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Les Carnets d'Emilie

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Quadra H

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7 juin 2015

Chap. 33. Estelle 52, Isabelle 11.

Je reste un long moment sans bouger et replonge dans le tourbillon de mes pensées. Ange, Estelle, les Maraudeurs,… Un jeu !… Tout cela n'était-il qu’un jeu ?  Est-ce pour cela qu’il m’a laissée là en prenant soin de me passer le bracelet rouge? En un éclair, je comprends ! Un jeu !… Un pari ! Il a parié que les maraudeurs n’outrepasseraient pas les règles… Et j’en étais la mise et le lot.
Un sentiment de frustration m’envahit. Je m’aperçois que je suis loin de connaître toutes les règles de cet étrange jeu qu’il me fait jouer. Et pire… Qu’il peut en modifier les codes à tous moments sans me prévenir !
Négligemment ses doigts courent sur mon dos comme un pianiste joue avec son clavier… Encore un jeu !
Je soupir d’aise. En résistant aux Maraudeurs, je suis certainement passée à côté du plaisir, mais j’ai honoré Mon Maître.
Mais est-ce ce que voulait vraiment Marc ?
Avait-il prévu que c’est justement mon premier tourmenteur qui allait me tirer des griffes de mon agresseur. Ses doigts plantés profondément en moi, violant sans vergogne mon intimité. Est-ce mes cris désespérés de détresse et de refus qui l’ont décidé ?
Toujours est-il qu’il a surgit sur le seuil de la cellule et lancé d’une voix forte.
- Çà suffit ! … Tu vois bien qu’elle ne veut pas ?
La prise de mon agresseur se relâche. Sous l'autoritaire injonction il ne faut que quelques mots pour qu’il se relève et n’abandonne totalement ses sombres projets.
- Allez viens… laissons la… Les autres t’attendent.
Je me recroqueville sur la couche le souffle court, des éclats lumineux traversent mes paupières mouillées de larmes.

Je décide de renoncer, pour un temps, à comprendre les méandres tortueux du chemin sur lequel m’entraîne Marc. Il y a quelque chose pourtant qu’il faut que je tire au clair. Je me redresse et d’un air décidé et mutine je lance à brûle-pourpoint.
- Monsieur ?… Pourquoi Estelle a-t-elle un numéro ?
- Tu en veux un toi aussi ?
Et voilà ! Je me doutais qu’il allait répondre à ma question par une autre.
Je fais une moue étonnée
- Je peux en avoir un moi ?
-  Oui bien sûr… Mais je n’en ai pas envie !
Agacée et impatiente, je contourne.
- Et si j’en avais un… J’aurais quel numéro ?
Marc éclate de rire, ce qui a l’effet surprenant de m’empaler encore un peu plus en de courtes saccades.
Vaincu par mon insistance.
- Hé Bien !… Il te faut compter le nombre de personnes qui t’ont possédée en te dominant depuis ton entrée en soumission.
Mentalement je commence le décompte ;
Marc, mon Maître, évidemment ! L’inconnu dans cette chambre d’hôtel à Lyon… Jacques dans le couloir sombre…Nicolas dans la cuisine. Les cinq hommes du pavillon de chasse…
Je relève la tête et demande.
- Les femmes aussi ?
Marc a une petite moue dubitative.
- Si elles t’ont dominée, oui !
Je lève les yeux aux ciels en fronçant les sourcils, et reprends le décompte. Kristale, bien sûr ! Et puis Laure, la belle Kajira italienne, bien que là les rôles sont maintenant bien plus ambigus. J’exclue Stéphanie la femme-fontaine, Bien que notre amour soit solide, nos ébats l’était plus par jeux ou guidés par Marc, ou par réconfort mutuel aussi.
- Onze !
Je ne sais si je dois prendre une attitude de victoire puérile ou de honte. Ma tête retombe à côté de l’oreille de Marc et ma bouche lui susurre doucement comme une confidence.
- Onze fois Monsieur... J’ai été soumise onze fois.
Marc corrige.
- Disons que tu es une bonne petite chienne pour onze personnes !
Ses mains glissent sur mes fesses, elles en écartent la raie et ses doigts se posent sur ma rosette en la massant doucement. Une coulée de chaleur me monte le long des reins gagnant ma nuque. Je frissonne de plaisir.
- Et combien sont passé par là ?
Il le sait ! Il le sait mais il veut me l’entendre dire pour toujours me pousser dans les retranchements de ma honte. Mes lèvres s’approchent un peu plus de son oreille et murmurent.
- Vous… Monsieur ! Il n’y a que vous !

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26 avril 2015

Chap. 32. Le Bracelet Rouge.

J’interromps brutalement mon récit. Devant mes yeux mouillés mes doigts glissent sur l’épaule de Marc. Un soupir, puis j’inspire une large goulée d’air en me redressant. Je cherche son regard.
Entre mes cuisses sa verge est maintenant parfaitement dressée et je continue le doux massage contre mon ventre par de petits va-et-vient malicieux. Mes yeux se voilent à nouveau et je murmure d’un ton abattu.
- Il m’a fais mal Monsieur !
Marc me contemple au travers de ses paupières mi-closes. Il est parfaitement réveillé mais a visiblement décidé de faire durer le plaisir.  De sous les draps ses mains glissent sur mes genoux et remontent le long de mes cuisses se posant fermement sur mes hanches qui s’agitent imperceptiblement, comme pour en accompagner les mouvements.
Il prend une profonde inspiration et dans un souffle lance sur un ton de commisération
- C’est parce que tu as résisté !
Il me faut un bref instant pour comprendre ses paroles. Interloquée, je fronce les sourcils.
Marc a ce petit claquement de langue désapprobateur que je lui connais bien.
- Il va falloir que je te punisse !
Mon étonnement gagne encore.
- Mais… Mais ! Pourquoi donc Monsieur ? Je…
Il ne me laisse pas le temps d’aller plus loin et le verdict tombe, sec et cassant.
- Tu n’as pas respecté ta condition de soumise.
Devant ma mine effarée, il continue.
- Tu devais te soumettre aux désirs de cet homme… Et de tous si nécessaire !
Indignée, je me redresse de toute ma taille. Mes cuisses s’écartent un peu plus et ma vulve s’écrase le long du bélier de chair qui cherche son chemin humide.
Je tente encore, consciente de mon audace à contester les raisons de l'inéluctable punition.
- Mais !… Mais j’avais le bracelet rouge… Vous me l’avez vous-même posé…
- Oui, effectivement ! Mais ce bracelet n’est pas un sauf conduit pour en oublier ta condition !
Un froid intense me parcourt le dos. Mon esprit s’enraye, je ne comprends plus rien. Marc devine mon incompréhension. Il explique.
- Comprend bien que ce bracelet est un signal à destination de ceux qui te croisent et seraient tentés de te prendre sans autorisation. Mais il ne te concerne en rien. Toi, tu dois rester une soumise parfaite… Quelles que soient les circonstances. Et si un membre de l’Assemblée décide de passer outre l’interdit du bracelet rouge, ou d’une autre couleur d’ailleurs… Tu dois te soumettre à ses désirs.
J’ouvre grands les yeux…Outrée.
- Mais … Mais…
- C’est à ton Maître et donc à moi qu’il devra en référer et éventuellement payer son inconduite. Inconduite qui n’est somme tout que bien naturelle. Je me demande si moi-même je résisterai à une créature comme toi… Qui n’appelle qu’a la soumission !
Il a un large sourire chafouin.
- Vous voulez dire que vous pardonneriez ?
- Je l’ai déjà fait… Souviens-toi !
L’épisode de Jacques dans les corridors sombres de la Colombière me revient en mémoire. Mon Maître lui à même offert une coupe de champagne alors qu’il m’humiliait contre le mur du couloir ! ( Cf. Sombres Couloirs)
Je ferme les yeux et tente de remettre en place toutes mes pensées contradictoires. Et moi qui pensais que ce bracelet était là pour me protéger ! Qu’elle gourde je fais! (Le visage goguenard de Kristale m’apparaît furtivement). Quelle outrecuidance ai-je eu de penser un instant que ce bracelet rouge était là pour me dispenser de mes devoirs ! Ce n’est qu’un signal de maîtres à maîtres ! Et moi qui croyais par ma résistance aux soudards défendre l’honneur de Mon Maître... Je ne faisais que déchoir à ses yeux !
Je baisse la tête.
- Ho, Monsieur !… Comme, je suis…
Je ne trouve pas mes mots tant ma confusion est grande !
Pour échapper un moment à mon trouble je me concentre sur ma langoureuse entreprise.
Je me penche en avant et cambre les reins. Entre mes cuisses le long bélier de chair et sa tête ivoirine est maintenant suffisamment huilée de ma liqueur de cyprine pour que j’envisage une invitation à se glisser en moi. Ce qui se fait avec une étonnante facilité. Un petit coup de rein appuie mon ventre sur celui de Marc, je pousse sur mes bras tendus pour m’empaler et le gland se fraye un passage entre les lèvres sirupeuses pour venir se loger dans le fourreau brûlant qui n’attendait que lui.
Je pousse un petit soupir de contentement et m’allonge de tout mon long sur la poitrine de mon Maître.

5 avril 2015

Chap. 31. Résistance.

Je voudrais faire un pas en arrière mais mon dos cogne contre le mur de la cellule. Impossible de fuir. L’homme tatoué me contemple avidement comme un fauve venant d’acculer sa proie et sûr de son festin à venir. Je baisse les yeux. La verge encore luisante des sécrétions d’Ange qu’il vient de forcer  est tendue vers mon ventre. Instinctivement je resserre les cuisses.
Il faut que je réagisse !
Je me redresse et lève le menton en un geste de défis.
- Vous n’avez pas le droit !… Je… J’ai le bracelet rouge !
Sous le coup de l’émotion, j’ai la voix éraillé d’une petite fille qui implore désespérément. Pas vraiment de quoi impressionner les deux soudards. Pourtant je sens un flottement dans leur détermination. Le tatoué fait la moue, lance un regard rapide à son acolyte comme pour y chercher une approbation. L’autre hausse les sourcils dans une mimique d’incertitude.
Il revient à moi. Sa main gauche se referme sur mon sein droit et son pouce en caresse le téton qui durcit impudiquement.
Il me sourit.
- Pour avoir un joli petit lot comme toi au bout de ma queue… Je suis prêt à tout risquer ma chérie !
Il s’avance. Son sexe moite se colle contre mon ventre. Mes reins se plaquent contre le mur, je tente d’échapper à l’odieux contact. Ses doigts s’affairent fébrilement sur mes tétons durcit. Son visage se penche sur moi et ses lèvres cherchent les miennes. Dans un réflexe je détourne le visage. Son baiser s’écrase sur mon oreille et se prolonge sur mon cou.
Que l’on puisse me prendre sans l’autorisation de Mon Maître m’est insupportable ! Tout mon être, tout mon corps se révulse et se révolte. Je plaque mes mains contre les moellons de pierre. Je voudrais me fondre et disparaître dans ce mur sur lequel me plaque mon agresseur.
Mes yeux s’embrument de larmes. Je parviens à murmurer un "non" plaintif… Je ne veux pas !
Je dois me battre, résister !… Je le dois à Mon Maître, à Marc !
Je hurle.
- Mon Maître va savoir !
La pression se relâche. Je profite du moment d’hésitation de l'homme pour me détendre et d’un bond glisser par-dessous son étreinte. Je me lance vers la porte en bousculant son acolyte qui ne réagit pas. Je crois même deviner un mouvement de retrait pour me laisser passer. A peine ma main pousse-t-elle la porte qu’une violente douleur me vrille le cuir chevelu et me tord la nuque vers l’arrière. L’homme vient de me saisir par les cheveux et me tire violemment vers le bat-flanc. Dans un même mouvement il me pousse férocement sur la banquette. Aveuglée par la douleur et la brutalité de l’étreinte, je perds mon équilibre et m’étale de tout mon long sur la couchette.
Je porte mais deux mains sur mon crâne, sur la brûlure qui s’étend jusque sur mon cou. J’ai l’impression qu’il m’a arraché une partie du cuir chevelu.
Mon agresseur me surplombe de toute sa masse, son visage est congestionné par l’effort et la fureur. Sous mes yeux sa verge gonflée de désir est tendue vers moi, menaçante. La peur me submerge, je sais que je ne peux pas lutter que je finirais par ceder à cette violence et pourtant je ne veux pas abaisser mes défenses. Instinctivement, je me recroqueville en chien de fusil, le dos appuyé contre le mur. Ultime tentative de barrer l’accès aux orifices qu’il convoite pour soulager son désir. Ses mains glissent sur mes hanches, mes épaules, cherchant une prise pour me retourner. Je me débats en me tortillant en battant des jambes et en hurlant mon refus une nouvelle fois. N’arrivant pas à ses fins, il s’agenouille sur la couchette et tente de forcer le verrou en glissant un genou entre mes jambes. Sa main se glisse entre mes cuisses entrouvertes et ses doigts s’insinuent vers ma vulve progressant lentement mais surement vers le passage étroit tandis que je me tortille de plus belle et tente d’échapper à l’ignoble caresse.
Peine perdue. Il finit sur les derniers centimetres par  déverrouiller violemment mes lèvres humides en fermant sa main en un poing  et la projetant en un puissant bélier au majeur tendu qui me pénètre profondément d’un seul jet.
Un voile rouge passe devant mes yeux. Mon corps se détend comme un arc, de tous ses muscles et j’émets un cri rauque de bête blessée.

11 mars 2015

Chap. 30. Retour en cellule.

La résistance d’Ange est vite retombée.
Résignée, elle ne se manifeste plus maintenant que par quelques sursauts et protestations étouffées, noyées dans sa respiration syncopée. Par moment ses mains battent l’air en un puéril appel à l’aide, mais reviennent vite se ranger dans son dos. Sa bouche subit avec héroïsme les assauts répétés de l’homme, sa tête venant buter régulièrement entre mes cuisses ouvertes, rythmé par le balancement que lui imprime l’homme solidement accroché à mes hanches.
J’attends passivement que le plaisir vienne et nous délivre enfin de son étreinte. Ange en a reçu les hommages avec dignité lorsque les reins de son tortionnaire se sont tendus et que son visage s’est déformé sous la jouissance tandis que ses mains me broyaient la taille. J’ai su alors qu’elle recevait au fond de sa gorge la semence dont l’homme aurait voulu me récompenser.
Un moment de latence ou tout se fige.
Notre persécuteur achève de s’épancher entre les lèvres de la jeune fille tétanisée qui de ses mains rabattues dans le dos a trouvé une de mes chevilles à laquelle elle se cramponne désespérément comme à une planche de salut.
La pression des mains de l’homme sur mes hanches se relâche. Il fait un pas en arrière, libérant du même coup Ange de son bâillon de chair dans un bruit de succion glaireux. Elle bascule immédiatement vers l’avant ses deux mains amortissant le choc avec le sol et se met à éructer pour chasser de sa gorge la liqueur amère que l’homme venait de lui déposer. Tout son corps s’agite de soubresauts sous l’effet de ses violentes quintes de toux entrecoupés par le son bruissant de sa respiration forcée, émettant un gargouillis rauque entrecoupé de pleurs.
Elle reprend enfin son souffle comme une noyée retrouve l’air après avoir pris la tasse.
Comme si un interrupteur venait d’être baissé, le tortionnaire d’Ange se désintéresse brutalement de moi.
Sans même me regarder, il me désigne du pouce à ses sbires.
- Remettez-moi çà en cellule !
Les deux hommes ont les yeux qui s’allument en me détaillant de la tête aux pieds.
L’un deux, l’homme tatoué, lance, interrogateur.
- Et … On peut ? …On peut la…
Il le coupe rageusement, sous le coup de la frustration
- Cela ne me regarde pas … C’est votre problème !
Je comprends en un instant que mon sort va basculer. Je tressaille et cherche son regard. Il ne faut pas qu’il me laisse seule avec ces hommes.
Une peur intense me saisit. Je vais pour protester et j’ouvre la bouche mais aucun son n’en sort. Les deux hommes se  saisissent des mes poignets et me tirent sans ménagement vers le corridor ou s’alignent les cellules.
L’homme tatoué semble le plus pressé. Il avise le premier des cachots et en ouvre violemment la porte me propulsant au milieu de la pièce. Je manque me cogner contre le mur de pierre, j’amortis de mes deux mains. Dans un éclair je perçois le bracelet de cuir rouge qui pend toujours à mon poignet.
Non ! Ils ne peuvent pas ! Ils n’ont pas le droits !
Le lacet rouge me protège. Mon Maître me l’a certifié !
Dans un sursaut je me retourne pour faire face.
Les deux hommes sont entrés à ma suite et ont refermé la porte derrière eux.

22 février 2015

Chap. 29. La chute de l’ange.

- Amenez-moi donc la brailleuse !
Son ton ne souffre pas de discussion. Les deux hommes traversent la pièce en traînant Ange avec eux. Ils la présentent en la projetant en avant. Elle vient presque se cogner à nous en titubant. Ses cheveux sont en bataille, ses joues mouillées de larmes, elle renifle bruyamment en continuant de gémir.
Son attitude m’interpelle et me met mal à l’aise. Est-elle vraiment ici de son plein gré ? Son collier de cuir blanc la désigne pourtant bien comme une soumise novice. Mais est-elle vraiment consciente des épreuves auxquelles elle pouvait être astreinte ? Elle, ou son Maître ? Ou bien est-ce que cela fait partie d’un jeu qu’elle joue à merveille ? Je me rappelle Stéphanie et sa facilité à interpréter la vierge effarouchée en connaissant parfaitement l’effet excitant que peut provoquer ce type d’attitude sur les Maîtres ! Pour Ange le rôle de la Jeune Fille en Détresse est certainement la posture de soumission qu’elle a choisie. Cette idée me rassérène ! Après tout le prénom d’Ange n’est certainement pas choisi au hasard.
En tous les cas les soudards n’en ont cure ! Pour eux, toutes personnes trouvées dans les geôles de la bâtisse sont autant de jouets qu’ils peuvent utiliser pour combler leurs désirs de la manière qui leur convient.

D’un geste rapide l’homme me lâche abandonnant la caresse onctueuse et se saisit du visage d’Ange lui tordant la bouche de son pouce et son index.
- Vous ne savez donc pas comment faire taire cette pleurnicharde les gars ?
Il enfonce profondément son pouce dans la bouche de la jeune fille. Elle a un haut le cœur et tente instinctivement d’éructer l’intrus.
- A genoux !
Le ton autoritaire, presque hurlé, semble tétaniser Ange. Elle roule des yeux comme si elle cherchait une échappatoire. Il ne faut pas être grand clerc pour deviner ce que l’homme allait exiger d’elle. Comme elle tarde à s’exécuter l’homme tatoué fait un pas en avant, l’empoigne fermement aux épaules  et pèsent sur elles de toutes ses forces. Anges plie les genoux et se retrouve au sol les jambes écartées son visage tourné vers nous dans une dernière supplication. Sa cuisse s’appuie sur mon mollet et je frissonne à son doux contact. Sans un mot mon tourmenteur ôte son pouce de la bouche de la jeune fille et me saisie par les épaules y laissant la trace chaude et humide de la salive d’Ange. Il me déplace avec un sourire, presque avec douceur, me disposant derrière elle. Mon ventre touche sa tête et ses cheveux blonds se mêlent à ma toison rousse.
Prenant son temps l’homme dégrafe la braguette de son pantalon.
Mon regard se porte vers Estelle qui s’ébat dans l’ombre.
- Aaah non !… Tu regarde ma belle ! Tu vas regarder ce que j’aurais aimé faire avec toi…
Puis se tournant vers ses deux complices.
- Voilà comment on fait taire une petite piailleuse, les gars !
Et sans autre forme de procès présente son sexe tendu à la bouche de la jeune fille. Ange a un mouvement de recul sa tête se blottissant contre ma vulve comme si elle voulait y chercher refuge, puis acculée et estimant qu’elle ne pourra échapper à l’odieuse caresse que l’homme veut lui imposer, elle revient vers l’avant. Elle ne proteste plus lorsque le gland turgescent se pause sur ses lèvres. Vaincue, résignée, docilement elle entrouvre la bouche.
De ma position dans un étrange raccourcie, je vois le gland disparaître sous le nez de la jeune fille, happé par le visage d’Ange. Ainsi forcée par le bélier de chair l’arrière de sa tête vient cogner contre mon pubis provocant une étrange sensation comme si sa tête devenait le prolongement de mon ventre en une étroite communion. L’homme se saisie de mes hanches et leur imprime un léger mouvement de tangage ce qui a pour effet de presser un peu plus mon bas-ventre contre la tête de la jeune femme la forçant ainsi à engloutir une part conséquente du sexe de son tortionnaire. Elle émet une protestation étouffée lorsque la pression se fait plus forte. Mais l’homme n’y prête aucune attention et semble bien décidé à se rapprocher encore de moi. Comme s’il voulait me pénétrer en passant outre les gémissements d’Ange qui se font plus pressant. Sa tête n’est bientôt plus qu’un coussin de cheveux blond séparant mon bas ventre de celui de l’homme et je devine que celui ci s’est enfoncé entre ses lèvres jusqu'à la garde. Ce que confirme  les spasmes désespérés du corps de la jeune fille en proie à l’étouffement et qui dans un sursaut cherche à se relever. Mais ses efforts sont vains, coincée qu’elle est, dans l’étau de chair de nos deux corps.

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4 février 2015

Chap. 28. Le cri de l’ange.

Je me retiens de faire un pas en arrière lorsque l’homme arrive à ma hauteur. Je baisse la tête un peu plus et fixe obstinément le sol détournant le regard. Surtout ne pas le provoquer !
Sa main gauche s’empare de mon menton et me force à lui faire face.
- Fais pas ta mijaurée ! Je sais que si tu es là, c’est que tu es une petite chienne obéissante…
Il a un bref coup de menton vers l’arrière désignant les corps qui s’agitent dans l’ombre.
-… Comme tes deux copines là !
Comme pour le contredire Ange pousse un cri aigu. Instinctivement je porte mon regard vers le fond de la salle. Dans la pénombre je distingue son corps écartelé sur la table de pierre. Un des hommes lui tien fermement les poignets relevés au-dessus de la tête tandis que l’autre, l’homme au torse tatoué, maintenant entièrement nu, campé fermement entre ses cuisses, ses mains crispés sur ses hanches vient visiblement d’en forcer les faibles défenses.
Je frissonne. Un courant froid me hérisse la nuque alors que dans un même temps une chaleur intense monte de mes reins. J’ai une envie sourde de fuir et pourtant mes pieds sont comme soudés au sol.
Je comprends que ces hommes sont là pour çà… Pour parfaire notre humiliation. Pour nous faire comprendre que nous ne sommes que des objets de plaisir entre leurs mains et qu’il nous faut accepter notre place. Bien sûr qu’il a raison, ma nudité et mon collier  témoignent de ma soumission. Mais plus encore ma posture de parfaite docilité.
Tout en continuant à me maintenir le menton sa main droite se pause délicatement sur mon sein. Son pouce en effleure le mamelon dont la pointe réagit immédiatement.
Il a un sourire de contentement.
- Tu vois, en plus tu aimes çà ! Je suis sure que la petite chatte est trempée !
Je ferme les yeux tandis que sa main quitte la pointe durcie pour se promener nonchalamment sur mon ventre. Il s’attarde un instant sur mon nombril comme s’il cherchait son chemin puis ses doigts glissent sur ma peau vers l’orée de la toison rousse qui orne la source qu’il convoite.
Il hésite. L’interdit du bracelet rouge semble retenir sa main. Il joue avec ma toison, en roulant les poils du duvet entre ses doigts, comme pour en éprouver la douce texture.
Un nouveau cri d’Ange, puis un autre, suivi d’un gémissement qui se termine par un glapissement de douleur. Je n’ose plus regarder.
Comme par accident, un doigt fureteur vient se glisser sur mon clitoris. Je ne peux retenir ma nature. La caresse forcée déclenche une vibration sourde qui flambe entre mes jambes embrasant un peu plus mes reins. Je sursaute imperceptiblement et l’homme à sentit ma réaction. Son majeur devient plus inquisiteur et lisse lentement ma fente entrouverte qui se glace d’un sirop tiède trahissant l’excitation qui monte.
Je maudis ce corps qui obéit à l’odieuse caresse faisant fi de ma répugnance. Je suis sur le point d’abaisser mes défenses mais dans un dernier sursaut de refus ma mâchoire se crispe et je me hisse sur la pointe des pieds tentant d'échapper à la pénétration qui, je le sais, ne va pas tarder.
De nouveau Ange supplie dans un glapissement aigu.
Cela déclenche des rires rauques. Mon tourmenteur sourit. Son geste se fige.
Il lance, ironique.
- En tout cas ta copine à vraiment l’air d’aimer !
Tout en maintenant sa main entre mes jambes il se tourne vers le bruyant trio et émet un sifflement strident qui interrompt leurs ébats.
- Amenez-moi donc la brailleuse !

21 janvier 2015

Chap. 27. La curée.

Estelle et la jeune fille sont poussées sans ménagement vers le centre de ce qui me semble être une sorte de chapelle souterraine. Instinctivement elles se rapprochent l’une contre l’autre à se toucher. Les hommes font un cercle autour d’elles en les jaugeant du regard comme des loups prêts à se lancer dans la curée. Mon ravisseur me lâche le poignet.
Comme à regret, il désigne un des recoins de la pièce.
- Tu te mets là… Et tu n’en perds pas une miette !
Je gagne l’emplacement désigné. Un recoin sombre, juste à côté d’un lourd chandelier de bronze aux bougies éteintes. Comme pour le défier j’écarte les jambes et place mes mains dans le dos en une parfaite posture de soumission, sauf que je tends le menton au-delà de ce qui est permis à une soumise. Je ne sais pas pourquoi je prends ainsi une posture de défis. Par une brusque pulsion de bravade peut-être ! Peut-être ai-je conscience que mon Maître me protège, même par l’intermédiaire de ce petit bracelet de cuir rouge si fragile!
Mais quelle valeur à cette interdiction ici ?
J’ai l’impression que ces maraudeurs peuvent ne pas obéir aux lois du cercle, pour peu que leurs ardeurs les leur fassent oublier. A cette idée je me pince les lèvres et prends une attitude plus servile, à regret. Je baisse la tête mais continue à le regarder par en dessous. Son regard s’allume, il a un petit sourire narquois, me contemple un moment, puis se désintéressant de moi  il se dirige vers le groupe d’hommes visiblement de plus en plus excités. Tous se tournent vers lui. Il en est assurément le meneur et c’est d’un pas vif qu’il rompt le cercle et se pose devant les deux femmes qui baissent la tête.
Il interpelle Estelle sèchement.
- C’est quoi ton nom !
- Estelle 47… Monsieur !
Il a un temps d’arrêt.
- 47 !
Il a un hochement de tête entendu se tourne vers ses copains et leur lance.
- 47 !
Des rires de connivences fusent.
Visiblement je suis la seule à ne pas comprendre.
Les rires retombent.
Il prend le menton de la jeune fille blonde.
- Et toi... Ton nom ?
D’une petite voix timide à peine audible.
-  An…!
L’homme secoue la tête, visiblement agacé.
-  Comment ? … J’ai pas bien compris !
Elle lance d’une voix plus forte, mais éraillée par l’appréhension.
- Ange… Monsieur !
Il a un sourire et de nouveau se tourne vers ses sbires et d’une voix forte lance.
- Un ange au menu, messieurs les diables !
Nouveaux rires gras. Il fait un pas en arrière et désignant nonchalamment les deux femmes du pouce.
- Messieurs… Elles sont à vous !
Sans se concerter dans un rapide mouvement le groupe se scinde en deux. Les deux premiers hommes se saisissent d’Ange et la soulève du sol comme un fétu la portant sans ménagement vers l’autel de pierre central. Elle se débat mollement et lance un faible cri de supplication. Elle comprend l’inéluctable de ce qui va lui advenir et tente une dernière fois d’échapper à l’étreinte de ses bourreaux.
Estelle, elle, ne résiste pas. Elle sait que refuser l’invite ne peut que lui amener d’amères souffrances.  Un homme la ceinture lui ramenant les bras dans le dos et la cambre violemment la livrant ainsi à son ami dans une posture des plus indécente et riche de promesses. Docilement elle écarte les jambes sur un ventre parfaitement épilé. Elle donne ainsi son assentiment à son second agresseur qui lance sa main à la rencontre de la fleur offerte y introduisant deux doigts sans ménagement tandis que son autre main se referme sur son sein tendu au mamelon gonflé de désir.
Estelle ferme les yeux et il me semble qu’elle sourit. Elle a visiblement pris le parti de se laisser emmener par le désir de ses assaillants sans opposer de résistance.
Le cinquième homme, le meneur, observe la scène un moment comme pour en vérifier le bon déroulement, puis se tourne vers moi. Un dernier regarde furtif pour ses sbires qui s’activent sur leurs proies pour s’assurer de leur désintérêt à son égard et d’un pas mesuré mais décidé, se dirige vers moi.

15 janvier 2015

Chap. 26. Les maraudeurs.

Un cri strident me tire de la torpeur profonde dans laquelle j’ai fini par tomber. Ensommeillée, Je  crois à une illusion lorsque de nouveau un cri aigu retenti dans le couloir...

Encore une fois le cri suraigu retenti, des voix et des rires graves lui répondent. Je me lève vivement et me colle à la porte, le visage contre le judas, fouillant du regard les sombres couloirs. Des ombres soufflées par la lumière des flambeaux electriques dansent sur les murs. Un claquement de porte puis un autre. De nouveau un cri étouffé ! Une supplique.
- J’en tiens une, les gars… Doit y en avoir d’autres ! …
Des hourras d’enthousiasmes couvrent la fin de la phrase.
Un frisson me parcourt et mes cheveux se hérissent sur ma nuque. Instinctivement je me rabats contre le mur à côté de la porte. Mon cœur s’emballe, et ma gorge s’emplit d’une vapeur âpre d’adrénaline. J’ai peur. Ceux qui viennent ne me semblent pas amicaux. On ouvre les portes des cellules une à une sans ménagement dans un fracas de métal. La fouille est systématique, je ne pourrai me cacher longtemps. Pourtant je me colle contre la pierre comme si je voulais m’y incruster cherchant des yeux une cachette possible dans l’étroite cellule.
- Une autre les gars !
Un cri de victoire salué par la meute… Mais combien sont-ils ? Je comprends qu’ils viennent de trouver Estelle à deux cellules de la mienne.
Et je n’ai pas le temps de me poser d’autres questions que ma porte s’ouvre avec violence et qu’une silhouette massive s’avance dans la cellule.
Inutile de vouloir se cacher plus longtemps. Je bloque ma respiration, me décolle du mur et fais un demi pas en avant, les mains dans le dos, résignée.
L’homme qui vient de faire irruption se tourne vers moi et marque un temps d’arrêt, interloqué. Il me détaille de la tête aux pieds en souriant et se mordant les lèvres. Il émet un petit sifflement admiratif en interpellant ses compères d’une voix gouailleuse
- Hé Hô ! Celle là elle est pour moi !… Je l’ai vu le premier !
Cela ne peut que déclencher la curiosité des autres qui se précipitent à la porte pour me découvrir par dessus son épaule.
Des glapissements admiratifs.
- Waoou, mignonne !
- J’adore les rouquines !
- Humm... On partage, Hein ?
Le cinquième visage qui se tend par dessus les autres, ne dit rien mais ses yeux s’embrasent. Sous la pression des regards insistant, instinctivement, je remonte mon bras droit vers ma poitrine et glisse mon poignet gauche au travers de mon ventre nu dans un geste puéril de protection.
Une voix dépitée suis mon geste.
- Elle a un bracelet rouge !
Des râles et des souffles de dépit montent de la meute.
Une voix moqueuse fuse.
- …Allons Messieurs… On ne touche pas à la D’moiselle !
Quelques protestations étouffées s’élèvent.
L’homme qui m’a découvert ne bouge pas et continue à me fouiller du regard. Il se mord les lèvres de nouveau, ses yeux brillent d’envie. Apres un moment de réflexion il se saisit de mon poignet, celui où Mon Maître a noué le lacet de cuir rouge qui doit en principe me protéger et se tourne vers ses sbires.
- Cela n’empêche ! … Elle peut assister ! … On les emmène toutes à la chapelle !
Des acclamations d’assentiment accompagnent ses paroles et il me tire à sa suite dans le couloir.

Je découvre alors Estelle et la jeune femme qu’elle avait hélée au fond du couloir. Une petite blonde à la coupe courte. Elle doit être jolie mais son visage est crispé par l’angoisse. Comme moi, et comme Estelle, elle est entièrement nue à l’exception d’un collier de cuir blanc où pend un anneau d’argent. Je reconnais là le collier des soumises débutantes, des novices. Sa poitrine, deux demi-pêches presque prépubères, se soulève à un rythme accéléré. Son ventre est parfaitement épilé et elle sert convulsivement les cuisses comme pour en barrer l’accès. Estelle elle, est tout son contraire. Une femme affirmée un peu plus grande que moi. Un collier de cuir noir patiné par l’usage et un massif anneau de fer forgé pend entre deux seins orgueilleux au bout d’une chaîne de métal sombre. Elle a la sûreté des soumises aguerries et me lance une œillade rieuse qui se veut rassurante.
Les cinq hommes sont eux torses nus seulement vêtus d’un pantalon. Je remarque que certains sont pieds nus. Celui qui tiens la jeune fille par les épaules et la pousse en avant sans ménagement est tatoué sur la presque totalité de ses bras et son torse. En riant, il lui assène une claque retentissante sur les fesses pour la faire avancer.
- Aller, avance ton p’tit cul … On est là pour s’en occuper !
Elle tréssaute sous le coup et lache un cri apeuré mais s’exécute, sous les quolibets et les rires entendus de la troupe.
Estelle nous devance sans se faire prier et mon ravisseur lui me tire par le poignet à la suite de la troupe qui s’engage dans le couloir en direction de la chapelle que nous avions traversée en venant.

1 janvier 2015

Chap.25. Eveillé.

- Monsieur ?
- …
- Monsieur ?
- … Hmmm !
La chambre baigne dans une pénombre à peine troublée par les premiers rayons du soleil.
Mon Maître est à mon côté, allongé nu sur le dos, la respiration paisible. Le sommeil du juste. Je n’ai osé lui adresser la parole lorsque j’ai senti un changement de rythme de son souffle. Mon Maître s’éveille, et j’attendais cela avec impatience. Impossible pour moi de dormir. Les images tournent dans ma tête. Les cellules, Estelle, Ange, … La maraude… Ces hommes !
Je frissonne. Je me tourne sur le côté et glisse une cuisse nue sur la sienne, mon ventre se colle à sa chaleur animale. A demi sur lui et je me redresse et cherche son regard dans l’ombre. Ses yeux restent obstinément clos.
- Vous… Vous savez pourquoi Estelle porte un numéro à son prénom ?
Un silence, puis, comme si cela lui coûtait un effort intense.
- Mmmoui !
Je fronce les sourcils.
- … Et ?
- Et, quoi ?
Je trépigne.
Mais Heu !… Pourquoi ?… Pourquoi elle porte un numéro accolé à son nom ?
Un silence.
- Elle ne te l’a pas dit ?
Mon Maître ne répond jamais à mes questions directes. Cela m’horripile mais j’ai compris que c’était toujours pour me forcer à l’introspection.
Les images de la soirée défilent de nouveau devant mes yeux. Cela s’est passé si vite, comme dans un rêve… ou un cauchemar. Les rires rauques des hommes, les cris de jouissance d’Estelle, Les pleurs et supplications d’Ange…
Ma voix s’éraille.
- Non… On n'a pas eu le temps de se parler trop… En fait pas du tout.
Nouveau silence
- Alors ce n’est pas a moi de te le dire !
Je me renfrogne et baisse la tête balayant sa poitrine de mes cheveux roux. Inutile d’insister pour le moment. D’un mouvement vif je me redresse totalement rejetant le drap au pied du lit et me glisse promptement à califourchon sur son ventre le maintenant fermement entre mes cuisses. D’un léger déhanchement je pose délicatement la fleur humide de ma vulve sur son membre à demi dressé comme pour y déposer un baiser des lèvres de mon ventre en feu et me couche de nouveau sur sa poitrine.
- Monsieur !
- Mmmh !
Je me tortille pour rendre plus pressante ma demande, me penche à son oreille et murmure timidement.
- … J’ai envie !
Marc ricane doucement
- Je le sens bien … - Un soupir - …Vous m’avez crevé avec ta sœur !
Je rougis et cache mon visage sur son épaule à l’évocation de nos ébats et des premières nuits de servitude de Béatrice. Je me rends compte que cela fait à peine quelques jours que Marc est passé me prendre au haras et ma vie est déjà rythmée par un abandon total à ma soumission à Mon Maître et au tourbillon de sensations exacerbées dans lequel il m’entraîne.
Sans lever la tête, mes lèvres contre son cou, je lance sur un ton espiègle.
- Béatrice, ou… Agnès ? … Ou Sophie ?
Faisant allusion à la jolie brune libérée du cachot et dont j’ai prise la place.
Je n’obtiens pas plus de réaction. Je m’écarte alors un peu plus m’aplatissant en me tortillant contre son ventre. Un frémissement du pilier de chair que je convoite effleure mon clitoris gonflé d’envie.
Je souris intérieurement.
- Et … Et si je vous racontais ?… Si je vous racontais ce qui s’est passé dans les caves ?

 

24 décembre 2013

Le Dernier Chapitre.

Vous l’aurez deviné à la lecture du chapitre précédent (Le Maître des Lieux), tout à une fin.
Cela peut sembler étonnant que les protagonistes d’une histoire influent à ce point sur l’histoire elle-même et puissent en un dernier ressort décider de sa fin. Mais lorsque j’ai rencontré Marc j’ai tout de suite su que rien ne serai jamais dans la norme sur le chemin qu’il m’invitait à prendre. J’ai pu jusqu'à maintenant partager ce chemin avec vous mais une volonté bien supérieure à la mienne m’oblige à rompre ce lien.
La décision est tombée cette fin d’été alors que je m’apprêtais à relancer à un rythme soutenu le récit de l’expérience hors du commun que me fait vivre Marc.
J’ai eu en Marc, Kristale, Laure et même Stéphanie les meilleurs avocats pour défendre mes écrits mais cela ne suffit pas. Il y avait en face de moi des personnes dont la puissance est bien plus étendue et dont les décisions sont irrévocables. Et en tant que soumise et nouvelle membre de l’Assemblée je la respecte et m’y plie. J’ai compris qu’il y a des choses qui doivent rester dans l’ombre. Et cette ombre je vais la rejoindre, m’y glisser et m’y fondre car mon aventure, elle, ne s’arrête pas là !

Maintenant il faut penser à l’avenir. Nous réfléchissons avec Marc à la possibilité de continuer mon récit sous une forme plus confidentielle. On m’a parlé de Web Profond que mes écrits pourraient gagner peu à peu. C’est à l’étude. Pourtant je me sens redevable de ceux et celles, (donc vous), qui me lisent régulièrement et cette solution me laisse un goût amer.
Quoiqu’il en soit et quelle que soit la forme que prendra  la suite il me faudra l’aval des membres de l’Assemblée. Et Marc a déjà trouvé là son nouveau jeu a me faire vivre. " Il va falloir que vous vous montriez très persuasive, Mademoiselle Isabelle !… Auprès de chacun des membres de l’Assemblée !... Nous irons les visiter ensemble, l’un après l’autre… Il vous faudra faire que je sois fier de vous ! ". Mentalement je fais le compte de ceux acquis à ma cause, mais un frisson me court les reins a l’idée de ceux que je devrais persuader de ma bonne volonté.
Ce chemin de croix je suis prête à le prendre, pour mon Maître ! Mais aussi pour vous.

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