de faire des… Connaissances.
Il parle lentement, choisissant ses mots.
- Et puis il y a des gages et… des punitions… à distribuer !
Punition ? Je me remémore rapidement les manquements aux règles que m’a dictées Mon Maître ; Le slip que j’ai gardé par inadvertance dès notre première entrevue, mes hésitations, mes incompréhensions, et surtout la plus grave de toutes : L’oublie de mon collier lorsqu’il m’a convoqué en urgence pour recevoir Nicolas et Stéphanie. Je frissonne des pieds à la tète. Je baisse la tête et demande d’une voix tremblante.
- Ma... Mes punitions ?
Il se redresse à son tour sur un coude, se saisis de mon menton pour me faire relever la tête. Nos regards se croisent, il me regarde par en dessous avec un sourire malicieux.
- Ta punition ? … Tu crois que tu en mérites une ?
- Je… Oui, je crois ! Je…
Il m’horripile à me mettre ainsi face à mes propres démons et de me forcer à leur donner un nom. Bien sûr que selon nos accords, j’ai manqué aux règles. Et bien sûr je mérite une punition ! J’aurais préféré être sa parfaite soumise sans fautes, sans reproches. Et dans un même temps est-ce que la punition ne fait pas partie intégrante de mon dressage ? Il est donc indispensable que je m’y soumette et l’accepte. Et je dois dire qu’aux souvenirs des précédents sévices qu’il m’a fait subir en guise de pénitence me laisse un goût de sang dans la bouche et une chaleur intense entre les cuisses. Je le fixe droit dans les yeux.
- Oui ! Oui Monsieur je le mérite !
La lumière bleutée qui nous baigne cache le rouge qui monte à mes joues.
Il s’avance, nos lèvres se joignent en un doux et chaste baiser. Un baiser à peine effleuré qui me dresse les cheveux de la nuque.
- Eh bien non ! Tes punitions ne seront pas à l’ordre du jour… C’est Stéphanie qui devra être châtiée.
Un soulagement me gagne doublé toutefois d’une légère déception. Ainsi je vais assister au dressage de Stéphanie ! Ma curiosité est grandissante et comme je sens Mon Maître en verve de confidence.
- Et... Quel genre de punition ?
- Tu aimerais savoir ?
- Ho oui…. Monsieur !
Je jubile intérieurement de savoir à l’avance ce que la blonde écervelée va subir comme martyre.
- Eh bien… Noonnn ! Je ne crois pas qu’il soit nécessaire de te le dire. Cela gâcherait ton plaisir !
J’aurais dû m’y attendre. Comme à son habitude il se joue de moi. Je tente une diversion pour en savoir un peu plus.
- C’est vous qui choisissez la punition ?
- C’est en commun avec Kristale ! C’est la Maîtresse des lieux elle a le pouvoir de décision. Mais effectivement j’y participe !
Comme je connais la créativité de mon Maître je ne peux que m’attendre à une épreuve mémorable pour Stéphanie !
Il continue.
- Et nous choisirons aussi ensemble celles qui doivent t’être infligées !
Un froid intense me parcourt le dos. Je me contiens, cherche à détourner la conversation et tente de nouveau.
- Kristale… C’est… C’est votre soumise ?
Il éclate de rire, me lâche le menton et s’allonge de nouveau sur la couverture. Il met ses mains derrière la tête.
- D’après toi ?
- Je ne sais pas… Elle porte un de vos colliers et elle semble vous obéir. Vous … Vous êtes très complice en tout cas !
Je porte nerveusement la main à mon propre collier pour en caresser le cuir.
- Donc tu vois Kristale comme une soumise ? ...Intéressant !... Pas tout à fait faux, ni vrai d’ailleurs… Tu comprendras peut être mieux demain. Tu pourras te faire une opinion plus précise … Je crois !
Il ne me répondra pas. Il faut que je me fasse une idée par moi même. Je me recouche près de lui. Il me saisit de nouveau les épaules. Ensemble nous regardons les étoiles et écoutons le bruit de l’eau qui coule entre le lit de galets en contrebas. Un long moment de silence pendant lequel mon esprit fonctionne à cent à l’heure tentant d’imaginer ce que sera cette soirée dédiée à Stéphanie.
Marc finit par se rapprocher de mon oreille et murmure.
- Déshabille-toi s’il te plaît.
Son ordre me tire brutalement de ma rêverie. Je me redresse et observe les environs. Pendant toute notre conversation j’en ai oublié les couples qui nous entouraient. Il y en a un vraiment pas loin, à quelques mètres mais ils ont l’air très occupés et personne ne semble nous prêter attention. J’espère qu’ils ont autre chose à faire qu’à nous épier et qu’ils se concentrent sur leurs jeux d’adolescents.
Je quitte vivement mon tee-shirt. Exposant fièrement ma poitrine dressée à la lune ronde...

30 octobre 2008

Chap. 21. Chevauchée.

Cette fois Marc s’engage sur un chemin creux aux profondes ornières. La voiture roule au pas et passe de justesse entre les haies éparses. Le chemin fini par s’élargir et déboucher sur une clairière que borde un enclos d’élevage. La vue est dégagée et par le portail de fil barbelé on peut voir quelques bovins débonnaires brouter placidement. Marc coupe le moteur et se cale profondément dans son siège.
Le silence s’installe. Il semble plongé dans ses pensées et je n’ose interrompre sa méditation. Il finit par prendre la parole sans me regarder.
- Tu descends, tu te mets face à moi les deux mains sur le capot, les jambes écartées !
Son ton est sec et cassant. Il ne me vient pas à l’idée de ne pas obéir, mais je m’étonne toujours de la facilité qu’il a de passer de l’humeur la plus joyeuse à la plus noire. Bien que je le soupçonne parfois de simuler le courroux. J’ouvre la lourde porte et pose un pied à terre. L’herbe est haute et me chatouille les mollets. Je fais attention de ne pas abîmer mes escarpins tout neufs. Je referme doucement derrière moi et m’avance vers l’avant du véhicule. L’air est chaud à peine rafraîchi par une brise ténue. Une légère odeur de bétail couvre le parfum des herbages. Un rapide coup d’œil angoissé autour de moi. Au moins dans ce chemin creux on ne risque pas un passage intempestif !
Je me présente devant le véhicule sombre. Marc est resté derrière son volant et me regarde intensément. Je me penche vers l’avant et appuie mes deux mains sur le capot, il est très chaud, j’ai peur de me brûler mais la température est supportable. Ma petite cravate suit le mouvement et vient se balancer au-dessus de la carrosserie. Je cambre les reins, écarte les jambes et baisse la tête. Mes cheveux roux tombent de chaques cotés de mon visage et la cravate vient se lover sur le capot. Je me regarde dans le miroir noir de la carrosserie. Mon visage encadré de ses cheveux me fait l’effet de contempler la nef d’une cathédrale avec pour clé de voûte mes yeux écarquillés.
Je suis prête !
Je vais rester ainsi de longues minutes à m’observer dans ce sombre miroir. Marc n’a pas bougé. Les bruits de la campagne bourdonnent à mes oreilles. Il me semble sentir un insecte virevolter autour de mes jambes mais je n’ose pas bouger. Une chaleur intense gagne mon ventre. Je sais parfaitement ce que va faire Mon Maître, il me l’a dit : "  J’ai envie de toi ! ". Et moi, docile, je ne broche pas et prends la pose. Disponible, ouverte, oubliant toute fierté, toute pudeur. Il m’arrive parfois de me regarder de l’extérieure, comme une spectatrice contemplant une pièce de théâtre. Pourquoi est ce que j’aime ce tableau, de me voir ainsi offerte, sans force, sans volonté ? Quelle étrange nature que la mienne !
Un claquement sec m’indique que Marc vient d’ouvrir la porte de la voiture. Je ferme les yeux. Le bruissement de ses pas se rapproche et me contourne. Ses mains se posent sur mes hanches. J’ouvre la bouche sur un soupir contenu. Un frémissement me parcourt la colonne vertébrale.
La pression de ses mains s’attarde sur mes hanches puis glisse lentement sur mes cuisses se saisissant de l’ourlet de ma jupe. Ses doigts remontent délicatement sur mes flans entraînant le tissu écossais et découvrant ainsi la peau délicate de mes fesses tendues. Je ferme les yeux pour mieux sentir ses caresses qui s’attardent sur mes reins. Deux doigts s’insinuent de chaque coté de l’élastique de la petite culotte blanche et la tire lentement vers le bas. Comment décrire la folle excitation qui s’empare de moi alors ? Il y à peine un quart d’heure j’étais entièrement nue devant lui et cela m’était presque indifférent. Mais là ! Cet effeuillage consommé avec délicatesse me chamboule de fond en comble. Ma respiration se coupe, je suis tendue comme un arc et attend avec empressement l’assaut qui ne tardera plus maintenant.
Le slip est descendu à mi-cuisse et c’est une main fraîche qui vient délicatement s’emparer de mon doux coquillage. Un doigt fureteur s’introduit entre les lèvres délicates. Je me consume littéralement et retiens un petit cri d’impatience. Ho ! Mon Maître, s’il vous plaît ! Pressé vous donc ! Ou bien je vais en mourir de langueur ! Mon ventre se convulse et se dilate pour s’offrir à lui. Et c’est maintenant deux doigts qui viennent plonger dans la moiteur accueillante tandis que l’autre main s’appuie sur mes reins forçant ma cambrure et ployant mes genoux. Mon visage se rapproche du capot. Enfin ses doigts me quittent, aussitôt remplacés par un visiteur autrement plus imposant qui vient s’immiscer à l’orée du conduit palpitant. Il m’a mise dans un état indescriptible et continue à jouer avec moi en s’introduisant à peine, avec retenue.
J’ai l’irrépressible envie de donner un coup de rein en arrière pour qu’il me pénètre entièrement. Mais je me contiens. Pourquoi me vient-il à l’idée qu’il pourrait m’abandonner là, pantelante, explosée par le désir, rien que pour me prouver que c’est lui qui décide ? Quel soulagement lorsque de nouveau ses mains s’emparent de mes hanches et tirent sur mon bassin vers l’arrière ? Il force ainsi la progression du bélier de chair entre les lèvres de ma vulve. Sa progression est lente mais puissante, irrésistible. Sous l’assaut j’ouvre les yeux en grand et ne peux m’empêcher de lâcher un soupir de contentement. Son ventre vient buter contre mes fesses. L’acte est consommé, Il est entré entièrement ! Je suis tellement bien ! La possession est totale ! Etroitement inséré entre mes cuisses, je peux sentir en moi le moindre de ses frémissements, de ses pulsations. Je relève un peu la tête et jette un œil sur le côté a travers mes cheveux, le paysage est désert. J’ai l’espace d’un instant oublié ma curieuse situation. Une légère angoisse d’être surprise dans cette humiliante position m’étreint. Angoisse vite détournée par le mouvement de retrait de Mon Maître. Je retiens ma respiration, mais Il ne sort pas entièrement son gland reste suspendu à l’entrée de mon ventre comme retenue par les deux lèvres frémissantes de ma vulve. Et, brutalement, d’un coup de rein puissant, il force à nouveau le passage. La surprise et la décharge électrique que provoque la violente intrusion m’arrache une plainte étouffée. Un deuxième retrait lent et un deuxième coup de boutoir me fait crier mon plaisir aux quatre vents. Le pilonnage ne s’arrête pas pour autant. Les mains crispées sur mes hanches, Marc s’évertue à tirer de moi les plus sonores des glapissements. L’assaut est si violent que je finis par ployer sous son poids. Irrésistiblement mes genoux s’appuient sur le pare-chocs du véhicule alors que ma joue vient s’écraser sur la tôle tiède du capot. Mes bras, que mon Maître à bien voulu laissé libre, battent désespérément l’air à la recherche d’un appui ou du réconfort de son étreinte. Le va-et-vient puissant et rapide qui me secoue me fait perdre toute contenance et je me laisse aller à la jouissance incandescente qui monte de mon ventre enflamme mes reins et tétanise mon corps. Je suis plus qu’une marionnette de chair, qu’un réceptacle ouverte au plaisir de mon divin Maître.

Je ne l’ai pas rejoins dans le plaisir. Dans une dernière crispation j’accueille l’hommage de mon Maître. Un flot brûlant qui envahie tout mon être me laissant essoufflée, le cœur cognant à mes tempes, déboussolé, la bouche ouverte contre le capot du véhicule sur lequel je viens d’être sacrifiée à son désir.
Je n’ai pas bougé. Marc a attendu longuement que son plaisir retombe. J’ai patienté courbée, ma tête cachée entre mes bras. Rester ainsi à attendre que mon Maître se retire après avoir joui en moi est des plus humiliant. De nouveau, la crainte d’être surprise resurgit mais je n’ose esquisser le moindre mouvement. Je m’échappe dans mes pensés et c’est son absence qui me fait revenir à moi. Il n’est en moi. Il s’est éloigné et se rajuste. Péniblement je me relève sur les coudes. J’ai la tête qui tourne. Une profonde inspiration et le paysage se stabilise. Je me relève totalement. Ma jupe retombe sur mes cuisses je fais le geste de remonter ma culotte blanche. Un claquement de langue caractéristique interrompt mon geste.
- Non… laisse comme çà !
Je regarde Marc et hoche la tête en signe d’assentiment. Je rejoins ma place à petits pas, gênée par l’élastique qui me cisaille la peau à mi-cuisse.
De nouveau, en silence, nous reprenons la route. Il a tenu à ce que je relève ma jupe pour m’asseoir. Le cuir du siège s’est humidifié de sécrétion sous moi. Etrange cette sensation trouble de plaisir et de honte absolue qui ne me quittera plus jusqu'à notre arrivée devant mon appartement.

15 octobre 2008

Chap. 20. Chemins de traverse.

De nouveau la puissante voiture sillonne la route. Sur le siège arrière des paquets et sac de papier glacé. Cela n’a vraiment pas été facile de trouver des vêtements de collégienne à ma taille, mais en fin de compte je ne suis pas mécontente. La jolie jupe écossaise a été la plus difficile à trouver, j’ai fini par la dégoter au rayon adolescente d’une petite boutique de destockage. A côté du monticule de sac un étui rouge et or, l’ensemble de lingerie et son impossible porte-jarretelles !
Sur le paysage qui défile, je revois la vendeuse! Si elle avait encore quelques doutes de ce qui me lie à mon Maître, Marc a vite fait de lui faire comprendre ! Lorsque je suis sortie de la cabine pour déambuler devant mon Maître. Il s’est levé, s’est approché de moi et à voix basse ma demandé de prendre la pose. Un froid glacial m’a saisi la nuque. Me demander çà ici… Devant elle ! Mais que pouvais-je faire d’autre ? Je me suis camper solidement sur la moquette, les jambes timidement écartées les mains dans le dos, la tête légèrement baissée. J’ai essayé de la prendre cette pose d’une façon la plus naturelle du monde. Marc a tourné autour de moi longuement goûtant visiblement son plaisir de m’humilier ainsi devant la vendeuse. J’ai faillis m’évanouir lorsque sa main s’est posée sur ma taille et a glissé lentement sur le rond de ma fesse droite la caressant langoureusement.
-
Très jolie… Cela te va très bien…
Dans sa voix je sens son désir. Ma respiration se bloque, je ferme les yeux, j’entends déjà la suite de sa phrase prononcée a haute voix devant elle. " …Une vrai petite chienne en chaleur parée pour attendre les faveurs de son Maître… ".
-
Cela te met vraiment en valeur… Vous avez bien choisi !
Je me détends, le pire n’est pas venu !
Il s’adresse à la vendeuse et je ne peux résister à lui lancer un regard par en dessous en relevant la tête.Elle a blanchi et a répondu d’un sourire crispé. Mon Maître avait toujours sa main sur ma croupe tendue…

Par la fenêtre ouverte, le vent siffle dans mes cheveux et fait s’évanouir cette vision. Je me redresse sur mon siège et me souris.
Oui, elle a parfaitement compris !
La voiture vient de s’engager sur une petite route secondaire à peine goudronnée. Je fronce les sourcils. Nous ne rentrons donc pas ? Effectivement, après quelques centaines de mètres. Marc stoppe la voiture sur le bas coté. Il coupe le contact et se tourne vers moi.
-
J’aimerais bien profiter de tes nouveaux habits… Maintenant !
Pas de contestation possible, et l’idée m’amuse un peu. Je jette un coup d’œil sur les alentours. La route est déserte et vue son étroitesse elle ne doit pas être souvent employée. Je baisse la tête.
-
Oui Monsieur … Tout de suite !
Je bascule entre les deux sièges pour me saisir des paquets et commence à dégrafer mon jean. Marc ouvre alors la portière et sort de la voiture.
-
Sort... Cela serra plus facile !
Là, cela m’amuse moins !
Je marque un temps d’arrêt et observe avec angoisse la route et ses environs. Personne ! Je sors à mon tour du véhicule et le rejoins. Il s’est campé sur le bas coté d’en face, les bras croisés, et attend patiemment.
Je gagne le milieu de la route. Encore un regard autour de moi et mon jean descend rapidement sur mes chevilles. D’un geste vif, je le ramasse et le lance dans la berline. Mon tee-shirt le rejoint prestement. Me voici bientôt entièrement nue à côté de la berline, au beau milieu de la route, en rase campagne, tenaillée par l’angoisse à l’idée qu’un véhicule puisse surgir à tout moment. Fébrilement, je reviens à la voiture, j’ouvre les paquets et m’empare du slip de coton blanc, très sage, de ma tenue d’étudiante. Je suis sur le point de le passer lorsque du coin de l’œil j’aperçois une masse claire qui s’avance vers nous.

Avez vous remarqué que même dans les endroits les plus désertiques vous finissez toujours par croiser quelqu’un au moment où vous vous y attendez le moins et surtout où vous le voulez le moins !
Et cela ne manque pas ! C’est un véhicule qui s’approche de nous à petite allure.

Sans réfléchir, je pousse un cri de surprise et plonge sur le siège avant, à la place de mon Maître, referme la porte sur moi et me tasse autant que je peux en fermant les yeux et priant pour que l’on ne me voie pas. Je prends brutalement conscience que j’ai faussé compagnie à mon Marc sans son autorisation. Par la fenêtre ouverte je perçois un grand éclat de rire moqueur.
Au diable la politesse ! La voiture au lieu de passer son chemin sans nous porter attention, se met à ralentir et s’arrête à nos côtés. Je suis terrorisée, si je pouvais me mettre dans la boite à gant, je le ferais. Mes oreilles bourdonnent et je perçois à travers un coton épais la conversation qui s’engage. Par la fenêtre de son véhicule le conducteur s’enquière auprès de Marc si celui ci est en panne. Il a une voie rocailleuse et empâtée avec un fort accent du terroir. Je ne peux le voir mais je peux facilement deviner le paysan, bourru, mais amicale. J’entends Mon Maître s’approcher de la voiture, poser une main sur la portière juste au-dessus de moi et lui répondre.
-
Non, non, merci... Cela serait dommage avec une voiture neuve…Non je profite du paysage…et je prends des photos…Vous avez un joli pays… !
Il veut prolonger la conversation. Il le fait exprès ! Il doit se délecter de ma peur et de ma situation des plus inconfortable.
Et il suffit d’évoquer le pays du paysan pour que celui ci devienne intarissable sur sa contrée, sa beauté, le plus beau du monde, on y vit bien ! Mieux qu’ailleurs, bien sur ! Et taratata…
Et voilà que la conversation s’éternise. Une conversation qui, je le sais, n’intéresse pas plus que cela mon Maître mais contribue et participe à mon humiliation. Je la suis distraitement à travers le battement de mon cœur qui cogne à mes oreilles et commence peu à peu à considérer ma situation. Je suis entièrement nue, mon petit slip blanc encore à la main que je tortille convulsivement. Recroquevillée au fond du siège pour ne pas que mon corps dépasse au-dessus de la portière et trahisse ma présence à l’homme qui est à moins d’un mètre de moi. Une bouffée de sueur brûlante et glacée à la fois colle ma peau sur le cuir beige du siège. Comme à mon habitude dans les situations ou mon Maître cherche à m’humilier, mon esprit s’échappe et je vagabonde dans mes pensées. Et, bien malgré moi, la situation aussi inconfortable qu’elle soit commence à provoquer chez moi une délectation confuse. De prendre conscience qu’il suffit à l’homme de sortir de sa voiture et de tendre la main pour me toucher me laisse pantois et malgré moi une vague de chaleur envahie mon ventre. Ce n’est pas vrai ! De vague, mon plaisir commence à se préciser, je sens mon sexe se mouiller et s’entrouvrir convulsivement comme sous l’action d’un doigt invisible alors qu’un fourmillement m’électrise le périnée. Je serre les genoux, me mords les lèvres, et ferme mes yeux qui se révulsent. Je n’arrive plus à me contrôler ! L’orage électrique qui gronde dans mon ventre pulse dans tout mon être jusqu'à hérisser les cheveux de ma nuque. Je lutte désespérément contre ce corps qui est sur le point de prendre son plaisir sans se soucier de ma pudeur. Je sers les poings plus fort à me rentrer les ongles dans la paume des mains et me répète sans cesse intérieurement  "non, Non, pas ici… Non, non. Pas maintenant…Non, Non…". Jamais je n’aurais cru qu’une simple situation pouvait provoquer chez moi une telle montée du plaisir. Je lutte désespérément contre la vague brûlante qui, je le sais, finira dans une fulgurante catharsis de tout mon corps. Je suis sur le point de lâcher prise, de me laisser partir dans une jouissance salvatrice lorsqu’une main se pose sur mon épaule.

Je sursaute violemment, la tension retombe immédiatement. Je me tords le cou pour regarder vers cette main sans oser me relever. C’est Marc !
-
Hé ho… Réveille toi il est parti.
Son visage reflète le plus grand des amusements.
Il ouvre la portière et m’invite de nouveau à sortir. Totalement ahurie comme quelqu’un que l’on sort brutalement d’un profond sommeil. Je m’extirpe du véhicule en titubant et m’adosse à la carrosserie pour reprendre mes esprits. Je ne sais plus où je suis et redescends doucement sur terre. Une main s’agite devant mes yeux pour attirer mon attention.
-
Hé ho ! T’es toujours là ? … Çà va ? … Qu’est ce qui t’arrive ? Il est parti, n’ai plus peur ! …
Je veux le rassurer, lève mes yeux vers lui et lorsque je veux parler une bouffée de chaleur intense gagne mes joues. Je rougis violemment de honte. La honte d’avoir a cacher un plaisir contenu. Marc s’interrompt me regarde fixement, fronce les sourcils et une lueur de compréhension étincelle dans ses yeux. Un sourire carnassier éclaire son visage.
- Hé bien dis donc... Toi alors ! …
Je perçois de l’admiration dans sa voix qui redevient tout de suite plus sèche.
-
Ecarte donc les jambes !
Je ne me suis pas rendu compte que j’avais verrouillé mes genoux sur la chaleur crépitante de mon ventre.
Timidement j’obéis et écarte légèrement les cuisses. Immédiatement Marc lance une main a la rencontre de mon sexe amolli de plaisir. Il lui est facile d’introduire deux doigts dans la cavité inondée et de constater par lui-même mon état d’excitation. Je ne peux résister et cambre les reins pour faciliter son introspection. Il n’en faut pas plus pour que l’onde fulgurante que j’avais jusqu’alors contenue éclate dans mon ventre, électrise mes reins et me fait pousser un petit cri de contentement. Dans une impulsion irraisonnée je me précipite au cou de mon Maître que j’enlace convulsivement criant à son oreille ma jouissance trop longtemps retenue. Plus je geins, plus il fouille mon sexe. Au diable les possibles passages de voiture ! Je lève une jambe contre sa hanche, il me colle contre la carrosserie, ses doigts s’enfoncent encore. Je cherche sa bouche. Il étouffe mes cris de sa langue. Je pars... Et j’aime çà !

Je reste longuement enlacée à Marc. Il me faut un bon moment pour redescendre sur terre sous le regard amusé, de Mon Maître. Je reprends lentement mes esprits et sans un mot je me baisse à l’intérieur de l’habitacle pour reprendre mon petit slip de coton blanc et commence à m’habiller comme il me l’a demander. Le slip, le soutien-gorge et la jupe écossaise, le chemisier blanc et la cravate, les longues socquettes blanches et les escarpins noir. Toujours sans un mot je me réinstalle à la place du passager. Marc me détaille de la tête aux pieds.
- I
l nous faut trouver un coin plus tranquille… J’ai envie de toi ! Tout de suite !
Dans un crissement de pneu et de gravillons le véhicule reprend sa route.

 

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30 septembre 2008

Chap. 19. Shopping.

Un appel de phare attire mon attention.
Une berline sombre ralentie à mon approche et finie par s’arrêter sur le bas-côté. Intriguée, je m’approche du luxueux véhicule et me penche pour en voir le conducteur. Dans un chuintement électrique la vitre se baisse.
C’est Marc, un sourire en coin.
-
Allez, montez Mademoiselle !
Cela faisait un bon quart d’heure que je poireautais sur le bord de la route à la sortie du village. Un endroit bien précis indiqué par mon Maître et je commençais à me demander si je ne m’étais pas trompée de lieu de rendez-vous.
J’ouvre la porte et me glisse à l’intérieur m’affalant sur le large siège de cuir blanc. Cela sent le véhicule neuf. Je m’étonne, Marc m’a plutôt habituée à un véhicule d’"artiste ", une pièce de musée mal entretenu, des objets hétéroclites qui traînent partout dans l’habitacle. Rien de cela ici. Un véhicule dernier cri et presque neuf. Lorsqu’il redémarre Mon regard s'attarde sur le tableau de bord et fini par accrocher les clefs de contacts. Un porte-clefs d’une société de location !
Marc ne fait jamais rien au hasard. S'il a loué ce véhicule de haut de gamme c’est certainement pour une raison bien précise. Mais laquelle ?
Mon regard se reporte sur la route. Il n’a pas dit un mot. Je me tortille d’impatience sur le siège profond. Je n’ai pas reçu l’autorisation de parler et essaye de faire passer mon interrogation en attirant son attention. Cela ne Lui échappe pas.
Sans quitter la route des yeux, goûtant visiblement le plaisir à conduire le puissant véhicule.
Il finit par lâcher.
-
Je t’emmène faire quelques emplettes…
Oui ! Pourquoi pas ! Faire du shopping en compagnie de Mon Maître ne peut qu’être agréable. Il s’éclaircit la voix et continu.
-
La soirée chez Kristale est une soirée habillée… En principe ta tenue m’importe peu. Mais là il faut que tu trouve une jupe écossaise des chaussettes blanches, des escarpins noir, un chemisier blanc et …une cravate.
Une cravate ! Oui je vois d’ici le costume ! Une parfaite tenue de collégiennes British. J’ai déjà porté cela… J’ai déjà porté cet uniforme. Je l’ai brûlé en applaudissant avec ceux de mes camarades de classe lors d’une soirée pour fêter la fin de l’année scolaire et notre passage en classe supérieure.
- Mais avant toute choses il faut te trouver des dessous un peu plus…sexy.
Là par contre, il touche juste, les dessous affriolant n’ont jamais été m’ont fort. En fait, je n’en ai jamais porté, mais l’idée me séduit terriblement.
Le bolide fonce sur les routes désertes, et il ne faut pas longtemps pour gagner la ville... La voiture s’engouffre dans un parking souterrain et dans l’écho d’un crissement de pneu achève sa course dans le recoin le plus sombre du parking.
Une ville… Enfin ! Ses animations, ses rues piétonnes, ses terrasses animées.

Le magasin de lingerie est situé dans une rue en contrebas de la rue principale. Discrète et attirant le regard par des posters de mannequins voluptueux portant les plus chics des dessous. Marc franchit le seuil le premier, je le suis d’un pas timide. Mon cœur bat un peu plus fort.
Nous sommes accueillis avec un large sourire par une jeune femme parfaitement mise. La trentaine, de grands yeux noisette au milieu d’un joli visage parfaitement maquillé qu’encadre des cheveux mi long d’un brun brillant. Elle porte une jupe noire au-dessus du genou et des escarpins cordonnés à son chemisier grenat. Je fais vraiment débraillée à côté d’elle avec mes baskets, mon jean et mon tee-shirt froissé. Nous échangeons des salutations polis. Sans attendre Marc se défait de sa veste de cuir et la pose sur un siège. Il joint les mains et s’adresse à la vendeuse.
-
Cette jeune fille est en vacances ici et elle est partie avec très peu de sous-vêtement… Et Heu ! … Il est urgent de compléter sa garde robe !
Il sourit à la vendeuse qui répond au sien et se tourne vers moi.
Je me sens rougir jusqu'à la racine des cheveux. Je perçois chez elle un début d’interrogation. J’aurais très bien pu venir seule ! Je suis assez "grandee " tout de même !
-
Vous désirez quel genre de sous-vêtements Mademoiselle !
Mon regard fuit le sien et se pose sur les mannequins qui nous environne. Il est clair que je ne peux me borner à demander un slip "Petit Bateau ".
Devant mon embarras elle ouvre un large tiroir et en sort plusieurs étuis de carton et de cellulose. Des slips très sages mais sophistiqués avec un peu de dentelles, très classique. Elle a dû les choisir en fonction de mon attitude réservée.
Marc intervient immédiatement.
-
Non, non… Je voudrais plutôt quelque chose de plus … sexy, rouge noir ou blanc.
L’attention de la vendeuse se reporte vers lui. Le "je voudrais… " vient de lui faire comprendre qu’en fait c’est Marc qui va choisir. Je perçois parfaitement son trouble. Elle reste un moment dans l’expectative. Elle essaye de nous situer. Un homme qui entre dans son magasin de lingerie fine avec une jeune fille qui pourrait être sa fille pour lui choisir des sous-vêtements cela ne doit pas lui arriver souvent. Et je sais qu’à côté de Marc je parais très jeune. Pourtant elle se reprend vite. Apres tout, l’histoire de ses clients lui importe peu, elle est là pour vendre au mieux !
-
Oui, bien sur, je vois… Un ensemble complet ?
-
Plusieurs ensembles je pense. Je n’ai pas d’idée précises… nous les essayerons.
Il se tourne vers moi.
-
N’est ce pas ma chérie !
Mon cœur loupe un battement. Je suis autant embarrassée par le fait qu’il me demande mon avis que troublée, c’est la première fois depuis que nous nous connaissons qu’il m’appelle, " Ma Chérie ".
Je hoche la tête en signe d’assentiment sans oser parler. Je sais que je ne pourrais m’empêcher de bégayer d’émotion.
La vendeuse sort alors des rayons quelques boites au carton glacé et en fait apparaitre de magnifiques parures de satin et de dentelles. Cela semble plaire à Marc. Elle m’invite vers le fond du magasin et me désigne un petit salon isolé de la boutique et une cabine d’essayage au fond tapissé de miroirs.
Dans la cabine d’essayage je prie dieu pour que la jeune femme ne me suive pas. Elle n’aurait pas manqué de remarquer que je ne porte pas de slip sous mon jean, ni de soutien gorge sous mon tee-shirt d’ailleurs ! Il me semble qu’elle aurait immédiatement compris la relation qui me lie à Marc et j’en aurais été morte de honte.
Je me déshabille rapidement et enfile précautionneusement les précieuses parures. Je me regarde dans la glace. Je suis rouge comme une pivoine et ma peau blanche tranche étrangement avec le noir profond de l’ensemble que j’ai choisi. Je respire profondément pour me calmer et diminuer la rougeur de mes joues J’entrouvre le rideau et sort timidement. Malgré le petit bout de tissu qui cache mon intimité et ma poitrine je me sens totalement nue sous les yeux de la vendeuse. Marc, qui s’est confortablement installé sur une des chaises, me dévore des yeux. Les mains jointes, je m’avance précautionneusement au milieu du petit salon les interrogeant du regard.
Marc se met le menton dans sa main.
- Tourne toi !
Je lui tourne le dos et me retrouve face à la vendeuse. Nos yeux s’accrochent un bref instant mais je baisse la tête.
-
C’est un peu dur ce noir… N’est ce pas Mademoiselle ?
La vendeuse fait un pas de coté pour lui parler.
-
Heu ! Oui effectivement... Mada... Mademoiselle a une peau vraiment très blanche. Je peux vous suggérer en ensemble vert pastel rehaussé de vert émeraude qui irait très bien avec ses cheveux roux.
Elle connaît ses classiques, c’est effectivement une couleur qui me va généralement bien le vert émeraude.
Un silence de Marc. Puis il reprend.
-
Non … Je ne crois pas ! Essayons plutôt un blanc… Et il faudrait ajouter un porte-jarretelles coordonné.
Un porte-jarretelles ? Mon cœur loupe un battement. Mais je vais ressembler à une prostituée avec çà !
FroufrouJe regagne la cabine pour me changer pendant que la vendeuse présente un nouvel ensemble à Marc qui hoche la tête. Elle me tend les sous-vêtements à travers le rideau. Des dentelles blanches, un liseré discrètement brodé de fleur roses pales. Je me défais de l’ensemble noir. Et fait glisser le tissu blanc sur ma peau. Lorsque je m’empare du porte-jarretelles je reste coite. Comment met on çà ? Je le manipule un instant ce qui accroît encore mon désarroi. Je me résigne alors a appeler à l’aide. Je glisse la tête par l’ouverture des rideaux et interpelle la vendeuse.
-
S’il vous plaît …
Dans le même temps je fais une grimace d’embarras pour lui faire comprendre que j’ai besoin d’elle. La jeune femme se glisse dans la cabine avec un grand sourire.
-
Vous n’en avez jamais mis ?
-
Non, Madame… Je ne sais pas trop comment on fait !
Elle me prend la délicate pièce de tissus des mains et s’agenouille devant moi. Le parfum épicé de ses cheveux monte jusqu'à moi. Une chaleur intense me gagne brutalement, sans prévenir. Je me pince les lèvres lorsque mon ventre s’embrasse. Oh non ! Pas ici ! Pas maintenant ! Je sais que mon ventre est en train de s’inonder contre ma volonté. Ma vision se brouille et ma tête bourdonne lorsque je prends conscience que la finesse du string et sa transparence ne dissimule rien de mon sexe parfaitement épilé. Je ferme les yeux un instant et m’appuie d’une main sur la paroi de la cabine pour ne pas défaillir. Je sais que la brune troublante à mes genoux, le visage face à mon bas ventre, ne peut que le remarquer. Il ne manquerait plus le tissu s’humidifie au contact de ma fleur. Et que les effluves muscés de ma moiteur ne lui parviennent. Je voudrais fuir mais je ne trouve rien comme excuse pour interrompre les frôlements incandescents de ses mains sur ma peau pendant qu’elle m’explique comment poser l’étrange harnachement. Sa voix me parvient à travers un brouillard épais. Elle se relève. Mon regard fuit le sien.
-
Voilà… Il manque les bas je vais vous en chercher une paire. Vous pouvez porter le string sur ou dessous le porte-jarretelles. Si vous le portez toute la journée en règle générale on le porte en dessous, si c’est pour… Pour...
Elle s’arrête brutalement dans ses explications. Son malaise soudain est palpable. Nos regards se croisent un bref instant et dans ce bref instant tout ce que deux femmes peuvent se dire passe en un éclair. Elle semble de nouveau réaliser la jeunesse de sa cliente Pourtant elle continue en faisant mine d’examiner si le reste de l’ensemble est correctement ajusté.
-… Pour une... Soirée…
L'intonation de sa voix a changé lorsqu’elle a prononcé le mot "soirée ".
- …On le porte au dessus c’est plus… Disons... Pratique !
Elle me regarde de nouveau avec un regard complice et sourit.
Je lui réponds avec un autre sourire pour lui signifier que j’ai compris. Ce sourire me soulage et fait retomber la tension mais je ne peux m’empêcher de m’asseoir sur la froide banquette de bois pour reprendre mes esprits lorsqu’elle s’éloigne chercher les bas.

27 septembre 2008

Chap. 18. Son jeu préféré.

Pensez-vous qu’un homme puisse résister à l’appelle de deux corps de jeunes filles nues étroitement ligotée et ainsi offertes aux moindre de ses désirs ? Aussi maître que puisse être Marc de ses pulsions !
Stéphanie n’a pas eu le temps de se calmer. Une main puissante me fait basculer vers l’avant sur le tapis de la sellette. Le corps de la jeune femme pèse maintenant de tout son poids sur mon dos. Je me retrouve plaquée contre le sol, les jointures à la limite de la dislocation. Je cris ma douleur mais rien n’y fait. Je comprends que Stéphanie se retrouve sur moi le ventre en l’air les jambes écartelées dans une position des plus évident pour subir un assaut en règle. Ecrasée à terre, la joue appuyée sur le sol, je tente de maîtriser mon inconfortable situation et la douleur qui vrille mes articulations. Le bruit caractéristique d’un pantalon que l’on ouvre mon Maître qui s’agenouille derrière moi et le cri que pousse Stéphanie qui accompagne un sursaut de tout son corps me font comprendre que je ne suis que la table de chair passive sur laquelle mon Maître a décidé de sacrifier la jeune fille.
Chaques coups de boutoir, chaques cris de Stéphanie, me renseigne sur l’avancée de l’entreprise. Les deux amants font l’amour sur mon dos sans que je puisse protester ni même jouir du spectacle. Le dos des mains de Marc me frôlent de temps à autres mais c’est Stéphanie qu’il caresse et empoigne pour parfaite son étreinte sans plus se soucier de ma petite personne qu’ils écrasent allègrement sous leurs ébats. La douleur et l’écrasement de mes seins sur le sol deviennent insupportable et mes geignements se mêlent à ceux de Stéphanie lorsque la pression se libère. Le corps de Stéphanie se redresse et comme un pantin accroché par ses fils je suis soulevée de terre et je retrouve ma position initiale. J'ouvre grande la bouche de soulagement et prend une large goulée d’air frais. Même si ma situation reste inconfortable au moins je ne souffre plus autant. Ce n’est pas pour autant que Marc en a finit avec elle ! Derrière me tête je perçois une protestation de ma compagne d’infortune aussitôt étouffée. Un vagissement caractéristique d’une bouche que l’on enfourne malgré ses plaintes. Sa tête vient cogner à plusieurs reprise contre l’arrière de la mienne. Je devine que c’est maintenant ses lèvres qui subissent le redoutable assaut de Mon Maître. Et je devine au rythme de plus en plus saccadé qui me secoue la nuque que c’est là qu’il a choisi de s’épancher. Stéphanie aussi semble l’avoir deviné car ses lamentations étouffées ne font qu’amplifier. Mais elle ne peut éviter l’inéluctable. Les mouvements cessent brutalement. Un grognement sourd de contentement et le gémissement suppliant que lance Stéphanie me font imaginer le flot de liquide âpre qui est en train d’envahir sa bouche et couler dans sa gorge.
Ainsi je n’aurais pas été seule à être humiliée. Au fond de moi, je regrette de ne pas avoir été choisie par Mon Maître pour satisfaire son désir. Marc va pourtant m’offrir la possibilité de me venger sournoisement de ma malheureuse rivale. Il se réajuste rapidement et, tout aussi rapidement, ce sont nos liens qui tombent. D’un ton sec il lance.
-
Isabelle… Va te rhabiller ! Stéphanie… Reprend la pose… A genoux !
Je ne demande pas mon reste. En me massant les poignets et les épaules où les cordes ont laissé de profondes marques rouges. Je rejoins le coin où sont posés mes vêtements. J’enfile mon jean et mon tee-shirt, remet un peu d’ordre dans mes cheveux, réajuste mon collier. Je prends mon temps, je sais ce que Stéphanie doit endurer d’attendre mon retour, parce que je sais ce que contient sa bouche et a quel point c’est humiliant pour elle.
Que je prenne mon temps ne semble pas indisposer Mon maître ! Je sens au plus profond de moi que nous sommes de plus en plus en communion au moins pour la punition qu’il est en train d’infliger à la jeune présomptueuse. Lorsque je reviens près d’elle, à pas comptés, elle est nue, à genoux, les mains dans le dos la tête baissée. Marc à rejoint le sofa sur lequel il s’est assis nonchalamment. Je prends la pose adéquate. Marc sourit et me regarde droit dans les yeux, il semble de plus en plus content de moi, il n’a plus à me rappeler mes devoirs. Par contre, il ne va pas se gêner pour rappeler ceux de Stéphanie.
Il se tourne vers elle.
-
Stéphanie… Relève la tête s’il te plaît !
La jeune fille s’exécute. Son visage est cramoisi de honte ses lèvres verrouillées convulsivement sur son abject contenue. Elle me jette rapidement un œil angoissé et reporte son regard devant elle, vers le sol, humblement.
Marc continue
-
Nos entretiens se termine Stéphanie. C’est sur ta demande et celle de Nicolas que tu as participé à une courte session de dressage… Tu as désiré faire l’expérience d’être une de mes "sujets ", voilà qui est fait… Es-tu satisfaite de cette expérience ?
Stéphanie roule des yeux, elle doit répondre mais ne sait trop comment. Devant son silence Marc insiste.
-
Es-tu satisfaite Stéphanie ?
A son sourire en coin je sais qu’il jubile intérieurement de mettre ainsi Stéphanie dans un embarras sans nom.
Elle se décide enfin. Penche légèrement la tête vers l’arrière, entrouvre la bouche et dans un borborygme à peine compréhensible.
-
Oui… Oui … Monsieur !
Cela serait comique si je ne sentais pas en elle une profonde détresse.
Marc reprend.
-
Tu as été un peu turbulente et pas toujours très obéissante et même si j’en crois Isabelle quelquefois… Irrespectueuse !
Silence gêné de Stéphanie qui ne peut qu’approuver en hochant de la tête. Comme si elle se repentait !
-
Cela mérite que je t’inflige de lourdes punitions… Nous manquons de temps pour cela… Mais ne crois pas t’en tirer ainsi à bon compte. Après-demain nous avons rendez-vous chez Kristale pour un …repas d’amis.
Il a prononcé les mots de "repas d’amis " d’une drôle de manière.
-
Je ferais le compte rendu de nos entretiens à Kristale et Nicolas. Nous déciderons ensemble de la punition à t’infliger ce soir là.
Il se lève consulte la pendule qui est au mur s’approche de moi. Et me murmure à l’oreille.
-
Vérifie qu’elle termine ce qu’elle à faire et rejoignez-moi à la terrasse du café de la place.
Et, sans se retourner sort de la salle. Sa sortie est accompagnée par le tintement caractéristique de la porte qui se déverrouille et fait sonner le carillon de cuivre.
Nous nous retrouvons seules.
Je reste un moment dans l’expectative et contemple Stéphanie en me tordant les mains. Ce que je vais lui demander n’est vraiment pas facile. Je m’accroupis près d’elle et lance à voix basse.
Il… Il faut... que tu avales… Stéphanie !
Ses yeux s’agrandissent et elle fait non de la tête mais n’ose pas quitter la pose.
Je baisse la tête et la relève aussitôt.
Je t’en prie, fait le… Sinon je serais obliger de le dire à Marc et je serais punie… Et toi encore plus !
Elle me lance un regard suppliant. Je prends un air de compassion pour la soutenir et continue.
- Je sais, je sais... Mais j’ai l’impression que c’est son jeu préféré !
Stéphanie fronce les sourcils et ses narines se dilatent dans une grimace de dégoût.
-
Allez … Ce n’est pas si terrible que çà. Après ce que tu as fait avec moi hier soir !
La jeune fille me regarde, interloquée. Semble réfléchir un instant comme pour se convaincre elle-même puis ferme les yeux. Son visage se détend et comprenant quelle ne pourra faire autrement déglutis avec peine, une larme lui perle au coin de l’œil. Je tends un doigt pour la sécher et d’un ton compatissant.
-
Voilà… C’est bien… Ouvre la bouche, il faut que je vérifie !
Une petite voix me dit que Marc pourrait bien avoir la fantaisie de le faire.
Stéphanie garde les yeux fermés et ouvre la bouche dévoilant la nacre parfait de ses dents et une langue rose vierge de toute liqueur.
Soulagée, je me redresse et lance d’une voix enjouée en lui souriant.
- C’est bien Stéphanie… Maintenant, habille toi rapidement et allons-y, il ne faut pas faire attendre Marc ! …
-...
Ah ! Et surtout… Ne mets pas de slip sous ton pantalon !

18 septembre 2008

Chap. 17. Soeurs de liens.

Après les chevilles, ce sont nos poignets qui sont réunis par les liens de chanvre. Précautionneusement et avec application, Mon Maître procède au rapprochement intime de nos corps. Nous nous retrouvons bientôt si étroitement ligotées ensembles que je peux sentir chaque mouvements, chaque frémissements de Stéphanie sans pour autant pouvoir la contempler. Sa tache achevée Marc se redresse et nous observe attentivement faisant le tour à pas comptés de sa sculpture vivante comme un Maître d’ouvrage recherchant les plus infimes défaut de sa création.

Nos jambes repliées sont largement écartées comme les pages d’un livre ouvert dévoilant sans pudeur le plus profond de nos intimités. Pour maintenir ce livre ouvert nos poignets sont liés aux chevilles tandis que nos épaules, qui autrement se replieraient sur nos poitrines, sont solidement ramenées en arrière par des liens qui barrent nos torses. Nous offrons certainement au regard la plus délectable des sculptures jumelles. Et pas seulement au yeux ! Satisfait du résultat Marc revient s’agenouiller devant moi. Il me sourit et pose la main sur mon visage, glisse un doigt sur ma bouche et vient l’entrouvrir de son pouce. Les caresses buccales de Stéphanie mon émoustillée et il n’en faut pas plus pour que je sente mon ventre s’entrouvrir un peu plus encore. Mais sa main ne fait que passer et, effleurant la peau sensible de mon cou vient rejoindre la pointe tendue de mes seins. Une main brûlante qui s’attarde sur les globes lisses de ma poitrine et en butine les aréoles vibrantes qui se hérissent comme une chair de poule. Je ferme les yeux et lance ma tête en arrière qui vient buter contre celle de Stéphanie. Je la sens se contorsionner dans ses liens. La musique de fond s’est tue et le silence ponctué de mes soupirs étouffés l’intrigue au plus au point. Cela en est trop pour elle ! Et l’incorrigible tourne la tête en tous sens pour tenter de saisir ce qu’il se passe. Mais rien n'y fait ! Les liens sont suffisamment bien pensés pour qu’aucunes de nous ne puisse voir l’autre mais par contre laisse ressentir le moindre de ses frémissements. Rassasiée, sa main quitte ma poitrine, glisse sur mon ventre et vient en frôler le mont de vénus lisse et humide comme un galet de bord de plage. Un des doigts, plus volontaire, vient en écarter la douce fentes palpitante et, précautionneusement se plonge au plus profond de moi. Impossible d’échapper à la caresse, ligotée et offerte comme je le suis ! Mais suis-je bien certaine de vouloir y échapper ? Même si je lance un petit gémissement de protestation.

A mon cri, Stéphanie se contorsionne de plus belle. Mais n’a-t-elle donc pas compris ? Son manque de passivité risque de contrarier Mon… Son Maître ! Si il nous a liées ainsi, c’est bien pour que cela provoque en nous une excitation cérébrale autant que physique, la vue n’y a pas sa place. Ici l’œil, c’est Lui ! Dans un sens, étant donné l’agitation de la jeune fille, il a réussit son œuvre. Silencieusement, ses yeux toujours fixés sur les miens, Marc prend le relais de la caresse interrompue par Stéphanie. C’est deux, puis, trois doigts, qui s’enfoncent entre mes jambes. Je serre les poings et me mords un peu plus les lèvres. Mais mes intimes soubresauts ne peuvent manquer de trahir mon doux tourment à ma sœur de liens. La caresse cesse brusquement. Je retombe sur terre et ouvre les yeux. Mon cœur bat à tout rompre. Comme j’aimerais qu’il continu ! Enlevant sa main de mon ventre Marc me la présente sous le nez en la tournant en tous sens. Le trident de ses trois doigts est luisant de sécrétion. Je crois deviner à qu’elle humiliation il veut me livrer et entrouvre docilement la bouche. Il sourit, je le sens particulièrement fier que je devance ainsi son désir. Sauf que je me trompe ! De sa main gauche il pose son doigt sur ma bouche pour la refermer, se lève et me contourne, disparaissant vers le côté de Stéphanie.

Déçue et chagrinée, je me surprends à le suivre du regard et de vouloir, à mon tour, essayer d’apercevoir ce qu’il va faire derrière moi. Je me reprends vite et baisse la tête. Par contre, je suis toute ouïe, toutes les fibres de mon être sont tendues vers la perception et l’écoute de ce qui se passe dans mon dos. Je n’ai pas longtemps à attendre. Un petit gémissement de Stéphanie me signale que c’est à son tour de subir les indécents attouchements de Mon Maître. Dans le silence de l’atelier un discret bruit de lapement et un hochement régulier de sa tête me fait comprendre qu’elle est en train de lécher consciencieusement les doigts que Marc a introduit au plus profond de mon sexe. Ainsi, ce qu’il m’a refusé, il l’impose à la jeune fille qui ne peut de toutes les façons s’y soustraire. J’imagine la mine contrite qu’elle doit avoir ! Je jubile intérieurement, mais j’aimerais tellement assister à cette scène si proche et pourtant inaccessible. Les lapements cessent et c’est maintenant un doux gémissement qui prend le relais. Le dos de la jeune fille s’agite de soubresauts et me les communique, elle tente de refermer ses jambes entraînant les miennes qui entravent immédiatement son mouvement, m’écartelant un peu plus par la même occasion. Je devine où Marc officie maintenant, je connais les réactions fulgurantes et incontrôlées de Stéphanie.

Et cela ne manque pas ! Les sourds gémissement se transforment peu à peu en halètements obscènes ponctués de petits cris stridents. Des cris de plaisir inconvenant qui s’amplifient et deviennent syncopés. La tête de Stéphanie s’agite en tous sens et vient périodiquement buter contre la mienne, une sueur brûlante s’insinue entre nous. Je reste stupéfaite par la rapidité et la violence avec laquelle sa jouissance se manifeste. Elle, qu’au premier regard on pourrait croire prude et réservée ! Quelques caresses bien choisies et la voici qui perd toute retenue, écorchée vive offerte au feu du plaisir. Et mon Maître semble s’en amuser car il prolonge au delà de toute raison son intime introspection. Stéphanie finit par se tordre de plaisir m’entraînant bien malgré moi dans le moindre de ses convulsions. Les supplications contradictoires qui parviennent à mes oreilles sont des plus éloquentes
- Non... Non… Oui… Ho non, Monsieur Ho, ho, hoooo. N’ui, oui ! Oui !
Et je suis à la fois frustrée et honteuse de n’être que le témoin particulier de ce jeu cruel.
Les lamentations de la belle s’interrompent au moment ou je pensais qu’elle allait atteindre des sommets orgasmiques. Lamentations immédiatement remplacées par un halètement profond d’épuisement.
Marc a cesser ses caresses ! Stéphanie se calme lentement émettant encore de temps à autre de profonds soupirs. Venant de derrière ma nuque une main me contourne et vient se placer devant ma bouche. C’est la main de Marc, littéralement engluée du résultat de la jouissance de Stéphanie, confirmant à mes yeux l’exubérance humide de cette " Femme-fontaine ". Les doigts luisant se rapprochent de ma bouche. Une odeur fade et animale en émane. Un réflexe me fait détourner la tête pour échapper à l’odieuse invite. Mais que faire ? Inutile de vouloir fuir ! Je redresse la tête et ouvre docilement la bouche. Les doigts s’introduisent entre mes lèvres me faisant goûter de force le plaisir saumâtre qu’a libéré en flots tumultueux le ventre de Stéphanie.

24 août 2008

Interludes. Arabesques

Décidément cette jument ne veut rien entendre !
Je souffle d’exaspération et laisse retomber mes bras le long du corps tapotant l’étrier droit de ma cravache. Inutile de vouloir continuer à la travailler aujourd’hui. D’une pression des genoux je la lance au pas autour de la carrière. Elle a sentit que je n’étais pas là et a décidée de n’en faire qu’à sa tête.
Partir, déjà… Encore ! Partir pour le retrouver me mettre à Sa disposition…
J’ai fêté mon 21ème anniversaire il y a deux semaines… Deux ans ! Deux années d’une étrange aventure.
Un dédoublement de ma vie !
Il y a Isabelle la sage, l’étudiante appliquée, travailleuse, gentille et attentionnée qui s’efforce de ne pas commettre de faute de goût. Tout au long de l’année une jeune fille irréprochable. Et quand le temps vient, quand Il m’appelle, surgit Isabelle l’impudique qui perd l’esprit et lui fait don de son corps. L’Isabelle-Objet dont il peut jouer à sa guise. Isabelle qui jouit de plaisir lorsqu’elle est à Ses pieds et qu’Il entraîne dans des aventures où la chair s’embrasse où les pensées s’évaporent.
Je stop net ma monture au beau milieu de la carrière. Son souffle de vapeur couvre mon soupir. Un étrange poids pèse sur ma poitrine. Je lève la tête. Le matin est clair et lumineux, tout le monde s’affaire autour des box. Sur le bâtiment principal, haut dans le ciel on a hissé les couleurs du haras. Je souris, quelque part dans le monde un de nos yearling a gagné une course ! Un honneur qui retombe sur tout l’élevage et ceux qui le servent…
Irrésistiblement mes pensées reviennent à Lui.
Quelle étrange aventure je vis avec Marc !
Cet été en Irlande j’ai fait la connaissance d’un garçon empressé, yeux clairs, épaules larges sourire ravageur. Il me plaisait, je n’en étais pas franchement amoureuse, mais il me plaisait. Nous restions de longues heures ensemble à chevaucher et sortir loin dans la nuit. Et ce qui devait arriver est arrivé ; nos lèvres se sont trouvées. Il n’a pas compris lorsque j’ai refusé son étreinte et ses caresses. Et puis j’ai osé ! Ce n’était pas la pudeur qui me retenait. Non ! Vous pensez bien qu’en deux ans de soumission Marc m’a fait vivre l’extrême et ma pudeur avait fondu comme neige au soleil. Non… Il me fallait l’autorisation de Mon Maître et j’ai osé… La lui demander !
Etrange Maître que celui qui n’a pas besoin de laisse pour me tenir. Etrange Maître qui me laisse libre de mes choix et donc de ma soumission. A la fin de la conversation j’ai compris que je n’étais sa soumise que parce que je le voulais bien et que tant que cela serait nécessaire, je reviendrais à lui, que c’était à moi de décider que faire avec ce garçon.
Cette histoire ne lui appartenait pas, ne l’intéressais même pas !
Je suis comme cette jument que je monte. Elle peut n’en faire qu’a sa tête, mais c’est toujours moi qui tiens les rennes et lorsque nous le décidons, ensemble, nous effectuons les plus belles des figures. Et ces arabesques sur le sable blanc sont semblables à la ligne que je suis sous la férule de Mon Maître.

Il est temps !
Mon sac est prêt. Demain je vais courir le rejoindre, comme chaque fin d’été. Je vais parfaire mon apprentissage… Mon dressage. A cette pensée mon cœur bat à tout rompre, ma respiration s’accélère, les images de notre dernière rencontre dansent devant mes yeux et tout au fond de moi, entre mes jambes écartées sur la selle, une douce et vibrante chaleur m’envahit.

15 août 2008

Chap. 16. Pose carrée.

Comme il est agréable de sentir la peau de Stéphanie contre la mienne, et ceci avec la bénédiction de mon Maître ! Voici plus de deux heures que nous prenons ensembles sous l’œil inquisiteur de Marc les poses les plus douces, comme les plus licencieuses. Guidés par la main de Marc nos corps se superposent, nos bouches se rencontrent nos ventres se mêlent. Sur la sellette nous nous offrons aux plus belles des caresses imposées. Comment décrire cette sensation de plénitude ?

Peu à peu nous oublions tout, l’objectif de l’appareil braqué sur nous, la chaleur des sunlights. Nous nous enivrons du contact de nos peaux brûlantes. Nos gestes restent parfois timides, alors L’artiste vient à notre secours, dirigeant, imposant, rassurant. Parfois prude, parfois indécent ! C’est ainsi que Stéphanie, la malicieuse, l’incorrigible Stéphanie, lors d’une pose particulièrement osée, la tête entre mes cuisses ne peut s’empêcher de me lécher discrètement l’entrejambes à l’insu de mon Maître et provoque en moi une onde de plaisir et un petit rire nerveux que j’essaye de refréner en me mordant les lèvres. Un rire étouffé qui n’échappe pas à mon Maître. Une trop belle occasion pour lui de faire comprendre que c’est lui qui dirige cet entretien ! Il saisit Stéphanie par le cou et lui plaque violemment le visage sur mon bas ventre en feu.
-
Allons… Ne fait donc pas semblant Stéphanie !

La pauvre fille essaye d’esquisser un mouvement de recul. Mais on ne peut échapper à la poigne de mon Maître. Je chavire et perds pied lorsque sa petite langue fraîche s’insinue entre les lèvres entrouvertes de mon ventre. Je baisse les yeux vers elle et ne peux m’empêcher de prendre plaisir a voir ainsi la tête blonde forcée à la plus indécente des caresses. La croupe de Stéphanie s’agite comiquement pendant qu’elle s’affaire du mieux qu’elle peut pour obéir aux injonctions de Marc. Ses caresses deviennent plus précises et je ne peux retenir un gémissement lorsque ses dents viennent doucement mordiller mon clitoris gonfler de plaisir. A mon sursaut elle perçoit mon trouble, se prend au jeu, y revient plus franchement et c’est à pleine bouche qu’elle se met à suçoter la partie la plus sensible de mon corps tendu. Je ne peux lutter ! Ma respiration s’accélère mes muscles se tétanisent. Un brouillard lumineux crépite dans ma tête, ma vison et mon ouïe se brouillent, je sens monter le plaisir par vagues trépidantes. Un arc électrique s’amorce dans ma nuque et au bas de mon dos Elle va réussir à me faire jouir si elle continue ainsi ! Mais c’est sans compter Marc qui, la main toujours sur la nuque de Stéphanie, m’observe de près et voyant poindre la déroute sur mon visage relève brutalement la tête de Stéphanie en la tirant par les cheveux, coupant court à mon amorce d’extase. Dépitées, nous restons un long moment à reprendre l’une et l’autre notre souffle. Stéphanie a le tour de la bouche barbouillée de ma liqueur de Cyprine. Les yeux exorbités, les joues rouges de honte comme si elle venait de prendre conscience de ce à quoi elle venait de se livrer. Elle respire bruyamment pour reprendre l’air qui lui manque et retrouver un peu de sérénité. Sa poitrine, les seins tendus, se soulève rapidement et ses mamelons durcis trahissent l’excitation qui s’est également emparée d’elle.

Marc n’a pas l’intention de nous laisser reprendre nos esprits. Il se dirige vivement vers une caisse et en sort de longs brins de cordes de chanvre. D’une injonction brève il nous ordonne de nous mettre dos à dos. La colonne vertébrale de Stéphanie se colle contre la mienne et profitant d’un instant d’inattention de mon Maître occupé à préparer les cordes de chanvre se tortille imperceptiblement, comme pour se pelotonner au plus prés de moi. Décidément les espiègleries de la jeune fille ne cesseront jamais ! Je me prends à sourire intérieurement mais reprend mon sérieux lorsque Marc se penche sur nos chevilles qu’il commence à lier méticuleusement...

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