Chap 32. l’offrande.
Gênée par ma culotte troussée à mi cuisse je trottine et me colle presque contre mon Maître tandis que nous descendons une volée de marches d’un escalier sombre et froid. Laure nous suit à deux mètres. Nous avons emprunté la porte dérobée par laquelle a disparu Stéphanie et débouchons rapidement dans une vaste salle que je reconnais immédiatement. C’est la cave de Kristale. Je distingue l’autre entrée par laquelle je suis arrivée ainsi que la petite porte de chêne de la cellule dans laquelle elle m’a retenu prisonnière alors en attendant le retour de Marc. Il y fait sombre des flambeaux éclairent chichement le plafond voûté. Marc qui est devant moi, fait un pas de côté et me dévoile un spectacle étourdissant.
Stéphanie est là ! Entièrement nue, sa jupe écossaise, son slip ainsi que ses escarpins noirs et ses chaussettes blanches son négligemment éparpillés sur le sol comme si on lui avait arraché de force. La jeune fille est solidement attachée sur une table basse de chêne patinée dans une posture que je reconnais comme étant le travail de Mon Maître. Stéphanie est littéralement emmaillotée de liens. Ses mains sont ramenées dans le dos et liées par les poignets par une solide corde de chanvre. Le lien les plaque contre son dos en passant sous sa poitrine et revenant en plusieurs tour ligoter les coudes en les rapprochant à les tordre. La corde continue son parcours zébrant le corps et ligaturant les deux épaules qu’elle ramène en arrière. Les jambes ne sont pas moins entravées. Les chevilles sont ramenées sur le bas des fesses et solidement attaché au haut des cuisses en se lovant autour de sa taille faisant saillir la rondeur de ses fesses d’une façon indécente. Les cordes achèvent enfin leur course sur le coté de la table se fixant à de solides anneaux de fer fixés dans l’épaisseur de la table écartelant ainsi largement ses cuisses exposant le merveilleux fruit fendu de Stéphanie. Sa tête est outrageusement rejetée vers l’arrière par la main de Kristale qui s’est emparée de sa queue de cheval, la forçant à contempler ses tortionnaires, exhibant à tous son visage cramoisi de honte d’être ainsi exposée aux yeux de l’assemblée qui a pris place autour d’elle. Malgré l’apparent inconfort de sa posture je peux voir que Mon Maître a toutefois pris la précaution de glisser sous elle un coussin cylindrique qui maintient ainsi son corps sans la fatiguer. Il me semble qu’elle pourrait ainsi supporter cette impudique position pendant des heures.
Mon cœur bat la chamade, je me rapproche un peu plus de Mon Maître. Il m’entraîne un peu à l’écart de l’assemblée vers un divan de cuir noir adossé au mur sur lequel il s’assoit nonchalamment. Il tapote affectueusement la place a coté de lui et me regarde et en souriant. Je m’agenouille alors sur le divan me lovant à ses côtés. Mes yeux commencent à s’accoutumer à la demi obscurité savamment calculée pour entretenir une atmosphère de mystère. Plus personne ne fait attention à nous et d’où je suis j’embrasse la totalité de l’étrange scène. Malgré la moiteur de la cave j’ai un peu froid. Je frissonne. Marc s’en aperçoit et viens ceinturer mes épaules nues de son bras m’amenant vers lui dans un geste de réconfort. J’ai maintenant ma tête sur son épaule… Je suis bien !
Laure s’éloigne vers un placard du fond de la salle, l’ouvre et en sort une pile de linge. Elle revient vers nous et dispose méthodiquement des peignoirs blancs soigneusement pliés à côté de chaque homme de l’assemblée. Elle se dirige vers notre alcôve et dépose sur l’accoudoir celui qui est visiblement destiné à Mon Maître. Je l’observe. Elle m’intrigue ! Sa beauté est irréelle, encadrée par ses longs cheveux noirs, rehaussée par la lumière rouge des flambeaux qui scintillent sur sa peau à chaques contractions de sa musculature. Il émane d’elle un charme mystérieux indéniable, envoûtant. Elle semble hors du temps, étrangère a ce qui se passe autour d’elle. Sa nudité et la chaîne qui pend à son cou ne semblent pas la gêner le moins du monde. Son visage reste fermé, énigmatique, impassible, toute à sa tache de bien servir. Comme je me sens quelconque et sans importance à côté d’elle et pourtant Marc ne semble pas s’intéresser le moins du monde à elle et ne lui lance même pas un regard lorsqu’elle se penche vers lui, absorbé qu’il est dans la contemplation de Kristale qui maintenant caresse doucement le front de Stéphanie, comme pour la consoler ou la préparer à une chose terrible.


