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Les Carnets d'Emilie
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Quadra H

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11 septembre 2013

Chap. 23. Recluse.

Le couloir est éclairé de la même façon que la chapelle, des flambeaux électriques à la lumière blafarde. Notre petit groupe atteint rapidement une série de portes qui se font face le long des deux murs. Des portes qui ressemblent à la porte d’entrée du couloir, aussi petite mais percée d’un orifice central à hauteur des yeux, un judas. Je comprends que ce sont des portes de cellule, j’essaye de les compter mais dans une savante mise en scène le fond du couloir est plongé dans l’obscurité totale et je renonce à mon décompte.
Notre hôte s’arrête face à l’une d’elle. Lance un regard complice a Marc tout en désignant le petit judas. Il nous renseigne d’une voix moqueuse.
-  Une de nos invités de passage... Nous lui avons réservé notre plus belle chambre !
Marc s’approche du judas et à un hochement de tête entendu. Je me tends sur la pointe des pieds et cherche à percer le mystère de cette cellule. Ignés me tire sur la main. Me faisant comprendre qu’il faut que je reste à ma place. Je retombe sur mes talons. Notre hôte s’est aperçu de mon mouvement.
-  Mademoiselle Isabelle est une curieuse ?
Il s’approche de moi, me saisit par les épaules et me tire jusqu'à la porte. Je lâche la main d’Ignés. Mon regard plonge dans la petite ouverture.
Il s’agit bien d’une cellule et j’imagine que les autres doivent être identiques. Elle est spacieuse en regard du couloir, mais elle paraît écrasée par les imposants moellons de pierre qui l’enserrent. Une lumière chiche orangé sourd du plafond, mais je ne peux en voir la source. Deux bas flancs de bois ciré couvert d’un fin matelas de toile grossière.
Et sur l’un d’eux une forme recroquevillée.
Une jeune femme, nue, assise en chien de fusil sur la banquette. Elle lève la tête vers moi. Un regard clair plein d’interrogations. Des cheveux bruns aux reflets mordorés coupés court encadrent un visage ou se lisent l’inquiétude et l’espoir mêlé. Elle esquisse un sourire timide et se redresse en pivotant comme pour se relever, mais elle ne le peut pas. Ses chevilles et ses poignets sont entravés de plusieurs tours d’une corde de chanvre et son cou délicat est enserré dans un large collier de fer qui est lui-même relié par une lourde chaîne à un anneau solidement fiché dans un des moellons du mur.
Je n’ai pas le temps d’en voir plus. Notre hôte me repousse doucement sur le côté et entreprends de déverrouiller la porte. Un simple gros loquet qui coulisse avec un bruit sec. La porte s’entrouvre et les deux hommes pénètrent à l’intérieur de la cellule. Elle n’est pas suffisamment grande pour tous nous accueillir aussi je reste avec Ignès sur le pas de la porte.
- Debout Mademoiselle !
Maladroitement, malgré ses entraves, la jeune femme tente de se redresser. Elle titube un peu, finit par retrouver un équilibre précaire et lève son visage vers nous. Je sourcille. Ne devrait-elle pas le baisser justement comme le veut l’étiquette ? Je comprends immédiatement que c’est une novice. Ce que nous confirme notre hôte.
- Sophie nous a été laissée par son Maître… Il nous l’a confié pour son dressage jusqu'à l’Assemblée.
Le visage de Sophie s’empourpre un peu
- Nous avons mandat et tout pouvoir d’en faire une bonne petite chienne.
La rougeur de ses joues augmente et cette fois elle baisse la tête.
Notre hôte ricane.
- Elle est un peut timide… Mais çà va vite lui passer !
Il se tourne vers nous
- Ignès… Ses chevilles !
Immédiatement Ignès se faufile dans la cellule, s’agenouille aux pieds des hommes et entreprend de délivrer les chevilles de la prisonnière.
Lui se penche sur l’anneau du mur et en manipule le cadenas chiffré libérant rapidement le bout de la chaîne. Ignés se relève. Sophie est maintenant libre.
L’homme la pousse hors de la cellule. Je me recule pour lui laisser le passage.
Marc me lance alors un regard moqueur que je lui connais bien.
Il interpelle notre hôte.
- Nous n’allons pas laisser une place inoccupée !
Il se saisit de l’anneau de mon collier et me tire vers l’intérieur de la geôle.
Notre hôte fait un pas en arrière et revient vers nous sans lâcher la chaîne de sa prisonnière.
Il m’observe un instant, se mords les lèvres, contrarié.
- Tu sais Marc …Il y a la Maraude ici !
Sans un mot Mon Maître pointe du doigt la fin bracelet de cuir rouge à mon poignet. L’homme à l’air embarrassé.
- Je… Je ne sais pas si cela suffira !
Il se dandine d’un pied sur l’autre. Cela sonne comme une mise en garde et cela doit être important car il en a oublié le vouvoiement.
Puis il semble prendre sa décision
- Enfin… Si tu le veux !
J’ai à peine le temps de croiser le regard inquiet d’Ignés avant que la porte se referme sur moi.

 

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16 décembre 2012

Chap.17. Entremets.

Je joue nonchalamment avec le verre de cristal et observe les milles reflets de la salle à travers les clapotis de l’eau. Est-ce le scintillement hypnotique ou bien les deux verres de vin que j’ai bu pendant le repas, mais je me sens lasse tout à coup.
Je souris aux anges en me remémorant le jardin de nos hôtes.
Après la croix, j’ai pu découvrir de nombreux endroits insolites qu’au premier regard rien ne révélaient aux yeux des non-initiés; Table de pierre sculptée aux anneaux dissimulés par la végétation, grottes fermées par de lourdes grilles de fer forgé et simple pieu à l’unique anneau… Mais il fallait vraiment chercher pour les découvrir.
Je lève les yeux pour regarder la salle. Ici tout est sérénité. Les tentures de velours et la lumière tamisée apaise les sens. Seules sont éclairées vivement les tables des convives créant autant d’îlots de lumières. La musique baroque diffusée en fond sonore est à peine troublée par les chuchotements et le cliquetis des couverts.
Je souris de nouveau à l’évocation de notre passage au bar en attendant qu’on nous invite à prendre place. Une conversation avec les autres convives qui tourne vite au silence embarrassé lorsqu’ils découvrent que je ne suis pas la fille de Marc, comme ils ont pu le penser, mais sa compagne. Les visages des femmes se sont détournés, embarrassée et les yeux des hommes se sont allumés et certain plus que d’autres lorsqu’ils ont accroché du coin de l’œil l’anneau d’acier qui pend à mon cou. Ce n’est pas la première fois que j’observe ces réactions lorsque l’on découvre ou devine mon état très particulier aux yeux des vanilles. Marc s’amuse énormément de cette situation. Il sait la gêne que cela m’occasionne et je le soupçonne de s’en délecter. Pendant le repas des regards furtifs en direction de notre table m’ont fait comprendre que cela va alimenter les conversations pour la soirée de certains couples.
Je repose mon verre et repousse machinalement mon assiette. Ignés fait maintenant le tour de la salle et s’enquière auprès de ses hôtes du déroulement du repas. L’homme qui nous a accueillis sur le perron (Je m’aperçois que je ne connais toujours pas son nom) la suit en se livrant au même rituel et offrant cigares aux hommes et cordiales aux femmes. Une jeune serveuse s’active déjà à débarrasser les premières tables qui se vident et dont les convives se dirigent vers le salon ou les terrasses du jardin.
Enfin Ignés se dirige vers nous. Je prends le temps de la détailler. Des yeux noisette pétillants de malice éclaire un visage ovale à la peau claire et unie. Un nez fin aux narines pincées surplombe une bouche délicatement ourlée qui esquisse un sourire. Une mèche de cheveux blonds cendrés s’échappe d’un chignon haut placé haut dessus d’une nuque gracile et vient lui balayer délicatement l’épaule à chacun de ses pas. Elle n’a pas changé de tailleur et celui ci ne fait que mettre en valeur une silhouette déliée et que l’on devine rompu aux exercices du corps. Elle a la beauté et l’assurance de la maturité. Je baisse les yeux et serre les dents en remarquant que Marc observe également son approche d’un œil gourmand.
Elle se penche sur notre table et, a voix basse, sur le ton de la confidence elle lance.
- Nous nous retrouvons au "Salon Pourpre" cher Maître ? Donnez-nous juste le temps de finir le service !
Elle s’adresse à Marc et dans le même temps me lance une œillade complice. Elle s’éloigne vivement non sans nous lancer un dernier sourire par dessus son épaule. Le maître de maison à son tour nous rejoint et dépose devant Marc un tube de métal ainsi qu’un imposant verre tulipe ou s’irise l’ambre du cognac. Il place délicatement devant moi un petit verre de liqueur incolore. Il ne prononce pas un mot, nous sourit et s’éloigne regagnant à pas comptés la porte de service.
Marc s’empare du tube du métal et en extrait un épais cigare qu’il porte sous sont nez avec un petit soupir de contentement.
- Voilà un parfum qui se marie parfaitement a celui de ta peau !
Je souris au compliment et Marc continu en faisant rouler le cigare entre ses doigts.
- Sais-tu qu’il est parfois d’usage de le tremper dans le cognac pour l’humidifier et le parfumer encore un peu plus ?… Mais je préférerai que ce soit de ton parfum qu’il soit imprégné ! …
Mon sourire se fige.
Marc tient maintenant le cigare de trois doigts par une extrémité et fièrement érigé vers le plafond. L’évocation de la forme oblongue ainsi brandie est suffisamment évocatrice pour que je comprenne immédiatement l’allusion et de quel parfum Mon Maître voudrait imprégner son cigare !
Je rougis brutalement et lance un regard autour de nous. Nous ne sommes pas seuls ! C’est maintenant trois serveuses qui s’affairent à débarrasser les tables.
Et elles ne vont pas tarder à s’approcher de nous.

 

13 janvier 2012

Chap. 13. Premier Matin

Je plisse les paupières sous la lumière du soleil qui inonde maintenant la chambre. Il ne reste qu’une pulsation sourde de mon mal de crâne. Je fais la grimace et tente de me redresser. Mon corps endolori résiste et n’aspire qu’a se recoucher. Sans ouvrir les yeux, je tâtonne à côté de moi et ma main rencontre la poitrine de Marc Péniblement je me hisse sur elle et y pose mon menton. Je descelle prudemment les paupières. La lumière m’aveugle Une ombre rousse s’interpose entre le soleil et moi et je peux ouvrir totalement les yeux. Dans un même accord Béatrice s’est, elle aussi, relevée. Appuyée sur un coude, une main dans les cheveux, elle me regarde comme si elle me découvrait, comme sonnée. Elle réagit vite se remémorant soudain cette folle nuit et finit par m’adresser un petit sourire. D’une voix empâtée elle me lance
- Salut Zaza !
Et, comme si ces simples mots lui avaient coûté un effort surhumain, elle se laisse retomber sur l’oreiller en un grand soupir et un râle de dépit sort de sa poitrine.
- Il est quelle heure ?
Amusée, je lance un coup d’œil au réveil qui est juste derrière elle.
- Il est tard…
- Pfff ! On est dimanche !… Y a personne pour s’occuper des chevaux !… Faut que j’y aille !
Elle a dit çà sans aucune conviction. Et son visage renfrogné me dit qu’elle n’envisage pas cela de gaieté de cœur.
Un long silence. Je la détaille.
Les draps sont rejetés sans pudeur autour de son corps nu. Le soleil danse sur sa peau en irisation laiteuse. Les images de cette nuit se superposent sur l’écran de chair. Je la vois se tordre, ses reins se cambrer, ses cuisses s’écarter largement sous les injonctions de Marc, sa bouche s’ouvrir sur des gémissements de plaisir et de douleur mêlés.
Mes joues s’enflamment brutalement et je détourne les yeux. Mon cœur se met à battre plus fort. Qu’avons nous fait ? A la lumière crue du jour cette soirée me semble irréelle comme ces fantasmes du petit jour qui mouillent le ventre et tendent le bout des seins sous les draps mais qui disparaissent dès que la réalité nous rappelle et nous sort des songes licencieux.
Je tourne la tête vers Marc. Il dort encore. Sa poitrine se soulève en un rythme lent et profond. Son visage respire la plus profonde quiétude. Béatrice se soulève de nouveau. Elle aussi elle vient poser son menton sur sa poitrine son visage à quelques centimètre du mien. Elle lance elle aussi un regard vers Marc puis se retourne vers moi amusée
– Notre Maître dort !
Elle a dit çà avec une telle expression de servilité goguenarde que je ne me retiens pas de pouffer retenant un éclat de rire avec peine. Mais c’est surtout le " Notre " Maître qui me trouble. Je plonge dans une réflexion ouatée
" Notre Maître ". Oui ! Son Maître maintenant !… Et le mien !
La démonstration de cette nuit ne laisse aucun doute sur les choix de soumission de ma sœur à Mon Maître.
Pourquoi ai-je à la fois une sensation de bonheur et de jalousie diffuse ?
Oh ! Partager Mon Maître n’est pas  la première fois  et ce ne sera pas la dernière. Malgré ma jalousie maladive Je ne peux que l’accepter  et accepter celles qui s’agenouillent à ses pieds et le sollicitent sans vergogne. Il en joue à merveille d’ailleurs, et je dois avouer qu’il me fait partager avec une joie non dissimulée ses diverses expériences connaissant mes goûts pour les êtres de mon sexe.
Mais là ! Il s’agit de Béatrice… De ma sœur !
Il me reste un doute sur les motivations de Béatrice. Est-ce une simple initiation d’un soir ? Un jeu fugace, une volonté d’aller au bout de la découverte de ce que peux bien ressentir sa sœur en état de soumission en partageant son expérience? Je suis sur le point de lui poser la question mais je me ravise dés que je pose les yeux sur elle. Nos regards se croisent. Mes joues s’enflamment un peu plus. Elle s’en aperçoit, sourit et ses yeux pétillent de malice. D’un mouvement rapide elle se propulse en avant et me dépose un baiser délicat sur le front.
– Haaa ! Zaza…Tu… Tu…
Elle secoue la tête et ne va pas plus loin. Elle cherche ses mots. Mais je sais que ce que nous partageons maintenant s’inscrit dans l’indicible, d’incommunicable avec les mots
Elle prend tout à coup un espiègle et lève les yeux au ciel
"  Notre Maître dort… A moins que… "
Sa main gauche se pose sur le ventre de Marc et glisse sous le drap vers son entrejambe. Béatrice garde les yeux au ciel comme si elle cherchait quelque chose à tâtons. Quand elle trouve un large sourire lui barre le visage et lance un "Ha, haaaa ! " de satisfaction amusée.
Je sais pertinemment ce qu’elle est en train de faire mais je n’ose pas regarder. En même temps une bouffée de contrariété me saisit. Est-elle donc insatiable a ce point ? Ou bien n’est ce qu’une provocation pour bien me montrer que c’est elle qui prend l’initiative sur sa petite sœur ? J’ai à peine le temps de réagir qu’elle se saisit du drap le lance en l’air d’un geste vif le rabattant sur sa tête qu’elle enfonce sous les draps à la rencontre de sa main.
Cette fois ma respiration se bloque et je ne peux m’empêcher de dévisager Marc
Il ne bouge pas. Seul un léger sourire de contentement plisse maintenant le coin de ses lèvres. Il ne dort plus mais reste immobile sous les entreprenantes caresses de Béatrice. Je ne sais que faire et suis sur le point de reposer ma tête sur l’épaule de Marc.  Avant même que j’ai le temps d’esquisser un mouvement, la main de Mon Maître se pose sur mon épaule ; Elle frôle mon cou se serre délicatement autour de ma nuque et doucement mais fermement pousse ma tête vers le bas de son ventre où Béatrice s’active dans des gloussements étouffés. L’ordre gestuel de Marc est clair bien que je me révolte intérieurement à la compréhension de son désir. Je me raidis un cours instant et la pression de sa main se fait plus forte. Inutile de résister ! Je glisse à mon tour la tête sous les draps.

8 juin 2011

Chap 7. Les liens du sang


Les rayons du soleil matinal filtrent à travers les persiennes et viennent me chatouiller les paupières. J’entrouvre les yeux et les referme aussitôt, éblouie par l’intense clarté. A tâtons je repousse le drap qui me couvre à mi-corps. Je prends une profonde inspiration pour chasser de mes poumons les derniers miasmes de la nuit. Je me redresse sur un coude mais je manque d’assurance et retombe de tout mon long sur la poitrine de Marc. J’ai mal à la tête !
Je tente de nouveau d’ouvrir les yeux. Dans la buée de mes larmes je distingue la silhouette nue allongée à la gauche de Mon Maître. Elle est couchée sur le ventre, le visage a demi posé sur son bras replié. Son autre bras disparait sous celui de Marc. Sa chevelure auburn, emmêlés comme après une course effrénée, couvre l’oreiller repoussé et tasser contre la tête du lit. Sa jambe droite est repliée au-dessus des draps dévoilant une cuisse longue et ferme. Ses reins et ses fesses impudiquement exposés reflètent la lumière chaude du matin.
Sous mon menton la poitrine de Mon Maître se soulève en un rythme régulier. Ils dorment encore profondément. J’émets un petit gémissement de douleur, une douleur vrillante me traverse le crâne, et me laisse retomber lourdement en arrière en gardant une main sur la poitrine de Marc.
Je replonge dans ce demi-sommeil bienfaisant qui souvent suit mes nuits.
Et les images de cette soirée dansent sur l’écran sombre de mes paupières.
...
- Mademoiselle Béatrice ?… Pourquoi avez vous les jambes écartées ?
- pourquoi avez vous les mains dans le dos ?
- Pourquoi êtes vous cambrée ?
- Pourquoi ?
- …
Stupéfaite j’écoute Béatrice égrener les réponses que je viens de psalmodier, il y a quelques instants.
- …Et tu aimes être ainsi offerte Béatrice ?
Comme un coup de tonnerre la réponse tombe et je comprends qu’elle ne joue plus. Qu’elle a lâché prise.
- Oui, Maître Marc… J’aime çà !
J’aurai du être scandalisée, révoltée peut être !
Il n’en a rien été ! Bien au contraire. A peine ai-je été troublée mais cela a vite laissé la place à un sentiment de fierté et de complicité avec ma sœur encore jamais égalée.
Son verre vide, Marc se lève du sofa et revient le poser sur la table. Il s’accroupit près de Béatrice.
- Et maintenant Mademoiselle … Êtes vous excitée ?… Est-ce que vous mouillez?
Du coin de l’œil je vois ma sœur baisser la tête et murmurer à voix basse comme pour n’être entendue que par Mon Maître.
- Ou… Oui, Marc !
Marc a un claquement de langue agacé.
- Pardon ?
Béatrice bafouille embarrassée
- Je… Pard… Je… Oui, Maître !
Du coin de l’œil, à la limite de mon champ visuel, Je l’aperçois me lancer un regard interrogateur. Je reste de marbre, impassible. Mais mon cœur bat à cent à l’heure.
Marc pouffe
- Eh bien …Il y a du travail !… Je vous propose de commencer immédiatement, Mademoiselle ?
Cette fois la réponse est plus assurée
- Oui, Maître !

Je ferme les yeux et souris intérieurement. Soit la bienvenue, Béatrice ! Bienvenu dans mon monde ! J’avais toujours cru en l’impossibilité de te décrire l’intense émotion que d’être ainsi dirigée, prise en main, soumise à Mon Maître. Tu as dû me prendre pour folle. Tes sourires narquois m’ont toujours dissuadé d’aller très loin dans mes pauvre tentatives d’explications.
Et voilà que ce soir tu partages de la façon la plus intime ce que mes mots ne peuvent décrire et que seul l’expérience peut faire toucher du doigt. L’indicible bonheur de servir.


Marc se relève
- Voilà qui est mieux… Restez à genoux Mademoiselle Béatrice, jusqu'à ce que je revienne vous chercher.
Il se tourne vers moi
- Mademoiselle Isabelle ?… Vous devriez me montrer mes quartiers… N’est-ce pas ?
Je mets un instant à réagir. Marc vient de me signifier que le repas est fini et je n’ai presque rien mangé.

Le Pavillon des hôtes est situé un peu en retrait du haras. Un chemin pavé et bordé de buis sombres nous y mène en sinuant entre les massifs de genets et de genévrier. Je pousse la porte et, passé le hall, nous pénétrons dans la salle centrale. Ce monumental gîte à colombages est la résidence des VIP qui passent au haras. Un ancien pigeonnier arrangé avec goût par ma mère dans le style de notre région, avec une touche de modernité qui souligne son ancrage dans notre temps.
Le détecteur de présence a mis en route les éclairages d’ambiance qui illuminent l’enchevêtrement des poutres de chêne qui nous surplombent. Une lourde table ronde de chêne doré trône au centre de la pièce parfaitement circulaire. Deux escaliers opposés de fonte noire aux balustrades de laiton doré montent en longeant les murs de pierre blanches vers les chambres. De nombreux tapis multicolores couvrent la presque totalité du sol masquant un parquet patiné par le temps. Les chaises ouvragées de cuir sont sagement alignées le long du mur en une ronde impeccable. Sur les parois, des tentures aux motifs africains éclatant réchauffent la froideur de la pierre et de la chaux. L’endroit semble plaire à Marc. Il en fait le tour à pas lent en détaillant les œuvres exposées sur des sellettes murales à intervalles réguliers. Son intérêt se porte soudain sur les tapis épais. Il en pointe un du doigt.
- Il manque une œuvre d’art ici !
Il soulève un sourcil en me lançant une œillade complice.
Je fais mine de ne pas comprendre.
- Allons Mademoiselle !… Déshabillez-vous et à genoux !
Je considère un instant le tapis un peu hagarde. Mais si Marc le veut !
- En bout de tapis… Je réserve l’autre bout à Mademoiselle Béatrice !
Le sang quitte mon visage. Je fais un pas en avant vers lui.
- Oh monsieur !… Oh non !… S’il vous...
Le froncement sévère de ses sourcils stoppe net ma protestation indignée.
Je reste la bouche ouverte de stupéfaction.
Il s’approche et s’empare de mon menton et me referme la bouche en souriant.
- Allons Isabelle… Qu’est ce qui te pose problème ?
- Mais, Mais…Monsieur.. C’est ma sœur !
J’ai mis dans ma voix toute la supplication possible.
Cela le fait rire et il hausse les épaules.
- Et alors ?
Ma tête se vide, je n’arrive plus a penser, l’émotion me submerge.
- Mais… Mais…
- Béatrice en a envie… Je le sais… Et tu le sais !
Mes jambes flageolent. Marc continu.
- Ta sœur est actuellement à genoux dans le salon… Et elle m’attend !
Il me lâche le menton et recule d’un pas. Je baisse les yeux sur le tapis, résignée.
- Oui, Monsieur !
Vaincue et à bout d’argument, je commence à me déshabiller mécaniquement, laissant tomber un à un mes vêtements sur le sol sous le regard espiègle de Mon Maître
Une fois nue, je m’agenouille docilement au bord du tapis en fixant l’autre bout comme hypnotisée. Marc s’empare de mes effets pendant que j’écarte les jambes et glisse mes mains dans le dos. Mon maître dépose mes vêtements sur une des chaises mais garde mon fin tee-shirt noir qu’il replit plusieurs fois sur lui-même pour en former un long ruban. Il se penche sur moi et entreprends de me sangler les yeux avec ce bandeau improvisé.

 

25 février 2011

Chap. 2 Territoires Brûlants

Mon esprit tourne à cent à l’heure. Nous sommes camarades de classe depuis deux ans et nous nous entendons très bien. J’ai toujours pris ses gestes de tendresse comme de l’amitié. J’aime bien l’attention qu’elle porte à mes cheveux roux et son habitude d’y passer la main. Et les sourires appuyés qu’elle me lance si régulièrement ne sont pour moi qu’une preuve de son amitié. Je n’y avais pas vu l’admiration et encore moins l’amour, cela ne mettait pas apparu un seul instant. Le baiser plus qu’appuyé de ce soir me tombe dessus comme une révélation.
La main de Virginie se pose délicatement sur ma joue tandis quel couvre mon cou de baisers brûlants. Je glisse une main dans ses cheveux de miel sombre. Elle sent le musc, d’une suavité épicée à peine couverte par le léger parfum de savonnette de la toilette du soir. De ma joue sa main glisse vers ma poitrine, lentement, comme si elle demandait la permission avant de s’aventurer sur le territoire de mon corps tendu. Elle se glisse sous ma nuisette et vient frôler délicatement la pointe de mon sein gauche. La peau de mes tempes se hérisse et un frisson me parcourt le dos. Je me mords les lèvres, mais ne peux empêcher la pointe de mes seins de se tendre instantanément tandis qu’un crépitement électrique naît du contact des doigts de Virginie sur l’aréole émoustillée.
Dans le silence de la nuit froide ses doigts s’attardent en une longue et indécente caresse qui me coupe le souffle. Cette caresse je me la suis déjà prodiguée dans mes nuits câlines. Seule avec mes fantasmes. De sentir la main d’une autre s’attarder sur ma peau me donne envie de hurler de bonheur. Quelle sensation éblouissante, renversante. Sous mes paupières closes mes yeux se révulsent tandis que mon ventre s’électrise. Je ne peux m’empêcher de gémir et de tenter d’étouffer mon gémissement en embrassant à pleine bouche le front de Virginie. Nos lèvres se cherchent et se trouvent et de nouveau nos langues se mêlent en une sarabande effrénée. Un baiser sans retenue cette fois, presque glouton. Je ne résiste pas lorsque les mains de Virginie quittant ma poitrine s’emparent de ma chemise de nuit prés du genou et tirant dessus me la trousse jusqu’à la taille découvrant mes cuisses et mon ventre brûlants. Fébrilement elle me caresse la hanche et ses doigts se glissent sous l’élastique de ma petite culotte de coton blanc. Ses doigts fureteurs cherchent à gagner le four incandescent de mon entrejambes. Instinctivement mes cuisses se serrent et mes genoux s’entrechoquent verrouillant mes jambes. Virginie a compris mon sursaut de pudeur et ses gestes se font moins pressants. Elle interrompt son exploration et caresse nonchalamment, du bout des doigts, l’orée du buisson roux qui cache la fleur frémissante. La présence de ses doigts qui jouent sur ma peau aussi près de mon intimité déchaîne en moi une vibration de plaisir ; Un feu intense gagne mon ventre et irradie dans tous mes membres. Un frémissement court le long de ma peau
Virginie a senti la vibration qui trahit mon émoi.
Nos lèvres se séparent. Elle se soulève sur un coude et me regarde en souriant. Dans la pénombre, je lui rends son sourire. Enhardie, d’un geste rapide elle rejette les couvertures et, tout en s’asseyant au milieu du lit, trousse sa chemise de nuit par dessus sa tête pour s’en débarrasser rapidement.
Sous la clarté de la lune, dans l’air froid, elle se découvre entièrement. Elle est totalement nue. Elle ne porte pas de sous-vêtements Je détourne les yeux, mais attirée comme un aimant, malgré ma pudeur, je reviens à ma contemplation.
Virginie est une jolie jeune fille au corps élancé. De longs cheveux bruns aux reflets ambrés encadre un visage ovale rehaussé d’un regard vert profond, mutin Un nez droit, altier, qui surplombe une bouche pulpeuse à la moue boudeuse qui lui donne un air affecté presque dédaigneux. Une fausse attitude contrariée par des lèvres toujours entrouvertes qui appellent au baiser.
Dans le rayon de lune, lorsqu’elle lève les bras pour se débarrasser, je peux rapidement entr’apercevoir les pointes dressées de ses deux petits seins. Deux pommes accrochées hautes et fières. De la fierté et de l’arrogance de ses quinze ans Elle se trémousse, ses cheveux retombent sur ses épaules et elle replonge dans le lit à côté de moi, rejetant les draps au-dessus de nos têtes. Je ne sens plus le froid et les couvertures restent au pied du lit. Le drap ne sert qu’a nous cacher, à ménager notre pudeur.
Elle se serre contre moi et cherche ma bouche. Je suis trop troublée pour résister et de la sentir entièrement nue, sa peau contre ma peau me plonge dans un ravissement extatique. Le baiser se fait plus profond. Dans le froissement des draps tendus, elle lance sa jambe repliée sur ma hanche et à tâtons s’empare de ma main qu’elle glisse entre ses cuisses ouvertes.

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13 février 2011

Chap.1. Fusion froide.

- Isa ?…
-…
- Isabelle… Tu dors ?
- Mmmh !
- Tu dors ?
J’entrouvre les yeux.
- Tu dors ?
Je sors la tête de sous les draps et des couvertures épaisses. Mon visage rencontre l’air frais et humide.
Je me retourne dans mon lit et scrute l’obscurité Une faible clarté éclaire la chambre. Du lit de fer qui me fait face un visage bleuté de lune, qui sort de sous des couvertures, est tendu vers moi.
Elle me sourit.
- Je peux venir avec toi… J’ai un peu froid !
Un peu ! C’est un euphémisme. Le grand bâtiment en pierre semble ouvert à tous les vents tellement il y a de courant d’air. Un semblant de chauffage cours dans des tuyaux de fonte le long des murs et essaye de nous prodiguer un peu de chaleur. Mais ici l’économie est de rigueur et les chambrées du dortoir ont juste de quoi ne pas geler.
Du givre scintille sur les carreaux. Et j’ai déjà le bout du nez qui se refroidi au contact de l’air.
Je recroqueville mes orteils à l’intérieur de ma nuisette.
Moi aussi j’ai froid.
- Oui… Tu viens ?
- Oui !
C’est à toute vitesse que Virginie bondit de dessous ses draps. Et, avec des petits pas de souris, toute recroquevillée sur elle-même, elle traverse le court espace entre nos deux lits.
- Brr… P’tain çà caille…
Lance-t-elle à voix basse tout en sautant à pied joint dans mon lit. J’ai juste le temps d’entrouvrir les draps et me mettre de côté pour lui laisser de la place.
Les couvertures se rabattent par dessus nos têtes, mais pas assez rapidement pour empêcher une bouffé glaciale de se glisser entre nous. Virginie frissonne comme si elle venait de traverser un champ de neige en chemise de nuit. Elle lance sur le ton de la plaisanterie d’une voix chevrotante.
- P’tain il pourrait chauffer un peu plus les curés… quel bande de rachos… nos parents paye assez cher…non ?
Le collège est certes réputé pour ses enseignements mais on parle rarement de son accueil. Il faut dire aussi qu’il fait particulièrement froid en ce moment, nous sommes à quelques jour des vacances de Noël. Le magnifique bâtiment de pierre à la Mansard qui abrite les dortoirs n’a pas vocation à retenir la chaleur. Loin de là !
Nous rions en cœur de sa remarque tout en nous blottissant l’une contre l’autre.
Le souffle chaud de Virginie court sur mon cou. Nos pieds s’emmêlent pour partager leurs chaleurs. J’ai un moment d’hésitation mais un peu gauche je finis par poser ma main sur le flanc de Virginie. Son nez me frôle la joue. Il est gelé.
Je souffle
- T’as le nez froid !
Elle rit nerveusement et éloigne un peu son visage. Comme deux chattes qui cherchent leur place dans un panier trop petit, nous bougeons en tous sens jusqu'à ce que nous nous trouvions enfin confortable dans les bras l’une de l’autre.
Les couvertures au-dessus de nos têtes commencent à jouer leurs rôles et nos souffles mêlés réchauffent l’air rapidement. Un soupir de Virginie, et le silence se fait.
J’observe la lumière froide de la lune à travers les orifices laissés libres qui nous permettent de respirer. J’attends que le sommeil me gagne de nouveau.
- Isa ?
- Oui ?
- Isa… Je… Je suis bien avec toi !
J’ai un large sourire.
- Moi aussi, Virginie, je suis bien avec toi !
Je la sers un peu plus fort pour appuyer ma réponse. Une gouttelette mouillée se pose sur mon menton. Surprise j’écarquille les yeux pour tenter de percer la pénombre et instinctivement ma main se porte sur sa joue.
- Tu pleures ?… Qu’est ce qui ne va pas ?
Virginie enfouie sa tête dans l’oreiller et sa voix est étouffée.
- Non, non, … çà va… C’est ces vacances ! …
Je ne comprends pas trop. Des vacances c’est plutôt une bonne nouvelle ! Elle continue.
- Je ne passe pas Noël avec mes parents… Dès fois j’ai l’impression qu’ils veulent se débarrasser de moi…
Je déglutis, je comprends son mal être et tente de la rassurer.
- Mais non, tu sais moi aussi mes parents font un boulot de ouf. Mon père n’est pas là non plus pour Noël… il est au Pendjab t’imagine tous çà pour des chevaux…De toute façon il est jamais là… Toujours à courir.
- Oui, mais tu as ta mère et ta sœur… moi j’ai l’impression qu’ils ne m’aiment pas. Qu’ils m’ont collée au pensionnat pour se débarrasser ! …
Je ne sais que dire et reste silencieuse. Un long moment se passe.
De l’oreiller Virginie reprend timidement.
- Et… Toi… Toi, tu m’aimes ?
Je souris de nouveau et la serre amicalement pour la consoler.
- Mais oui… Je t’aime !
Elle sort la tête de l’oreiller ses bras se mettent autour de mon cou.
- Moi aussi, je t’aime, très fort.
Elle va pour poser sa tête sur mon épaule. Ses lèvres viennent effleurer ma bouche. Un simple frôlement, léger comme l’aile d’un papillon. Un effleurement, puis un deuxième, plus précis, et un autre encore. Sa bouche hésitante finit par se poser sur la mienne. Un instant j’ai cru à une simple maladresse due à notre promiscuité. Mais le chapelet de baisers qui se posent sur mes lèvres et se précisent ne me laisse plus de doute.
Enhardit par mon manque de réaction Virginie se plaque maladroitement sur ma bouche et sa langue tente de s’insinuer entre mes lèvres. Timidement d’abord, puis avec la volonté pressante de pousser plus loin l’effraction. Je n’arrive pas a réagir, mon cœur s’emballe tandis qu’une bouffée de chaleur me monte au visage et que mes tympans se mettent à bourdonner. Une léthargie gagne tous mes membres. Ma torpeur ne se dissipe pas lorsque Virginie maintenant libérée et comprenant mon manque de réaction comme un assentiment, s’empare de ma nuque et m’enlace vigoureusement tout en m’enfonçant profondément sa langue dans la bouche que je n’ai pu m’empêcher d’entrouvrir.
Que se passe-t-il à ce moment là ? La nuit devient brutalement lumineuse une vague de joie intense me parcourt de la tête aux pieds à peine tempérée par un sentiment diffus d’interdit. Mon dieu comme je suis bien ! J’ai l’impression que tout l’amour du monde me crucifix dans les bras de Virginie. Sa langue s’agite en tout sens dans ma bouche. Comme ce baiser est doux et brûlant ! Il contient toute la tendresse du monde et me chavire littéralement. Comme dans un rêve, d’ailleurs je dois certainement rêver ! Je tente d’y répondre maladroitement. C’est la première fois que j’embrasse. Et quel baiser ! Bien sur, je sais comment faire mais passer à la pratique dans de telles conditions me désarçonne et me fait perdre mes moyens. Je n’ai plus qu’une chose a faire, me laisser guider. Et Virginie ne s’en prive pas. Elle semble prise de folie amoureuse. Elle gémit en m’embrassant et respire fort par le nez, essoufflée de bonheur. J’ai l’impression quelle veut m’absorber entièrement. Son corps se colle contre le mien comme si elle cherchait à se fondre en moi. La fureur de ce premier baiser est tel que j’en suis submergée, étouffée. Cela atteint son paroxysme lorsque enfin l’étreinte de Virginie se relâche. Sa bouche me quitte. Elle s’abat sur mon épaule se nichant contre mon cou. Elle halète bruyamment et son souffle chaud coule le long de ma poitrine s’infiltrant sous la fine nuisette de coton enveloppant ma poitrine d’une chaleur troublante. Virginie tressaille de tout son corps murmurant comme une prière pour elle-même :
- Je t’aime,... Je t’aime,… Oh ! Comme je t’aime !

 

26 janvier 2011

Chap.12. La Grange.Epilogue

Je ne suis pas retournée à la grange le lendemain. Je pensais que le régisseur avait définitivement mis un terme de la plus violente des façons aux petits jeux du trio. Par contre, je n’ai pu résister à l’envie d’épier la jeune fille dans la cour de l’école. Elle était égale à toute les autres. Ses copines papillonnaient autour d’elle. Elle riait et parlait avec volubilité sans me prêter attention, à moi, élève des classes inférieures. Rien ne laissait deviner ce qu’elle avait subi entre les mains des deux garçons et de Mathias. Rien si ce n’est de légers cernes bleutés sous ses yeux pétillants.
Quant à Mathias maintenant je l’évite comme la peste. C’est un exercice très difficile. C’est l’homme omniprésent dans le haras Il supervise et s’occupe de tout et il se doit d’être là, sans faillir. Il ne doit pas comprendre lorsque je refuse, avec un sourire forcé, son aide pour harnacher mon cheval. Et qu’instinctivement lorsque nous nous retrouvons seuls dans un box je trouve un prétexte pour m’en échapper. Il a du mettre çà sur le compte d’une affirmation d’indépendance propre aux adolescents et ne semble pas m’avoir tenu rigueur, ni même de s’en soucier au fond ! Parce qu’en fait, il avait alors certainement d’autres pensés en tête.

Le soir tombe vite maintenant. De la carrière je ramène Dalton à son box une longue balade au pas pour le faire retourner au calme m’a retardée. Je passe tout de même un long moment à l’étriller, à m’occuper de son box. Un dernier coup de balai pour rentrer la paille vagabonde, un dernier au revoir aux occupants de l’écurie à voix hautes, je tourne l’interrupteur de la lumière, sort dans la nuit et prend la direction de la maison.
Je dois être la dernière à rentrer ce soir !
Au détour des stalles je sursaute et me raidis de stupéfaction. Dans l’ombre de l’allée, face à moi se présente la jeune fille de la grange. Elle marche à petits pas à côté du régisseur. Mon cœur se met à battre la chamade et je sais que le rouge de la surprise me monte aux joues. Heureusement la pénombre dissimule mon trouble. Nous ne pouvons manquer de nous croiser aussi, je fais un pas vers la gauche pour leur laisser le passage. La jeune fille tourne la tête vers moi. Nos regards s’accrochent l’espace d’un éclair qui me semble durer une éternité.
- Bonsoir !
Me lance-t-elle d’une voix mal assurée.
- Bonjour... Heu… Bonsoir !
Qu’elle gourde je fais ! Maintenant elle sait à quel point je suis troublée. Mais, peut être mettra-t-elle cette hésitation sur une timidité maladive.
Mathias couvre nos deux voix fluettes de son timbre grave et profond
- Bonsoir Mademoiselle !
Une onde froide me court le long du dos. J’ai peur qu’ils ne cherchent à lancer la conversation. J’accélère le pas et les double sans ralentir. Je parcours une dizaine de mètres, les cheveux de la nuque hérissés et l’esprit chamboulé. Mais que font-ils ici ? Ensemble ? Et aussi tard ?
Je ne peux m’empêcher de me retourner. Ils sont arrivés au coin des écuries Au moment de disparaître derrière le bâtiment la jeune fille se tourne vers moi. De nouveau nos regards s’accrochent et malgré la pénombre je peux saisir le pâle sourire navré qu’elle m’adresse. Je ne peux manquer également de voir la main de Mathias qui s’empare du poignet de l’étudiante et l’entraîne d’un geste impatient, la faisant disparaître à mes yeux.

Je dîne rapidement en silence. Une foule de questions me traverse l’esprit. J’ai du mal à comprendre ce qui lie la jeune fille et le régisseur. Je revois en toile de fond de mes cogitations le sourire et le regard de la jeune fille. Un appel ? Une excuse ? Ne me juge pas ! Je ne peux pas faire autrement !… C’est ce que j’ai lu dans ses yeux sans réellement le comprendre alors ! Et effectivement après ce qui s’est passé dans la grange je ne me fais pas d’illusion. Si Mathias entraînait avec lui sa victime ce n’était pas pour lui faire que la morale.
De ma chambre j’observe le haras, et le bâtiment du logement de l’intendance… du régisseur. De la lumière brille à sa fenêtre. Ils sont là. Tous les deux. Je le sais, je le sens. Il ne peut en être autrement !
Impossible de dormir. Plusieurs fois je me relève de mon lit et nue m’approche de la fenêtre pour en épier la nuit. Il y a encore de la lumière, mais cette fois a une autre croisée. Celle de la chambre ! Je meurs d’envie de savoir ce qui s’y passe. Mes mains passent fébrilement sur ma peau brulante et entre mes cuisses. La pointe de mes petits seins se tendent sous la fraîcheur qui tombent des carreaux de la fenêtre. Je frissonne et regagne mon lit chaud. Je suis au comble de l’excitation et revois au ralentie les images de l’outrage qu’a subi la jeune étudiante dans la grange. Et maintenant elle est avec cet homme de son plein gré, dans sa chambre !

De son plein gré ?
Aujourd’hui je sais que non. Je devine le chantage que le régisseur devait exercer sur la pauvre lycéenne. Elle lui appartenait et il en usait suivant son bon vouloir Echangeant ainsi son lourd secret contre les faveurs de la belle.
J’aurais dû en être révoltée ! Il n'en a rien été. Pire…Ou mieux ! J’en tirais un plaisir voluptueux au-delà de toute compréhension. Du haut de mes quatorze ans je m’imaginais même à sa place que j’enviais tout en repoussant l'idée. Je me rêvais écarter les jambes et rougir de honte sous les désirs bestiaux de l’homme. Et en même temps je me refusais me débattant de toutes mes forces sous la contrainte pour finir par y céder avec volupté.
Je ne savais pas encore que quelques années plus tard ces fantasmes refoulés resurgiraient. Que des forces souterraines bouillonnaient au fond de moi et œuvraient pour qu’un jour je rencontre celui qui allait mettre un nom sur mes refus. Pour qu’un jour je me retrouve nue, offerte, à genoux, les jambes largement écartée, les mains dans le dos et le rouge de la honte à mes joues aux pieds de celui que j’ai choisi pour me guider enfin sur le chemin des plaisirs inavouables de la soumission. Mon maître. Marc.

17 octobre 2010

Chap.6. Au rendez-vous.

Le lendemain, j’ai tenté d’apercevoir la jeune fille au lycée. Ses longs cheveux blonds étaient vraiment facilement repérables, autant que la rousseur de mes cheveux. Elle était en pleine discussion avec un groupe de garçons et de filles de sa classe. On avait l’impression que rien ne s’était passé. Elle riait, prenait des poses mimant certainement le film qu’elle avait vu hier soir à la télé. Bref, des choses que l’on fait tous les jours dans les cours d’école !
Les deux garçons n’étaient pas à ses cotés j’en ai déduit qu’ils ne faisaient pas partie du lycée. A l’observer, elle était si naturelle qu’elle me donne presque l’impression que je m’étais trompée ! Que ce n’était pas elle que j’avais vue hier, nue, dans la grange.
A la sortie des cours j’ai voulu en avoir le cœur net. Je suis rentré en coups de vent, embrassé ma mère, pris mon goûter sur le pouce et parti en courant vers la rivière… La grange !
Je suis déçue ! De mon poste d’observation je peux m’apercevoir que l’intérieur de la grange est vide ! Je reste dans l’expectative un long moment et suis sur le point de m’en retourner chez moi lorsque des silhouettes se profilent dans la chaleur de la fin de journée. Mon cœur s’affole… Sur le chemin poussiéreux, ce sont eux ! J’étais un peu en avance me semble t il. Ils sont encore tous les trois. Mon cœur tambourine à mes tempes. Je me dissimule un peu plus dans les feuillages m’interdisant tout mouvement car ils me font face et risque de me voir. Mais ils passent rapidement presque en courant entraînant derrière eux, par la main, la jeune fille qui semble mollement résister et gagnent le refuge de la grange.
Ils ne perdent pas de temps ! A peine à l’abri des regards, sauf du mien, ils entourent la jeune fille et semblent butiner autour d’elle. son tee-shirt est prestement enlevé ainsi que le délicat soutien gorge, un simple bandeau. Le plus âgé des garçons a déjà commencé à lui dégrafer son jean et lui baisser sur les genoux. L’adolescente semble essayer de tempérer leurs ardeurs en se couvrant la poitrine de ses bras et en protestant.
Cela m’agace, je n’arrive toujours pas a bien entendre ce qu’ils se disent. J’aimerais m’approcher mais n’ose pas de peur d’être découverte. La lycéenne se retrouve très vite entièrement nue. Le corps exposé et exploré fébrilement par les mains des deux garçons il s’attardent sur ses seins, dont il ont écarté de force les bras qui les protégeaient, la croupe saillante et la toison blonde de son ventre. La jeune fille se débat mollement comme si elle était assaillie par une nuée de moustiques, écartant une main trop entreprenante, couvrant son bas ventre d’une autre vite écartée par les garçons, esquivant une caresse de ses fesses d’un coup de hanche. Mais la lutte est inégale, les assaillants sont trop vigoureux pour qu’elle puisse résister longtemps. Le coup de grâce lui est porté lorsque le plus âgé s’empare de sa bouche et lui applique un baiser fougueux. Son corps se tétanise alors et elle ne bouge plus laissant libres champs au deuxième assaillant qui lui caresse impérieusement le dos, les hanches et la croupe poussant même jusqu'à lui glisser une main impatiente entre les jambes en passant par derrière.
Le baiser semble l’avoir subjugué. Et telle la proie hypnotisée du serpent cesse tout mouvement de défense. Nue debout au milieu de la paille, les yeux fermés elle serre les jambes et ramène sur elle ses bras en un dérisoire écran de protection. Elle donne l’impression d’avoir froid pourtant cette fin d’été est étouffante Les garçons en profitent pour quitter rapidement leurs effets.
Je détourne les yeux un instant. Ils n’ont vraiment aucune pudeur ! Je peux entendre leur éclat de voix et leur rire entendu. Mais la curiosité est la plus forte. Et je ne peux m’empêcher de ramener mon regard sur le trio.
Leurs vêtements volent à travers la grange. Et comme s’ils s’étaient entendus, sans se consulter, s’emparent des poignets de la l’adolescente en l’entraînant vers la botte de paille la plus proche celle ou reposent ses vêtements. Ils la couchent sur le dos avec force. Je sens bien qu’il est inutile pour elle de se débattre tant leur décision semble prise. Elle tente cependant de se relever mais rien n’y fait, cela ne restera qu’une timide tentative les deux garçons ont saisi chacun une cuisse et lui écarte vigoureusement les jambes. Elle me fait face et je ne peux manquer d’apercevoir la fente délicatement rosée à peine cachée par la fine toison dorée. Une onde électrique me parcourt le ventre. Je sais que c’est la cible que cherche à atteindre les garçons et je ne peux m’empêcher de la relier, par empathie, à ma propre vulve à peine ourlée du duvet cuivré de ma puberté.
Je n’ai pas le temps de m’attarder devant le ravissant spectacle. Le garçon brun a rapidement pris place entre ses cuisses me masquant le ventre écartelé de l’adolescente et le remplaçant par les étroits globes laiteux de ses fesses. De la main droite il fouille entre ses jambes. Et un coup de rein me fait deviner qu’il vient de forcer l’entrée tant admirée.
Le corps de la jeune fille se détend alors. Vaincue, elle cesse de résister. Ses jambes se déplient et ses pieds viennent rejoindre le sol. Le garçon entre ses jambes s’agite et lui assène de nombreux coup de reins tandis que l’autre, le petit blond, lui caresse le bras qu’il tient toujours entre ses mains et parfois pousse ses caresses jusque sur sa poitrine.
Elle ne lutte plus et se laisse faire comme un pantin désarticulé. Je ne doute pas que l’issue sera la même que lors de celle d’hier. Pourtant le garçon semble en avoir décider autrement ! Il arrête brusquement ses mouvements et se redresse lentement Il va même jusque se dégager du ventre de l’adolescente. Et ce qu’il en sort alors me laisse stupéfaite. C’est encore plus gros que ce que j’avais déjà vu. Le membre me semble avoir doublé de volume, il est tendu à l’extrême et l’énorme gland rose nacré me confirme l’impossibilité d’introduire un jour un tel engin entre mes jambes. Pourtant la lycéenne semble bien avoir été pénétré par ce bélier, et dans son entier, car l’engin est luisant de la racine de la hampe au bout du pieu ! Comme elle a du souffrir ! Elle a du être distendue à l’extrême pour pouvoir enfourner un tel engin !. Mais pourtant, réflexion faite, je n’ai pas entendu de cri de souffrance de sa part ! Je n’y tiens plus. Je jette un coup d’œil rapide autour de moi, m’assurant que je suis seule sous les frondaisons et glisse rapidement une main entre mes jambes passant sous la ceinture de mon jean et l’élastique de ma petite culotte blanche. A mon grand étonnement je suis trempée, même le tissu de ma culotte est mouillé et chaud ! Mon doigt glisse facilement sur ma fente suintante s’enduisant d’un liquide sirupeux comme du miel. Une décharge électrique me hérisse les cheveux de la nuque et mes yeux se révulsent. Le contact avec le petit bourgeon turgescent qui garde l’entrée de la fournaise humide provoque chez moi une décharge fulgurante me faisant presque tomber à la renverse. Je découvre à quel point cela peut être bon. Mais par contre la phalange qui entrouvre les lèvres brûlantes me confirme que jamais, au grand jamais, le sexe d’un garçon ne pourra s’introduire dans un aussi petit passage sans me déchirer et me faire très mal.
Je reprends mes esprits et j’en suis là de mes réflexions lorsque je relève la tête en enlevant la main de mon sous-vêtement, reprenant l’observation d’un œil dubitatif.

15 septembre 2010

Chap.4. Les bons copains.

Les coups de boutoir qu’il assène à la lycéenne deviennent de plus en plus rapide et violents. Tétanisée, elle ouvre la bouche en grand sur un cri silencieux. Et brutalement le corps du garçon s’arque et s’immobilise dans une crispation de tout son être, griffant cruellement la croupe de la jeune fille.
Du haut de mes 14 ans je ne comprends pas ce qui se passe alors. Les chevaux n’ont pas la jouissance extatique des être humains et les saillis ne se terminent pas de cette façon ! Je reste perplexe en contemplant les derniers soubresauts incohérents et ridicules du couple.
Ils restent un moment sans bouger. La jeune fille a baissé la tète entre les bras et semble inconsciente. Ses longs cheveux blonds se mêlent à la paille. Le garçon reprend son souffle tout en lui caressant la croupe.
Enfin comme sortant d’une longue léthargie, ils finissent par se séparer. Et je constate que la verge luisante du garçon a fortement diminué. Je souris intérieurement. C’est la même chose pour les étalons mais beaucoup plus rapide !
Il a l’air épuisé et s’assoie à côté de l’adolescente qui semble encore engourdie et qui ne quitte pas sa pose.
Le garçon qui a chevauché la jeune fille si ardemment se tourne vers son copain et lui parle. A ses mots la jeune fille semble se réveiller et tente de se redresser. Il lui passe alors un bras autour des épaules et lui parle à l’oreille, comme pour la rassurer. Mais elle secoue la tête de droite à gauche dans un signe de refus obstiné. Celui qui a été vertement rembarré se précipite derrière la jeune fille et prend alors là place du premier. La lycéenne tente une nouvelle fois de se relever mais son ami la tient fermement en haussant le ton je peux cette fois entendre le son de sa voix.
- Allez… Laisse toi faire… C’est mon copain… Il a le droit lui aussi…
L’argumentation ne semble pas convaincre la jeune fille qui fait mollement "non" de la tête. Le premier éconduit, lui, ne prête aucune attention aux tentatives de son ami pour amadouer l’adolescente. Il est pressé! Et les négociations avec la blonde semble être le dernier de ses soucis. En un éclair il s’agenouille derrière la croupe tendue de l’adolescente, se saisit de son membre tendu et le plante vigoureusement dans le chemin déjà emprunté par son acolyte. Surprise, elle lance un cri strident tout en se contorsionnant et en tournant la tête vers l’arrière pour essayer de voir son nouveau cavalier. Elle tente de le désarçonner en donnant des coups de rein. Mais il me semble que cela produit l’effet inverse et aidé par ses secousses providentielles le jeune homme s’enfonce profondément en elle, se cramponnant à ses hanches de toutes ses forces. Vaincue, elle lance un dernier cri de dépit et se laisse tomber dans les bras de son premier assaillant, comme pour s’y consoler.
Enfin victorieux le jeune homme entame de rapides et maladroits va-et-vient entre les cuisses de l’étudiante. La lycéenne cette fois ne bouge plus et étouffe ses cris contre la poitrine de son amant qui vient de l’offrir sans l’ombre d’un remords, à son ami.
Je reste subjuguée par la scène. Le jeune homme qui tient fermement sa compagne nue et qui parfois l’embrasse sur la bouche pendant que son copain s’escrime frénétiquement entre ses fesses. Cela est totalement hors de ma compréhension de petite fille et je ne peux que regarder sans bien saisir ce qui se passe. Une foule de questions se bousculent dans ma tête. Est-ce donc toujours cela que font les " Grandes " lorsqu’elles sortent avec des garçons ?
A sont tour le jeune homme qui chevauche la jeune fille cesse brutalement ses mouvements ridicules et se tétanise en rejetant la tête en arrière. Apparemment il vient lui aussi de finir !
Lorsqu’il se retire du ventre de l’adolescente son sexe est luisant d’un liquide onctueux et brillant. Il a un large sourire et semble vraiment satisfait de lui. Sans plus prêter attention à la jeune fille il se relève et s’élance vers ses vêtements. D’un commun accord les deux garçons se rhabillent en discutant avec entrain et en riant. La jeune fille reste un moment agenouillée sur le sol. J’ai l’impression qu’elle pleure, mais en fait, elle se relève doucement et son joli visage est déformé par une moue crispée. Le garçon le plus âgé lui tend un mouchoir. Elle s’en saisie sans le regarder et s’essuie entre les jambes. Comme abattue, elle commence, elle aussi, à se rhabiller en enfilant mécaniquement sa petite culotte et son jean moulant. Elle n’a pas l’air très contente. Il est clair qu’elle boude. Elle ne prend pas le temps de remettre son soutien gorge qu’elle glisse dans une de ses poches et enfile rapidement son tee-shirt. Elle ne répond pas quand ses amis l’interpellent en riant. Le garçon brun s’apercevant de sa mauvaise humeur s’approche d’elle et la prend par la taille essayant certainement de l’amadouer. Elle a un geste du coude pour le repousser, mais il s’obstine. Il lui murmure à l’oreille en lui caressant les cheveux. Elle hoche la tête et après de long moment de discussions elle finit par redresser la tête et esquisse un pâle sourire. Apparemment, ils viennent de refaire la paix. En se tenant par la taille comme deux amoureux, ils vérifient qu’ils n’ont rien oublier dans la grange et finissent par en sortir tout en se brossant les uns les autres pour enlever les brins de paille qui parsemer leurs vêtements et leurs cheveux. Le couple enlacé finit par s’éloigner suivi de leur copain, deux pas en arrière.
Je reste un long moment à les regarder s’éloigner et disparaître sur le chemin. Je reste comme sonnée par ce à quoi je viens d’assister. Au loin la cloche du village qui marque la demi me fait sursauter et redescendre sur terre. Je cligne plusieurs fois des yeux et regarde la grange vide. J’ai l’impression d’avoir rêvé. Je m’étire et les fourmillements douloureux de mes membres restés trop longtemps immobiles me rappellent à la réalité.
Non je n’ai pas rêvé ! Et c’est la tête emplie de questions, comme si je venais d’être la témoin privilégiée d’un secret ineffable, que je rejoins le chemin du haras à travers les taillis.

5 septembre 2010

Chap. 3. Assauts

Le garçon qui est derrière elle lui écarte les jambes sans ménagement et tenant son sexe turgescent à pleine main le pointe vers l’entrejambes de la jeune fille. A son contact elle a un sursaut, un reflex de défense, vite jugulé par l’acolyte de son assaillant qui lui maintient fortement les épaules en riant et la calmant de la voix.
Je suis captivée à m’en faire mal au yeux.
Je ne veux pas battre des cils tellement j’ai peur de perdre une miette de la scène. Une étrange chaleur m’envahit, née au plus profonde de mon ventre. Elle me met mal à l’aise. Je ne peux pas croire ce que ce garçon va faire et pourtant je le devine, en fait cela est évident, mais mon inexpérience le refuse encore. Cela me semble impossible qu’il lui entre une chose aussi grosse sans la blesser
Et pourtant c'est fait. La moitié du gros bâton de chair du garçon vient d’entrer à l’intérieur du ventre de l’adolescente. Elle a un cri de désarroi et cherche, d’une main lancée en arrière, à repousser son assaillant. Trop tard ! L’acte est consommé. Le jeune homme qui la maintenait aux épaules la relâche et se relève, commençant lui aussi à enlever son pantalon. Le garçon planté en elle est pressé. Il la saisit brutalement par les hanches et achève d’un violant coup de rein de la pénétrer. Le sexe disparaît de ma vue et leur corps se joignent tandis que sous l’effet de l’assaut la lycéenne relève la tête en lâchant un cri que je crois être un cri de douleur. Un deuxième, puis un troisième coup de boutoir, finiront par me convaincre que ce sont loin d’être des cris de douleurs ! Je suis hypnotisée par la longue hampe qui entre en saccade à l’intérieur du ventre de la jeune fille. Cela me fascine. Un fourmillement étrange se glisse entre mes jambes, doublé d’une impression d’avoir envie de faire pipi. Je suis tout chose et mes pensées se sont arrêtées, engluer dans un écheveau de coton. Les battements de mon cœur ne se sont pas ralentie… Loin de là !
Le deuxième garçon, une fois nu, se présente devant la jeune fille. Lui aussi à le maintenant le sexe fièrement dressé, et, avec arrogance, le balance impudiquement devant le visage de l’adolescente qui continue à subir les assauts du premier. Le garçon blond relève la tête de la jeune fille en la prenant par le menton et lui présente le gland lisse et brillant devant la bouche.
Je ne peux m’empêcher de faire une grimace de dégoût, mais trouve cela follement intrigant ! Machinalement je porte les doigts a ma bouche pour en mesurer l’ouverture. Ce garçon doit être stupide ! Il est évident que l’énorme engin qu’il lui présente ne pourra entrer dans sa bouche. La lycéenne réagit immédiatement par un violent mouvement de tête. Elle crie si fort que je peux percevoir un " non " de refus devant ce que veux lui faire subir l’outrecuidant. Plusieurs fois il revient à la charge. Et plusieurs fois elle détourne la tête en pleurnichant des " non " sans conviction. Mais il tient vraiment à son idée, et en y réfléchissant bien, je me dis qu’après tout le chemin normal est déjà utilisé par son ami et que cela doit être une autre façon de saillir une fille.
Apparemment, ce garçon n’a pas les faveurs de la belle. Il interpelle celui qui chevauche allègrement la jeune fille. Certainement pour qu’il la convainc de céder à sa demande.
Sans arrêter ses va-et-vient et sans se soucier de l’adolescente qui tressaute et gémit sous ses coups de boutoir, ils discutent un moment entre eux. Ils rient ensembles. J’aimerais savoir ce qu’ils se disent mais ne perçois que des sons étouffés, à demi couvert par les ahanements que l’adolescente ne peux maintenant s’empêcher de lâcher à chaque coup de rein de son cavalier.
Le jeune homme qui voulait se servir de la bouche de l’adolescente pour y mettre son sexe finit par renoncer. Il se détourne en donnant un coup de pied dans la paille qui tapisse le sol. Il a l’air dépité et finit par s’asseoir sur les vêtements de la jeune fille en tenant sa verge tendue d’une main fébrile tout en regardant son compagnon achever sa cavalcade.

24 mai 2010

Chap.72. Chant du fouet, chœur de soumise

Comment vous décrire l’étrange état de latence dans laquelle je me trouve en l’attente du premier choc ? Le temps semble s’étirer. Des secondes qui paraissent des heures rythmées par le sang qui bat à mes tempes. Mes joues sont brûlantes de fièvre. Tous mes sens sont en alerte. Le sifflement de la badine dans l’air devient une stridence menaçante et je perçois parfaitement le souffle qu’elle déplace en me frôlant et qui vient mourir sur la peau sensible de mes fesses offertes.
A la proximité du péril l’épiderme de mes reins se hérisse et un froid glacial court le long de ma colonne vertébrale. Je me mords les lèvres et respire profondément. Il faut que je me calme ! Que j’accepte ! Mais dans un reflex puéril les muscles de mon dos se tendent pour se préparer à amortir le coup qui ne va pas tarder.
Je ferme les yeux.
Comment vous expliquer l’étrange sentiment de plaisir diffus qui s’empare de mon esprit ? Comment vous dire l’impensable sensualité que dégage ma situation ? Malgré la crainte, ou peut être bien à cause d’elle, mon ventre s’amollit et se trempe au-delà de toute raison. Mon cœur s’accélère encore un peu, mon esprit se trouble.
Mon Maître va me fouetter !
Et j’en suis fière !
Je le redoute mais au plus profond de moi, je le désire. D’un désir caché, vibrant, indescriptible, innommable. Un plaisir au-delà de toutes les règles de la morale, des vertus que l’on m’a jusque là enseignées.
Je sais que je vais souffrir. Mais cela sera de Sa main, et cela vaut toutes les caresses du monde !
Oui ! Moi, la tendre, la sage Isabelle j’accepte et je désir de tout mon corps aux fibres tendues comme une harpe, les premiers accords que va jouer Mon Maître.

Sa main brûlante se pose sur ma croupe. La baguette de cuir l’accompagne et glisse lentement du haut de mes hanches en bas de mes cuisses comme si elle cherchait où commencer son inavouable besogne. A son contact froid et prémonitoire mon ventre s’électrise, un spasme incoercible le raidit de plaisir. Je retiens un petit cri, mais ne peux m’empêcher un soupir de ravissement.
Mon dieu ! … Mon Maître ! Faites que cela commence ou bien je vais m’évanouir !
Après s’être assuré de la parfaite cambrure de mes reins sa main me quitte. Marc fait un pas en arrière. Je ne suis que chair frémissante, tendue, vacillante et presque agacée par l’attente lorsqu’un sillon de feu traverse mes reins avec la soudaineté de l’éclair.
Je n’ai pas entendu le léger sifflement qui a précédé le coup. Je sursaute de tout mon corps et retiens un cri. Une chaleur intense irradie depuis la ligne de feu à travers mon dos. J’ai à peine le temps de comprendre que mon calvaire commence qu’un bruissement d’air et une nouvelle ligne ardente déchire ma peau. Je serre les dents convulsivement et ouvre les yeux en grand. Un troisième coup s’abat et me scie le bas des reins. Cette fois je ne peux m’empêcher de lâcher un gémissement guttural et dans un spasme de douleur incontrôlable je me hisse sur la pointe des pieds et retombe aussitôt sur mes talons.
Ma respiration s’emballe, mes jambes tremblent imperceptiblement. Je baisse la tête entre mes bras, résignée.
Je sais, pour l’avoir déjà éprouvé, que Mon Maître tient à son rituel ; Un rituel parfaitement élaboré et conçu pour exacerber les sens. Les coups vont toujours par trois, espacés d’un temps de latence plus ou moins long. Ne pas savoir quand va reprendre la volée tout en sachant qu’elle va avoir lieu Mais que cela pourrais être aussi la dernière, est à la limite du supportable. De même que lorsque le premier coup est porté, je suis sûre que deux autres vont suivre et que je ne pourrais pas y échapper. Quoiqu’il arrive, il y en aura deux autres ! Et cela ajoute la crainte au ressenti de la douleur qui semblera bien plus intense, même si le fouet s’abat avec la même force.
Et Marc ne déroge pas à Sa règle. J’ai le temps de prendre deux courtes respirations et de serrer les poings lorsque qu’un nouveau sillage incandescent me cingle la croupe. Il me coupe le souffle. Mais les deux autres tombent avec tant de force que je les accompagne de cris de détresse incoercibles. Mes reins sont en feu. Des larmes perlent au bout de mes cils. Je ferme les yeux et les gouttes salées s’écrasent sur mes mains tétanisées.
Un court répit. La badine de cuir se pose sur le haut de me reins et glisse rapidement contre mes fesses. Son contact est glacial sur ma peau incendiée. Et la main de Mon Maître qui m’avait paru si chaude est maintenant d’une fraîcheur bienfaisante. Ce n’est qu’un effleurement, une reconnaissance, mais cela me fait tellement de bien que je ne peux m’empêcher d’en sourire d’aise.
Sous ses caresses le brasier de mes reins pulse et se propage à tout mon corps. Une chaleur intense bat à mon front alors qu’un chaud et froid me hérisse les cheveux de la nuque. Je frissonne tandis que des gouttes de sueurs glacées naissent et trouvent leur chemin sur mon cou. Maintenant qu’il est commencé j’ai le sentiment que mon calvaire ne s’arrêtera plus.
Une pause interminable. Et ma raison s’effondre un peu plus lorsqu’une lame flamboyante sabre mes reins. Sous le choc mon esprit se dédouble. Comme dans un rêve j’accueille par mes cris et mes plaintes les deux autres volées qui me cinglent la croupe. Mes genoux se mettent à trembler. Je laisse filer mes larmes, mais je mets un point d’honneur à retenir mes pleurs.
Trois !
Les trois coups sont tombés ! Je ne suis plus qu’attente. Les trois autres vont-ils s’abattre sur ma croupe tendue ? Ou bien est-ce la fin ? Cette fois je ne retiens plus les tremblements incoercibles de mes jambes. J’avale avec peine mes sanglots. Mon dos n’est plus qu’un champ de lave brûlante que laboure Mon Maître, imperturbable. Le temps se raccourcis. Mes muscles se tétanisent de crainte dans la perspective redoutable de la prochaine volée. Mes orteils se crispent et ma mâchoire se serre avec force.
Je ne tiendrais pas !
Je ne résisterais pas longtemps !
Je n’ai plus qu’une envie me laisser tomber au sol, me traîner à ses pieds et implorer sa pitié. Je suis prête à tout pour que cesse ce calvaire. Mais cette idée ne m’effleure l’esprit qu’un centième de seconde. Le temps qu’une soudaine traînée de feu zèbre mes fesses. Cela me semble insupportable et pourtant j’accueille la collision avec le fouet d’un vagissement retenu en serrant les poings, mais en restant debout. Un deuxième sifflement rapide mais ténu. Un nouveau sillage de feu s’ouvre en travers de mes reins. Je pousse un cri aigu et mes genoux plient. Je me redresse dans un gémissement avant qu’un éclair incandescent ne me coupe en deux. Cette fois je ne peux retenir un glapissement de douleur et un gémissement éploré. Mes jambes cèdent sous moi et je tombe sur le sol à genoux en pleurant à chaudes larmes.
 

 

FCIsabelle

 

19 juin 2007

Chap. 14 - Épilogue.

Depuis l'aire d'autoroute je contemple les voitures qui filent sur l'asphalte dans un chuintement assourdi. Beaucoup vont vers le nord, vers Paris j'imagine. Quelques-unes descendent vers le Sud, … Le Sud ! Mon cœur enfle dans ma poitrine et ma gorge se noue. Je suis partie ce matin vers huit heures, il m'attendait sur le parking à côté de ma voiture. Une simple étreinte un baiser sur le front. Une simple parole assourdie, "Va ! … Prends soin de toi ! ". Mon cœur qui s'emballe une envie de pleurer que je refrène. Je mets le contact et m'engage lentement sur la route. Sa silhouette disparaît de mon rétroviseur au premier virage. Pour couvrir mon émotion j'enfonce une cassette des Cocorosie et pousse le volume de l'autoradio …
Appuyée sur le toit de ma voiture je sirote un peu du café contenu dans le gobelet de plastique, il est infect, mais son odeur me ramène à mes quinze derniers jours. J'ai commencé cette aventure comme une gamine avec mes rêves, mes fantasmes, de la bravade aussi. J'en reviens femme. Sure de mes désirs, de mes envies. Et pourtant quel est ce flottement que je ressens en moi. Je repars vers mon train-train quotidien! Comment après cela vais-je pouvoir reprendre une vie normale ? Comment regarder les gens qui m'entourent et s'agitent sans les prendre pour des pantins vivant dans l'illusion du bonheur ? Comment prendre au sérieux les jeunes courtisans ridicules qui chaque jour à la fac font le beau devant mes yeux noisette et mes cheveux auburn, me prenant pour une mijaurée qui à tout à apprendre… Si ils savaient ! Lourd est mon secret, léger mon esprit lorsque j'y pense.
Le ciel est gris de plomb, le défilement des voitures assourdissant. Je porte la main à mon cou. Je palpe le collier de cuir et d'acier qu'il m'a offert et qui me rattache à lui. Mes yeux se brouillent et je ne retiens pas mes sanglots. Une voiture passe au ralenti devant la mienne. Le conducteur se tourne vers moi et me sourit. Je détourne le regard, cache mes larmes et m'engouffre dans ma voiture refermant la porte sur moi, me mettant à l'abri des bruits extérieurs.
Je m'effondre sur le volant. Je veux faire demi-tour ! Repartir. Revenir à lui, m'agenouiller devant lui et le supplier de me garder pour l'éternité. J'ai encore tellement à apprendre, à vivre. La pensée que Kristale est près de lui, la vision de ses modèles qui l'entourent en d'incessantes demandes. La pensée même qu'il travaille peut-être déjà avec une autre dans le vaste atelier me tord le ventre. Je me sens abandonnée, seule au monde et je m'en vais retourner dans ce monde d'incompréhension et incompréhensible.
Ces deux semaines défilent devant mes yeux embués. Tout ce que j'ai livré ici, bien sûr ! Mais aussi les discussions passionnées sur l'art et Son travail. Le fou rire incoercible au restaurant. Les longues, très longues, séances de travail. Les moments d'intenses communions et les incompréhensions. Jamais je n'ai vécu des moments d'une telle intensité. Mais il est vrai que ma vie ne fait que commencer.
En fait, elle va se prolonger d'une manière inattendue. Elle va se prolonger à travers une œuvre commune. De la même façon qu'il fait intervenir ses modèles sur la matière même de ses œuvres Il m'offre de participer à un projet qui lui tient à cœur. Un projet mainte fois commencé et mainte fois abandonné. Une œuvre qui attendait son initiatrice. Une œuvre qui mêle à la fois ma vie, la sienne, nos expériences et nos fantasmes en un mélange indiscernable à l'instar de ses toiles. Cette pensée me redonne un souffle de jubilation, qui balaye les lourds nuages tournant dans ma tête.
Je me relève du volant, sèche mes larmes et caresse de la main la pochette rouge posée sur le siège passager. Un synopsis sur lequel nous avons passé de longues heures. Je remets ma ceinture tourne la clef de contact. Lentement je m'engage sur la bretelle d'accès. Et avant de prendre mon élan sur le long ruban de bitume qui remonte vers le Nord, comme pour me rassurer, je jette un coup d'œil rapide à la pochette rouge sur laquelle est écrit en gros, au feutre noir,...
"Les Carnets d'Émilie".

26 mars 2009

Chap. 33. La Sentence.

Kristale finit par abandonner le visage de Stéphanie qui retombe lourdement vers le sol. Elle prend une attitude théâtrale un peu forcée et déclare ;
- Messieurs, Mesdames et… Mesdemoiselles, nous somment réunis ce soir pour nous occuper du cas de Mademoiselle Stéphanie !
Elle s’interrompt un instant ménageant ses effets et continue
- Mademoiselle Stéphanie est venue se soumettre à Maître Marc en passant par mon entremise. C’est une novice, elle a donc consenti à respecter les règles qui régissent sa condition… Toutefois, Maître Marc m’a rapporté des attitudes qui ne sied pas à une soumise de bonne facture. Et, bien sûr, il importe de ne pas laisser passer de telles dérives. Les sanctions devant être aux mesures des fautes et accepté par Mademoiselle Stéphanie nous nous sommes donc réunis tous les trois pour décider de la sanction qui lui sera appliqué ce soir…
Kristale prend visiblement beaucoup de plaisir à jouer son rôle de juge. Elle s’exprime avec un langage châtié que son accent hollandais renforce encore plus. L’assemblée est vite captivée par la Maîtresse de maison.
- Mademoiselle Stéphanie a ainsi contrarié son engagement de soumission en faisant preuve… d’insubordination, de résistance au protocole, d’irrespect voir même… d’insolence !
A chaque énumération des méfaits de Stéphanie l’assemblée lance un "Oh ! " outré. Cela en est presque comique. Je jette un coup d’œil à son compagnon Nicolas. Dans la pénombre il reste de marbre, la tête baissée en entendant les turpitudes de sa blonde amie.
- Il est rare - Continue Kristale - Que les règles soit aussi peu prises au sérieux. Il est ressorti de la discussion que Mademoiselle Stéphanie a plus pris son dressage avec Maître Marc pour un jeu que pour une réelle soumission.
Des hochements de tête désabusés parcours l’assemblée
- Vous savez également, mes chers amis, que cela nous remet aussi en question et que les punitions ne sont jamais ordonnées sans que cela n’implique également ceux qui la décident et l’infligent… Nous sommes aussi responsable que l’est Stéphanie de sa méprise.
Je ne comprends pas très bien où veut en venir Kristale Je soulève la tête de l’épaule de Marc et le regarde cherchant une explication. Il ne me regarde pas et continue à fixer Kristale avec un sourire en coin. Sourire qui s’accentue lorsque Kristale reprend. Je repose ma tête sur son épaule, sa main gauche vient jouer dans mes cheveux et me masser affectueusement le cou, il a compris mon interrogation.
- Il a donc été décidé, en accord avec Maître Marc, une punition en rapport avec la… Les fautes commises. Une punition qui implique Stéphanie mais également toutes les personnes présentes ici, ce soir !
Kristale marque un temps d’arrêt, se saisi de la tête de Stéphanie et la plaque contre sa hanche comme on le ferait de la tête d’un animal de compagnie que l’on voudrait flatter.
- Ainsi ! Nous déclarons que durant cette soirée, et ce jusqu’au levé du soleil, Mademoiselle Stéphanie sera l’attention de tous vos désirs. Et que toutes les manifestations de jouissances dont vous auriez pu faire profiter vos partenaires se sera Mademoiselle Stéphanie qui devra les conclure… Comme d’habitude tout manquement constaté à cette règle sera l'exclusion définitive de notre cercle.
Un murmure parcours l’assemblée, Les visages se tournent les uns vers les autres. Pierre étouffe un rire de son poing fermé. Jacques s’enfonce profondément dans le sofa et, de l’autre bout de la salle, je peux percevoir son regard se poser sur moi et s’allumer. Pour lui échapper, je relève de nouveau la tête et cherche quelque explication dans les yeux de Marc. Cette fois nos regards se croisent et se soutiennent. Devant mon attitude déconfite il se penche à mon oreille et me souffle.
- Ce soir c’est Stéphanie la reine et tout le monde devra lui rendre hommage… Et à elle seule… Jusqu’au levé du soleil !
Je fronce les sourcils, circonspecte. Marc ne m’aide pas réellement. La reine ? Drôle de punition ! Je ne vois pas ce qu’il y a de terrible là dedans… Mon esprit fonctionne à cent à l’heure. Cela ne peut pas être aussi simple ? Et tout à coup je comprends ! Une bouffé d’adrénaline me brûle la poitrine. Etourdie par cette révélation je relève vivement la tête, fixe Marc, écarquille les yeux et esquisse avec la bouche un petit " Ho ! " de consternation qui le fait pouffer de rire.

13 décembre 2007

Chap 12. Invitation.

Ce matin dans la boite un courrier ! Pour moi ?!
Une longue enveloppe de papier beige. C'est Carole qui m'écrit. Une invitation rédigée à la plume comme on en fait plus. Une écriture fluide et déliée.

"Chère Emilie
Je te convie à une soirée en compagnie de mes amies, vendredi soir.
Rejoins-moi à 20h00 à la Croix de la Rabustiere. Je te conduirais.
Munis-toi d'un pyjama on y reste la nuit entière.
PS: tu vas rencontrer quelques amies du Club, Je sais que je pourrais être fière de toi".

L'invitation est soigneusement pliée dans du papier de soie. Un carton d'invitation l'accompagne. Un carton noir simplement marqué "L'Assemblée" et orné d'un étrange logotype, une sorte de chaîne de quatorze maillons formant un anneau autour d'une lettre grecque,… l'Alpha.
On dirait un fouet replié sur lui même!!!.
L'attente jusqu'à vendredi va être insupportable, …!

8 décembre 2007

Chap 11. Absence.

Un week-end éprouvant. Je suis seule. Carole est partie pour quelques jours.
Je connais une fois de plus les affres de son absence. Elle m'a parlé d'une visite quelle devait faire et qu'elle ne pouvait refuser. Elle n'a pas voulu m'en dire plus.
Elle m'a embrassé tendrement et m'a quitté… Les images de cette semaine m'assaillent et tournent en boucle dans ma tête…Pas envie d'en dire plus…

24 août 2008

Interludes. Arabesques

Décidément cette jument ne veut rien entendre !
Je souffle d’exaspération et laisse retomber mes bras le long du corps tapotant l’étrier droit de ma cravache. Inutile de vouloir continuer à la travailler aujourd’hui. D’une pression des genoux je la lance au pas autour de la carrière. Elle a sentit que je n’étais pas là et a décidée de n’en faire qu’à sa tête.
Partir, déjà… Encore ! Partir pour le retrouver me mettre à Sa disposition…
J’ai fêté mon 21ème anniversaire il y a deux semaines… Deux ans ! Deux années d’une étrange aventure.
Un dédoublement de ma vie !
Il y a Isabelle la sage, l’étudiante appliquée, travailleuse, gentille et attentionnée qui s’efforce de ne pas commettre de faute de goût. Tout au long de l’année une jeune fille irréprochable. Et quand le temps vient, quand Il m’appelle, surgit Isabelle l’impudique qui perd l’esprit et lui fait don de son corps. L’Isabelle-Objet dont il peut jouer à sa guise. Isabelle qui jouit de plaisir lorsqu’elle est à Ses pieds et qu’Il entraîne dans des aventures où la chair s’embrasse où les pensées s’évaporent.
Je stop net ma monture au beau milieu de la carrière. Son souffle de vapeur couvre mon soupir. Un étrange poids pèse sur ma poitrine. Je lève la tête. Le matin est clair et lumineux, tout le monde s’affaire autour des box. Sur le bâtiment principal, haut dans le ciel on a hissé les couleurs du haras. Je souris, quelque part dans le monde un de nos yearling a gagné une course ! Un honneur qui retombe sur tout l’élevage et ceux qui le servent…
Irrésistiblement mes pensées reviennent à Lui.
Quelle étrange aventure je vis avec Marc !
Cet été en Irlande j’ai fait la connaissance d’un garçon empressé, yeux clairs, épaules larges sourire ravageur. Il me plaisait, je n’en étais pas franchement amoureuse, mais il me plaisait. Nous restions de longues heures ensemble à chevaucher et sortir loin dans la nuit. Et ce qui devait arriver est arrivé ; nos lèvres se sont trouvées. Il n’a pas compris lorsque j’ai refusé son étreinte et ses caresses. Et puis j’ai osé ! Ce n’était pas la pudeur qui me retenait. Non ! Vous pensez bien qu’en deux ans de soumission Marc m’a fait vivre l’extrême et ma pudeur avait fondu comme neige au soleil. Non… Il me fallait l’autorisation de Mon Maître et j’ai osé… La lui demander !
Etrange Maître que celui qui n’a pas besoin de laisse pour me tenir. Etrange Maître qui me laisse libre de mes choix et donc de ma soumission. A la fin de la conversation j’ai compris que je n’étais sa soumise que parce que je le voulais bien et que tant que cela serait nécessaire, je reviendrais à lui, que c’était à moi de décider que faire avec ce garçon.
Cette histoire ne lui appartenait pas, ne l’intéressais même pas !
Je suis comme cette jument que je monte. Elle peut n’en faire qu’a sa tête, mais c’est toujours moi qui tiens les rennes et lorsque nous le décidons, ensemble, nous effectuons les plus belles des figures. Et ces arabesques sur le sable blanc sont semblables à la ligne que je suis sous la férule de Mon Maître.

Il est temps !
Mon sac est prêt. Demain je vais courir le rejoindre, comme chaque fin d’été. Je vais parfaire mon apprentissage… Mon dressage. A cette pensée mon cœur bat à tout rompre, ma respiration s’accélère, les images de notre dernière rencontre dansent devant mes yeux et tout au fond de moi, entre mes jambes écartées sur la selle, une douce et vibrante chaleur m’envahit.

4 janvier 2008

Lignes de feu.

Je te voie, je te veux…
Pendant que les yeux de la multitude parcourent ces lignes.
Je te veux nue et à genoux, courbée à la tache qui va brouiller ces lignes.Je suis nue et tremblante,à genoux devant mon clavier, mes jambes sont largement écartée et ma longue chevelure rousse nouée coule sur ma nuque orné du seul bijoux que je porte un bijoux de cuir et d'acier.

Je te veux offerte et soumise, languissante, cadeau sacrificiel déposé à mes pieds
Je veux poser mes mains sur ton corps brûlant. Sa main se pose sur mes reins et doucement caressse mon dos remonte le long de jusaqu'a ma nuquq u la deuxieme se glisse sous moi et joue avec ma poitrine;

mon ventre se muoille et le plaisiir monte de la surprise det de cette pose indécente.
Le feuilleter, le redécouvrir de mille caresses impudiques.Offerte à mon maitre des plaisirs.lassé de froler ma nuque sa main s'envole et se pose sur les deux globe de mes fesses impudiques. Mes mains se crispent et trembkelnt lorsque son doigts s'insinu délicatement entre mes jambeset furete le long de ma fente rose qui palpite. De ma bouche assoiffée sur ta peau boire les saveurs du péché.
Me rassasier de ton goût de lait frais et d’amande amère.
Lisser de ma langue le poli de tes seins et de mes dents en durcir lesSasn attendre il s'enfonce entrouve les deux levre férémissatnetes.
sommets.
De mes doigts impolis, sans égard m’insinuer entre les doux orbes tendus vers les cieux témoins de nos jeux immoraux.Je te vois, je te veux …qu_elque va et vient chaud et il s'arrete le temps de me laisser mes esprists
Ils nous lisent, Ils nous voient …
Impudique égérie, ouverte à mes désirs.
Femme fatale et biche effarouchée à la fois, espérant la curée.
. Quel étrange impression d'écrire ces lignes alors qu'il me possede imperieusement. Maes mains appuyeés sur le clavier plus surment enchainée qu'a vec des fers. Le mouvement reprznd et me secoue de tout mlon corps.je;zef................................................

 

DFF

Attendant nue, la venue de ton vainqueur...225<CFV
Je veux explorer le plus profond de tes secrets humides.
Recueillir de mes doigts la rosée distillée de tes pensées inavouables.

 

Mon esprit se trouble mon ame d s'égare sa peua se colle a ma peau Et sous les yeux brillants des mille spectateurs improbables.
Qui parcourent cette histoire présente… Ton histoire !

 

 

 

 

                                                                                              il s foerce mes jambes et s'introduit en moi. Mon dieu quel jeu insensé. Klmazjdiop jkid impossibeld deme concentrér il est au fond de moi et ja'aime sçà C'est ta bouche à la délicate couleur incarnate que j’honorerais
Pour que le pourpre te monte aux joues,
Goûtant l'indicible trouble et la saveur de ta honte exposée.

en,je je na'arisjn; )^plus a escrire sous le ssecaouedssen Je vais fendre et ouvrir le fruit délicieux.

M’enfoncer voluptueusement au plus profond de ton ventre.
Forcer tes reins de reine déchue
Te faire crier, te faire hurler. supplier
Arracher à tes lèvres les supplications de la sacrifiée.
Et quand enfin ton ventre aura crié grâce Il quitete mon ventre sa main reprends son exploration douce caresse, je fremis samain vient de passer sur ma bouche et son susinus entre mes levres ; ja'i comprsi ce qu'il désiret j'entrouve ma bouche je releve la te te; opae a ifa jdsk lmp aaaaayes piduytie de moi padjpzopppd.

 

Car chaques ligne De nouveau de retour dasn mon ventre 

je suis sa chienne enjouée et docile il em faut me concentrer pour ne aps me laisser aller aun plaisir; ma comme cela est difficile mon ventre se'enflazmme hooe j'aimeçà pls

u que tout au monde jejs écrite ici décrivent ton humiliation présente.
Des lignes qui disent ton plaisir de garce docile
Des lignes que tu partage avec llo  a multitude.
Des lignes qui marquent ta peau

 

je j e devient folele

  je je 1010 0cb6 BJKjkftrhs

vzog

 

 

d,;n n ,nkjfnfon non ozeui oui oui ouiii ;,;;;;;;;;;;;;;sg

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x..bgfkl* Qui marquent, ton âme
Des lignes de feu.

 

                                            dg*00

*ùv



Palimpseste: "Ligne de feu"
Vendredi 4 janvier, 23h08
Marc S. et Isabelle M.

1 janvier 2008

Rendez-Vous

Les vapeurs de cette nuit commencent à s'estomper. Je me lève péniblement et jette un œil autour de moi. La plupart de mes amis sont partis. La maison est dans un état indescriptible. Une petite musique douce parvient de la salle de séjour. C'est ma mère qui s'affaire déjà à tout remettre en place. Elle me lance un bonjour joyeux auquel je réponds d'une voix pâteuse. Un café, un grand jus d'orange et je repars sans un mot en traînant les pieds vers ma chambre.
Machinalement je mets en route l'ordinateur. Il me faut quand même prendre mes mails et envoyer mes voeux. Un bip qui résonne sous mon crane embrumé, une musique cristalline et l'écran s'illumine. Dans un coin de la chambre une forme bouge et une tête émerge d'un tas de couvertures posées en vrac sur le sol. C'est Nadège, Elle n'a pas l'air plus en forme que moi ! Comme un périscope de sous-marin elle replonge sous les couvertures avec un soupir, presque une lamentation. Elle a beaucoup bu cette nuit. Quelques clics nonchalants et les courriers défilent sur l'écran. Mon cœur loupe un battement et s'accélère. Là ! Un mail de Lui. Mon esprit s'éclaircit d'un seul coup. Je jette un œil autour de moi et vérifie que Nadège a replongé dans son sommeil. J'ouvre le message. C'est une confirmation du rendez-vous de vendredi. Mais elle est accompagnée d'une étrange requête. Marc me demande de vous donner rendez-vous à vous également !
Textuellement" … et fait en sorte que tes fidèles lecteurs et lectrice lisent ton Blog ce vendredi entre 22h et 22h30…". C'est plus qu'une requête c'est un ordre. Et cela fait un moment que je ne discute plus ses désirs. Suivent, une série de recommandations pour ce chapitre et pour notre rendez-vous que je devrais suivre à la lettre. Je me demande bien ce que cela cache. Peu importe! Pour la première fois il va venir à moi, je suis heureuse et de plus, j'adore ce mystère. Donc, comme demandé, mes chers lecteurs et chères lectrices :

Rendez-vous vendredi 4 janvier à 22h environ sur ce Blog.

30 mai 2007

Le chemin.

Je marche sur un chemin au milieu des herbes vertes. Il s'enfonce en sinuant dans la forêt.
Arrivé dans une clairière le sentier se sépare en deux. C'est là qu'il m'apparaît, au beau milieu du chemin de droite me barrant le passage qui scintille de lumière derrière lui. Il est entièrement habillé de cuir blanc et tient à la main une badine de cuir, blanche également. Je vais pour me jeter à ses genoux. Il m'arrête d'un geste, me sourit, et de sa cravache désigne le chemin de gauche. A regret mais confiante je m'engage sur ce chemin qui devient de plus en plus sombre. Les arbres noircissent, le ciel se couvre de nuages menaçant, un vent froid balaye les feuilles mortes sur le sol. Je m'aperçois que je suis nue, un collier de fer au cou. Une force impérieuse me fait avancer malgré la frayeur qui me gagne. Le joug devient de plus en plus lourd et m'attire vers le sol. Je suis bientôt obligée de progresser à quatre pattes. Je sens qu'on m'observe, des présences menaçantes rodent autour de moi. Le collier devient brutalement plus lourd et me plaque le visage au sol. Je ne peux plus progresser. Je suis à genoux et une force irrésistible m'écarte les jambes. Mon cœur s'accélère lorsque j'entends des pas lourds qui se rapprochent derrière moi. Une terreur innommable me saisit lorsqu'un souffle profond et des grognements de bête retentissent près de moi. Je voudrais fuir mais je ne peux pas. Je hurle, mais il ne sort aucun son de ma gorge. Je me réveille en sursaut au moment ou des griffes se posent sur mes reins….

Je suis en sueur, une sueur froide qui poisse mes draps. Il me faut un long moment pour reprendre mon souffle. Comme c'est bon d'être dans un lit chaud ! Le jour pointe à travers les volets. Pour prolonger la nuit je coule la tête sous les draps. Pour me rassurer mes mains courent sur mon corps, s'attardent sur mes seins, mes doigts glissent entre mes jambes, je m'aperçois que je suis trempée… D'une sueur chaude !

16 novembre 2007

Chap 8. La Piscine.

Carole est venue me rejoindre au petit matin. Elle a salué mes parents et nous avons pris ensemble le petit déjeuné sur la terrasse. Le temps était magnifique et Carole resplendissante. Je n'avais d'yeux que pour elle, j'avais un peu peur que mes parents s'en aperçoivent aussi je suis montée rapidement dans ma chambre pour me préparer. Carole m'a suivie, nous avons furtivement échangé un baiser. Un baiser qui m'a fait rougir et baisser la tête devant elle. Nous partageons la même passion des chevaux et avons passé la matinée a trotter dans les chemins creux, nous défiant constamment à la course. A midi nous avons déjeuné en tête-à-tête, mes parents étant trop occupés au haras à préparer les prochains concours. Rassasiées nous avons parfait notre bronzage près de la piscine. Chaleur, langueur, somnolence,…
Allongées nonchalamment sur les transats nous nous observons l'une l'autre, Carole se redresse sur un coude. Je sais qu'elle me fixe à travers ses lunettes fumées. Un temps et son sourire se fige.
- "Lève-toi". Dit-elle d'un ton péremptoire.
Amusée, je quitte la chaise longue et me lève un peu gauchement.
- "Déshabille-toi, …Enlève ton maillot." Toujours sur le même ton.
Je jette un regard autour de moi, ... Personne ne peut nous voir ici. Le jeu me met un peu mal a l'aise pourtant je m'exécute. Les deux minuscules bout de tissus noirs de mon maillot tombe sur le transat de plastique blanc. Un long silence suit, la tension monte et mon cœur commence à s'emballer. C'est bizarre cette sensation de se retrouver entièrement nue devant Carole. J'ai, dans un geste de pudeur, posé une main sur mon bas-ventre et une autre au travers de ma poitrine. Elle ne s'arrête pas là pourtant. Toujours souriante elle suggère, "Met donc tes mains sur la tête". Là encore comme dans un rêve après un temps d'hésitation mes mains se lèvent me dévoilant entièrement à ses yeux. Mais cela ne lui suffit toujours pas. Le ton devient encore plus sec.
- "Ecarte les jambes,…".
Là, je marque un temps d'arrêt. De nouveau je ne peux m'empêcher de jeter un regard circulaire et vers la baie vitrée de la maison. Je crois que je rougis violemment. D'un bon Carole se lève et répète d'une voix forte qui me fait sursauter.
- "Ecarte les jambes, …"
Elle ne joue plus. Cela devient vraiment sérieux. Dans un tremblement je m'exécute.
Me voici totalement offerte. Un pas, et Carole est sur moi. Elle enlève prestement mes lunettes noires, la violente clarté du soleil m'oblige à fermer les yeux. Immédiatement je reçois ses lèvres sur ma bouche en un baiser inquisiteur. Je lui prends la tête pour accentuer l'union de nos lèvres. Elle se recule.
- "Remets les mains sur la tête et ne bouge pas".
Toute crainte a disparu, je commence à m'échapper dans les limbes du plaisir. Carole reviens sur mes lèvres ses mains s'égarent sur mon corps et gagne rapidement mon entrecuisse. Je me liquéfie littéralement. Mes jambes flageolent mais je garde la pose. La caresse de ses doigts entrouvre peu à peu la fente de mon ventre et recueille son humidité. Ses lèvres se mettent à leur tour à vagabonder, lèchent mon cou, s'égarent sur ma poitrine, sucent la pointe de mes tétons dressés, gagnent mon nombril. Une décharge électrique me traverse les reins et je ne peux retenir un petit gémissement lorsque sa langue fouille ma toison et se pose contre mon clitoris qu'elle aspire doucement.
Mon esprit s'égare, je me cambre pour accentuer la pression mon ventre contre sa bouche Une subtile succion et sa langue se fraye un passage entre les lèvres humide. Mes jambes largement écartées se mettent à trembler nerveusement. ,…Volupté ineffable,....

13 mars 2010

Chap. 65 : Les compagnons de mon devoir.

Cela fait un quart d’heure que j’attends.
Un quart d’heure que je suis sur le sol, nue, à genoux, les mains dans le dos. La lumière qui se faufile dans l’atelier me réchauffe une épaule et vient jouer avec mes hanches. Involontairement mon regard se pose sur mes cuisses écartées et les légères marques bleues qu’y ont laissé les mains des hommes. Marc est à sa table de travail. Il peint. Il ne s’est pas interrompu lorsque je suis entrée. Je ne l’ai pas dérangé. J’ai fermé la porte derrière moi et me suis rapidement déshabillée pour venir me prosterner à un mètre de lui. Seul le léger tintement du grelot de mon collier de novice a troublé la musique de fond. Dans cette immobilité forcée, je prends conscience maintenant que mon corps est fourbu de courbature. Les douches brûlantes successives que j’ai prises jusqu'à ce matin ne m’ont soulagées que temporairement.
Marc se redresse plonge son pinceau dans un récipient de verre et l’agite. Il semble me découvrir. Nos regards se croisent. Il a un petit sourire en coin.
- Alors ?… Raconte-moi çà !
Bien sur, j’aurais dû m’en douter !
Il sait à quel point cela va être difficile pour moi de verbaliser cette épreuve. Et il ne se privera pas du plaisir de me voir bredouiller, chercher mes mots, rougir de honte jusqu’à la racine des cheveux, baisser les yeux de confusion.
Et c’est effectivement en bafouillant, a voix basse, que je lui rapporte mon histoire depuis que nous nous sommes séparé. Qu’il m’a laissé nue et seule au milieu de la clairière !.
Je lui raconte l’arrogance de Kristale. Je lui raconte ces hommes qui m’ont prise comme un objet. Parfois Marc relève la tête et réclame des détails. Je cherche mes mots et ils franchissent mes lèvres tremblantes comme à refus. Les oreilles me chauffent, mes yeux fuient les siens quand il daigne jeter un regard vers moi.
- Et… Tu as aimé ?
S’il y a bien une chose que je ne peux faire à Mon Maître, c’est lui mentir!
Et pourtant.
- N… Non Monsieur !
- Je veux dire… Physiquement ?
- Je, je,… Parfois… C’est… difficile à dire !
Oui ! Comment admettre que mon corps a vibré bien involontairement sous les caresses ! Une trahison qui m’a mortifiée et me laisse un arrière goût de trahison à moi-même. L’impression d’être double et de voir mon corps se tordre et ma bouche gémir des cris obscènes que, d’habitude, je ne réserve à mon Maître.
Marc insiste.
- Mais si, c’est facile a dire !… Tu as joui ?
Dans mon dos mes mains tricotent nerveusement des doigts.
- Je... Oui... Oui Monsieur… Un peu !
Les sourcils de Marc se lèvent d’incrédulité
- Un peu ?
Il s’esclaffe en secouant la tête comme s’il n’était pas dupe de ma réponse.
Il reprend son travail.
- Continues !
Kristale est descendue.
J’étais persuadé qu’elle allait vous chercher Maître ! Que vous veniez me délivrer et me ramener dans vos bras ! C’est vous que j’attendais de tout mon cœur de toute mon âme.
J’ai cru m’évanouir lorsque j’ai vu surgir trois hommes dans la chambre.
Un surtout, le pas lourd, le visage rond, qui ventile l’air de ses bras et interpellant d’une voix hilare.
- Alors les gars vous avez commencé sans nous et…
Il stop net sa logorrhée en me regardant.
Je suis assise sur le bord du lit, je me préparais à accueillir Marc en me précipitant à ses genoux.
L’homme a un sifflement admiratif et reste un moment interdit.
- Et bien!… Jolie minette! …Si je m’attendais !…
Il me contemple de la tête aux pieds. Les hommes qui le suivent reste derrière lui et ont également la même expression de surprise.
- Et bien !… Kristale tu as dit qu’elle était jolie… Mais là !…
Il a un nouveau sifflement d’admiration et se tourne vers ses amis.
- Vous avez vu çà ?
D’un commun accord ils opinent du chef sans un mot.
Le premier doit avoir la trentaine, un visage en lame de couteau, des petits yeux brillants enfoncés dans les orbites qui lui donne un air inquiétant, taciturne. L’autre est jeune, très jeune en le regardant bien je me dis qu’il doit être plus jeune que moi. Seize ou dix-sept ans, pas plus. Les cheveux bouclés, du duvet mal rasé sur les joues, des rougeurs d’acné. Ils contrastent tous deux avec la bonhomie disgracieuse de leur compagnon. Kristale les suit à un pas derrière. Et comme ils restent pantois devant mon corps nu, elle en profite pour se glisser devant.
Elle à un petit geste négligeant dans ma direction
- Je vous présente Isabelle…Elle vous attendait !
Elle a un petit sourire narquois et continue.
- Messieurs Je vous laisse donc en bonne compagnie,… N’est ce pas ?
Elle s’empare de son sac et le jette sur l’épaule. En passant prés de moi elle se penche à mon oreille et murmure de façon à n’être entendu que de moi.
- Soit une bonne petite chienne !
Et d’un pas décidé, sans se retourner se dirige vers la porte qu’elle franchit et referme derrière elle dans un claquement sec.
Un silence pesant suit tandis que les regards des hommes parcours ma peau. J’ai l’impression que je vais tomber dans les pommes. Le bourdonnement sourd de mes oreilles couvre le vide figé de mes pensées. Kristale partie, je me sens terriblement vulnérable,… Abandonnée.
Comment raconter cela à Mon Maître ! Lui dire le goût de la peur au fond de ma gorge. Mes jambes qui se dérobent et ma poitrine qui se glace jusqu’au bas de mon dos lorsque que les hommes me mettent debout et tournent autour de moi pour mieux me contempler. Lui décrire les mains qui glissent sur ma peau en des caresses pressées, maladroites !
- Mettez-vous donc à l’aise !
C’est Serge qui vient de parler.
Il a récupéré son souffle et se tient nonchalamment assis sur le sol, Un genou replié, une jambe tendue. Sa nudité arrogante vient illustrer sa proposition. Et les nouveaux venus ne se font pas prier. Seul le volubile reste prés de moi. Il me caresse les épaules, le cou. Il l’air hypnotisé, captivé. J’essaye d’échapper à son regard, mais il me saisit par le menton et me ramène à lui. Son autre main se pose sur ma poitrine et vient jouer négligemment avec le téton durcis de mon sein droit.
Il me détaille de la tête au pied.
- Mais dis donc, tu as quel âge toi ? … Humm. Tu me semble bien jeune ?
Je déglutis et me remémore la recommandation de Kristale. Je ferme les yeux à demi. Et m’entends répondre la voix cassée.
- Dix…Dix sept ans … Monsieur !
L’homme a un large sourire, Il a l’air ravit.
- Monsieur ?
Il rigole grassement et interpelle.
- J’adore çà !… Eh les gars ! Je n'en ai jamais eu d’aussi jeune… et vous ?… Kristale nous gâte !
Un froid glacial me parcourt le dos. Je me rends immédiatement compte que ce petit mensonge imposé par la blonde nordique va me piéger et déclencher chez ces hommes un regain d’intérêt.
Les autres répondent à son interrogation par des murmures, des assentiments,
Serge enfonce le clou.
- Elle est jeune, mais elle bonne… D’ailleurs elle est là pour çà !
La main épaisse me lâche le menton et vient peser sur mon épaule.- On va voir çà tout de suite !…
- Mets-toi à genoux gamine !

1 janvier 2015

Chap.25. Eveillé.

- Monsieur ?
- …
- Monsieur ?
- … Hmmm !
La chambre baigne dans une pénombre à peine troublée par les premiers rayons du soleil.
Mon Maître est à mon côté, allongé nu sur le dos, la respiration paisible. Le sommeil du juste. Je n’ai osé lui adresser la parole lorsque j’ai senti un changement de rythme de son souffle. Mon Maître s’éveille, et j’attendais cela avec impatience. Impossible pour moi de dormir. Les images tournent dans ma tête. Les cellules, Estelle, Ange, … La maraude… Ces hommes !
Je frissonne. Je me tourne sur le côté et glisse une cuisse nue sur la sienne, mon ventre se colle à sa chaleur animale. A demi sur lui et je me redresse et cherche son regard dans l’ombre. Ses yeux restent obstinément clos.
- Vous… Vous savez pourquoi Estelle porte un numéro à son prénom ?
Un silence, puis, comme si cela lui coûtait un effort intense.
- Mmmoui !
Je fronce les sourcils.
- … Et ?
- Et, quoi ?
Je trépigne.
Mais Heu !… Pourquoi ?… Pourquoi elle porte un numéro accolé à son nom ?
Un silence.
- Elle ne te l’a pas dit ?
Mon Maître ne répond jamais à mes questions directes. Cela m’horripile mais j’ai compris que c’était toujours pour me forcer à l’introspection.
Les images de la soirée défilent de nouveau devant mes yeux. Cela s’est passé si vite, comme dans un rêve… ou un cauchemar. Les rires rauques des hommes, les cris de jouissance d’Estelle, Les pleurs et supplications d’Ange…
Ma voix s’éraille.
- Non… On n'a pas eu le temps de se parler trop… En fait pas du tout.
Nouveau silence
- Alors ce n’est pas a moi de te le dire !
Je me renfrogne et baisse la tête balayant sa poitrine de mes cheveux roux. Inutile d’insister pour le moment. D’un mouvement vif je me redresse totalement rejetant le drap au pied du lit et me glisse promptement à califourchon sur son ventre le maintenant fermement entre mes cuisses. D’un léger déhanchement je pose délicatement la fleur humide de ma vulve sur son membre à demi dressé comme pour y déposer un baiser des lèvres de mon ventre en feu et me couche de nouveau sur sa poitrine.
- Monsieur !
- Mmmh !
Je me tortille pour rendre plus pressante ma demande, me penche à son oreille et murmure timidement.
- … J’ai envie !
Marc ricane doucement
- Je le sens bien … - Un soupir - …Vous m’avez crevé avec ta sœur !
Je rougis et cache mon visage sur son épaule à l’évocation de nos ébats et des premières nuits de servitude de Béatrice. Je me rends compte que cela fait à peine quelques jours que Marc est passé me prendre au haras et ma vie est déjà rythmée par un abandon total à ma soumission à Mon Maître et au tourbillon de sensations exacerbées dans lequel il m’entraîne.
Sans lever la tête, mes lèvres contre son cou, je lance sur un ton espiègle.
- Béatrice, ou… Agnès ? … Ou Sophie ?
Faisant allusion à la jolie brune libérée du cachot et dont j’ai prise la place.
Je n’obtiens pas plus de réaction. Je m’écarte alors un peu plus m’aplatissant en me tortillant contre son ventre. Un frémissement du pilier de chair que je convoite effleure mon clitoris gonflé d’envie.
Je souris intérieurement.
- Et … Et si je vous racontais ?… Si je vous racontais ce qui s’est passé dans les caves ?

 

11 mars 2009

Chap 32. l’offrande.

Gênée par ma culotte troussée à mi cuisse je trottine et me colle presque contre mon Maître tandis que nous descendons une volée de marches d’un escalier sombre et froid. Laure nous suit à deux mètres. Nous avons emprunté la porte dérobée par laquelle a disparu Stéphanie et débouchons rapidement dans une vaste salle que je reconnais immédiatement. C’est la cave de Kristale. Je distingue l’autre entrée par laquelle je suis arrivée ainsi que la petite porte de chêne de la cellule dans laquelle elle m’a retenu prisonnière alors en attendant le retour de Marc. Il y fait sombre des flambeaux éclairent chichement le plafond voûté. Marc qui est devant moi, fait un pas de côté et me dévoile un spectacle étourdissant.
Stéphanie est là ! Entièrement nue, sa jupe écossaise, son slip ainsi que ses escarpins noirs et ses chaussettes blanches son négligemment éparpillés sur le sol comme si on lui avait arraché de force. La jeune fille est solidement attachée sur une table basse de chêne patinée dans une posture que je reconnais comme étant le travail de Mon Maître. Stéphanie est littéralement emmaillotée de liens. Ses mains sont ramenées dans le dos et liées par les poignets par une solide corde de chanvre. Le lien les plaque contre son dos en passant sous sa poitrine et revenant en plusieurs tour ligoter les coudes en les rapprochant à les tordre. La corde continue son parcours zébrant le corps et ligaturant les deux épaules qu’elle ramène en arrière. Les jambes ne sont pas moins entravées. Les chevilles sont ramenées sur le bas des fesses et solidement attaché au haut des cuisses en se lovant autour de sa taille faisant saillir la rondeur de ses fesses d’une façon indécente. Les cordes achèvent enfin leur course sur le coté de la table se fixant à de solides anneaux de fer fixés dans l’épaisseur de la table écartelant ainsi largement ses cuisses exposant le merveilleux fruit fendu de Stéphanie. Sa tête est outrageusement rejetée vers l’arrière par la main de Kristale qui s’est emparée de sa queue de cheval, la forçant à contempler ses tortionnaires, exhibant à tous son visage cramoisi de honte d’être ainsi exposée aux yeux de l’assemblée qui a pris place autour d’elle. Malgré l’apparent inconfort de sa posture je peux voir que Mon Maître a toutefois pris la précaution de glisser sous elle un coussin cylindrique qui maintient ainsi son corps sans la fatiguer. Il me semble qu’elle pourrait ainsi supporter cette impudique position pendant des heures.
Mon cœur bat la chamade, je me rapproche un peu plus de Mon Maître. Il m’entraîne un peu à l’écart de l’assemblée vers un divan de cuir noir adossé au mur sur lequel il s’assoit nonchalamment. Il tapote affectueusement la place a coté de lui et me regarde et en souriant. Je m’agenouille alors sur le divan me lovant à ses côtés. Mes yeux commencent à s’accoutumer à la demi obscurité savamment calculée pour entretenir une atmosphère de mystère. Plus personne ne fait attention à nous et d’où je suis j’embrasse la totalité de l’étrange scène. Malgré la moiteur de la cave j’ai un peu froid. Je frissonne. Marc s’en aperçoit et viens ceinturer mes épaules nues de son bras m’amenant vers lui dans un geste de réconfort. J’ai maintenant ma tête sur son épaule… Je suis bien !
Laure s’éloigne vers un placard du fond de la salle, l’ouvre et en sort une pile de linge. Elle revient vers nous et dispose méthodiquement des peignoirs blancs soigneusement pliés à côté de chaque homme de l’assemblée. Elle se dirige vers notre alcôve et dépose sur l’accoudoir celui qui est visiblement destiné à Mon Maître. Je l’observe. Elle m’intrigue ! Sa beauté est irréelle, encadrée par ses longs cheveux noirs, rehaussée par la lumière rouge des flambeaux qui scintillent sur sa peau à chaques contractions de sa musculature. Il émane d’elle un charme mystérieux indéniable, envoûtant. Elle semble hors du temps, étrangère a ce qui se passe autour d’elle. Sa nudité et la chaîne qui pend à son cou ne semblent pas la gêner le moins du monde. Son visage reste fermé, énigmatique, impassible, toute à sa tache de bien servir. Comme je me sens quelconque et sans importance à côté d’elle et pourtant Marc ne semble pas s’intéresser le moins du monde à elle et ne lui lance même pas un regard lorsqu’elle se penche vers lui, absorbé qu’il est dans la contemplation de Kristale qui maintenant caresse doucement le front de Stéphanie, comme pour la consoler ou la préparer à une chose terrible.

1 mars 2009

Correspondances épistolaires.

Je profite du 101éme article de mon blog pour répondre à certains courriels et plus particulièrement a un mail reçu dernièrement (son auteur se reconnaîtra, je pense)

- Malgré un système de re-direction compliqué de mes e-mails qui garanti mon anonymat, je réponds avec parcimonie aux courriels. Je les reçois et les lis avec grand plaisir. Vous me pardonnerez j’espère, de ne pas apporter forcément une réponse si vos écrits n’en appellent pas.
Je réponds bien plus facilement aux commentaires. Çà vous l’aurez remarqué !

- Inutile de m’envoyer des demandes de rencontre en dehors de la présence de Marc. Je lui appartiens totalement et il faudra passer par lui pour cela. Ne soyez pas timide, certains et certaines l’ont fait (suivez mon regard) !

- Ne me demandez pas non plus de vous faire parvenir une photo de moi (de quelque partie du corps qui soit ;-)) Je vous ai déjà expliqué que Marc contrôle jalousement mon image, pour son plaisir et ma sécurité. Je ne suis pas, bien sur, à l’abri de "photos volées " sur ce blog, mais je lui fais confiance.

- Je n’ai toujours pas le droit de visiter de site érotique ou aux lectures de même type. Je sais que c’est compliqué pour les demandes de liens réciproques. C’est Marc qui passera par votre site pour voir s’il est compatible avec le mien et le validera.

- Non, Marc n’exerce aucune censure ! Et ne lis pas mon courrier perso. !
Sauf celui que je lui transmets qui pourrait le concerner ou qui nécessite son avis. Il me fait une totale confiance et il est hors de question que je bafoue cette confiance.

- Oui, j’ai le projet de faire paraître Les Carnets d’Emilie dans un livre à compte d’auteur. Vous comprendrez mieux comment, à la fin de cet interlude de la " Saison d’Airain ". Il aura simplement un autre titre. Enfin… C’est loin tout cela !

- Oui, j’essayerais de mettre un lien sous forme d’(*) lorsque j’évoque une scène antérieure à l’article pour vous éviter d’avoir à relire la totalité des chapitres… ;-)

- Non, je ne corrigerais pas les fautes d'orthographe de mes textes. Il est encore très difficile pour moi de me relire, émmotionellement parlant.

- Oui, je suis en retard dans la rédaction de mon récit. La Saison d’Airain décrit en fait l’été 2007. Depuis, il s’est passé beaucoup de choses, encore de quoi écrire quelques volumes, Et je fais confiance à Mon Maître en ce qui concerne 2009 ! Désolée, mais mes études et le haras me prennent beaucoup de temps, il faudra encore patienter.

- Enfin on me demande si je suis amoureuse de Marc. Ces demandes me nouent toujours un peu la gorge. Impossible pour moi de répondre à cette question.
Notre relation est, je crois, au delà, ou en marge, d’une simple relation amoureuse. Si il ne s’agit pas d’amour… C’est bien plus ! Je me souviendrais toujours de la première fois que je l’ai rencontré, ce mois de septembre 2006, j'avais presque 19 ans alors ! Plus de trois ans déjà ! Quelque mois après il m’introduisait dans un univers plus intense que les simples fantasmes d'adolescentes qu'avait déclenché son art. Un monde que je découvrais, que j’appréhendais, mais que je désirais de toute mon âme…
Non, non il y a autre chose que l’amour. La fascination en est un ingrédient… Je ne sais pas … Je ne sais plus !
Et peu importe !

8 novembre 2008

Chap. 22. Le Pré de la Lune.

éProgressant dans le sous-bois, je m’évertue à repousser d’une main maladroite les long rameaux de ronces qui me barre le passage. Marc me précède et se retourne de temps à autre. Il porte sur son épaule le plaid de laine qu’il a sorti de la malle arrière de la voiture. La pente est raide, j’ai le pied maladroit et il fait nuit. Devant nous, le bruit bouillonnant d’un cours d’eau que je ne vois pas mais devine à la clarté de la lune. Une lune pleine, ronde, d’une froideur spectrale. Le chemin que nous suivons est manifestement souvent emprunté mais mal entretenu. Marc est venu me chercher tard le soir et m'a conduit en silence jusqu’ici. Nous nous sommes garé sur le bas coté d’une route étroite. D’autres voitures sont garées et des scooters sont enchaînés aux arbres. Malgré l’heure tardive l’endroit semble fréquenté !
Le chemin débouche sur une clairière au bord du lot. Sous la lune l’herbe couchée brille comme une étoffe d’argent. Dans la pénombre je distingue quelques masses sombres réparties sur le sol. Marc me prend la main et m’entraîne dans un des coins du clos. Il s’arrête et étend sur le sol le plaid de laine rouge. Pendant qu’il s’exécute j’écarquille un peu plus les yeux, et essaye de discerner les alentours. Nous ne sommes pas seuls ! Ces masses sombres, ce sont des couples côtes à côtes ou enlacées. Lorsque mon regard reviens vers mon Maître il est allongé nonchalamment sur la couverture et désigne de la main la place libre à côté de lui.
Je m’agenouille puis m’allonge à ses côtés. L’air est un peu frais je me serre contre lui. Il m’enlace de son bras. Tenaillée par la curiosité je commence à voix basse comme pour ne pas me faire entendre.
- C’est quoi ici, Monsieur ?
Son bras se resserrent peu plus sur mes épaules. Et il chuchote.
- C’est Le Pré de la Lune… Le rendez-vous des amoureux du coin, surtout en cette saison !
Le coin des amoureux ! Comme c’est agréable de se retrouver là, presque un aveu de mon Maître, un message implicite. Je respire profondément et me retourne sur le dos face aux étoiles que je distingue à peine tellement la lune est éclatante. Une pose, une trêve dans la soumission que m’impose Mon Maître.
Comme s’il avait lu dans mes pensés, il continue.
- Demain c’est la soirée de Kristale, j’ai pensé qu’il fallait te détendre un peu avant…
Je frissonne d’aise, me redresse sur un coude et avec un ton espiègle, amusée qui tente de cacher ma curiosité.
- Ah ! … Et que va-t-il donc se passer à cette soirée ?
Il sursaute d’amusement
- Eh bien... C’est une réunion qui te permettra de faire des… Connaissances.
Il parle lentement, choisissant ses mots.
- Et puis il y a des gages et… des punitions… à distribuer !
Punition ? Je me remémore rapidement les manquements aux règles que m’a dictées Mon Maître ; Le slip que j’ai gardé par inadvertance dès notre première entrevue, mes hésitations, mes incompréhensions, et surtout la plus grave de toutes : L’oublie de mon collier lorsqu’il m’a convoqué en urgence pour recevoir Nicolas et Stéphanie. Je frissonne des pieds à la tète. Je baisse la tête et demande d’une voix tremblante.
- Ma... Mes punitions ?
Il se redresse à son tour sur un coude, se saisis de mon menton pour me faire relever la tête. Nos regards se croisent, il me regarde par en dessous avec un sourire malicieux.
- Ta punition ? … Tu crois que tu en mérites une ?
- Je… Oui, je crois ! Je…
Il m’horripile à me mettre ainsi face à mes propres démons et de me forcer à leur donner un nom. Bien sûr que selon nos accords, j’ai manqué aux règles. Et bien sûr je mérite une punition ! J’aurais préféré être sa parfaite soumise sans fautes, sans reproches. Et dans un même temps est-ce que la punition ne fait pas partie intégrante de mon dressage ? Il est donc indispensable que je m’y soumette et l’accepte. Et je dois dire qu’aux souvenirs des précédents sévices qu’il m’a fait subir en guise de pénitence me laisse un goût de sang dans la bouche et une chaleur intense entre les cuisses. Je le fixe droit dans les yeux.
- Oui ! Oui Monsieur je le mérite !
La lumière bleutée qui nous baigne cache le rouge qui monte à mes joues.
Il s’avance, nos lèvres se joignent en un doux et chaste baiser. Un baiser à peine effleuré qui me dresse les cheveux de la nuque.
- Eh bien non ! Tes punitions ne seront pas à l’ordre du jour… C’est Stéphanie qui devra être châtiée.
Un soulagement me gagne doublé toutefois d’une légère déception. Ainsi je vais assister au dressage de Stéphanie ! Ma curiosité est grandissante et comme je sens Mon Maître en verve de confidence.
- Et... Quel genre de punition ?
- Tu aimerais savoir ?
- Ho oui…. Monsieur !
Je jubile intérieurement de savoir à l’avance ce que la blonde écervelée va subir comme martyre.
- Eh bien… Noonnn ! Je ne crois pas qu’il soit nécessaire de te le dire. Cela gâcherait ton plaisir !
J’aurais dû m’y attendre. Comme à son habitude il se joue de moi. Je tente une diversion pour en savoir un peu plus.
- C’est vous qui choisissez la punition ?
- C’est en commun avec Kristale ! C’est la Maîtresse des lieux elle a le pouvoir de décision. Mais effectivement j’y participe !
Comme je connais la créativité de mon Maître je ne peux que m’attendre à une épreuve mémorable pour Stéphanie !
Il continue.
- Et nous choisirons aussi ensemble celles qui doivent t’être infligées !
Un froid intense me parcourt le dos. Je me contiens, cherche à détourner la conversation et tente de nouveau.
- Kristale… C’est… C’est votre soumise ?
Il éclate de rire, me lâche le menton et s’allonge de nouveau sur la couverture. Il met ses mains derrière la tête.
- D’après toi ?
- Je ne sais pas… Elle porte un de vos colliers et elle semble vous obéir. Vous … Vous êtes très complice en tout cas !
Je porte nerveusement la main à mon propre collier pour en caresser le cuir.
- Donc tu vois Kristale comme une soumise ? ...Intéressant !... Pas tout à fait faux, ni vrai d’ailleurs… Tu comprendras peut être mieux demain. Tu pourras te faire une opinion plus précise … Je crois !
Il ne me répondra pas. Il faut que je me fasse une idée par moi même. Je me recouche près de lui. Il me saisit de nouveau les épaules. Ensemble nous regardons les étoiles et écoutons le bruit de l’eau qui coule entre le lit de galets en contrebas. Un long moment de silence pendant lequel mon esprit fonctionne à cent à l’heure tentant d’imaginer ce que sera cette soirée dédiée à Stéphanie.
Marc finit par se rapprocher de mon oreille et murmure.
- Déshabille-toi s’il te plaît.
Son ordre me tire brutalement de ma rêverie. Je me redresse et observe les environs. Pendant toute notre conversation j’en ai oublié les couples qui nous entouraient. Il y en a un vraiment pas loin, à quelques mètres mais ils ont l’air très occupés et personne ne semble nous prêter attention. J’espère qu’ils ont autre chose à faire qu’à nous épier et qu’ils se concentrent sur leurs jeux d’adolescents.
Je quitte vivement mon tee-shirt. Exposant fièrement ma poitrine dressée à la lune ronde...

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