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Les Carnets d'Emilie
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Quadra H

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Quadra B

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5 mars 2016

300 000

Penchée, le nez dans le mug fumant, je ne l’ai pas vu approcher. Il fait beau et la douceur de l’air de cette fin d’automne particulièrement chaud invite à la boisson fraiche et pourtant j’ai commandé un thé brulant. J’ai fui les mondanités du vernissage avec l’assentiment de Marc et je me suis réfugiée sur la terrasse du café le plus proche.
— Vous... Vous êtes Isabelle n’est ce pas ? Isabelle Madigan ?
Je n’ai pas trop envie de sortir de mes songes. Je lève la tête et la regarde l’air hébété, sans comprendre.
—  Je m’excuse ! Je vous ai suivie… je n’ai pas osé vous aborder avec tout ce monde ! J’ai juste échangé quelques mots avec M. Marc. Enfin je… Je ne vous dérange pas ?
Elle à un tressautement d’excitation et un large sourire comme si elle contemplait un cadeau de fête et exprime un ravissement enfantin…  Je n’ai pas envie de parler mais je n’ai pas non plus la force de la congédier et je me contente de la fixer, les yeux dans le vague. Sans y être conviée, elle approche une chaise de la petite table de marbre sur lequel m’attend mon Darjeeling. Et tout en s’asseyant avec précipitation me lance.
— Vous savez je vous lis… Sur votre blog !
Je souris complaisamment.
—  Je suis une soumise moi aussi…
Instinctivement mon attention se porte vers sa main gauche. Elle a saisit mon regard et elle tend vers mon visage une main joliment potelée qui porte une de ces bagues bon marché. Une bague avec pour chaton une boule grise percée d’un anneau plus large que la bague elle-même. Elle semble très fière de son bijou et de la condition qu’elle implique.
— C’est mon mari qui s’occupe de mon dressage !
Je ferme les yeux un bref instant pour éviter quelle voit mes yeux se lever au ciel et me force à sourire.
Je m’entends répondre d’une voix faussement enjouée.
— Ha oui ?... C’est bien !
Et je me plonge dans ma tasse de thé tandis que mon pouce gauche vient caresser mon anneau de fer niellé d’or. Un anneau porté à l’auriculaire comme doit le porter une Maitresse de second rang. Soumise et Maîtresse à la fois…
Elle commence à se raconter et mon esprit s’échappe…

Combien de temps ?
Ces années ont passé à la vitesse d’un pur-sang au galop et chacune de ses foulées marque de son empreinte de fer le chemin que j’ai suivi avec Marc. Cela pas toujours été de tout repos de vous conter ce chemin, et aujourd’hui je m’aperçois que, sans compter les témoignages que je reçois presque chaque jour, un nombre effrayant de visiteurs sont venues s’enquérir de mon insouciante balade. Je souris intérieurement en en faisant l’improbable inventaire. Il y a ceux de passage ou les égarés rejetés par hasard sur les rivages de mon iles par les courants aléatoires des moteurs de recherche. Parmi eux les fureteurs, les chercheurs de lignes qui alimentent le feu de leurs fantasmes. L’amoureux et l’amoureuse transit qui m’envoie des messages électroniques crépitant de déclarations flamboyantes et qui veulent me sauver de ma condition. Ma condition !
Ceux qui me jurent sympathie et amitié en me tendant une laisse.
Ceux qui me traquent partout pour une image, un sourire, alors qu’ils m’ont sous les yeux.
Ceux qui veulent écrire à ma place mon histoire ou qui me disent ce que je dois écrire.
Ceux avec qui j’échange tendrement régulièrement.
Ceux qui me juge moi ou mon Maître et sont outragés par notre relation… Mais pourquoi me lisent-ils, au fait ?
Ceux qui me rencontrent, comme la femme que j’ai en face de moi et qui a l’insouciante audace de superposer son imagination à ma réalité
—  Il dit que je suis sa Kajira …
Je relève vivement la tête, effarée. J’ai perdu le fil de sa conversation mais le mot Kajira me tire de ma torpeur. Elle prend cela comme un intérêt intense et continue toute enjouée.
— Oui, oui sa Kajira, Je suis entièrement à ses ordres…
De nouveau sa voix se perd dans l’écho de mes souvenirs. Mais sait-elle seulement ce que signifie être une Kajira ?
L’image de Laure se projette sur le voile des larmes qui me montent brusquement aux yeux. La belle italienne, la fougueuse silencieuse celle qui d’un regard vous faisait comprendre que vous étiez le centre du monde. La Kajira qui se prosternait sans même que vous ayez à lui demander. Celle qui m’a fait découvrir ce qu’était la soumission absolue, sans maître, libre…
C’est au guidon de son monstre mécanique qu’elle a rencontré son destin. Et il ne pouvait en être autrement. Je m’imagine encore sa silhouette gainée de cuir rouge projetée dans les airs sur une petite route du Val d’Aoste en descente du Gran Paradiso… Le Grand Paradis !
Je repousse la vision de son corps à la souplesse féline, magnifique, disloqué trente mètre plus bas.
Il est dit que les anges, même maudits, ne vieillissent pas !
Je retiens avec peine un sanglot. Je m’étrangle dans un hurlement silencieux qui me brule la gorge et le cœur. Je veux la faire taire…. Je me répète comme un mantra : Mais sait-elle seulement de quoi elle parle ! A-t-elle la moindre idée de ce qu’être une Kajira veut dire ?  Je suis sur le point de me lever et mettre fin à son monologue lorsque mon regard accroche une silhouette qui gambade sur la place et se rapproche d’une allure enjouée avec un sourire désarmant. Un rayon de soleil me transperce de part en part, Elle vient à mon secours ! Ma flamboyante Sappho aux cheveux d’or fin, à la marche assurée comme si la terre quelle foule lui appartenait de plein droit. A demi-levée je me rassoie avec un soupir de soulagement. Elle se glisse entre les tables et les clients d’un déhanché provocant qui se font retourner la plupart des hommes attablés. Elle se saisit autoritairement d’une chaise libre de la table d’à côté sans demander à ses occupants interloqués et s’assoit face à moi en fixant ma voisine qui s’est brusquement interrompue, abasourdie par cette brutale intrusion.
Le visage de Mon amazone blonde prend la rigidité du marbre et la fixe intensément lui lançant sur un ton qui ne souffre pas de réponse.
— Je veux parler à Isabelle…Seule !
Elle tente pourtant.
— Mais… Je… Mais...
Les yeux de l’intruse ne cillent pas et devant son attitude déterminée…
— Oui… Bien sûr ! Excusez-moi !
Mon interlocutrice se lève et s’éloigne sans se retourner.
La blonde fougueuse se tourne vers moi et son visage s’éclaire. Elle fronce les sourcils en une interrogation muette.
— Je… Elle m’a rappelé… Enfin je… je pensais à ... Laure…
Son nom s’étrangle dans ma gorge. Mes mains se portent à la rencontre de mes yeux embués.
Elle hoche la tête d’un air entendu.
— J’ai bien senti qu’elle te gavait.
Ma douce hétaïre s’empare des deux poignets qui cachent mon visage et sur lequel roulent maintenant de grosses larmes. Par-dessus la table, elle se penche à mon oreille et murmure.
— Quand je te vois comme çà, Maitresse, j’ai envie de te bouffer la chatte à te faire hurler de plaisir !
J’ai un sursaut de surprise ! J’ouvre des yeux tout ronds.
Elle me rend mon interrogation en écarquillant elle aussi les yeux dans une mimique comique qui lui fait pencher la tête sur le côté, en l’attente de ma réaction à sa proposition outrancière. Un spasme incoercible monte le long de mon ventre me libérant de la tristesse qui m’étouffait et nous partons toutes deux d’un fou rire irrépressible qui se font se retourner sur nous les clients attablés de la terrasse.

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3 février 2016

Chap. 39. Coup de sang

Moi ? Que puis-je en penser ?
Je me revois devant Mon Maître la première fois. Peut-être un peu moins arrogante que Sonia mais avec une aussi grande impatience de découvrir  un monde que je soupçonnais à peine et qui m’attirait avec tant de force que j’en étais prête à donner mon âme pour en faire partie !

     Je repose les feuillets sur mes genoux et regarde Sonia. Elle tremble mais pas de peur, il fait doux dans l’atelier et même nue elle ne doit pas avoir froid ! Les pointes de ses seins dardent outrageusement vers nous, provocants.
Pourquoi est-ce que je partage son excitation ?
Prise un peu au dépourvue que Marc me demande mon avis je commence par des banalités. Je la regarde mais m’adresse à Mon Maître.
— Elle est jolie ! Je crois qu’elle fera un bon modèle…
Je cherche mes mots tentant de ravaler ma jalousie mais il faut bien convenir que je pense ce que je dis. D’ailleurs inutile de mentir ou d’être condescendante, Marc s’en apercevrait immédiatement, et je n’ai vraiment pas envie de me faire sermonner devant elle.
Je continue.
— Et pour ce qui est de son aptitude à…  Euh !... à l’obéissance … Je pense que je ne peux que vous laisser juge, Monsieur !
Marc porte son crayon à ses lèvres et le mordille en souriant. Il hausse les sourcils en une mimique qui m’invite à continuer.
Je me tourne alors vers Sonia.
— Mais en fait Sonia ! Vous êtes là comme modèle ou comme soumise ?
Elle me lance un regard de biais, hautain, puis revient à Marc comme si à ses yeux je n’étais que quantité négligeable.
— Je crois que c’est un peu la même chose, disons que les travaux de Monsieur Marc le suggère tellement. Cela m’a semblé …Evident !
Elle se tourne cette fois franchement vers moi en soutenant mon regard, moqueuse.
Et en plus elle me prend pour une crétine qui pose des questions à la réponse évidente ! Si je perds pieds les rôles risquent de s’inverser. Je fais un gros effort pour ne pas baisser les yeux. Une chaleur intense me brule l’estomac et une rage intérieure me saisit. Je vais montrer à cette présomptueuse par où je suis passée pour avoir l’autorisation d’être assise à la droite de Mon Maître.
Sous une irrépressible impulsion et sans demander l’autorisation à Marc,  je me lève en jetant les feuillets de papier là où j’étais assise. D’un pas je fais face à Sonia que je domine de toute ma hauteur, l’obligeant ainsi à lever la tête pour me parler. Son sourire moqueur a disparu. Je reste un bref moment à la contempler de haut. Une bouffée de puissance me saisie à l’avoir ainsi à mes pieds.  Et cette pulsion de puissance et de domination je vais m’y voir céder, comme dans un rêve…un dédoublement.

    Je ploie un genou pour me retrouver à sa hauteur et me saisie d’une pleine poignée de ses cheveux de la main gauche tandis que ma main droite s’empare sans ménagement d’un des fiers tétons que je presse doucement entre deux doigts.
— Je vous trouve très excitée pour être un simple modèle et bien arrogante pour une soumise… Savez-vous au moins ce que Marc attendant de vous ? Pour l’instant, je n’ai entendu qu’une leçon bien apprise.
Je tire sa tête vers l’arrière d’un geste vif. Sous la douleur, dans un reflex, elle quitte sa posture et lève les bras dans une esquisse de défense.
Je n’attendais que cela. Je hurle presque à la limite de l’hystérie.
— Remettez vos mains dans le dos… Immédiatement !
Et je maintiens ma prise sur ses cheveux trop roux à mon goût.
Sonia lance un regard apeuré vers Marc, mais celui-ci reste de marbre et elle ne peut que se résoudre à m’obéir pour ne pas perdre toute la crédibilité qu’elle recherche à ses yeux. Une vague d’orgueil me parcours de la tête aux pieds, une jouissance intense d’avoir été obéie. Et je me laisse submerger pas cette vague avec volupté
— C’est bien ! Vous aller apprendre à obéir comme la bonne chienne que vous voulez devenir !
Et pour appuyer mes mots, je tors la pointe de sein qui n’a que durci un peu plus entre mes doigts. Sonia ne bouge pas mais laisse échapper un petit gémissement de surprise. Ses yeux se ferment et une larme perle à la commissure de ses paupières. Loin de m’apitoyer cette larme ne m’incite qu’à aller plus loin. Je jubile. Je lâche le téton martyrisé et glissant ma main sur son ventre vers son entre-jambes cherche l’entrée du calice qu’elle devra toujours avoir de disponible. Je m’aperçois qu’il n’y a pas que les seins qui sont outrageusement ferme. Je rencontre le témoin du plaisir de Sonia. Un clitoris épais et gluant qui pointe d’ entre ses lèvres distendues. Je le caresse de deux doigts fureteurs qui s’enduisent de l’abondante liqueur de cyprine exsudant  de son ventre comme le miel de la cire. Elle ne peut pas cacher son excitation et pour parfaire son humiliation  je veux en faire part à Marc. Je me penche vers son oreille et murmure sur le ton de la confidence, mais d’une voix suffisamment forte pour être entendue de Mon Maître.
— Mais vous mouillez comme une petite salope, Mademoiselle Sonia…
J’appuie sur le Mademoiselle
— Peut être que vous êtes bien ce que vous semblez être ! Mais vous savez cela ne sera pas suffisant d’écarter les jambes. Il vous faudra aussi offrir votre bouche et votre cul… Mon Maître adore çà ! Pour vous humilier il n’ira pas par quatre chemins … Vous êtes prête à çà, petite chienne ?
Sonia ouvre la bouche pour répondre, mais je ne lui en laisse pas le loisir.
— Nous allons voir çà !... Penchez vous !
Ce disant j’appuie sur sa nuque. Elle résiste. D’une voix moqueuse je lance.
—  Allons ne faites pas votre mijaurée ! Montrez nous que vous êtes obéissante !
Cette fois elle obtempère. Sa tête s’abaisse et sa croupe se dresse, mise en valeur par une cambrure que je force d’une main. Son visage vient presque se poser sur les genoux de Marc que je vois du coin de l’œil continuer à dessiner, imperturbable. Je cherche son regard, son approbation. Devant son impassibilité une brutale bouffée d’indétermination m’étreint.  Je viens de  m’apercevoir de ce que je suis en train de faire. Je ne me reconnais plus. Je reste un moment pétrifiée baissant les yeux sur la nuque de Sonia. Ma vision se brouille et une chaleur intense me monte au visage. J’ai l’impression de sortir, tel un somnambule brusquement tiré de son sommeil, d’un rêve éveillé !
Mais que suis-je en train de faire ? Je ne me sens soudain en déphasage complet avec la réalité. Il me faut un moment pour me ressaisir. Je crois que Marc a compris mon trouble. Il cesse de dessiner et lève la tête vers moi. Son visage reste de marbre et il a juste un petit haussement du menton dans ma direction…Une mimique que je reconnais comme une invite — Continue,…Je te laisse la main ! — Je prends une profonde inspiration pour tenter de recouvrer mes idées. De toutes les façons je ne peux plus faire marche arrière.
Mon étreinte se relâche, mais pas totalement. Je maintiens d’une main les poignets de la jeune femme dans son dos et glisse l’autre entre ses jambes écartées. Sans préambule je m’immisce à tâtons entre les lèvres drapées qui bordent l’orifice brulant. Je les masse brutalement les écartant et coinçant entre mes doigts le clitoris épais. Sous la caresse appuyée Sonia se cambre et laisse échapper un gémissement étouffé. Elle baisse la tête comme vaincue mais je sens son corps tendu et vibrant comme la corde d’un arc prêt à décocher, jugulant un sursaut qui la mettrait hors d’atteinte de l’humiliant frôlement.
Et c’est justement ce que je recherche. Montrer à Marc qu’elle ne tiendra pas les promesses qu’elle veut lui offrir.
Abandonnant le clitoris raide, j’introduis mon majeur et mon index dans l’orifice humide. Ma progression est facile, le fourreau brûlant est nappé d’une huile abondante et prometteuse. Et c’est dans un glissement sans à-coup que je m’y enfonce profondément provoquant un nouveau spasme de Sonia. Je m’y installe si profondément que la palme de ma main vient se loger entre le sillon de ses fesse et que la pulpe de mon pouce se pose sur la rosette tendue de son anus. J’ai un petit mouvement de recul mais ma détermination à lui faire perdre toute dignité vient à bout de mon mouvement de pudeur. Tandis que mon majeur et mon index s’écartent à l’intérieur de l’incandescent écrin mon pouce masse délicatement le rectum ainsi dévoilé. A-t-elle deviné ce que je m’apprête à faire ? Toujours est-il que dans un sursaut de tout son être Sonia se redresse dans un cri de supplication.
— Non ! S’il vous plait... Pas comme çà... Pas maintenant ! S’il vous plait !
Je suis presque soulagée de l’entendre ainsi supplier.
Il ne m’en fallait pas plus !
J’ai gagné !
Cela me suffit. Je relâche brusquement mon étreinte.
Sonia se redresse vivement. Son visage est écarlate, les yeux exorbités et sa bouche déformée par un rictus de crainte mêlé de dépit. Ses cheveux mouillés de sueur collent à son front. Elle a perdue toute sa superbe. Cela me ravit et me terrifie à la fois. Je m’aperçois alors que je ne suis pas loin d’être dans le même état qu’elle. Mon cœur bat à tout rompre et ma poitrine est serrée comme dans un étau, respiration  bloquée. Je me suis laissée emporter par une bouffée de colère incontrôlable. Je tente de garder un semblant de contrôle en prenant une profonde inspiration. Je me relève et ne prêtant  plus aucune attention à Sonia, vais pour m'asseoir, lorsque je croise le regard interloqué de Marc.

4 février 2015

Chap. 28. Le cri de l’ange.

Je me retiens de faire un pas en arrière lorsque l’homme arrive à ma hauteur. Je baisse la tête un peu plus et fixe obstinément le sol détournant le regard. Surtout ne pas le provoquer !
Sa main gauche s’empare de mon menton et me force à lui faire face.
- Fais pas ta mijaurée ! Je sais que si tu es là, c’est que tu es une petite chienne obéissante…
Il a un bref coup de menton vers l’arrière désignant les corps qui s’agitent dans l’ombre.
-… Comme tes deux copines là !
Comme pour le contredire Ange pousse un cri aigu. Instinctivement je porte mon regard vers le fond de la salle. Dans la pénombre je distingue son corps écartelé sur la table de pierre. Un des hommes lui tien fermement les poignets relevés au-dessus de la tête tandis que l’autre, l’homme au torse tatoué, maintenant entièrement nu, campé fermement entre ses cuisses, ses mains crispés sur ses hanches vient visiblement d’en forcer les faibles défenses.
Je frissonne. Un courant froid me hérisse la nuque alors que dans un même temps une chaleur intense monte de mes reins. J’ai une envie sourde de fuir et pourtant mes pieds sont comme soudés au sol.
Je comprends que ces hommes sont là pour çà… Pour parfaire notre humiliation. Pour nous faire comprendre que nous ne sommes que des objets de plaisir entre leurs mains et qu’il nous faut accepter notre place. Bien sûr qu’il a raison, ma nudité et mon collier  témoignent de ma soumission. Mais plus encore ma posture de parfaite docilité.
Tout en continuant à me maintenir le menton sa main droite se pause délicatement sur mon sein. Son pouce en effleure le mamelon dont la pointe réagit immédiatement.
Il a un sourire de contentement.
- Tu vois, en plus tu aimes çà ! Je suis sure que la petite chatte est trempée !
Je ferme les yeux tandis que sa main quitte la pointe durcie pour se promener nonchalamment sur mon ventre. Il s’attarde un instant sur mon nombril comme s’il cherchait son chemin puis ses doigts glissent sur ma peau vers l’orée de la toison rousse qui orne la source qu’il convoite.
Il hésite. L’interdit du bracelet rouge semble retenir sa main. Il joue avec ma toison, en roulant les poils du duvet entre ses doigts, comme pour en éprouver la douce texture.
Un nouveau cri d’Ange, puis un autre, suivi d’un gémissement qui se termine par un glapissement de douleur. Je n’ose plus regarder.
Comme par accident, un doigt fureteur vient se glisser sur mon clitoris. Je ne peux retenir ma nature. La caresse forcée déclenche une vibration sourde qui flambe entre mes jambes embrasant un peu plus mes reins. Je sursaute imperceptiblement et l’homme à sentit ma réaction. Son majeur devient plus inquisiteur et lisse lentement ma fente entrouverte qui se glace d’un sirop tiède trahissant l’excitation qui monte.
Je maudis ce corps qui obéit à l’odieuse caresse faisant fi de ma répugnance. Je suis sur le point d’abaisser mes défenses mais dans un dernier sursaut de refus ma mâchoire se crispe et je me hisse sur la pointe des pieds tentant d'échapper à la pénétration qui, je le sais, ne va pas tarder.
De nouveau Ange supplie dans un glapissement aigu.
Cela déclenche des rires rauques. Mon tourmenteur sourit. Son geste se fige.
Il lance, ironique.
- En tout cas ta copine à vraiment l’air d’aimer !
Tout en maintenant sa main entre mes jambes il se tourne vers le bruyant trio et émet un sifflement strident qui interrompt leurs ébats.
- Amenez-moi donc la brailleuse !

15 janvier 2015

Chap. 26. Les maraudeurs.

Un cri strident me tire de la torpeur profonde dans laquelle j’ai fini par tomber. Ensommeillée, Je  crois à une illusion lorsque de nouveau un cri aigu retenti dans le couloir...

Encore une fois le cri suraigu retenti, des voix et des rires graves lui répondent. Je me lève vivement et me colle à la porte, le visage contre le judas, fouillant du regard les sombres couloirs. Des ombres soufflées par la lumière des flambeaux electriques dansent sur les murs. Un claquement de porte puis un autre. De nouveau un cri étouffé ! Une supplique.
- J’en tiens une, les gars… Doit y en avoir d’autres ! …
Des hourras d’enthousiasmes couvrent la fin de la phrase.
Un frisson me parcourt et mes cheveux se hérissent sur ma nuque. Instinctivement je me rabats contre le mur à côté de la porte. Mon cœur s’emballe, et ma gorge s’emplit d’une vapeur âpre d’adrénaline. J’ai peur. Ceux qui viennent ne me semblent pas amicaux. On ouvre les portes des cellules une à une sans ménagement dans un fracas de métal. La fouille est systématique, je ne pourrai me cacher longtemps. Pourtant je me colle contre la pierre comme si je voulais m’y incruster cherchant des yeux une cachette possible dans l’étroite cellule.
- Une autre les gars !
Un cri de victoire salué par la meute… Mais combien sont-ils ? Je comprends qu’ils viennent de trouver Estelle à deux cellules de la mienne.
Et je n’ai pas le temps de me poser d’autres questions que ma porte s’ouvre avec violence et qu’une silhouette massive s’avance dans la cellule.
Inutile de vouloir se cacher plus longtemps. Je bloque ma respiration, me décolle du mur et fais un demi pas en avant, les mains dans le dos, résignée.
L’homme qui vient de faire irruption se tourne vers moi et marque un temps d’arrêt, interloqué. Il me détaille de la tête aux pieds en souriant et se mordant les lèvres. Il émet un petit sifflement admiratif en interpellant ses compères d’une voix gouailleuse
- Hé Hô ! Celle là elle est pour moi !… Je l’ai vu le premier !
Cela ne peut que déclencher la curiosité des autres qui se précipitent à la porte pour me découvrir par dessus son épaule.
Des glapissements admiratifs.
- Waoou, mignonne !
- J’adore les rouquines !
- Humm... On partage, Hein ?
Le cinquième visage qui se tend par dessus les autres, ne dit rien mais ses yeux s’embrasent. Sous la pression des regards insistant, instinctivement, je remonte mon bras droit vers ma poitrine et glisse mon poignet gauche au travers de mon ventre nu dans un geste puéril de protection.
Une voix dépitée suis mon geste.
- Elle a un bracelet rouge !
Des râles et des souffles de dépit montent de la meute.
Une voix moqueuse fuse.
- …Allons Messieurs… On ne touche pas à la D’moiselle !
Quelques protestations étouffées s’élèvent.
L’homme qui m’a découvert ne bouge pas et continue à me fouiller du regard. Il se mord les lèvres de nouveau, ses yeux brillent d’envie. Apres un moment de réflexion il se saisit de mon poignet, celui où Mon Maître a noué le lacet de cuir rouge qui doit en principe me protéger et se tourne vers ses sbires.
- Cela n’empêche ! … Elle peut assister ! … On les emmène toutes à la chapelle !
Des acclamations d’assentiment accompagnent ses paroles et il me tire à sa suite dans le couloir.

Je découvre alors Estelle et la jeune femme qu’elle avait hélée au fond du couloir. Une petite blonde à la coupe courte. Elle doit être jolie mais son visage est crispé par l’angoisse. Comme moi, et comme Estelle, elle est entièrement nue à l’exception d’un collier de cuir blanc où pend un anneau d’argent. Je reconnais là le collier des soumises débutantes, des novices. Sa poitrine, deux demi-pêches presque prépubères, se soulève à un rythme accéléré. Son ventre est parfaitement épilé et elle sert convulsivement les cuisses comme pour en barrer l’accès. Estelle elle, est tout son contraire. Une femme affirmée un peu plus grande que moi. Un collier de cuir noir patiné par l’usage et un massif anneau de fer forgé pend entre deux seins orgueilleux au bout d’une chaîne de métal sombre. Elle a la sûreté des soumises aguerries et me lance une œillade rieuse qui se veut rassurante.
Les cinq hommes sont eux torses nus seulement vêtus d’un pantalon. Je remarque que certains sont pieds nus. Celui qui tiens la jeune fille par les épaules et la pousse en avant sans ménagement est tatoué sur la presque totalité de ses bras et son torse. En riant, il lui assène une claque retentissante sur les fesses pour la faire avancer.
- Aller, avance ton p’tit cul … On est là pour s’en occuper !
Elle tréssaute sous le coup et lache un cri apeuré mais s’exécute, sous les quolibets et les rires entendus de la troupe.
Estelle nous devance sans se faire prier et mon ravisseur lui me tire par le poignet à la suite de la troupe qui s’engage dans le couloir en direction de la chapelle que nous avions traversée en venant.

23 novembre 2013

Le Maître des Lieux.

Nous déambulons dans les couloirs de la vaste demeure, tout en devisant joyeusement, nos pérégrinations nous conduisent insensiblement au 3éme étage. Les couloirs sont déserts et notre conversation s’éteint peu à peu. Nos retrouvailles nous réjouissent. Stéphanie, la fille fontaine, est radieuse elle me prend souvent par la taille comme si nous devions ne plus jamais être séparées. Lorelei nous suit discrètement de sa démarche étonnante, elle a certainement du mal a suivre nos conversations sans queue ni tête entrecoupée d’éclats de rire, mais elle sourit à ma joie. Je lance une œillade amusée à Sophie et Anne à la peau et au parfum de cannelle. Nous rions à l’idée que nous pouvons croiser à tout moment le groupe des soumis… Que se passerait-il alors ? … Nouveaux éclats de rire !
Nos Maîtres et Maîtresses respectifs sont certainement réunis en ce moment, nous laissant quartier libre. Et nous louons ensemble cette Assemblée qui nous à permis de toutes nous retrouver. Seule Laure manque à l’appel, mais je sais que je vais bientôt revoir la belle et fier Kajira.
Nous sommes toutes habillées de la même courte nuisette de satin blanc tenue par un large ruban du même tissu servant de ceinture et de ballerines assorties. Toutes, sauf Lorelei qui est, elle, entièrement nue. Marc l’a ordonné ainsi. Elle porte un simple collier de cuir blanc ou pend un grelot d’argent qui marque sa condition.
Sa condition ! Cette pensée me trouble et je ne peux m’empêcher de me retourner vers elle sans m’arrêter de marcher à reculons. Lorelei le cadeau de Kristale à Marc. Enfin, le cadeau ! Disons plutôt le prix de ma souffrance et de mon ultime humiliation lors de ce pari fou. Lorelei, la soumise de Mon Maître… Mais aussi la mienne ! Lorsque Marc la mise à genoux face à moi avec un sourire amusé. "Te voici Maîtresse de deuxième rang ",  M’a-t-il lancé, "Fait qu’elle soit fière de toi ! "
… Une nouvelle expérience !
Je contemple sa silhouette serpentine de déesse nordique qui s’avance dans le couloir avec sa démarche si particulière. Comme si elle marchait sur du verre pillé ! Ce qui sublime encore le galbe sensuel de son corps à la peau fine et sucrée. Elle me sourit, ses yeux de glace bleue s’allument lorsqu’elle croise mon regard puis se baissent en une mimique de dévotion contenue.
Une brusque bouffée de jalousie et de fierté mêlée me submerge.
Elle est si belle ! Si docile!

Je vais pour me retourner et suivre le sens de la marche lorsque tout le groupe se fige soudainement, les yeux rivés par-dessus mon épaule. Sans se concerter, en un éclair, elles prennent toutes la posture de dévotion ; Les mains dans le dos les jambes à demi écartées. Elles baissent le regard et le fixe au sol à un mètre devant elles.
Je me retourne vivement ! Alors que je sais pertinemment que j’aurais dû, dans un réflexe conditionné, prendre la même posture, sans réfléchir. Mais la curiosité est la plus forte.
L’homme a surgi d’un détour du couloir. Il me fait face. Une silhouette impressionnante que souligne un costume anthracite parfaitement cintré. Il m’observe en fronçant les sourcils et ses yeux gris acier me transpercent littéralement. Son visage à la mâchoire anguleuse et au cheveux poivre et sel coupé en brosse dégage une autorité naturelle. Je ne sais pas pourquoi mais il me fait immédiatement penser à un directeur d’école intransigeant.
Surprise, je fais un pas en arrière et tente une explication en bafouillant.
- Excus.. Je… Je…
Ses sourcils se froncent et ses yeux virent au noir.
Je me ravise aussitôt et prends la position de mes camarades alors qu’une bouffée de chaleur m’irradie le visage.
- Qui êtes-vous ?
Sa voix claque comme un coup de fouet.
-  Isa… Mademoiselle Isabelle… Monsieur.
- Isabelle, comment ?
Je marque un temps de réflexion. Il n’est pas coutume de demander le nom de famille dans le cercle. Mais je sens qu’il faut que je m’exécute.
- Isabelle Madigan,… Monsieur.
Un silence.
- Ha !… C’est donc Vous !
Il tourne les talons et sans me regarder me lance.
- Suivez-moi !
Il ne faut que quelques pas pour qu’il ouvre une des portes du couloir et pénètre dans une pièce sombre. Le cœur battant, je vais pour en franchir le seuil à sa suite et je ne peux m’empêcher de jeter un coup d’œil à mes sœurs de joug. Elles sont toujours figées comme une volée de papillons que l’on aurait épinglés au hasard dans le couloir. Elles n’oseront pas bouger tant que la porte ne se sera pas refermée sur moi.
Je fais un pas.
Les rideaux de la pièce sont à demi tirés, il y règne une douce pénombre mais je peux y distinguer des rangés de livre sur les murs et un imposant bureau de bois précieux. Après avoir refermé la porte derrière moi l’homme s’en approche et allume la lampe de bureau. Un cercle de lumière orangée éclaire des chemises de documents et des livres parfaitement rangés et empilés autour d’un sous-main de cuir rouge. C’est un bureau de travail et je comprends brusquement que j’ai affaire au Maître des lieux qui, cette année, accueil l’Assemblée.
- Enlevez vos ballerines, dénouez votre ceinture et approchez Mademoiselle !
Le ton est aussi autoritaire que sa stature. Je m’exécute. D’un mouvement rapide j’ôte facilement mes deux chaussons. Ma nuisette s’entrouvre lorsque la ceinture de satin tombe au sol, découvrant mon ventre nu fraîchement épilé. La tête baissée, je me dirige pieds nus sur le parquet de bois ciré vers l’endroit indiqué, devant le bureau. J’ai l’impression de revenir quelques année en arrière lorsque je devais me présenter au directeur du collège pour justifier quelques incartades. Sauf qu’ici je prends la pose de soumission sans qu’on aille à me la demander !.
-  Penchez-vous sur le bureau s’il vous plaît !
Mon cœur s’accélère, je vais me retrouver dans une position des plus indécentes si je m’exécute. Mais que faire d’autre ?
Je me penche en avant. Mes avant-bras s’appuie sur la table d’acajou et mes mains s’étalent sur le sous main de cuir. Je laisse tomber ma tête entre les bras et mes cheveux roux retombent autour de mon visage. Mes reins se cambrent.
L’homme se place derrière moi. Deux mains glacées se posent sur mes cuisses et remontent en un lent mouvement la nuisette de satin sur mes reins découvrant à ses yeux la rondeur offerte de mes fesses. Il repousse encore le tissu jusque sur mon dos par-dessus ma taille et ses mains sans emparent.
Je ferme les yeux, ma respiration se bloque. Je sais à quel assaut je suis ainsi exposée et je dois me faire à la raison que je ne peux le refuser au Maître des lieux.
-  Je connais votre père vous savez !
Je manque défaillir. Un froid intense me parcourt le dos augmentant encore la chaleur des mains qui caressent ma croupe en un ballet qui s’approche insensiblement de mon entrejambes. Ses doigts finissent par en frôler les lèvres sensibles.
- Ecartez un peu plus les jambes s'il vous plaît, Mademoiselle !
Je retiens un souffle de protestation mais encore une fois comme un automate je m’exécute facilitant le passage aux doigts fureteurs.
-  Enfin presque… Nous avons des chevaux en communs, je crois…
Forçant le passage et écartant doucement les lèvres de ma vulve un doigt s’enfonce à demi dans mon vagin. Je rougis à l’idée qu’il va lui être facile de constater la réaction humide de mon ventre a son intrusion.
- C’est un passionné et ses pouliches sont de qualité…
Exactement ce que Mon Maître Marc aurait pu dire.
Un deuxième doigt rejoint le premier et ensembles s’enfoncent un peux plus profondément dans la fournaise suintante, me yeux se révulsent et je me mords les lèvres pour ne pas gémir lorsque son pouce s’applique avec insistance  sur mon anus et en masse obstinément la rosette pour en assouplir l’ouverture.
Je ne sais pas ce qui me met le plus mal à l’aise la caresse obscène de cet inconnu ou son allusion malsaine à mon père.
La caresse se prolonge un long moment en silence et mon ventre s’inonde sans vergogne tandis que le va et vient des doigts de l’homme fait naître une chaleur irradiante au fond de mon ventre. Ma respiration ‘s’accélère et je retiens un gémissement tandis que je relâche la tension de mes muscles des bras et que mon front vient cogner contre le cuir du sous main. Je signifie ainsi à l’homme mon total renoncement et disponibilité à son désir.
Il ne semble pourtant pas décidé à y faire écho. La caresse cesse brutalement. Ses doigts se retirent d’un coup. Il caresse encore un moment mes fesses tendues vers lui puis, se détournant, contourne le bureau pour s’installer confortablement dans le fauteuil directorial face à moi.
N’étant plus sollicitée, je me redresse sur mes bras mais garde la position qu’il m’a ordonnée de prendre. Je n’ose pas lever le visage vers lui.
- Nous avons un problème avec vous !
Interloquée, je relève la tête et prends une expression d’interrogation. Il m’avait pourtant semblé être d’une parfaite disponibilité!
Où ai-je failli ?
Je le regarde en sourcillant. Je sais que j’enfreins la règle en soutenant son regard mais le ton qu’il a employé m’a fait comprendre que j’en avais l’autorisation. Ses yeux d’acier me transpercent littéralement.
- J’ai lu vos écrits…
Il porte à son nez les doigts qui m’ont pénétré et les passe sous ses narines pour en humer le parfum.
- Je ne peux que vous louer… Ils sont d’une indéniable qualité…Mais par contre, ils me semblent quelque peu… Disons trop, … Descriptifs !
Mais où veut-il en venir ? Comment faire autrement pour décrire le chemin de soumission que me fait suivre Mon Maître ?
Je n’ose pas poser la question mais il devine à mon air incrédule que je ne comprends pas ses propos.
- Ce que je veux dire c’est qu’il y a des personnes dans cette maison, ce soir, qui n'ont pas envie de se voir décrits dans vos récits…
- … J’imagine que vous allez finir par relater cette Assemblée ?
Il y a un moment de silence et je comprends que j’ai la permission de parler.
- Je… Oui Monsieur ! Comme Mon Maître me l’a demandé !
Encore un long silence.
- C’est justement ce à quoi je vais m’opposer durant le prochain Concile de l’Assemblée. Et je ne serai pas le seul…
Ses doigts quittent son visage et viennent se poser sur le bureau en face des miennes.
- Comprenez-moi bien Mademoiselle, ce n’est pas contre vous ou vos écrits que j’agis ainsi. Mais pour le bien de tous. De tous les membres de cette Assemblée. Vous compris.
Je n’ose pas protester. Marc m’avait prévenue que cela arriverai un jour.
- Cette Assemblée n’est pas faite pour être étalée au grand jour. La plupart des membres sont d’une parfaite discrétion et n’étale pas leur vie secrète au vu de tous. Et encore moins comme vous le faite sur Internet. Après les avoir croisé et jugé de leurs statuts, vous pouvez comprendre… J’imagine !
Je suis sur le point de lui expliquer que je prends toutes les précautions nécessaires que jamais je ne cite de nom, que sous forme de pseudonymes. Je veux défendre mon récit, mon œuvre et celle de Mon Maître.
Je vais pour me lancer lorsque la porte du bureau s’ouvre et se referme rapidement derrière moi.
Des pas s’approchent de moi. Je suis pétrifiée, je me suis, in extremis, empêchée de me redresser vivement ; Comme prise en faute !
L’intrus me contourne et se place à côté du Maître des Lieux. Je lève les yeux vers lui et le suis du regard. Il est jeune, à peine plus âgé que moi, il porte avec élégance un costume noir de même coupe que celui de mon hôte. Il dépose sur le bureau a quelques centimètre de mes mains, une chemise de carton.
- Les résultats Xavier !
Xavier s’empare de la chemise et l’ouvre posément commençant sa lecture. Par dessus ses épaules, celui qui semble être son collaborateur, me lance une œillade en souriant. Je rougis fortement. J’imagine ce que représente à ses yeux moqueurs cette jeune fille à demi nue, offerte, les jambes écartées, penchée sur le bureau de son patron. Je détourne les yeux pour cacher mon inconfort. Xavier lui ne m’oublie pas et sans même lever les yeux du dossier dans lequel il est plongé, il me lance.
- Vous voyez ce fauteuil près de la fenêtre Mademoiselle ?
Je me tourne vers l’endroit indiqué. J’avise un large fauteuil de style, au bois sculpté et doré, au coussin de brocard de velours qui trône à gauche de la fenêtre. Je vais pour confirmer mais il ne m’en laisse pas le temps.
- Enlevez votre nuisette et allez donc vous y agenouiller… Caressez vous… Et avec sincérité s’il vous plaît Mademoiselle !… Je veux vous entendre jouir !
Je retiens avec peine mes jambes qui se dérobent sous moi. Une nouvelle flambée de chaleur me monte au visage. Je crois que je vais défaillir lorsque je me redresse mécaniquement. Comme un automate je gagne le fauteuil et durant tout ce chemin qui me semble durer une éternité j’envisage toutes les possibilités de refuser ce qui vient de m’être demandé !
Mais j’ai l’impression que mon esprit s’échappe de mon corps et ne le contrôle plus. Je me rends contre alors de la puissance et l’aboutissement du dressage de Mon Maître. Bien sûr que je ne peux pas refuser ! Ce serait lui faire une injure terrible. Cette idée me rassérène et je me redresse un peu, plus sûre de moi.
Je sens le regard des deux hommes sur mes reins lorsque la nuisette glisse au sol.
Lentement je m’agenouille vers eux sur le fauteuil prenant appui sur les accoudoirs, mes fesses se calent sur le dossier. Le coussin est chaud et moelleux, j’y suis bien. En un réflexe je mouille mon majeur et mon index d’un rapide coup de langue et les glisse entre mes cuisses à la rencontre de mon ventre outrageusement ouvert et déjà humide. En un dernier geste de pudeur ma main gauche barre ma poitrine pour venir caresser le mamelon de mon sein droit qui se durcit. Je relève timidement la tête vers les deux hommes, mais ils ne me regardent déjà plus, plongés dans le dossier qui s’étale maintenant sur le bureau.
Mon index se fraye un passage vers mon clitoris qui s’électrise à son contact.
Je ferme les yeux.

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27 juillet 2013

Chap. 20. Ignès

Le temps s’égrène avec solennité. Marc fait les cent pas dans la salle, disparaissant de temps à autre dans les alcôves. Il porte régulièrement le cigare à ses lèvres et en tire de larges bouffées en me lançant un regard amusé.
Je suis bien !
La banquette me soutient parfaitement et la douce chaleur de la pièce me tire vers une torpeur langoureuse.Mon esprit est sur le point de s’échapper lorsqu’un claquement sec me fait sursauter. La porte de chêne noir s’entrouvre et Ignés si glisse prestement la refermant derrière elle sans se retourner.
Marc s’est figé.
Comme le veut le protocole de cet étrange lieu, Ignès est entièrement nue, à l’exception d’un magnifique collier de cuir noir rehaussé de filigrane d’argent flanqué d’un anneau de fer. Ses cheveux blonds ont été libérés du chignon strict mais ramené en une élégante queue de cheval planté haut sur la tête.
Comme je l’avais deviné, son corps dénote une pratique intensive des exercices physiques, svelte à la musculature dénouée. Elle me rappelle Kristale dans sa façon de bouger, presque hautaine mais tempérée par un visage rieur. Comme elle, elle porte une pierre précieuse au creux du nombril, mais de couleur verte qui acroche la faible lumiere ambiante. Une émeraude certainement! Deux petits haltères en or percent les mamelons d’une poitrine orgueilleuse. D’une démarche souple, hissée sur la pointe des pieds, comme perchée sur de hauts talons invisibles, elle se dirige vers Marc et, arrivée à sa hauteur, plie le genou jusqu'à terre, joignant les mains dans le dos et baissant la tête en une magnifique posture de dévotion que je devine mainte fois répétée. D’une voix solennelle elle égrène.
-  Mon Maître est retardé, il vous demande de bien vouloir l’excuser et pour patienter me propose à vous, suivant vos désirs !
Marc à un hochement de tête comme pour la saluer et lui désigne de son cigare fumant les banquettes sur laquelle je suis agenouillée.
-  Alors nous avons le temps de faire plus ample présentation. Allez donc saluer Mademoiselle Isabelle !
Elle se relève et, sans quitter le sol des yeux, se dirige vers moi. Marc la suit à un pas derrière goûtant très certainement le voluptueux déhanché que fait prendre la singulière façon de marcher d’Ignès.
Arrivée à ma hauteur les effluves de cannelle de son parfum m’enveloppent. Son ventre parfaitement glabre est à quelques centimètres de mon visage et je peux y voir scintiller une perle d’or nichée entre les lèvres nappées d’humidité. Ignés se penche et vient déposer un petit baiser sur mon front.
Je relève la tête ne sachant trop comment répondre au salut lorsque Marc vient à mon secours.
- Allons Ignés ! Mademoiselle Isabelle n’est pas une poupée de porcelaine !
Ignés lance une rapide œillade à Marc et sourit. Elle plante ses yeux de braise dans les miens, sa main gauche se saisit délicatement de ma nuque et attire mon visage vers le sien. Nos bouches se joignent. Je ferme les yeux et mes lèvres s’entrouvrent. L’invite est suffisante pour qu’une langue gourmande force le passage et vienne inviter la mienne en une danse lascive. Ma respiration s’accélère et un feu intense naît au creux de me reins. Ignés pose sa main sur mon sein gauche et du pouce en titille le mamelon déjà tendu vers elle. Mon univers se rétréci et il n’y a plus que nous deux et notre baiser.
Sans quitter ma bouche et en resserrant son étreinte sur ma nuque, comme si j’allais tenter de me dérober à l’étreinte, elle glisse sa main le long de mon ventre jouant au passage dans l’orbe ourlé de mon nombril. Je me raidis lorsque son exploration se fait plus intime et qu’elle se perd un instant dans le bosquet roux de mon ventre avant d’en lisser négligemment les lèvres humides. Une étincelle de feu me parcourt lorsque ses ongles effleurent mon clitoris. Instinctivement je me cambre un peu plus. Je voudrais me coller contre elle, pour lui signifier mon approbation. Mais ignés n’a pas besoin de cela. De ses deux doigts elle force l’orifice à peine défendu et s’y introduit sans ménagement. Je ne peux retenir un petit cri de surprise. Cri étouffé par le bâillon des lèvres tendres de mon amante. Quelques mouvements de va-et-vient dans le fourreau inondé et ses doigts me quittent lentement, comme à regret dans une dernière caresse le long de mon ventre.
Déverrouillant ma nuque et ma bouche, Ignés se relève gracieusement. Nos yeux ne se quittent pas. Avec un sourire malicieux Elle porte à sa bouche les deux doigts qui viennent de me pénétrer. Ils sont luisant de ma liqueur de Cyprine mais disparaissent rapidement entre ses lèvres. Elle les suce avec l’expression gourmande d’une gamine qui vient de tremper ses doigts dans un pot de miel.
Ignés se détourne enfin. Avise une banquette en face de moi et d’un mouvement gracieux s’y agenouille dans une posture de soumission jumelle à la mienne.

 

13 juillet 2012

Chap. 15. Etape

Je ferme les yeux sur les éclats de soleil qui vibrent à travers les feuillages des sous bois que nous traversons. Je souris à l’évocation de notre repas frugale dans ce routier à l'allure de taverne défraîchie. A la fin du repas, j’ai presque cru que la tenancière allait nous proposer une de ses chambres !
Je m’étire sur le siège de cuir, les jambes largement écartées, la jupe relevée jusque la limite de mon pubis épilée. Le protocole le veut ainsi ! Je dois être disponible à chaque instant. Mon genou effleure le levier de vitesse mais cela ne gène pas Marc. Au contraire! Il arrive qu’à un changement de rapport la main de Mon Maître prolonge son geste le long de ma cuisse offerte en un frolement attendu. Il me caresse alors nonchalamment comme on cajole un animal de compagnie
Je replonge dans un demi-sommeil et resurgissent les images de notre week-end de folie. Béatrice à genoux devant Mon Maître et moi à son côté en la même position sans équivoque. Nous sommes nues, et comment pourrait-il en être autrement puisque Marc la voulu ainsi !
La deuxième nuit a vu s’accélérer le dressage de ma sœur sous mes yeux. Je l’ai vu s’abandonner et abdiquer sa fierté en obéissant et s’agenouillant devant la cravache menaçante qu’elle a elle-même été cherchée au club du haras la présentant à mon Maître entre ses dents… A Mon Maître !… A SON Maître ! Je l’ai vu se tordre de douleur, mais aussi de jouissance lorsque Marc a forcé ses reins alors que je lui tenais les poignets en de douces menottes. Une main court le long de ma cuisse et sa caresse me tire de ma rêverie. Heureusement elle ne va pas plus loin car Marc n’aurait pas manqué de constater l’humidité excessive qui mouille mon ventre à l’évocation de notre dernière nuit. Un peu confuse je me redresse en émergeant de ma torpeur.
- Nous allons bientôt arriver Mademoiselle!
Je regarde le paysage autour de nous. Des arbres droits qui bouchent l’horizon plat. Des maisons à colombages discrètes ou prétentieuses qui bordent la routes. La Sologne nous offre un accueil sobre et feutré. Personnes dans les rues des villages. Dans la forêt, un virage à droite à un carrefour ou trône en sont milieu une croix de bois blanchie à la chaux. Le coupé s’engage sur un chemin de terre aux bordures gazonnées parfaitement entretenues. Le véhicule roule presque au pas et je peux voir apparaître au loin les piliers de pierre d’un portail. La monumentale grille de fer forgé est largement ouverte, comme si on nous attendait. Marc ne ralenti pas mais j’ai le temps de distinguer sur un des piliers une plaque de bronze mentionnant le nom du domaine sous titré "Relais et Château".
Je ne peux m’empêcher de sourire d'aise. Ainsi Mon Maître après m’avoir traînée dans les bouges m’invite dans un Château? Je lui reconnais bien là tous les contrastes de sa personnalité. Je me tourne vers lui le regard interrogateur. Il me répond d’un léger sourire mais ne quitte pas le chemin des yeux. Nous finissons par quitter la forêt qui ressemble plus maintenant à un parc entretenu, et arrivons devant une bâtisse imposante et d’une beauté à couper le souffle. Une sorte de ferme fortifiée de calcaire blanc flanquée de tours aux toits d'ardoises bleues. Nous franchissons le portail voûté qui laisse apparaître les dents d’une herse de fer relevée au-dessus de nos têtes. La vaste cour intérieure est moins militaire et beaucoup moins austère. Une façade de pierre aux larges baies vitrées, égayée de massif d’azalée et d’orangés nous invite à nous approcher. Marc gare son véhicule au côté de plusieurs autres alignés et m’invite à en descendre. Il coupe le moteur et sort à ma suite. Nous nous approchons ensemble du perron à double escalier lorsqu’un homme surgit à l’entrée en poussant les deux battants et s’élance à notre rencontre le sourire aux lèvres. Marc s’avance d’un pas et les deux hommes se serre la main et s’étreignent chaleureusement.
- Marc… Nous t’attendions !
Il se sépare et son attention se fixe immédiatement sur moi. Ses yeux s’allument
- Et voici donc Isabelle!... La fameuse Isabelle...!
Il me détaille de la tête aux pieds mais ne fait aucun geste vers moi.
- Chère Isabelle ! … J’étais tellement impatient de vous connaître Mademoiselle ! Kristale ne m’a pas menti en me disant que vous étiez très jolie !
Un frisson cours le long de mon dos.
Kristale !
Instinctivement je regarde vers la porte où je m’attends à voir surgir la blonde nordique aux yeux de glace. Son nom lancé ici à brûle-pourpoint me fait brutalement prendre conscience que je n’ai pas n’importe qui en face de moi. Un coup d’œil rapide à l’annulaire de sa main droite me fait découvrir la même chevalière massive que porte Marc. Une chevalière de Maître! Je rectifie immédiatement ma position. Je mets mes mains dans le dos, écarte légèrement les jambes et fixe mon regard vers le sol en une parfaite posture d’attente et de déférence.
Un petit sifflement d’admiration de l’homme.
- Bravo Marc!… Je reconnais bien là ton enseignement!
Il m’observe encore un long moment. Je reste statufiée à un mètre des deux hommes. Puis il tourne brusquement des talons et lance comme pour lui-même à voix basse
- Ha ! Ces artistes ! …
Et d’une voix plus forte
- … Ignés va vous montrer votre chambre Marc, Il faut que je vous laisse, je pars en cuisine. Faites un tour dans le parc si vous le désirez. Le dîner est à 20h. On se retrouve après ?
Et sans attendre de réponse se dirige vers la porte par où il était apparu.
Marc attend qu’il s’éloigne et disparaisse. Il s’approche de moi et me murmure à l’oreille;
- Je suis fier de toi !
Mon cœur fait un bon de joie dans ma poitrine.

 

14 juillet 2011

Chap.10. Intime bâillon.

Marc hoche la tête avec une moue de satisfaction. Béatrice est totalement ferrée. Il l’a compris comme je viens de le comprendre. Il contemple le slip qu’il tient du bout des doigts et semble se perdre dans ses pensées.
Un moment d’absence qui ne dure pas. Ses yeux se portent sur moi.
Il pose un genou à terre.
- Ouvrez la bouche en grand Mademoiselle !
Sans chercher à comprendre j’obéis.
En un geste rapide et précis Mon Maître lève la main vers moi et enfonce d’un seul trait le slip de ma sœur entre mes lèvres. Surprise j’ai un haut le cœur et un sursaut en arrière lorsque le tissu touche le fond de ma gorge. J’ai le reflex d’éructer l’intrus mais me contrôle en prenant une large et bruyante inspiration par le nez. Mes yeux se mouillent et une larme perle à mes cils. Heureusement je n’ai pas refermé, en un réflexe incoercible, ma bouche sur les doigts de Mon Maître !
Mes genoux se posent de nouveau au sol et je me calme bien que je comprenne maintenant la teneur de la punition. Devant ma passivité retrouvée, Marc introduit méticuleusement, entre mes lèvres, les bouts de satin qui pendent encore hors de ma bouche. Il s’emploie à ne laisser dépasser, des deux côtés de mes lèvres, que le cordon du string. Désarçonnée, je lève les yeux vers ma sœur. Je sais quelle m’observe au travers de ses yeux mi-clos. Que doit-elle penser de moi ? Etre capable d’accepter cette humiliation infamante. La bouche emplie du slip qu’elle portait il y a quelques instants et abondamment souillé du nectar de son ventre qui plus est ! Je peux en sentir le goût et l’odeur animal qui se mêle à ma salive. La larme se décroche de mes cils et roule le long de ma joue. Marc la rattrape d’un index en crochet avant qu’elle ne tombe au sol et la porte à ses lèvres la goûtant comme un met précieux. Je lui lance un regard implorant. Il y répond d’un clin d’œil en souriant. Un encouragement ?
Toujours à demi agenouillé contre la jambe de Béatrice, il me lance.
- Maintenant que cet obstacle est tombé et qu’il est sous bonne garde. Nous allons vérifier si ta sœur a les mêmes aptitudes que toi à manifester son plaisir !
Il crochète de son bras gauche la jambe droite de Béatrice et y pose sa main droite. Il en caresse la surface juste au dessus du genou et, après en avoir jugé la douceur, ses doigts remontent, pivotant ostensiblement entre ses cuisses écartées vers l’entrejambe parfaitement épilé.
Je comprend ce qu’il va faire. J’écarquille un instant les yeux pour montrer ma désapprobation. Puis, je ferme les yeux et détourne mon regard d’indignation.
Immédiatement Marc a un claquement de langue de réprimande.
- Tss… Tss…Mademoiselle ! Veuillez regarder, s’il vous plaît !… Et vous en rendrez compte dans les moindres détails dans vos récits !
Je souffle du nez et si je le pouvais, je me mordrais les lèvres. Lentement je redresse la tête et ouvre les yeux.
La main de Marc s’est figée à quelques centimètres de la vulve de Béatrice. Une fois sûr que je suis à nouveau attentive, il reprend sa progression.
Tout en me regardant, il lance d’une voix forte.
– Mademoiselle Béatrice, veuillez écarter un peu plus les jambes que votre sœur puisse mieux voir !
Je suis stupéfaite de constater que Béatrice exécute l’ordre sans rechigner.
Sa jambe droite emprisonnée, elle tortille son pied gauche sur le tapis pour l’éloigner d’une vingtaine de centimètres, augmentant l’ouverture et facilitant ainsi le passage de la main de Mon Maître.
Le tendre fruit fendu totalement glabre, lisse comme un abricot est maintenant une proie facile. La main reprend sa marche. Un premier contact du bout des doigts sur les lèvres de la fente fine comme une cicatrice fait se crisper Béatrice. Les muscles de ses cuisses se contractent comme pour fuir, mais elle ne peux plus se dérober maintenant. Les doigts se font pressant et écartent le tendre passage. Une première phalange du majeur s’introduit puis la première de l’index. Je n’ose plus cligner des yeux. Et je vois progresser entre les plis délicats les deux doigts joints. Je lève rapidement les yeux vers le visage de ma sœur. Elle se mord les lèvres et sa poitrine se soulève en une respiration retenue. Mais elle garde docilement les mains derrières le dos. Le temps de ce coup d’œil et les doigts sont déjà profondément enfoncés en elle. Mon Maître imprime un mouvement de rotation à sa main. La chevalière qu’il a l’annulaire s’encastre entre les lèvres comme si elle aussi elle voulait pénétrer le passage déjà envahi Cette fois Béatrice gémit. Mais je ne parviens pas à définir si c’est un soupir de protestation ou de plaisir. Ses reins se creusent, son ventre se tend. A une cinquantaine de centimètres de mes yeux je ne peux manquer la palpitation sourde qui pulse sous son nombril.
- Et bien ! Ta sœur n’a vraiment rien à t’envier !
Il retire brusquement ses doigts du fourreau de chair. Il les tend vers moi
- Regarde !
Ils sont luisant de liqueur de Cyprine et Marc les balance si prés de mon visage que je peux en sentir l’odeur fade et sensuelle.
Pourquoi je hoche la tête en signe d’assentiment ? Peut-être par réflexe ! Et la bouche emplie du slip de ma sœur, je ne peux lancer le rituel " Oui, Monsieur !"
Marc sourit et continue son monologue
- Tu paries qu’il ne faut pas grand chose pour qu’elle jouisse comme une jeune rosière ?
Et joignant le geste à la parole, de nouveau, il empale fermement le délicat orifice. Une nouvelle fois sollicitée, et de la plus vigoureuse des façons, Béatrice ne peut s’empêcher un gémissement. Comme en réponse à sa plainte Marc imprime un puissant et rapide mouvement de va et vient à ses doigts lubrifiés, écartant sans vergogne les lèvres offertes et nappées de liqueur huileuse. Cette fois ma sœur perd contenance. Tout son corps se cambre. Elle lance une plainte aiguë vers le plafond et rompant la pose se couvre le visage de ses mains comme pour se cacher, et retenir ce cri qui est manifestement un cri de jouissance. Dans son spasme elle cherche à resserrer ses cuisses et ploie sur ses genoux. Mais revient vite en arrière en tendant ses jambes et se soulevant sur la pointe des pieds comme pour amortir un nouveau coup de boutoir qui la soulève presque du sol.
Comme dans un rêve, je contemple les doigts de Marc luisant de liqueur de Cyprine entamer, un piston bien lubrifié, un mouvement de va et vient de plus en plus rapide ! Béatrice est si crispée qu’elle reste maintenant sur la pointe des pieds et enfoui son visage dans ses bras. Ce qui n’étouffe pas les petits jappements de plaisir qu’elle ne peut s’empêcher de lâcher. Jappements qui se transforment en un long gémissement énamouré lorsque Marc amplifie encore son oscillation entre ses jambes martyrisant le fruit distendu de ses doigts maintenant nappé d’un sirop onctueux et brillant qui mouille sa main jusqu’au poignet.
J’aurais voulu y échapper, mais le spectacle de Béatrice écartelée, se tortillant pour repousser la montée de son plaisir sous les doigts de mon Maître. Cette vision ne peut manquer de m’échauffer les sens . Et bien malgré moi, mon ventre s’enflamme et se mouille sans vergogne appelant la caresse. Je serre les dents sur le slip trempé pour essayer de me contrôler de repousser ce plaisir coupable. Mais cela est peine perdue. Les gémissements de ma sœur m’entraînent à sa suite dans une onde brûlante qui me submerge et monte du creux de mes reins le long de ma colonne vertébrale, hérissant les cheveux de ma nuque. Mon cœur s’emballe et ma respiration s’accélère. Ces doigts ! Je les veux en moi !… Maintenant ! Moi aussi je veux me tordre de plaisir comme le fait ma sœur sous mes yeux !

3 juillet 2011

Chap.9. La voie de mon Maître.

Je reste un moment le souffle coupé. Comme à chaque fois que Marc me sommes d’exécuter ce qui est à la limite de mes interdits ! Limites qu’il repousse sans vergogne à chacune de nos entrevues. Pour fuir, je m’échappe dans une sorte de rêve éveillé. Mon esprit s’enfonce dans un doux matelas cotonneux.
Le ventre de Béatrice palpite à une vingtaine de centimètres d e mes yeux. Un nombril sculpté comme une rose immaculée posée sur un oreiller de satin opalin. Et juste en dessous, la barre de coton blanc. Ma sœur n’a pas bougé. Elle n’a même pas fermais à la demande de Marc. Et pourtant je sais qu’elle l’a distinctement entendue. Si elle n’a pas protesté, c’est quelle a accepté !
J’approche mon visage de la peau tendue. Je ferme les yeux. Un parfum d’Ylang-Ylang m’enveloppe. Une fleur du Sud pour une fleur du Nord !
Mon, front touche son ventre brûlant. Une vibration intense se communique à mes tempes et court le long de mon dos. Je ne peux empêcher une larme de sourdre de mes paupières. De mon front, je touche une icône ! Si je vais plus loin je vais tomber en catatonie, terrassée par le sacrée que je vais profaner. Mes oreilles bourdonnent et ma poitrine va exploser sous les coups de boutoir redoubler de mon cœur.
Mais il faut que j’aille là où mon Maître m’emmène, quoique qu’il arrive Quoique qu’il en soit !
Je déglutis avec peine et ouvre la bouche tentant de m’emparer de la pièce de tissu. Mes dents s’agrippent sur l’élastique et ma lèvre supérieure frôle la peau lisse comme l’ivoire y laissant une trace humide. Béatrice a un frémissement. Instinctivement elle rente son ventre pour éviter le contact de mes lèvres. Elle pousse en même temps un petit soupir de surprise que Marc a certainement perçu. Je suspends un instant mon entreprise. Mais aucun ordre, aucun son ne vient de Mon Maître. L’atmosphère est survoltée, une tension fabuleuse crépite entre nous et Marc doit en savourer chaque seconde en silence.
Délicatement, je tire avec mes dents le devant du slip vers moi. Un léger effort pour dégager le tissu de la fente qui semble se séparer à regret du cocon de satin.
Puis d’un coup sec je tire la légère barrière vers le bas. Dans le mouvement mon front heurte à nouveau le ventre palpitant et mon nez frôle la fleur découverte d’où s’échappent, enfin libérées, les effluves capiteux aux parfums chauds de musc et de cannelle mêlés aux senteurs âpres et douceâtres de la liqueur de cyprine qui mouille le tissu.
J’ouvre les yeux
Face à moi apparaît le plus beau des calices. Le sexe de Béatrice est totalement épilé avec soin, comme l’était le mien il y a trois semaines. Une fente délicate en barre le fruit lippu et la fragrance caractéristique qui s’en dégage me saisie de stupéfaction
Cette senteur…Je la connais… C’est la mienne !
Les dents serrées sur l’élastique, je lève les yeux vers ma sœur. Elle a gardé les mains dans le dos et si sa tête est penchée vers moi comme une pénitente dans le châtiment, elle garde les yeux obstinément fermés. Sa respiration qui soulève sa poitrine en un rythme syncopée trahit le trouble profond qui l’étreint. Je sais que dans cette communion parfaite entre nous deux elle me devine au travers de ses paupières closes !
Le constat de l’entrejambe intégralement glabre de ma sœur ne peut manquer de relancer mes interrogations. Tandis que je m’évertue à tirer, les dents crispées, le slip vers le bas, je m’interroge;
Il y a à peine quelques jours Béatrice n’était pas épilée. La toison soigneusement taillée en triangle aux reflets de bronze ornait son ventre. Je l’ai constaté à la piscine où nous nous baignons souvent nues, tard le soir, lorsque nous sommes sûres que tout le personnel du haras est parti.
Et donc, si elle s’est ainsi apprêtée ! Est-ce que parce qu’elle savait que Marc allait venir ? Et que, déjà, elle se préparait à sa rencontre avec l’idée bien arrêtée de se soumettre à lui ?
Ma tête bourdonne, les questions se bousculent et s’entrechoquent.
Elle le savait donc ? Et avant moi ?
Toute la soirée j’ai deviné une sorte de connivence entre eux. Des regards et sourires furtifs dont j’étais exclue. Ou bien n’était ce que le jeu de la séduction que déployait Béatrice avec force ?
Quoiqu’il en soit, je suis maintenant persuadée qu’elle avait décidé de séduire Marc et qu’elle s’y était préparée, dans les moindres détails. J’en ai la preuve palpitante sous les yeux. Mais avait-elle prévu la voie sur laquelle l’entraînait Marc ? Avait-elle prévu que je serai actrice et spectatrice de sa proposition de soumission ? Une chose est sûre, dans cette voie, elle s’y est engagée en courant, et elle ne peut plus faire demi-tour. Pas devant moi en tout cas.
La chute de rein de Béatrice maintien le cordon du slip en haut de ses fesses et l’empêche de glisser vers le bas. J’entrouvre les lèvres et lâche le tissu. Je fais un écart vers la droite pour tenter de saisir le lacet sur le côté et ainsi le déloger plus facilement. Béatrice qui a compris ma difficulté resserre les jambes jusqu'à les joindre presque. Mon Maître ne proteste pas de la rupture de la pose. Il doit avoir également compris l’impossibilité d’enlever le slip de Béatrice si elle garde les jambes écartées.
Mes lèvres frôlent la hanche de ma sœur. Je sens distinctement sa peau qui se hérisse et le frisson qui y court. Il faut maintenant que je fasse vite ! D’un coup de dents décidé, je m’empare de l’élastique en laissant un baiser humide sur sa peau et le tire prestement vers le bas.
Cette fois-ci il descend facilement. Entraînée par le mouvement je me penche en prenant appui de mes mains sur le sol et le descends ainsi jusqu’au genoux de Béatrice. Satisfaite et soulagée, j’abandonne le tissu et me redresse, reprenant ma position à genoux, à quelques centimètres de Béatrice.
Je signifie ainsi à Mon Maître que j’ai accompli son ordre.
Marc repose son verre sur la table. Il s’approche lentement. Parvenu à la hauteur de Béatrice il tend la main vers elle
- Voulez vous terminer Mademoiselle Béatrice et me donner votre slip ?
Comme sortant d’un songe Béatrice ouvre les yeux quelle avait gardé mi-clos tout le long de l’opération. Sans une hésitation, elle se penche, se saisit du sous-vêtement et d’un coup de hanche rapide, sautillant d’un pied sur l’autre en libère le slip qu’elle dépose d’un seul mouvement lorsqu’elle se redresse sur la main tendue. Comme si elle se débarrassait d’un objet brûlant !.
- Et reprenez la pose Mademoiselle !
Elle écarte de nouveau les jambes et glisse ses mains dans le dos. Se cambrant et projetant ainsi sa poitrine vers Mon Maître.
Marc observe un instant le slip de satin dont il éprouve la texture entre le pouce et l’index. L’humidité qu’il y rencontre le fait sourire.
- Voyez-vous Mademoiselle Béatrice je devrais vous punir pour ce manquement !
Il garde le silence un instant pour que ce qu’il vient de dire soit bien saisi.
Puis continu.
- Mais ce sont vos débuts… Je peux me permettre une certaine mansuétude mais en aucun cas je ne peux pardonner… ce n’est pas en mon pouvoir ! Toute faute mérite sanction...Donc pour ce soir et compte tenu de votre inexpérience, ce sera Mademoiselle Isabelle qui sera sanctionnée à votre place et ceci pour chaque manquement qui pourrait encore vous advenir.
Je cligne des yeux et un frisson me parcourt le dos.
- Vous pouvez remercier votre sœur !
Les lèvres de Béatrice tremblent. Ses yeux tanguent de Marc à moi. Elle ne cherche pas a dissimuler le trouble intense qui l’étreint.
- Maintenant Mademoiselle !
La voix de Marc se fait sèche et impérative
Elle sursaute et dans un bredouillement incontrôlable Béatrice bafouille.
- Je... Je te remer…cie … Isa… belle !
Mais son regard fuit le mien, et son visage est empourpré de honte.
Maintenant je le sais ! Non, Béatrice ne devinait pas jusqu’où Marc l’entraînerait sur le chemin qu’elle a choisi de suivre à ses côtés… A mes côtés !

22 mai 2011

Chap. 5. La règle du jeu

Et voilà ! Béatrice a gagné ! Elle a poussé Marc dans ses retranchements et pour lui il est évident qu’une manifestation de sa domination est plus parlante qu’une longue démonstration.
Dans le silence qui s’abat sur nous je m’empare de ma serviette de table. Je m’essuie les lèvres et la repose lentement à côté de mon assiette. Ma main tremble légèrement. Il me vient un bref instant l’idée de protester, de dire que ce n’est pas l’endroit, ni le moment. J’ouvre la bouche et prends toute la mesure de ce que me demande Marc. Je le supplie en pensée de revenir sur sa décision.
Mes lèvres se referment sur mes protestations
Je me lève. Mes genoux flageolent. Je me sens tout à coup vide de force. Je lance un cou d’œil rapide à Béatrice Elle est figée, un morceau de viande piqué sur sa fourchette en suspension vers sa bouche. Elle me détaille avec attention. Je peux deviner ce qu’elle se dit. Nous avons parlé longuement de ma condition avec Marc. Mais cela n’était que des paroles et des impressions échangées et tout se terminais généralement dans un éclat de rire. Mais là !
Là, elle doit réaliser qu’elle va assister à ce qu’elle n’a fait qu’entrevoir. Elle l’a recherché. Peut être involontairement, par bravade, par amusement mais je suis sure qu’inconsciemment elle l’a cherché. Elle va comprendre que Mon Maître ne recule devant rien. Et encore moins de me mettre à genoux Même devant ma sœur si nécessaire.
Je m’essuie les mains moites de sueur contre mes cuisses et me baisse. Le contact du carrelage contre mes genoux est rude et froid. J’écarte les cuisses et porte les mains dans mon dos. Mon visage est au niveau de la table. Je préfère ne pas regarder ma sœur. Je baisse la tête. Mon visage est enflammé comme jamais.
- Regarde nous Isabelle.
La voix de Marc est impérieuse.
Je relève la tête . Je me rends compte que Béatrice ne me fixe plus mais son regard va de son assiette à Marc. Ses yeux papillonnent et la légère rougeur de ses joues trahit sa confusion. Elle porte une bouchée à ses lèvres. Et semble faire des efforts considérables pour garder son naturel.
Elle tousse et lance, pour essayer de paraître sur d’elle.
- Eh bien ! heureusement que maman n’est pas là !
Elle a un petit rire nerveux.
Marc saisit la balle au bond
- Au contraire, Je suis sur qu’elle apprécierait de voir comme sa fille est obéissante !… N’est ce pas Isabelle ?
Mon dieu, mais pourquoi me prendre à témoin ? Mon humiliation n’est-elle pas suffisante ?
- Je… Je pense Monsieur !
Ma honte et ma confusion sont totales et j’ai bien l’impression que ma sœur est dans le même état. Seul Marc semble parfaitement à son aise. Je devine même qu’il jubile intérieurement. Il est sur son terrain et vient de nous y entraîner toutes deux d’une façon subtile. Je sais qu’il ne va pas lâcher la main facilement. D’autant plus que Béatrice semble fascinée par ce qui se passe devant elle. Elle baisse les yeux vers son assiette pour un attraper une bouchée. Puis sans nous regarder.
- Et… Et donc Isabelle semble y trouver du plaisir… A l’évidence… Enfin je veux dire à sa lecture en tout cas.
- Pas forcément ! Dans son cas plaisir et déplaisir sont étroitement liés.
- Et vous ?
- Cela doit toujours être partagé ! Je pense, avec d’autres, qu’il doit y avoir symbiose avec sa soumise. Par exemple, une punition n’est jamais à sens unique. Cela engage le Maître d’une façon des plus profonde.
Je me rappelle le malaise de Mon Maître lorsqu’il m’a amené au pavillon de chasse et de sa fureur lorsque je m’étais mise sous le pouvoir de Jacques dans les couloirs sombres de la maison de Kristale.
- Mais nous agissons en sorte à ce que le plaisir prédomine des deux côtés bien sur. Et je dois dire que présider au dressage d’Isabelle est un plaisir rare.
Un long silence suis. Béatrice se perd dans ses pensées tandis que Marc achève tranquillement son assiette.
Mes genoux me font mal.
Béatrice finit par rompre le silence.
- Et donc, vous emmenez Isabelle pour continuer son… Son dressage !…C’est cela ?
Elle a du mal à le dire alors que le mot dressage elle le prononce tous les jours au haras ! Marc se recule sur sa chaise en repoussant légèrement l’assiette.
- Isabelle a finit sa phase de dressage, ce n’est plus une novice...
Béatrice l’interrompt
- Il y a plusieurs stades ?
Marc croise les bras comme un professeur qui va expliquer une lesson.
- Il y a le stade du dressage de la novice pendant lesquels elle apprend tous les codes de la soumission et à s’y plier formellement. Cela se prolonge par le stade de soumise où on juge de ses capacités à obéir et se soumettre quelles que soient les demandes.
Puis, pour certaines, vient le stade d’esclave ou elle n’existe plus qu’en tant qu’objet… Et enfin celui de Kajira
Mon Maître Marque un temps d’arrêt et me regarde droit dans les yeux.
- La Kajira est la soumise ultime. Celle qui obéit et sert toutes les personnes qui la reconnaissent comme tel. Paradoxalement elle n’a plus de Maître. Elle est libre de sa soumission… On ne possède pas une Kajira, elle est naturellement à vous…. Et ainsi la boucle est bouclée !
Béatrice semble impressionnée
- Je ne pensais pas qu’il y avait un tel … Parcours!
Marc revient à elle et sourit
- Il est rare ! A ma connaissance je n’en connais qu’une qui a été au bout. Encore que!… Elle a un Maître "préféré" pour l’instant, mais je gage que bientôt elle se libérera totalement.
Je frissonne. Je sais qu’il fait allusion à Laure l’Odalisque italienne de Kristale. Et je me remémore les moments de volupté passés ensemble. Laure cultive la sensualité et la soumission au niveau d’un art.
Béatrice porte ses yeux sur moi.
J’évite son regard.
- Et c’est là, que vous emmenez ma sœur ?

- Vous n’avez pas compris Béatrice… C’est elle qui a pris ce chemin… C’est elle qui décidera. Je ne fais que l’accompagner !
Béatrice reprend une gorgée de vin puis lance tout en reposant le verre.
- Oui, elle a choisit… Mais ce qui m’étonne c’est qu’elle y prenne autant de plaisir !
- Vraiment ? Cela vous étonne ?… Vous n’avez vraiment jamais pratiqué la domination ou la soumission avec votre amant ? Ne serais ce que par jeu ?
Béatrice s’empourpre littéralement. Je sais qu’à la lecture de mes aventures elle a essayé avec son dernier petit ami.
Le visage de Béatrice prend un peu plus de couleur
- Heu ! Oui ! Mais c’était comme çà ! Pour essayer !… Mais cela n’était pas probant ! Il manquait de… conviction. Et puis c’était trop physique je crois…
Marc l’interrompt
- Vous avez raison Béatrice la maîtrise des émotions joue une large place. Je dirais qui plus est que c’est l’élément moteur du plaisir. Le dressage se doit d’être également … Disons… Cérébral !… Surtout pour une femme.
Béatrice fronce les sourcils
Marc lui sourit et continue
- Savez vous ce que nous avons fait au fond du domaine dans cette grange ?
Béatrice change de position se balançant d’une fesse sur l’autre, visiblement mal a l’aise.
- Humm ! Oui ! Je l’imagine !
Elle me jette un regard complice en souriant à demi.
- Vous l’imaginez ! Vous l’imaginez, seulement !
- En fait j’ai demandé à Isabelle de se mettre nue et à ma disposition… Pour être sûr qu'elle éprouvait du plaisir j’ai glisser deux doigts entre ses jambes et je l’ai caresser longuement.
Si la terre pouvait s’ouvrir sous moi, je crois que j’en serais soulagée. A mon tour mes joues s’enflamment. Je baisse les yeux de honte.
-… Votre sœur a une propension à mouiller avec abondance dés qu’elle est en position de soumission !
Mes yeux se révulsent sous mes paupières closes.
- …Puis, je l’ai prise. Parce que c’était mon désir ! Je l’ai prise debout contre une botte de paille. Isabelle est étroite mais elle sait s’ouvrir pour mieux accueillir un homme. Elle écarte les cuisses, se cambre et ondule de la croupe pour facilité la pénétration comme une femme d’expérience.
Je crois que je vais défaillir. Je ne l’ai jamais entendue parlé ainsi. Une honte irrépressible me submerge. Je garde les yeux fermés pour essayer de m’échapper. Mais ne peux m’empêcher de les observer au travers de mes paupières mi-closes
- Lorsque j’ai été sûr qu’Isabelle était parfaitement offerte et disponible à mes exigeances. Je lui ai donné l’ordre de s’asseoir sur une des bottes de paille et j’ai sollicité sa bouche…. Vous savez ce que cela veux dire ! Ou bien vous l’imaginez ?…Isabelle a ouvert la bouche docilement et j’ai enfoncé ma verge aussi profondément que je l’ai pu entre ses lèvres. Une autre qualité d’Isabelle est que sa bouche est un véritable enfer, douce et brûlante à la fois.
Il sourit en se servant un autre verre de vin.
Béatrice est maintenant livide. Elle a un visage de marbre comme hypnotisée par Marc. Sa bouche est entrouverte de stupéfaction. Mais je peux deviner qu’elle ne perd pas une miette du récit. Comme pour lui-même Marc continue
- Isabelle n’aime pas trop çà !…
Il repose le verre
- …Et pourtant elle m’a gardé longuement dans sa bouche avec dévotion, parce que c’est ce que je voulais et qu’elle tient parfaitement son rôle de soumise déterminée à faire plaisir à son Maître...
Il se tourne vers moi
- N’est ce pas Mademoiselle ?
J’ouvre en grand les yeux et lance un regard désespéré à Béatrice qui ne bronche pas. Je réponds à voix basse avec toute la résignation dont je suis capable pour lui faire comprendre quel point je suis outrée.
- Je… Oui, Monsieur !
Satisfait de la réponse il continue.
- j’aurai pu jouir dans sa bouche. Mais aujourd’hui. J’ai préféré l’allonger sur le dos. Je n’ai même pas eu à lui demander d’écarter les jambes. Je l’ai prise doucement avec délicatesse et j’ai enfin pris mon plaisir au fond de son ventre… Et elle m’a dit merci…. Comme le veut l’étiquette !
Je suis effondrée. En quelques phrases, il vient de décrire ce qu’il a exigé de moi à ma sœur et avec des mots les plus crus dont il sait à quel point ils m’écorchent les oreilles. Je pense avoir touché le fond lorsque Marc se tourne vers ma sœur.
- Alors Béatrice !… Est-ce que mon petit récit vous a excité ?… Est-ce que vous mouillez ?

4 mai 2011

Chap. 3. Flash-back

Malgré les années la grange n’a pas changé. A peine la futaie, qui a servi de refuge à ma curiosité de petite fille, est-elle plus touffue. Je n’y étais pas revenue depuis. Je n’en avais ni l’usage, ni l’envie. Une étrange sensation de culpabilité m’en tenait éloignée.
Je tire la grande porte de bois bardée de métal qui coulisse avec facilité, témoins du parfait entretien du bâtiment. Un rai de lumière perce la pénombre de la grange et éclaire un amoncellement de bottes de paille. Une forte senteur de foin coupé s’échappe de l’ombre. Mon cœur bat plus fort que je ne le voudrais
Marc passe devant moi et fait quelques pas à l’intérieur. Il se tourne vers moi.
- Alors ?… C’est ici ?
Je reste agrippée à la porte comme si une force voulait, contre mon gré, me précipiter à l’intérieur. Les images de la jeune fille, nue et offerte aux turpitudes de ses agresseurs me reviennent en vagues puissantes. (Cf. Origines)
- Oui… Oui, Monsieur ?
Il hoche la tête, dubitatif et inspecte le hangar. Il finit par me tendre la main.
- Allez ! Venez Mademoiselle.
Un pas maladroit, puis un deuxième. Mon cœur s’accélère
C’est fait ! De nouveau je me retrouve au beau milieu de la scène qui a embrasé mes fantasmes d’adolescentes. Je lance un regard inquiet à Marc et joins les mains devant moi.
Il avise une botte de paille à un pas de lui. Il se penche pour s’y asseoir et dans un même temps, sans même me regarder, me lance.
- Déshabillez-vous Mademoiselle !
Mon cœur loupe un battement, Machinalement mon regard se porte vers l’extérieur. Je ne peux m’empêcher d’inspecter le vieux chêne au pied duquel je me cachais pour observer à loisirs ce qui précisément est en train de m’arriver.
Le passé et le présent se télescope. Et je sais maintenant pourquoi mon Maître a souhaité ce pèlerinage.
Rassurée, je me déchausse de deux coups de talon. Mes mains glissent sur mon jean que je dégrafe rapidement. Je me contorsionne pour le faire tomber à mes pieds. Je passe rapidement mon tee-shirt par dessus la tête et laisse retomber sur mon pantalon. C’est incroyable la facilité avec laquelle je peux me retrouver nue quand Mon Maître l’exige maintenant. Il ne lui vient apparemment même pas l’idée que je puisse refuser.
J’ai un dernier petit sursaut de pudeur en rabattant mes mains devant mon ventre Cela fait plusieurs mois que je ne me suis pas retrouver ainsi, nue, devant ses yeux inquisiteurs. Un puéril sursaut de pudeur vite jugulé. Je prends la pose adéquate. J’écarte les jambes à demi, les mains dans le dos, je cambre les reins, la poitrine fièrement projetée vers l’avant. Je baisse les yeux vers le sol. La paille qui tapisse le sol me griffe les chevilles. Un souffle d’air frais venu de la porte ouverte court sur mes jambes et remonte entre mes cuisses. Je prends conscience de ma vulnérabilité. Comme le devait être la jeune fille violentée par le régisseur !
A cette idée un frisson me parcourt de la tête aux pieds.
Marc m’observe un long moment. Son regard sur ma peau est comme une longue caresse invisible. Il se relève et se rapproche de moi. Ma respiration s’accélère.
Je sursaute lorsque sa main se pose sur ma hanche et que l’autre s’empare délicatement de mon sein tendu jouant du pouce avec le téton déjà à demi érigé.
- Tu es de plus en plus belle…
Sa main quitte mon sein glisse sur mon ventre, furète un instant sur mon nombril puis descend à la rencontre du fin duvet roux qui orne maintenant le temple qui lui est dédié. Ses doigts s’immiscent entre les plis entrouverts. Je me mords les lèvres lorsque son majeur s’introduit. Je rougis intérieurement. Je ne peux plus lui cacher l’état d’excitation indescriptible qui m’étreint. Mon ventre est trempé.
- Et de plus en plus… Réactive !
Son ton est malicieux, il sait me mettre mal à l’aise en jouant de ma timidité maladive.
- Ainsi… C’est ici que tu as pris tes premières leçons !
Il ajoute comme pour lui même.
- Une autodidacte en quelque sorte !
Il continue
- Et tu y as trouvé du plaisir ?
Son index rejoint son majeur dans l’étroit passage humide
- Je… Oui Monsieur !
- Et tu aurais aimé être à la place de cette fille ?
- Je ne sais pas Monsieur !
Comment l’avouer ? Bien sur que j’aurais voulu y être ! Mais en rêve seulement. Je n’aurai pas supporté les mains du régisseur sur ma peau et son désir pervers, subir son souffle rauque s’abattre sur mes reins. C’est toute la différence entre le fantasme et la réalité.
- Allons Isabelle ! Ne me raconte pas d’histoire ! Aujourd’hui, tu y es n’est ce pas ?
Ses doigts s’enfoncent en moi un peu plus..
- Je… Oui Monsieur … Vous avez raison, j’aurais aimé être à sa place !
Ses doigts me quittent. Il se redresse et d’une voix assurée me lance.
- Alors prends là, Isabelle… Immédiatement !
Je mets un instant à comprendre ce que veut mon Maître. Je lui lance un regard interrogateur, bouche bée. Il est solidement campé sur ses jambes, les bras croisés sur la poitrine. Il attend.
Je jette un regard autour de moi. C’est là dans ce coin que la jeune fille a été prise de force de la plus humiliante des façons. L’empilement de botte de foin n’est pas tout à fait au même endroit et n’a pas la même disposition, mais c’est là qu’a eu lieu l’infamie. Mes visions s’imposent à moi d’une façon claire. Je garde les mains dans le dos et m'approche du mur de paille. Je lance un dernier regard vers la silhouette de mon Maître qui se découpe en ombre chinoise devant la porte. Je me penche vers l’avant, appuyant le haut de ma tête et mes avant-bras contre la paroi. La paille m’égratigne les poignets. J’écarte les jambes et me cintre, offrant mes fesses tendues outrageusement.
En reprenant ainsi la pose offerte par la jeune sacrifiée il y a bien des années, je ne peux m’empêcher de m’identifier à la tendre victime. Comme dans un rêve, j’entends l’homme qui s’approche derrière moi et je vois, en une étrange superposition, la jeune fille nue et offerte, debout, appuyée contre les bottes de paille et le régisseur qui lui écarte les jambes. Je frissonne lorsque les mains de Mon Maître se posent sur mes hanches. Je me mords les lèvres pour ne pas crier lorsqu’il s’introduit en moi. Je me hisse sur la pointe des pieds et je cambre les reins pour faciliter son assaut. Et je suis au comble du bonheur lorsque réalisant mon fantasme le régisseur se penche sur moi et me murmure à l’oreille d’une voix rauque. " Alors… Tu aimes çà, petite salope… "

27 mars 2011

Chap. 4. Amours à mors.

Virginie range méthodiquement ses livres de classes dans son casier métallique. Elle n’a pas décroché un mot de la journée. Je n’ai pas osé troubler son silence. Je referme le cadenas qui clos mon rangement et attend qu’elle fasse de même. Ses gestes sont d’une extrême lenteur comme si elle cherchait à gagner du temps sur un événement inéluctable. Elle referme enfin la porte dans un soupir. Elle me sait dans l’attente et lève les yeux vers moi. Je lui souris timidement. Elle a un autre soupir étouffé et commence.
- Tu… Tu sais hier soir, je… Je n’étais pas très bien !…
Je la regarde en souriant a demi, l’invitant à continuer.
Elle lance un regard circulaire dans la pièce, nous sommes les dernières a quitter le vestiaire. Elle se rapproche d’un pas vers moi et continue à voix basse.
- Je…
Sa voix s’étrangle comme dans un sanglot refoulé.
- J’étais pas bien,… Je…
Elle n’arrive pas a en dire plus et je perçois sa gêne. Un embarras qui me gagne et qu’il faut que j’arrive à surmonter. Je viens à son secours.
- J’ai bien aimé…
les mots franchissent mes lèvres dans un souffle à peine audible et mes yeux se baissent pour éviter son regard d’émeraude. Mon cœur bas à tout rompre.
Je ne peux m’empêcher d’évoquer la sarabande infernale de sa bouche sur ma peau. Lorsqu’elle a achevé de me déshabiller en passant d’une main empressée ma nuisette par dessus ma tête et la lançant au travers de la chambre. J’ai cru mourir de bonheur lorsque ses lèvres se sont posées sur ma poitrine, juste sur l’aréole déjà gonflé d’excitation. Mes yeux se sont révulsés et mes reins se sont creusés lorsque sa langue brûlante a joué avec le téton, le suçotant maladroitement. Et je n’ai pas résisté lorsqu’elle a de nouveau tenté d’écarter mes jambes et que sa main s’est glissée entre mes cuisses à la rencontre de mon ventre inondé. A peine une crispation et un murmure d’avertissement lancé - Virginie… je suis vierge ! …- Alors, sa main s’est faite douce, rassurante, glissant le long de ma fente close. A peine en une phalange s’est-elle égarée, osant entrouvrir le rideau du brûlant orifice. Je me suis mordue les lèvres jusqu’au sang pour ne pas crier son nom dans la nuit du dortoir lorsque ses deux doigts se sont emparés délicatement de mon clitoris raidi, déclenchant une puissante vague électrisante pulsant le long de mon dos. Mes mains se sont crispées sur ses flancs, j’ai ouvert largement les jambes cette fois à la rencontre de ses caresses et plongé mon visage dans l’oreiller pour y étouffer un gémissement de jouissance tandis que mon vagin se contractait rythmiquement dans un spasme de tout mon corps.
- Moi aussi…
je relève la tête sortant de mon songe que la seule évocation a suffi pour mouiller mon ventre. Virginie me sourit. Il semble qu’en un instant tous les doutes qui l’assaillaient ont disparu. Rassérénée, comme libérée d’un poids qui lui pesait sur les épaules je la vois se redresser et ses yeux s’allumer. De nouveau elle lance un regard dans le vestiaire s’assurant que nous sommes seules. Elle s’avance d’un pas.
Nos lèvres se joignent.

Dans l’année scolaire qui suit, plusieurs fois dans l’intimité du dortoir nous nous sommes retrouvées, nues, serrées l’une contre l’autre. Nos mains explorant ces corps si semblables. Chaque lundi c’était un nouveau ravissement que de retrouver le collège et ses recoins sombres où nous dissimulions nos amours coupables. Oh ! Nous n’avons pas été bien loin. Tout cela n’était que jeux de gamines qui découvrent leurs corps et exacerbent leur sensualité. Cela n’était que baisers échangés furtivement dans le parc ou les couloirs déserts. Nous adorions nous faire peur et recherchions l’adrénaline que procurais la crainte d’être surprises. Même aujourd’hui en écrivant ces lignes, j’ai encore, à cette idée, de délicieux frissons rétrospectifs.
Pourtant je n’ai réellement découvert l’amour avec une femme qu’avec Kristale. C’est elle qui m’a enseigné jusqu’où deux femmes peuvent aller ensemble et en regard de son expérience, nos jeux juvéniles me semblent aujourd’hui bien légers.

Quant à ma virginité, je l’ai perdue ce même été. Un ami, un garçon de mon âge sans expérience, gauche. Je ne l’ai pas fait par amour, mais par curiosité. J’en attendais beaucoup. Au moins autant d’émois qu’avec Virginie, mais l’acte a été d’une banalité affligeante et je n’en ai ressenti qu’une épreuve fade sans grand intérêt au regard de ce qui m’attendaient sous la férule de mon Maître.
Lorsque j’ai parlé de ma première expérience à ma sœur et que je lui ai dit ne rien avoir ressenti et n’avoir même pas eu mal, elle a éclaté de rire.
- Oh çà ! … C’est de famille ma chérie !
Devant ma mine déconfite elle redouble ses rires.
- Hé oui, … Tu fais de l’équitation depuis l’âge de savoir marcher…
je fronce les sourcils, interrogative
- …Ce sont les étalons du haras qui t’ont dépucelée… Pas ton ignorant de gamin !
Sur ce, elle a refermé la porte de ma chambre sur ses sarcasmes et j’ai entendu ses rires décroître et disparaître alors qu’elle s’éloignait, jubilant de sa blague.

- Fin d'Ôrigine 2 -

 

13 mars 2011

Chap.3. La supplique de Virginie.

L’indécence de la caresse qu’elle sollicite sans pudeur me ramène sur terre.
Je retire ma main comme sous l’effet d’une brûlure. J’ai juste le temps de sentir le frôlement cotonneux du fin duvet et le contact humide de son entrejambes contre la paume de ma main. Je me raidis. Notre baiser cesse, ma langue s’immobilise.
Virginie ne se trouble pas pour autant. Ses lèvres lâchent ma bouche, se glissent sur ma joue et me murmure à l’oreille, comme on le ferait pour amadouer une pouliche craintive.
- Là… là ! S’il te plaît ! … J’ai envie !
Elle se saisit délicatement de mon poignet et doucement l’entraîne de nouveau entre ses cuisses.
Ma raison bascule. Après tout, nous sommes déjà allez trop loin !
Le bout de mes doigts frôle le ventre de Virginie, glisse sur une toison coupée courte et s’aplatissent sur la fente entrouverte d’excitation. Maladroitement je lisse les lèvres humides de l’index et du majeur.
Virginie soupir de bien être
- Mmoui !... Oui… Voilà… Voilà !
Je continue mécaniquement la caresse. Je me sens un peu gauche. Mes doigts s’enduisent d’une liqueur sirupeuse qui sourd du brûlant orifice. Le liquide huileux lisse la caresse et incite à s’enfoncer dans la source. Je plonge du bout des doigts entre les lèvres frémissantes Virginie soupir une nouvelle fois et me souffle d’une voix rauque un autre – Oui ! - d’encouragement à l’oreille.
Elle me prend la nuque et d’un coup de rein se colle contre moi emprisonnant mon bras entre nos deux ventres et ma main entre ses cuisses. Son bassin ondule imperceptiblement tout d’abord puis de plus en plus amplement.
Elle soupir.
- Oh oui ! Isabelle ! Oui ! …
La demande est pressante et suppliante. Le plaisir de Virginie monte par vagues puissantes et j’ai maintenant le désir intense d’y participer. D’un seul coup je force la tendre porte de mes doigts tendus ; la progression est facile le conduit est étroit mais généreusement lubrifié. Mes deux doigts s’enfoncent sans à coups entre les parois satinées et les écartent délicatement. Je pousse ma caresse au plus profond et mon pouce fini par s’écraser sur le bouton turgescent gonflé de désirs. Le contact déclenche chez Virginie un brusque sursaut de tout son corps accompagné d’un - Oh ! - de ravissement. Les ondulations de ses reins deviennent plus rapides, plus puissant. Son souffle s’accélère et son haleine brûlante court sur mon cou. Entre mes doigts coule maintenant un liquide épais et je sens les parois de son vagin qui se contractent au rythme de ses hanches autour de mes doigts les emprisonnant comme dans un gant de cuir mouillé trop étroit.
La montée de sa jouissance est si rapide et violente que je suis prise d’un sentiment d’étonnement et de frayeur. Les petits gémissements que pousse maintenant Virginie me semblent éclater dans la nuit silencieuse comme des hurlements. La peur que la surveillante nous entende et nous surprenne me gagne. Je tente de retirer mes doigts du ventre de Virginie mais sa main bloque mon mouvement et la plaque contre son ventre. Elle halète !
- Non, Non,… Continue Isabelle… N’aie pas peur… Je ne suis plus vierge !
Elle se méprend sur mes intentions. Virginie croit que je veux la ménager alors que je ne désire qu’une chose. Qu’elle fasse moins de bruit !
Je n’ai plus qu’une solution ! Je me redresse et ma main entre ses cuisses, mes doigts profondément enfoncés en elle, je la bâillonne de ma bouche.
Et c’est un - Oh oui, mon amour !- étouffé que je reçois entre mes lèvres.

31 octobre 2010

Chap.7. Un outrageux baiser.

La jeune fille tente de se redresser, croyant l’assaut fini. Mais d’une main posée sur sa poitrine le garçon brun la maintient couchée alors qu’il s’adresse à son copain en riant. Il ne faut pas beaucoup d’imagination pour deviner ce qu’il lui dit. Sans se le faire dire deux fois, son ami s’installe à son tour entre les cuisses de la lycéenne. Je comprends qu’une nouvelle fois elle va devoir accepter l’assaut des deux garçons. Un petit cri, elle tente de se redresser. En vain. Sa tête s’agite en tous sens et je peux percevoir, sans la comprendre, sa voix suppliante s’adressant à son premier amant, celui, qui semble être son fiancé. Pour toute réponse il lui sourit et tente de la calmer. Sa supplique doit être de pure forme, simplement pour montrer sa désapprobation car elle se calme bientôt et semble accepter ce que son étrange bien-aimé lui demande, a savoir accorder l’hospitalité de son ventre à son copain.
Et il ne se prive pas d’en profiter ! La pénétration est rapide. Se trémoussant comme un beau diable, ses fesses laiteuses se contractent en rythme et assènent un chapelet de coups de rein frénétiques à la jeune fille écartelée. La tête rejetée en arrière, elle ne bouge pas, comme assommée par l’assaut.
Cela va durer longtemps.
Parfois son assaillant s’interrompt penchant sa tête sur la poitrine offerte, lui embouchant avec gloutonnerie la pointe des seins. L’adolescente a tourné la tête sur le côté cachant son visage sous ses cheveux et portant un poing fermé à sa bouche qu’elle mord nerveusement.
Elle n’a pas l’air d’apprécier du tout, mais semble maintenant résignée à subir les assauts de l’homme jusqu’au bout, sans plus se débattre. Et comme lors de ma première observation la fin inéluctable me semble un peu chaotique. Le garçon s’arc-boute sur les hanches de l’adolescente et d’un ultime coup de rein s’enfonce en elle une dernière fois lâchant vers le ciel un cri de jouissance intense que je perçois jusqu'à ma cachette.
Apparemment il a pris son plaisir et d’une manière des plus bruyante. Son copain qui tient fermement la jeune fille blonde par les épaules, rigole et lance un commentaire que je ne comprends pas. Ce qui m’agace au plus au point. Décidément, il va falloir que je me rapproche, pour satisfaire ma curiosité !
L’assaillant reste un instant allongé sur le corps nu écartelé de l’étudiante et après avoir repris son souffle se redresse lentement, se dégage des cuisses de sa victime et se laisse rouler sur le coté, le visage extatique barré d’un sourire ravi. Content de l’aubaine que lui offre son copain !
Ils discutent un instant entre eux. Certainement pour échanger leurs impressions. La jeune fille reste allongée, muette et referme lentement ses cuisses me cachant la jolie fleur nacrée ourlée de fils d’or qu’ils viennent de forcer à tour de rôle.
Mon ventre émet de drôle de crépitement. Je ne sens plus l’ankylose de mes jambes repliées sous moi. Je m’aperçois que l’excitation m’a fait mordre la lèvre jusqu’au sang.
La conversation entre les deux garçons cesse. Le plus âgé se relève entraînant avec lui l’adolescente. Elle a l’air sonnée et titube un peu. Il l’enlace, lui murmurant certainement quelques consolations à l’oreille. Elle passe alors ses bras autour de son cou et pose son visage sur sa poitrine. La verge du garçon est restée tendu et elle s’appuie, impudique et conquérante, contre le flanc de la jeune fille. Ils restent ainsi un long moment enlacés, debout, au milieu de la grange.
Il me semble qu’il lui murmure quelque chose à l’oreille. Les épaules de la fille s’affaissent et elle a un petit signe négatif de la tête qui secoue ses cheveux. Le garçon s’agenouille alors sur le sol entraînant l’adolescente dans son mouvement. A peine est-elle à genoux face à lui qu’il se redresse vivement, présentant son sexe dressé face à son visage. Par pudeur elle détourne la tète, mais reste à genoux. Il interpelle son copain blond qui vient se placer derrière l’adolescente. Il lui donne des instructions à voix basses et inaudible pour moi. Mais il semble avoir parfaitement compris ce qu’il doit faire. Il se saisit des poignets de la jeune fille qui a un mouvement de fuite et lui ramène violemment dans le dos. Surprise, elle tente de se redresser et d’échapper à son étreinte. Mais il est beaucoup trop fort et son ami lui vient en aide en saisissant la jeune fille par les cheveux et lui tirant vers l’arrière l’obligeant ainsi à rester à genoux la tête relevée. Dans un même mouvement rapide il lui écarte les genoux et donc les cuisses avec son pied l’empêchant ainsi de basculer à droite ou à gauche seule possibilité pour elle de se soustraire à leur étreinte. Elle proteste vigoureusement et je peux entendre ses cris de désarroi, et la voix de son amant qui tente de la calmer, de la rassurer, de la flatter même! A peine a-t-elle renoncée à se débattre que le garçon lui plaque le gland de son sexe sur les lèvres.
Je reste étonnée, les yeux écarquillés. Ainsi, ils n’ont pas renoncé à leur étrange proposition ! Se servir de la bouche de l’étudiante comme ils l’ont fait de son sexe. Dans mon for intérieur je me dis que cela est impossible tellement cela me semble odieux et contre nature. Et puis si son ventre l’a péniblement accueillis, je doute des capacités de sa bouche à en faire autant !
Cela semble aussi être l’avis de la lycéenne car elle détourne vivement la tête. Mouvement de refus qui ne suffit pas à décourager son tourmenteur. Plusieurs fois il va l’obliger à redresser la tête, plusieurs fois il va lui présenter sa verge devant la bouche tentant d’entrouvrir et de forcer ses lèvres. Sa vigueur et son empressement me font comprendre qu’il ne renoncera pas.
Les défenses de la jeune fille faiblissent peu à peu. Elle tente bien plusieurs fois de se redresser d’un coup de rein. Mais cela lui est impossible. Elle est trop bien maintenue par la poigne vigoureuse des deux jeune gens. Est ce la lassitude devant une vaine résistance ou bien le discours rassurant et encourageant que lui prodige le jeune impatient ? Toujours est-il qu’elle finit par ne plus se débattre et entrouvre même les lèvres laissant le passage au bélier de son assiégeant.
Je suis stupéfaite ! Comment peut-elle accepter un outrage aussi dégradant ? Je crois que moi j’aurais lutté jusqu'à la mort plutôt que de consentir à une caresse aussi avilissante. J'ai une moue de dégoût et pourtant reste captivée par l’acte odieux qui se déroule sous mes yeux, à quelques mètres de moi.
Le garçon, maintenant sûr de sa victoire, investit brutalement la place. A peine a-t-elle entrouvert la bouche qu’il s’y enfonce rapidement. Surprise la lycéenne à un spasme de tout son corps et tente désespérément une dernière fois de repousser le pieu de chair qui force ainsi ses lèvres. Mais trop tard, la brèche est ouverte, Le garçon s’y est engouffré et rien ne le fera renoncer. Il affermit sa victoire en se saisissant de la tête de l’étudiante pour la calmer et lui caresse doucement les cheveux tandis que la bouche distendue de l’adolescente avale encore un morceau de sa verge que je vois peu à peu disparaître entre ses lèvres. Des larmes perles et roulent sur ses joues écarlates.
L’acolyte constatant que son copain a réussi là, où hier, il avait échoué ne peut s’empêcher de l’interpeller à voix forte que je peux percevoir à la limite de mon audition.
- …Alors ?… C’est bon ?…Elle suce bien ?
Je n’entends pas la réponse du chanceux mais il me semble qu’a son sourire radieux, cela lui procure effectivement un bien-être inégalé. D’ailleurs il entame pour se conforter un petit va et vient entre les lèvres de la lycéenne qui supporte maintenant stoïquement, la bouche grande ouverte, l’immoral assaut. Plus il s’agite ; plus le piston s’enfonce dans la bouche de la jeune fille jusqu’au point ou il me semble qu’il va finir par y entrer entièrement. Le visage de l’adolescente est devenu cramoisi, sa poitrine se soulève irrégulièrement, contrainte qu’elle est de respirer par le nez. A chaques coups de boutoir, elle a un haut de cœur nauséeux. Je me dis qu’elle doit certainement étouffer. Mais cela n’a pas l’air d’inquiéter son assaillant qui la saisi par les oreilles pour la forcer, un court instant, à engloutir sa verge jusqu'à la garde.
Je reste stupéfaite ! Cela dément ce que je pensais ! Ainsi il est possible a l’homme d’introduire la totalité de son sexe dans la bouche offerte. Je n’aurais jamais cru cela concevable ! Je ne peux m’empêcher de porter mes doigts à la bouche. Oh ! Bien sur, cela semble difficile, et les hauts de cœur de la jeune fille indiquent bien que l’entreprise n’est pas aisée et est très pénible pour elle.
Mais cela est possible ! Je pousse les doigts au fond de ma bouche et touche par inadvertance la luette qui barre l’accès de ma gorge. Je retire précipitamment les trois doigts de ma bouche, luttant contre une brusque envie de vomir. Je viens de comprendre à quel calvaire est soumise la jeune étudiante !
La contrainte qu’elle endure n’inquiète pas le moins du monde le jeune homme qui force plusieurs fois de suite la jeune fille à l’emboucher jusqu'à la garde. Et a chaque fois elle a une grimace de souffrance, fronçant les sourcils de détresse, soulevant ses fesses de ses talons comme si elle cherchait sa respiration. Le rythme s’accélère, à tel point qu’elle se débat de nouveau comme devant une nouvelle menace. Le copain qui lui maintient les mains dans le dos lui pèse sur les reins pour qu’elle se calme mais rien n’y fait. Pourtant inexorablement, sans se soucier du désarroi de la jeune fille, le piston de chair luisant de salive glisse avec une rapidité accrue entre ses lèvres.
Soudain, le jeune homme se cambre et se tétanise enfonçant une dernière fois et en totalité sa verge dans la bouche martyrisée, ses deux mains crispées dans ses cheveux. Malgré son bâillon de chair je peux deviner le hurlement de protestation étouffé de la jeune fille. Couverte par le crie de jouissance de l’homme.
Je devine ce qui vient de se passer. Sa gorge a reçu l’hommage qui aurait dû être destiné à son ventre ! J’ai une grimace de dégoût involontaire en comprenant que le garçon surexcité est en train de jouir dans sa bouche.
Et sa jouissance se prolonge. Il bloque de ses mains puissantes la tête de l’adolescente lui empêchant tous mouvements de fuite ou de retrait, l’obligeant ainsi à attendre qu’il termine son effusion entre ses lèvres.
D’un commun accord les deux garçons ont libéré la jeune fille.
Le brun a ôté son sexe de sa bouche alors que l’autre a lâché ses poignets qu’il avait fermement maintenu durant toute l’opération. De nouveau libre de ses mouvements l’adolescente se jette sur le sol en crachant et en toussant. Les deux garçons éclatent de rire et se moquent copieusement d’elle. Elle n’en a cure et a quatre pattes dans la paille continue à expectorer l’odieuse liqueur qui souille sa bouche et sa gorge. Elle finit par s’asseoir sur le sol et se met à sangloter essuyant les larmes de ses joues. J’imagine la honte et le dégoût auquel elle doit faire face ! Et il faudra longtemps et de patients efforts de la part de ses tourmenteurs pour la consoler. Il faut croire qu’elle leur pardonne leurs turpitudes car, après s’être rhabillés, ils sont repartis bras-dessus bras-dessous.

Quelle étrange relation la lie à ce garçon brun ? Pourquoi accepte telle d’être ainsi traitée ? Je commence à entrevoir l’étonnante possibilité qu’elle ne peut refuser de subir le désir des deux hommes....
Mais pour qu’elle raison ?
Par amour ou par contrainte ?

28 mars 2010

Chap. 67. Dérobade.

Marc s’interrompt de peindre. Sans le laver, il repose son pinceau sur sa table de travail et se tourne vers moi. Son visage est soudain devenu impénétrable et ses yeux clairs semblent me percer de part en part. J’arrête mon récit et n’ose à peine respirer. C’est à voix basse que j’ai décrit mon refus et ma révolte croyant la minimiser à ses oreilles, et pourtant l’écho de mon manquement semble avoir éclaté comme un coup de tonnerre dans la pièce. Mon cœur bat à coups redoublés et j’attends, abattue, sa sentence.
Je devine ce qu’elle va être… Le contrat est rompu !
Marc prend une profonde inspiration et secoue la tête, il émet ce petit claquement de langue qui lui est si caractéristique lorsqu’il est agacé. Il semble terriblement déçu.
D’une voix sourde il lance.
- Vous avez failli Mademoiselle!
Le vouvoiement que Marc vient de reprendre n’augure rien de bon. Une vague brûlante déferle sur ma poitrine. Le reproche me fait monter les larmes aux yeux. Je me racle la gorge sèche.
- Je… Oui… Oui, Monsieur !
Une goutte salée perle au bout de mes cils et roule le long de ma joue.
Je baisse la tête, la larme s’envole et s’écrase sur la peau blanche de mon sein.
- Je… c’était trop dur Monsieur… Trop difficile !
Il faut que je me justifie, que je plaide ma cause ! Je ne peux pas laisser terminer mon aventure ainsi. Et le silence de Marc m’indique qu’il attend que je le fasse.
- Je… Il voulait… me…
Le mot butte au fond d e ma gorge.
Marc reste impassible.
- Il voulait me …sodomiser…et, et, je voulais vous le réserver.
Je relève la tête et le fixe droit dans les yeux. Prenant l’attitude la plus malheureuse possible, implorante.
- Et... Je veux que cela ne soit que vous qui puissiez me faire çà !…
- …Que vous… Maître !
Je sais que mon argument va le toucher !
De nouveau il prend une longue inspiration décroisse les bras et pose ses mains sur ses genoux.
Il se penche vers moi.
- Tu veux !… Tu crois !… Tu voudrais !… Mais tu n’es pas en position de vouloir quoi que ce soit Isabelle ! Et tu ne l’étais pas non plus au pavillon de chasse !
Il secoue la tête de gauche à droite, dépité. Il se recule et recroise les bras.
- Continues !
Je ravale mes larmes et reprends mon récit a voix basse…
La porte n’est plus qu’a un mètre et toute mon attention est focalisée sur sa poignée, bientôt je vais courir dehors, dans la forêt. Peu m’importe que je sois nue. Une seule chose en tête, fuir. Fuir, fuir et me cacher. Attendre que mon Maître revienne me rechercher. Je me blottirais alors dans ses bras… Sauvée et heureuse !
Comment ont-ils été aussi rapide ? Eux que je croyais assommés de sommeil par les heures d’orgies consommées contre ma peau. Une main s’empare au vol de mon poignet au moment ou je tends la main vers le pommeau de cuivre. Une autre me saisie par les cheveux tandis que des bras puissants me ceinture par la taille et me soulève du sol.
Dans la salle éclatent des appels et des exclamations.
- Holà, tu vas où petite ?…
- Attrapez là…
- Elle se barre… Retenez là !
Un tourbillon de mains et de visages hilares virevoltent autour de moi, Abasourdie, je vole littéralement dans les airs, soulevée par les hommes qui me ramènent vers le lit. C’est le gros homme qui mène la danse.
- Mettez là ici… A quatre pattes !
Je me débats et crie de toutes mes forces. Mais je ne peux résister à la vigueur conjuguée des cinq hommes. Leurs mains me plaquent contre le lit. Ils verrouillent mes bras et écartent mes jambes. Ils me font mal et me tordent les membres j’ai l’impression qu’ils me disloquent littéralement. Mes gémissements et mes protestations ne semblent pas les émouvoir le moins du monde. Et pourtant je crie et hurle à pleins poumons, les suppliants de me lâcher.
Le gros homme exulte.
- Vous me la tenez les gars… Je vais lui défoncer le cul… Je suis sûr qu’elle est vierge, pour se débattre comme çà !
Des mains épaisses se posent sur mes fesses et en écartent le sillon dévoilant l’entrée que convoite mon assaillant. Je redouble d’effort tente de me débattre et mes cris se perdent maintenant dans mes sanglots étouffés. Je ne peux rien faire et ne peux à peine bouger tant l’emprise des hommes est puissante. Je n’arrive qu'à me faire un peu plus mal.
Vaincue, je m’abandonne. Je pleure, le visage enfouit dans la couverture.
La main à qui j’avais échappée momentanément reprends son exploration. Elle s’insinue entre mes jambes puis remonte vers mon anus. Une phalange hardie en force le passage et s’introduit doucement. Je tremble de tout mon corps, je crois que je vais devenir folle et comprends avec horreur que je n’échapperais pas au viol sordide.
Le gros homme continue.
- Allez les gars je passe le premier… Il y en aura pour tout le monde…
Je sers les poings de dégoût et de révolte impuissante.
- En tout cas pas pour moi !… Et je te conseille d’éviter de faire çà !
C’est Serge qui vient de l’interpeller. Le doigt qui tentait d’agrandir le passage promis à l’outrage stoppe soudainement son abjecte besogne.
- Ha !… Et pourquoi donc ?
Un silence puis Serge continu
- Parce que Kristale l’a interdit ! Elle ne te l’a pas dit ? On peut faire ce qu’on veut d’elle… Mais pas çà !
Derrière moi le gros homme renâcle. Je suis brutalement toute ouïe et cesse de me débattre mollement.
- Ben oui! … Mais elle n'en saura rien ! Si personne ne lui dit !
La voix de Serge est ferme.
- Elle le saura !…Et je n’ai pas du tout envie qu’elle me raye des ses carnets !
Il continue
- Et si toi tu as envie d’être de nouveau invité à ses petites sauteries, tu ferais mieux de t’abstenir aussi… On obéit toujours à Kristale !… N’est ce pas les gars !
Un long silence suit. La pression des mains sur mes poignets diminue. Mes agresseurs sont entrain de réfléchir à ce que vient de dire Serge. Le doigt épais se retire, Je fais la grimace, Mais, mon dieu, comme je suis soulagée.
Une claque de dépit sur le haut de mes fesses
- C’est qu’elle m'a excité cette petite salope à gigoter comme çà !…
Je frémis sous l’injure.
- Continuez à la tenir les gars… J’aime bien çà !
Ses mains écartent largement mes cuisses…Je sens son gland turgescent se présenter à la porte de mon ventre et si introduire à demi.
Mon assaillant lance à la cantonade.
- Et comme çà ? … Je peux l’enfiler ? Madame Kristale ne m’en voudra pas ?
Il a dit " Madame " sur un ton emphatique, goguenard, presque insultant.
Pas de réponse.
Sa verge s’enfonce brutalement au plus profond de mon ventre, m’arrachant un cri de dépit étouffé.
L’incartade a réveillé l’ardeur de certains des hommes de l’assemblée. Mon assaillant, frustré de n’avoir pu satisfaire son envie s’acharne sur moi, me possédant violemment, m’écrasant de tout son poids et me murmure un flot d’insanités à l’oreille. De me voir offerte et réduite ainsi à l’impuissance par ses amis semble l’exciter au plus haut point.
- T’aimes çà petite pute, Hein !.. T’aimes qu’on te prenne par derrière, Hein ?…Ecarte bien les cuisses… et après tu me suceras à fond… Petite garce, Un jour j’te défoncerai le cul… J’tee, je… Ha ! Haaaa !
Ses mains se crispent sur mes épaules. Ses ongles s’enfoncent dans ma peau. Je fais une grimace d’écœurement et retiens un cri de douleur tandis qu’il s’épanche en moi une dernière fois.
Une fois relâchée, j’ai du contenter les pulsions renaissantes de mes assaillants émoustillés par la scène qui vient de se dérouler sous leurs yeux. Mon ventre, ma bouche, mes mains, ont de nouveau satisfait leurs désirs.
Cette nuit de démence n’en finira donc jamais !

17 mars 2010

Chap. 66. Rupture.

Marc continue de travailler.
Je sais qu’il porte une oreille attentive à mon récit mais il n’en laisse rien paraître. Je prends une profonde inspiration et poursuis à voix basse, lui détaillant la façon dont le gros homme, sans même se déshabiller, m’a imposé une fellation débridée et que les autres, excités à la vue de ma prestation, ont voulu leur part et se sont servies de ma bouche sans vergogne, à tour de rôle.
Je lui raconte comment ils m’ont saisie et entraînée sur le lit. Ecarté mes cuisses, fouillé mon ventre en riant, caressé mes seins, mes cheveux… Mes cheveux !
De nouveau je suis le centre de la tourmente. Le centre de leurs sarcasmes qui se veulent drôle mais ne font rire qu’eux.
Combien de temps cela a-t-il duré ? Je ne saurais le dire ! Je me suis réfugié dans un monde intérieur où le temps n’existe plus, mon esprit a fuit, quitté ce corps souillé qui n’est plus que poupée de chiffon entre leurs mains. Je réagis mécaniquement, sans enthousiasme. J’émerge parfois de ma torpeur lorsqu’un coup de boutoir plus fort que les autres me fend en deux ou lorsque ma bouche s’emplit de liqueur amère et que je m’étrangle de dégoût et crache sous les quolibets. Puis, je replonge dans mon indifférence.

Les hommes sont fatigués, mes muscles me font mal, les couettes qui liaient mes cheveux ont été défaites sous la violence des nombreux assauts et ma chevelure trempée de sueur tombe sur mon visage je suis à demi à genoux sur le lit, la croupe tendue. C’est ainsi qu’ils m’ont laissée, ainsi qu’ils ont voulu me voir, m’avoir, une dernière fois. Un silence d’après la bataille règne dans la pièce. De temps à autre une molle exclamation fuse vantant la soirée qui vient de s’écouler. En réponse des rires paresseux me parviennent, comme à travers une étoupe de coton. Je suis épuisée et n’ose plus bouger. Une main, parcourt encore nonchalamment le bas de mon dos, mes fesses. Mais je n’en ai cure, je voudrais m’endormir. Elle s’attarde sur les globes lisse, remonte le long de mon dos, puis revient lentement sur mes reins s’immisçant dans le fin sillon, ses doigts plongent de temps à autre à l’intérieur de mon ventre béant, entrouvrant une fois de plus les portes maintes fois forcées, mais je ne les sens plus. Ils butinent à la surface de ma peau souillée de sueur et de sperme, reviennent entre mes jambes, viennent fureter autour de la tendre rosette offerte et cherche brusquement à s’y introduire.
Un flash lumineux passe devant mes yeux assoupis. Une décharge électrique secoue tout mon corps, mes reins se cabrent et dans un spasme de tout mon être, je sors brutalement de ma torpeur, galvanisée et me redresse en criant.
- Noon!
Le mouvement de répulsion a été un réflexe incoercible.
D’un bond, Je me mets précipitamment hors de la portée de l’homme qui reste un moment interdit de me voir protester et s’échapper de ses bras. Je reste moi-même surprise par la violence de ma réaction. Il a voulu profaner ce que je réserve à Mon Maître! Mon esprit tourne à cent à l’heure. Je ramène mes mains sur la poitrine et me mets à trembler de tous mes membres. De corps, je suis offerte à ces hommes mais le suis-je aussi totalement ? En avait-il le droit ? Je ne sais pas ! Je m’aperçois que je viens d’avoir une réaction animale de sauvegarde. Au fond de moi je suis sûre qu’il n’a pas l’autorisation. Mon Maître tiens trop à ses prérogatives et je suis prête à les défendre bec et ongles.
Toutes les têtes se tournent vers moi. Les hommes à moitié endormis non pas compris ce qui vient de se passer et le gros homme sorti de sa stupéfaction tient à les renseigner
- Ben alors ma chérie !… T’aimes pas ?
Il se relève péniblement sur les genoux les autres hommes se lèvent à demi
- Aller, viens, on va aller plus profond… On va l’écarter cette rondelle !
Il tend un bras vers moi en riant grassement.
Je fais un pas en arrière et regarde derrière moi, je suis à l’autre bout de la chambre, la porte me semble si loin !
Mon attitude de biche aux aboie lui fait comprendre ce que je vais faire.
- Non, non ! Tu restes là ma jolie, j’en ai pas fini avec toi… Je veux ton petit cul !
Et il fait le geste de se relever.
Ma décision est prise, je me retourne vivement et m’élance vers la porte.
Un pas, puis deux, une sorte de soulagement euphorique s’empare de moi. C’est fait ! Je m’en vais, peu importe ce qui en résultera. Mon contrat avec Marc, avec Kristale, ces deux liens brisés sur une impulsion ! Mais c’est au-delà de ce que je peux supporter.
Je m’envole et reprends ma liberté.

13 décembre 2009

Chap. 58. Le triangle à quatre côtés.

Je frémis de tout mon corps. Une onde trépidante me parcourt de la tête aux pieds. Ici ! Comme çà ?
Marc s’éloigne et regagne le fauteuil où il a posé sa veste pour fouiller à l’intérieur de ses poches.
Je prends une profonde inspiration et me pince les lèvres. Le feu de mes joues n’a pas diminué et le regard profond de Laure n’est pas là pour l’apaiser. Pour y échapper, je fixe le sol et m’avance vers le banc de bois. Il me vient une fraction de seconde l’idée de négocier avec Mon Maître, pour qu’il me prenne en commisération, et qu’il comprenne à quel point ce qu’il me demande est humiliant. Mais ce n’est qu’un éclair de révolte vite dissipé. Il faut que je m’exécute quoiqu’il m’en coûte.

Je pose un genou sur le banc tout en relevant mon peignoir, dénudant ainsi le bas de mon corps. Je me penche en avant m’appuyant d’un coude sur la table de chêne ciré tout en maintenant de l’autre main le tissu sur le haut de mes reins. Je me hisse sur l’autre genou et ainsi, parfaitement cambrée, le peignoir retroussé, je m’accoude sur la table écartant les jambes en baissant la tête.
Je suis prête !
Lentement, posément, Laure fait le tour de la table Ses talons claquent sèchement sur la tommette rouge. Je ferme les yeux d’émotion. Je sens presque physiquement son regard glisser sur la peau de mes reins tendus impudiquement et sur mes cuisses qui tremblent imperceptiblement, témoignant de la tension qui m’étreint. Une fois son tour d’inspection fait, elle enjambe l’autre banc et s’assoit en face de moi se saisissant de mes mains joignent, les liant de ses longs doigts fins. Son contact me tire de la torpeur qui commence à me submerger. Je relève vivement la tête et nos regards se croisent. Elle me sourit.

J’entends Marc qui se rapproche, il a trouvé ce qu’il cherchait dans sa veste. Un téléphone. Il converse à voix basse.
- Oui… Elle est là !… Humm, Oui… Si tu veux… Tu as un peu de temps devant toi ?… Oui !… Bon, ne quitte pas… Je…
Il s’est tourné, et murmure la suite de sa phrase que je ne comprends pas.
La conversation se prolonge un peu, puis Marc se rapproche de nouveau.
- A tout de suite !… Surtout ne quitte pas… Ok !
Il se penche vers mo,i passe une main sur mes fesses et de l’autre vient disposer délicatement le téléphone portable encore allumé sur la table, entre mes coudes, juste sous mon visage.
Sa main s’attarde un instant caressant les globes dressés de mes fesses puis s’immisce rapidement entre mes jambes. Mon ventre s’amollit et s’inonde lorsque son pouce force l’entrée de ma vulve s’y enfonçant brutalement. Je maîtrise un sursaut de surprise et abaisse un peu plus la tête entre mes bras. Mes cheveux roux retombent autour de mon visage cachant la honte de ce qui va se passer, inexorablement. Le pouce de Mon Maître entame un profond va et vient s’enfonçant un peu plus à chaque mouvement. Ma Respiration s’accélère, ma bouche s’entrouvre. Autant me laisser aller ! Ne pas lutter !
Satisfait de son exploration son doigt me quitte et, trempé de ma liqueur de Cyprine, suis le sillon de mes fesses exerçant au passage une pression langoureuse sur la rosette de mon anus. Ma bouche se ferme sur un gémissement d’appréhension et je me mords la lèvre inférieure. Je n’ai pas pu réfréner une crispation de tout mon être. Laure l’a perçue et ses mains se resserrent autour de mes poignets comme pour m’empêcher de fuir.
Le passage laissé béant par le doigt de mon Maître ne reste pas longtemps inoccupé et c’est un assaillant beaucoup plus conséquent qui s’engouffre dans la brèche. Marc ne s’est pas déshabillé, il s’est contenté d’extraire de son pantalon la verge qui me pénètre à demi. Ses mains se posent sur mes hanches repoussant le peignoir sur mon dos découvrant un peu plus l’objet de son désir. A peine le pieu d’ivoire s’est-il immiscé entre les lèvres de vagin que d’un coup de rein puissant et en tirant sur mes hanches, il force mon ventre sans vergogne, s’y engouffrant de tout son long, m’arrachant une clameur incontrôlée. Marc sait tirer partie de mon étroitesse pour qu’à chaque première pénétration il arrive à me tirer des soupirs de contentement et de douleurs mêlées. Il reste un instant sans bouger nos corps ne font plus qu’un, étroitement moulé l’un à l’autre. Je sens la palpitation de son sexe contre les parois de mon vagin. Ses mains brûlantes caressent mon dos, mes reins. Elles remontent le long de ma nuque et se saisissant de mes cheveux en tirant dessus m’oblige à relever la tête. Le simple fait de lever le crâne me cambre un peu plus et lui permet de compléter sa pénétration. Je ne peux contenir un nouveau petit cri, ouvre les yeux en grand, et me retrouve face au visage de Laure. Je souffle sous l’assaut et détourne la tête de honte lorsqu’un second coup de boutoir me fait sursauter.
Laure me lâche les poignets d’une main et, venant la poser sur ma joue, m’oblige en la tirant doucement vers elle, à la regarder de nouveau dans les yeux.
Oh ! Laure pourquoi augmenter ma honte en me contemplant ainsi ? Offerte et soumise ! Je lis dans le reflet de tes yeux ma déchéance et mon humiliation !
A-t-elle devinée ma muette interrogation et veut-elle m’apaiser ? Elle s’avance, se soulevant du banc sur lequel elle est assise et ses lèvres viennent se poser sur ma bouche. Sa langue brûlante s’insinue. J’entrouvre la barrière de mes dents lui offrant ainsi le passage comme j’offre à mon Maître le passage de mon ventre et me laisse, peu à peu, porter par la vague langoureuse qui me saisie. Mes cuisses s’écartent un peu plus signalant à Mon Maître mon désir de l’avoir en moi et ma langue se mêle en un ballet étourdissant à celle de la belle Kajira lui témoignant le bonheur qui m’étreint à partager avec elle cette trouble sensualité.
Comme je serais bien s’il ne me revenait pas en filigrane la raison de ces étreintes embrasées !
Mon Maître ne tarde pas à me le rappeler.
Les mains de Marc qui se promenaient sur mes reins viennent soudainement se poser sur mes fesses en écarter sans ménagement les deux globes tendus. Sans prévenir un de ses pouces s’engage dans le passage ainsi découvert et vient buter contre mon anus tentant d’y forcer le passage. Une vibration intense me parcourt le corps. J’échappe un instant aux baisers de Laure et lui lance un regard suppliant, tandis que ma bouche s’arrondit sur un " Oh " de consternation. Elle devine immédiatement ce que Marc est en train de faire et esquisse un large sourire tout en se rasseyant. Le pouce débride l’étroit passage et s’enfonce, écartant sans pitié la corolle resserrée de ma rosette. Un liquide chaud vient couler le long du sillon. De la salive ! Salive qui annonce l’arrivée en renfort du deuxième pouce. Lubrifié de mucus il s’insinue avec force au côté du premier assaillant. Une douleur fulgurante remonte le long de ma colonne vertébrale. Je crie et me pince aussitôt les lèvres. La douleur s’est estompée aussi rapidement qu’elle est née. Mais c’est fait, le passage est ouvert. J’essaye de me détendre de ne pas me crisper pour facilité la préparation de l’infâme assaut. Ce rituel est toujours le même lorsque Marc a décidé de me sodomiser, mais j’ai toujours autant de mal à l’accepter. Ma respiration s’accélère et je souffle bruyamment en secouant doucement la tête. Laure me prend de nouveau les mains et m’observe intensément tandis que les doigts de Mon Maître pétrissent l’entrée de mes reins pour en assouplir le passage, l’écartant un peu plus à chaque massage. J’essaye de fuir le regard de Laure mais y reviens instinctivement, comme pour y chercher refuge. Mon désarroi et ma honte est totale et je me consume littéralement sous les yeux de la belle esclave.
Estimant que le passage est suffisamment préparé, Marc se dégage lentement de mon ventre et le gland de marbre vient se poser sur mon anus dilaté. Je ferme les yeux en bloquant ma respiration. D’une pression lente mais irrésistible le bélier de chair écarte l’étroit passage. Mes yeux se révulsent. Et je ne peux m’empêcher de murmurer pour moi-même une lamentation, une dernière supplique, une vaine tentative pour qu’il m’épargne cette déchéance devant Laure.
- Oh non ! … Oh non, Monsieur… S’il vous plaît ! Non !
Je prends une profonde inspiration et me prépare à l’intense douleur qui, je le sais, va me fendre en deux. Lorsque ouvrant les yeux je remarque le petit cadran luminescent du portable, posé juste devant mon visage. Quelqu’un, quelque part viens de m’entendre supplier Mon Maître ! Mon esprit se fige et perdue dans le coton de mes sensations j’en suis à me demander qui cela eut être, lorsque d’un coup de rein, sans prévenir, Mon Maître m’empale à demi. Cette fois, il me fait vraiment mal. La souffrance qui me déchire est si intense que je hurle de douleur Encore une fois, elle s’estompe aussi rapidement qu’elle est née, remplacée par une sourde palpitation qui me laisse anéantie, le souffle court entrecoupé de petits râles gutturaux. Une sueur froide perle à mon front, une larme coule le long de mon nez et vient s’écraser juste à côté du téléphone. Je gémis à la fois de douleur et de honte. Un deuxième à coup et mes reins se cambrent, comme pour éviter l’odieuse pénétration. Mais rien n’y fait. Solidement accroché à mes hanches, à petits coups répétés, Mon Maitre m’empale littéralement et sans vergogne se fraye un passage au plus profond de mes entrailles. Ma bouche s’ouvre et se ferme comme un poisson hors de l’eau, je retiens mes cris mais ne peux m’empêcher de gémir bruyamment.
Pourtant, malgré la souffrance, un plaisir trouble monte peu à peu au fond de moi. Une onde électrique fluctue le long de mon dos, électrisant les cheveux de ma nuque.
Une dernière fois je relève la tête pour chercher le regard de Laure. Un dernier coup de boutoir et le ventre de Marc se colle contre mes fesses. Je suis en sueur et halète bruyamment, cherchant l’air frais pour tenter de me calmer.
Parvenu à ses fins, il pose sa main sur ma croupe et se redresse. Chacun de ses mouvements est amplifié au fond de mon ventre. Mon Maître se repaît un long moment de sa victoire en caressant mes hanches, puis commence à se retirer.
Le retrait du fond de mes entrailles est des plus ignoble, bien pire que la pénétration. Mes lèvres se pincent sur un rictus Vite interrompu par un coup de rein qui me fend en deux et m’arrache un glapissement de protestation.
Doucement Monsieur, s’il vous plaît, doucement !
Ma plainte muette ne sera bien sûr, pas entendue et a un premier coup de boutoir succède un second puis un autre. Une boule de feu intense s’accumule au bas de mes reins, irradié de foudroyantes douleurs à la limite du soutenable qui m’arrache un cri à chaque va-et-vient.
Et, peu a peu, au fur et a mesure que les pénétrations deviennent plus fluides, plus régulière, plus rapide, couvrant la douleur, naît au fond de mon ventre et le long de mon dos une onde vibrante et lumineuse.
Cette chaleur éblouissante, je la connais bien ! Bientôt plus rien n’existe autour de moi, je ne suis plus qu’une sphère de plaisir, je me dédouble et observe la jeune fille, Isabelle, qui se tord et clame son plaisir, criant "Oh non ! ", criant "Oh oui ! ", secouant la tête comme une jeune pouliche qui s’ébroue. Peu importe le regard de Laure, à Dieu ma pudeur et ma honte ! Le plaisir monte irrésistible comme la vague à l’assaut de la falaise, y déferlant avec fracas et sans retenu. Je résiste un instant, serrant la mâchoireet les poings à me faire mal, mais rien ne peut empêcher l’explosion de lumière qui me submerge. Mes yeux se révulsent, un voile rouge scintillant brouille mon regard, mon corps se disloque et mon âme s’éparpille aux quatre vents.
Je n’existe plus.

Ma joue est posée sur la table cirée. Je tente désespérément de reprendre mon souffle. Comme détachée de moi-même, j’observe avec étonnement la buée bleue que crée mes halètements sur le vernis froid. De la salive sourd de mes lèvres. A travers un brouillard cotonneux me parvient un éclat de rire et des paroles brouillées, incompréhensibles. Je fais un effort pour émerger de ma torpeur mais je suis tellement bien. Je prends peu à peu conscience de ma position ; Je suis couchée de tout mon long sur la table, les bras en croix, les genoux repliés sur le banc, mon peignoir chiffonnée autour de ma taille, la croupe indécemment exposée. La voix qui je perçois un peu mieux maintenant est celle de Mon Maître qui discute au téléphone au fond du séjour. L’éclat de rire plus proche est celui de Laure qui s’approche de moi et se penche prés de mon oreille et murmure.
- Alors tou es bien ? Tou est tré belle tou sai, tou soui comme oune reine!
Je ne retiens pas un petit ricanement. La belle Kajira vient enfin de me parler ! Avec un accent italien à couper au couteau, mais elle vient de me parler ! Un hoquet de bonheur et de surprise me secoue et je me redresse lentement tout en la regardant, hagarde.
Marc, qui a remarqué que je suis de nouveau là, termine sa conversation, d’un geste sec il referme le portable et se dirige vers nous avec le sourire chafouin de quelqu’un qui vient de jouer un bon tour.

Laure nous a rejoint sous la douche et, en bonne esclave, s’est occupée de nous savonner et de nous sécher. Elle a également montré son savoir lorsque nous nous sommes réfugiés tous les trois dans la chambre, prouvant sa dextérité à faire naître et renaître le plaisir. Lorsque enfin épuisée, nos ébats achevés, je me suis couchée au côté de Mon Maître.
La belle italienne occupant dévotement le pied du lit.
L’esprit embrumé, je repensais à ce que Mon Maître venait de me faire vivre.
N’y tenant plus je relève la tête de sa poitrine.
- Monsieur ?
Marc répond mollement. Lui aussi est fatigué.
- M’oui !
- La personne au téléphone… Elle… elle a tout entendu.
Marc ouvre les yeux et fixe le plafond.
- Oui… C’était le but du jeu… Tu es... Très… Expressive !
Sa poitrine vibre d’un rire contenu.
Un jeu parfaitement pervers tels que ceux que Mon Maître adore mettre en scène. Mais des jeux tellement excitant ! Il m’est facile de penser que Kristale est là dessous ! Mais je veux en avoir le cœur net.
- Et… Cette personne, c’était qui ?
Le regard de Marc quitte le plafond et vient se planter au fond du mien. Malgré l’obscurité je peux voir un éclair bleu-vert de malice passer au fond de ses yeux.
- Tu veux vraiment le savoir ?
Je hausse un sourcil.
- Euh ! … Oui… Oui, Monsieur.
Son regard me quitte, s’accroche de nouveau au plafond
Et d'un ton neutre
- c'était ta soeur !

28 novembre 2009

Chap.57. Deux jours…

Deux jours sans nouvelles!
J’ai l’impression d’être seule au monde et mon imagination tourne a grande vitesse. Où est-il ? Que peut-il bien faire?
Je suis allongée à plat ventre sur mon lit, nue. Le soleil qui passe par la fenêtre entrouverte caresse doucement mes reins. Je mets de l’ordre dans mes carnets en battant l’air de mes pieds. Il me faut vite noter tout ce qui s’est passé durant cette interminable soirée. J’ai essayé d’appeler Stéphanie mais son portable est éteint ou hors réseau. J’aurais aimé lui laisser un message, mais je ne sais pas quoi dire, Prendre de ses nouvelles! Lui demander si elle allait bien, si elle se remettait de cette terrible épreuve ?
Ce matin il y avait un petit marché dans le village. Je suis descendue me promener et acheter de quoi remplir mon réfrigérateur. J’ai mis mon collier de cuir simple, ma jupe écossaise et j’ai laissé ma petite culotte sur le lit. J’aime ces petits défis à moi-même, sans que Mon Maître l’exige. Me fondre dans la foule et sentir l’air frais contre mon ventre chaud. Ma rousseur ne passe pas inaperçue. Des regards appuyés, des sourires, certains moqueurs.
Si ils savaient ! Si ils savaient que la jeune fille qui passe près deux est nue, seulement couverte de deux pièces de tissus et qu’ils leur suffiraient de soulever la jupe !
Et s’il connaissait ma condition ! Heureusement mon collier de ville ne parle qu’aux initiés et dans ce village perdu je ne risque pas grand chose. Des bouffées de chaleur gagnent mes joues, mon ventre se mouille et s’électrise de plaisirs interdit.
Je ne peux m’empêcher de penser à Laure! Elle qui serait obligée de répondre favorablement et toutes sollicitations.
Je m’imagine à sa place.
- Bonjour Mademoiselle. Je vous trouve très jolie. Veuillez de me suivre sous ce porche sombre… Soulevez votre jupe et écartez les jambes !
Ou pire
-T’as un joli petit cul toi, tu dois être bonne, viens là on va bien s’amuser… Tu suces ?
Et je me vois suivre l’inconnu, docilement, et céder à tous ses désirs, sans broncher, sans protester, parce que c’est dans ma nature.
Un frisson court le long de ma colonne vertébrale. Je redescends brusquement sur terre. En serais-je capable ? Si Mon Maître me le demandait ? Serais-je capable, comme Laure, de m’abandonner totalement à cette soumission ?
Je préfère laisser la question en suspend, et rougissante je baisse les yeux pour éviter les regards des hommes qui me croisent.
Il est des démons qu’il ne vaut mieux ne pas éveiller.

Les deux jours ont passé mollement, trop lentement. Il est tard. J’ai gardé mon peignoir de sortie de douche et confortablement calée au fond d’un des fauteuils du salon, je parcours paresseusement les dernières lignes de l’épais volume posé sur mes genoux. Apres lui je n’ai plus de quoi lire. Mon séjour touche à sa fin ! Je vais pour conclure en tournant la page lorsque la porte d'entrée s’ouvre avec force, sans prevenir.
Une longue silhouette s’avance que je reconnais immédiatement : Laure !
Se glissant derrière elle Marc referme la porte.
Il a l’air joyeux. Et me lance un " Salut ma belle ! " qui me laisse pantois un instant avant que je ne réagisse en un éclair. Je pose le livre qui se referme avec bruit et me lève précipitamment. J’avance d’un pas et me poste les mains dans le dos, les jambes à demi écartées, la tête baissée. Mon peignoir mal ajusté s’entrouvre laissant deviner ma nudité.
- Bonsoir, Monsieur !
Marc ne répond pas, il se dirige vers l’autre fauteuil pour y déposer la veste qu’il portait négligemment sur l’épaule. Laure ne s’est pas mise en position de soumission. Je la regarde par en dessous. Elle avance de quelques pas en découvrant les lieux. Le carrelage de tomettes claque sèchement au contact des talons fin de ses bottines noires. Elle porte un chemisier clair et un jean serré qui moule parfaitement ses hanches et ses jambes interminable. Ses cheveux d'ébene sont noués en une longue colonne qui lui tombe sur les reins. Elle est magnifique de féminité et je me sens vraiment ridicule, pieds nus sur le sol froid dans mon petit peignoir en éponge ?
- Nous avons passé une bonne soirée et avons pensé à venir te voir !
Marc parle aux murs sans me regarder. Je comprends qu’il a passé la soirée avec Laure, peut-être même les deux jours ! Une pointe de jalousie me pince le cœur.
Il se rapproche de moi et écarte mon peignoir dévoilant un peu plus mon corps nu. Ses mains effleurent la pointe de mes seins qui se dressent immédiatement. Je rougis violemment et cherche le regard de Laure mais elle ne me prête aucune attention continuant à déambuler nonchalamment dans le salon, le visitant dans ses moindres détailles.
- Nous avons longuement parlé de toi avec Laure…
Ainsi la belle esclave a bien une langue, me dis-je, amère.
- … Elle ne m’a pas cru lorsque je lui ai dis que tu peux tomber dans les pommes de bonheur lorsque l’on te sodomise !
Mon sang reflux immédiatement puis reviens à mon visage en une brûlure de honte. Cette fois Laure se retourne, braque ses grands yeux noirs vers moi et je crois deviner une esquisse de sourire au coin de ses lèvres. Mon visage s’embrase littéralement. Je voudrais que la terre s’ouvre sous moi pour m’y cacher.
Marc laisse retomber les pans de ma sortie de bain et s’éloigne en me tournant le dos.
Sans me regarder, il lance.
- Isabelle… Mets toi à genoux sur le banc, relève ton peignoir et penches toi sur la table !

20 novembre 2009

Chap. 56. Temps mort.

Par la fenêtre ouverte le vent vient jouer avec mes cheveux. Nous roulons vite. Je suis épuisée mais ne veux pas m’endormir et me plonge dans mes pensées…

Je n’ai plus revu Stéphanie après cet épisode. De retour chez moi nous avons correspondu quelque temps sur Internet. J’ai appris quelle s’était séparé de Nicolas. Et cette soirée en a été une des raisons, peut être même ma brève et pitoyable "entrevue" avec son compagnon. Elle m’a avoué avoir adoré notre amitié particulière, la première de sa vie. J’en ai été profondément troublée. Il était question qu’elle passe me voir au haras, mais cela ne s’est pas fait, à mon grand regret. Peu à peu le fil s’est étiolé et rompu. Stéphanie m’a fait comprendre qu’il fallait qu’elle continue seule, qu’elle fasse le point.
J’ai appris bien plus tard par une indiscrétion de Kristale qu’elle était revenue voir Mon Maître. Mais pourquoi ? Pour reprendre son dressage ? Marc a gardé longtemps le secret.
Jusqu'à ce jour, deux ans après, où un post sibyllin de la blonde espiègle sur ce même blog m’a fait bondir de joie.
Et nous nous sommes retrouvées cet été 2009 dans l’atelier de Marc, lancées toutes deux dans une étrange compétition voulue et arbitrée par Mon Maître. Une aventure étonnante qui dort au fond de mes carnets et que je vous conterai bientôt.
Par contre disparus de ma vie, Sylvie et son Maître ainsi que Pierre et Jean les deux boutes en train qui ont fini, semble-t-il, par lasser Kristale…

Devant mes paupières baissées danse le visage de Laure. Cette magnifique déesse soumise a laissé plus d’interrogations que de réponses à ma curiosité.
Je me redresse sur mon siège et me racle la gorge.
- Monsieur s’il vous plaît ?
Marc est concentré sur le volant il me jette un rapide regard et lance sur un ton ironique.
- Oui Mademoiselle…Permission de parler !
Je souris intérieurement, j’adore ces moments de complicité.
- C’est … Laure… Je ne l’ai pas entendu dire une seule parole de la soirée !...Elle est muette?
Marc par dans un éclat de rire puis redevient sérieux.
- Aah ? C’est ce que tu croyais ?
Je me renfrogne face à sa moquerie et il s’en aperçoit.
- Non, en fait, elle ne parle par ce que c’est dans sa nature. Elle sert en silence.
- Dans sa Nature ? - Fais-je, dubitative.
Marc prend une profonde inspiration. Il avise un bas côté d’arrêt d’urgence et si engage. Le véhicule ralenti et s’arrête. Il coupe le contact et enclenche les feux de détresses. Il se tourne vers moi, porte une main à son menton et semble chercher ses mots. Il a un de ses petits claquements de langue comme lorsqu’il est agacé ou qu’il a peur de ne pas être compris.
- Laure est une… Kajira... Elle doit une totale obéissance à Kristale. J’ai bien dit une totale obéissance! Sa vie même y est dédiée… Et c’est elle qui a choisi sa condition, C’est elle qui a choisi sa Maîtresse… Mais encore plus… Tous ceux qui la croisent et devine sa condition peuvent la soumettre et en user sans autres formalités… Tous … Même les vanilles un peu informées !
Il souffle au ciel.
- …C’est au-delà de ce que ta soumission peut imaginer.
Je le regarde bouche bée tentant de me représenter ce que cela peut bien signifier
Marc a un petit sourire en coin et lance.
- Lorsque tu étais seule avec Laure… Elle t’a parlé.
Je me remémore la scène si douce à mon esprit et je rougis à son évocation, devinant que tous les détails de cette escapade lui ont été relatés.
- Ne…Non !
- C’est parce que Kristale lui en a donné l’ordre !
Un malaise me prend, un froid me parcours le dos. Je fixe intensément Mon Maître dans l’attente d’une explication plus ample et en même temps je la redoute.
Il continue.
- Isabelle… Si Laure a fait l’amour avec toi,... c’est parce que Kristale lui a demandé !
Une chape de glace me tombe sur les épaules. Non ! Ce n’est pas possible ! Il doit se tromper. Il y avait de la passion entre nous. Je revoie le sourire attendri qu’elle m’a lancé tandis qu’elle guidait ma main entre ses jambes brûlantes.
J’ai froid tout à coup, malgré la chaleur de cette fin de journée. Je porte mon regard vers l’extérieur. De rares voitures filent sur la route sans ralentir nous dépassant dans un souffle lourd.
Je me sens bête. Trahie. J’ouvre la bouche d’émotion mais rien n’en sort d’intelligent.
– Je… Je… Ha bon… Bon !
Au fond de moi quelques chose vient de se briser. Marc l’a deviné et en semble affecté.
– Tu ne dois pas lui en vouloir… Comme je te l’ai dit c’est dans sa nature. Aller même au-delà du désir de ses Maîtres si cela est nécessaire.
Oui, il a raison ce n’est pas à Laure que je dois en vouloir. C’est à Kristale!
Maudite Kristale, qui a si bien su jouer de mes sentiments pour la belle odalisque. Elle m’a donné une dure leçon sans même que je m’en rende compte. Et en même temps, avec les explications de Marc, je comprends maintenant ce qu’elle a voulu dire lorsque cette nuit elle m’a déclaré. "Tu sais Laure n’est pas ma soumise… Elle n’est que mon esclave. Elle sera la tienne si tu le désires… Tu n’a qu’un mot à dire ! Laure peut être ton esclave… Si tu le désires ".
Laure esclave de tous…Même d’une novice comme moi !

Marc pose les mains sur le volant.
- Tu étais vraiment très …émouvante… lorsque tu donnais le fouet a Laure !…
Je redescends brusquement sur terre.
La discussion sur cette " Kajira " est close et je sais que Marc n’y reviendra plus aujourd’hui. Il faudra pourtant que je lui demande plus d’explications. Il a déclenché en moi une foule de questions et il me semble avoir là touché du doigt un univers insoupçonné.
-… Tu m’as excité au-delà du possible…Il serait bon que tu remédie à cela !
Commencé sur le ton du compliment il termine sur ordre impératif.
- Tout de suite,  Isabelle !
Apres un rapide coups d’œil d’appréhension autour de la voiture guidée par sa main m’a tête plonge entre ses genoux. Ma bouche s’ouvre docilement offrant sa chaleur humide au gland d’ivoire poli. Mes lèvres s’arrondissent autour du membre que j’ai dégagé précipitamment de son pantalon tendu.
Pendant un long moment, sa main sur ma nuque rythme ma caresse, forçant ma gorge par à coup, tandis que devant l’écran de mes paupières baissées passent les images de Laure, soumise idéale. Je me contorsionne pour me positionner au mieux entre ses genoux et le volant et ainsi l’accueillir au plus profond de ma bouche. Marc a senti mes efforts a bien faire et me flatte délicatement la nuque et le haut de la tête. Je garde le rythme m’appliquant à faire de mon mieux pour satisfaire Mon Maître en me disant que c’est certainement ce que ferais Laure. Laure, que je vois danser nue, comme dans un rêve, une danse de déesse égyptienne. Laure qui me sourit et termine sa bacchanale à genoux devant moi et ploie la tête en un signe de parfaite soumission.
Perdue dans mes pensées, j’ai à peine sentie la liqueur chaude s’écraser sur mon palais et envahir ma bouche. J’ai continuer mon devoir jusqu’au bout. J’ai bu l’âpre liquide avalé la lie de ma condition.
J’ai réajusté Mon Maître et me suis relevé en essuyant de ma main la commissure de mes lèvres. Je me suis assise profondément dans mon siège, cambrant les reins, dégageant en soulevant ma jupe écossaise dénudant ainsi mes fesses qui entrent ainsi en contact avec le cuir beige. J’écarte les jambes autant que le permets l’habitacle de la voiture. Mécaniquement J’attache la ceinture et glisse mes deux mains dans le dos puis abaisse la tête en une parfaite posture de soumission, retenant mon souffle.
Un petit sifflement admiratif de Marc.
- Eh bien, … Tu es en progrès !
En progrès ! Oh oui mon Maître ! Si vous saviez ! Même les yeux ouverts, la majestueuse silhouette de Laure continue à danser devant moi. Je sais maintenant où je vais, je sais ce que je veux et je vous jure, Mon Maître, que vous serez fier de moi.
Il est tard lorsque Marc me raccompagne à mon meublé et me laisse, le cœur déchiré, au seuil de ma porte avec pour seul souvenir un baiser sur le front.
- Repose toi, je te laisse deux jours et ne cherche pas à me joindre.
Je n’ai rien mangé, J’ai pris deux douches d’affilées et suis partie me coucher.
Malgré la fatigue, les images de ce que je viens de vivre, les pleurs de Stéphanie et les cris de Laure qui résonnent au fond de moi m’empêchent de dormir. Je me tourne et me retourne constamment. Un coup de pied rageur projette le drap au pied de mon lit et je me lève d’un coup de rein. Nue, je gagne le balcon. L’air frais de la nuit me fait un bien fou.
Deux jours ! Deux jours de perdus. Et je suis seule ! Sans Mon Maître ! Je porte la main à mon cou et replace machinalement mon collier de cuir. Les paroles de Kristale me reviennent en mémoire Elle y fait allusion à ma punition "… Il a prévu une épreuve pour toi... Une punition…Importante ! … Je lui ai demandé d’en prendre la responsabilité !".
Je touche à la fin de mon séjour auprès de Mon Maître ! Je frissonne et regagne la chambre. Une chose est sure c’est pour bientôt ! Et je me vois écartelée, fouettée à tour de bras par Kristale.
Impressionnée par ma vision je fais pour moi-même une grimace de douleur feinte. Pourtant mon ventre se mouille et une étrange chaleur monte au fond de moi.

28 octobre 2009

Chap. 53. Partenaire particulier.

Après un long moment de silence dans les bras l’une de l’autre, rompant le charme Laure se redresse, se relève et s’éloigne laissant traîner négligemment sa main le long de ma cuisse et mon genou. Je reste étendue, le souffle court. Heureuse d’un bonheur que je serais bien incapable d’expliquer. A travers un voile trouble, je contemple le corps athlétique de la belle ténébreuse s’approcher de la commode et en ouvrir le premier tiroir.
Elle en retire un coffret de bois. Aiguillonnée par la curiosité je cligne plusieurs fois des yeux pour retrouver une vision normale. Elle s’approche en tenant l’objet à deux mains comme s’il s’agissait de la chose la plus fragile du monde. Religieusement, elle le dépose sur mon ventre. Je frissonne à son contact froid. Il s’agit d’un coffret précieusement orné de marqueterie de bois rare et de nacre aux fermetures de bronze. Il porte la patine du temps et il est facile de deviner qu’il est très ancien. Les longs doigts de Laure en effleurent la surface et l’ouvrent d’une pression.
Couché sur un lit de velours rouge gît un objet oblong tout en ivoire blond rehaussé a sa base d’incrustation d’or et d'argent. Il est sculpté dans sa longueur de gravures érotiques. La forme évocatrice de son éminence, qui imite à la perfection un gland poli, ne laisse aucun doute quant à sa destination. Mon malaise augmente et je me relève sur les coudes en prenant soin de ne pas renverser le coffret. Se méprenant sur mon intention de fuir Laure m’arrête d’une main sur la poitrine et s’empare de l’autre de l’olisbos chryséléphantin.
Il faut que je lui fasse confiance. Je retombe sur le dos et l’observe les yeux mi-clos. La boite glisse au pied du lit et tout en me regardant, elle porte l’engin à ses lèvres et l’embrasse dévotement.
Nos caresses bien qu’elles m’aillent portées loin dans les nues m’ont laissées une impression d’inachevé. La chaleur qui explose dans mon ventre en voyant s’activer les lèvres de la belle esclave sur la tête de l’engin me révèle ce manque. J’ai un peu peur. Malgré mon jeune âge je sais parfaitement à quoi sert ce curieux objet. Mais je n’en ai jamais utilisé, en trouvant l’utilisation vulgaire. Jusqu'à maintenant seuls mes doigts ont servit à mes plaisirs solitaires.
Apparemment Laure a décider de m’initier au maniement de ce partenaire particulier.
Et je ne me trompe pas.
Sa bouche s’ouvre largement engloutissant ainsi l’énorme gland d’ivoire. Il en ressort luisant de salive. Elle pose une main à l’intérieur de ma cuisse et appuie dessus afin de m’écarter la jambe. Un peu paniquée j’ai un mouvement de recul, l’arrière de mon crâne heurte la tête de lit. Je ne peux reculer plus, pas d’échappatoire possible. Et c’est en retenant ma respiration que j’attends la pénétration de l’étrange amant. L’olisbos plonge entre mes jambes, accompagné de la main experte de Laure. De son pouce elle écarte délicatement mes lèvres et y présente le globe poli. Il me semble bien imposant pour forcer un si étroit passage, je m’y prépare tant bien que mal en écartant de moi même les cuisses et en cambrant les reins. Mes yeux se ferment. Il est clair que Laure a prise ma posture pour une acceptation Et le bélier d’ivoire force les portes humides de mon ventre, y pénétrant lentement mais sûrement.
Pour faciliter son intromission, Laure lui donne du poignet un mouvement de rotation comme pour le visser entre mes jambes. Il est effectivement très gros et me distant, sans pour autant me faire mal. Sa surface parfaitement polie et lubrifiée lui assure un glissement régulier et sans à coup. Le froid de l’ivoire se tempère rapidement au contact de mon intimité surchauffé. Je ne peux m’empêcher d’ouvrir les yeux et découvre interloquée mon ventre à demi empalé sur le pieu opalin que pousse lentement Laure en le tournant avec douceur. Elle lève les yeux vers moi avec intérêt. Sous son regard je me sens rougir violemment. Elle cherche à deviner quels effets produit l’indécent rapport sur moi. Je me pince les lèvres et échappe à son regard en reportant mon attention sur son ouvrage. L’objet est maintenant enfoncé aux trois quarts entre mes cuisses et mes lèvres l’épouse parfaitement. Il est comme happé et englouti au plus profond de mon ventre et me comble parfaitement. Encore une poussée de Laure et les gravures d’or et d’argent finissent par entrer en contact avec ma vulve écartelée A leur contact une fulguration me traverse le ventre et le périnée. Une décharge électrique me tétanise et je ne peux sous la surprise m’empêcher de lancer un petit cri suraigu tout en lançant ma main vers le poignet de Laure pour interrompre son mouvement, persuadée, que c’est le contact de l’objet qui a provoqué cette onde ravageuse et libérée, dans un spasme incontrôlé, un flot de liqueur de Cyprine. En haletant, je laisse ma main sur son poignet et lance un œil interrogateur sur le curieux olisbos. Laure en me souriant, écarte doucement mais fermement ma main de son poignet. Je la repose sur le lit en prenant appui dessus. Mon initiatrice reprend son mouvement d’introduction. De nouveau la muqueuse de ma vulve entre en contact avec les ornements métallique de l’olisbos et de nouveau une explosion électrique me secoue. L’impulsion me semble moins forte, sans doute parce que, cette fois-ci, ne vient pas s’y ajouter l’effet de surprise. Cela ne m’empêche pas de lâcher encore une fois un petit cri strident. Ma respiration s’accélère lorsque Laure, sourde à mes gémissements, imprime un mouvement de va et vient au bélier d’ivoire qui force mon sexe et qui a chaque contact de son anneau d’or et d’argent provoque une crispation de tout mon être.
Je n’en peux bientôt plus. Renonçant à lutter, je me laisse retomber sur le dos. Le haut de ma tête heurte de nouveau le montant du lit, mais je n’en ai cure. Le plaisir monte en moi à une vitesse fulgurante. Irradiée par les impulsions électrisantes, je serre les mains à m’en enfoncer les ongles dans les paumes. Arc-boutée sur les coudes, cambrée à me briser les reins, la pointe des seins dressée vers le ciel je m’apprête à laisser libre cours au feu qui embrase mon bas ventre et pulse le long de ma colonne vertébrale. Mes yeux se voilent et ma bouche s’ouvre sur un cri silencieux bloqué au fond de ma poitrine. Au diable la pudeur et ma timidité je veux jouir et je vais jouir des mains de la belle esclave. Ma respiration s’accélère et se fait saccadée, mes halètements se meurent en de petits gémissements contenus de chatte énamourée. C’est ce qu’attendait certainement Laure. Que j’arrive à la limite de l’explosion orgasmique, pour cesser brusquement les mouvements de l’olisbos.
La tension retombe immédiatement, je suis déçu comme pour un rendez vous manqué. Essoufflée, je retombe sur le lit, la regarde et prend un air suppliant, parce que je n’aurais pas le courage de lui dire.
- Ne t’arrête pas Laure, s’il te plaît encore, encore… je t’en supplie !
Elle a un petit sourire pincé et pose une main sur ma cuisse me forçant à basculer sur le côté. Une autre pression sur mes hanches, puis mes chevilles et me voici à genoux sur le lit le visage enfoui dans les draps dans une position des plus indécente ; La croupe tendue et offerte, l’amant d’ivoire toujours profondément enfoncé entre mes cuisses. Laure se hisse sur le lit et pose ses mains sur mes hanches appuyant son ventre contre mes fesses. Elle vient de prendre l’emplacement qu’un homme prendrait pour me posséder. Je ramène mes bras sous mon visage. Un trouble intense me saisit lorsqu’elle donne un premier coup de rein ; L’olibos d’ivoire vient brusquement de prendre vie comme s’il était le prolongement du corps de Laure. La petite impulsion donnée le propulse et l’agite au fond de mon vagin, l’impression est tel que je me mords le poignet pour ne pas crier.
J’apprendrais, un peu plus tard, qu’a l’intérieur de la sculpture d’ivoire est logé une longue ampoule de verre empli au tiers de mercure qui au gré des impulsions qu’on lui donne telle une vague s’écrasant sur une jetée vient en frapper l’extrémité avec force puis reflux et revient à la charge de lui-même. Un curieux dispositif oscillant qui semble donner une vie propre au bélier à l’intérieur de mon ventre.
Et il ne faudra pas longtemps pour que les étreintes et les coups de rein puissants et répétés de Laure, accompagnés des impulsions électriques qui vrillent mon périnée me fasse perdre mes moyens. De nouveau, l’irrésistible marée monte en moi. Mes yeux se voilent, un éclair lumineux passe devant mes yeux. Je lance mes bras en arrière pour chercher désespérément le contact rassurant des mains de Laure. Geste qui restera en suspension en s’agitant dans le vide tandis que tout mon être explose en une nébuleuse de plaisir.

Laure a glissé un bras sous ma nuque. Son corps encore brûlant est allongé contre le mien. Entre nous deux le curieux amant aux capacités insoupçonnées. Je le regarde par en dessous comme avec méfiance. Qui a bien pu inventer un objet aussi diabolique ? Jamais je ne me serais imaginée prendre autant de plaisir avec un accessoire aussi vil.
Une bouffé d’adrénaline me monte à la gorge comme un sanglot. Je détourne la tête et me cache le visage dans les cheveux parfumés de Laure pour y dissimuler ma honte.

18 juillet 2009

Chap. 45. La table basse.

Quel soulagement d’avoir mené ma tache à bien. Je me sens plus légère, ragaillardie et c’est d’un pas assuré que je me dirige vers Marc, un léger sourire de contentement aux lèvres. Je m’arrête à un pas du couple enlacé. Kristale a le même sourire. Le plateau entre les mains je me plie en une légère génuflexion. Une révérence que je veux la plus stylée possible, impeccable. J’écarte les jambes et baisse la tête signifiant ainsi que je suis de nouveau à la disposition de Mon Maître. Ma chaîne tinte légèrement contre le plateau au rythme calme de ma poitrine, de mon souffle apaisé. J’attends l’autorisation de prendre la parole, ce qui vient rapidement.
- Tu as fini tes devoirs Isabelle ?
- Oui Monsieur !
- Ah !
Il a un ton chagriné. Un court silence et ;
- Ah ! … Et donc... Moi je ne suis pas un homme ?
Il a dit cela sur le ton de la plaisanterie, mais je me rends compte qu’effectivement je l’ai omis de la liste des hommes à contenter. Mais comment lui dire que pour moi il est plus, bien plus et au-delà, des hommes de cette soirée.
Je relève la tête pour qu’il voit mon visage exprimant la stupeur.
- Pardonnez moi, Monsieur… Je, je ne savais pas que … que vous vouliez vous aussi…
Encore une fois d’un simple mot il réussit à me faire perdre contenance. Et ma timidité revient au galop avec le sourire moqueur de Kristale.
Marc se redresse entraînant avec lui la blonde nordique. Il se rassoit confortablement au fond du sofa et rabat sur lui les pans de son peignoir.
- Allons ce n’est pas très grave ! Tu vas me servir maintenant ? .
- Oh ! Oui Monsieur !
Je suis soulagée qu’il ne prenne pas plus ombrage de mon étourderie. Un peu gauche, désemparée, je cherche du regard un endroit où poser le plateau. Marc s’en aperçoit et lance.
- Kriss. Tu prends son plateau ! … Il nous faut bien une table ! …Isabelle mets toi a quatre pattes s’il te plaît…
Kristale se lève d’un bond et s’empare du plateau. Je ne me fais pas prier j’ai parfaitement compris ce que veut Mon Maître. Et je suis là pour lui faire plaisir. Je plie un genou puis le deuxième et me retrouve, parallèlement au sofa, à quatre pattes sur le rude sol de pierre. J’écarte les jambes pour stabiliser au mieux ma posture et je baisse la tête leur offrant ainsi le dos le plus plat possible. Marc n’a pas besoin de donner d’ordre à Kristale. Elle dépose délicatement le plateau de métal, calé sur le haut de mes fesses et mon dos. Je peux sentir le poids de la bouteille sur mes reins et le froid glacial du métal qui se réchauffe peu à peu
Le tintement des verres qui s’entrechoque sur mon dos, le champagne que l’on verse. Je m’efforce de rester immobile. Toute mon attention est mobilisée pour ne pas faire bouger le plateau.
Kristale fait le service, je perçois sur mon dos le glougoutement des verres que l’on remplit et le heurt de la bouteille qui se repose sur le creux de mes reins.
Un crissement du cuir sur le sofa, Kristale reprend sa place à côté de Marc.
- Bien ! J’ai mon verre…Mais ne dois tu pas me proposer autre chose Isabelle ?
Le plateau en équilibre sur mon dos et la douleur du contact rugueux de la pierre contre mes genoux m’empêche de penser clairement.
- Je… Oui, Monsieur…Je suis à votre service… Vous pouvez faire de moi ce que vous voulez !
Un claquement de langue ennuyé de Mon Maître le son caractéristique qui ponctue son insatisfaction.
- Mais voyons Isabelle, de toutes les façons je fais de toi ce que je veux, quand çà me chante…J’attendais quelques chose de plus…Originale !
Je suis fatiguée, mes genoux me font mal, mon dos tendu tremble imperceptiblement, je n’arrive pas a réfléchir… Quelque chose d’original ! ..d’Originale ! … Je reste dans l’expectative.
Devant mon silence embarrassé Mon Maître viens à mon secours…Enfin si on peu appeler çà un secours.
- Bon ! Isabelle, j’ai assisté à tes prestations avec Pierre et Jacques…Et les autres que leur as tu proposé ?
Je rentre la tête dans les épaules. Comment raconter cela, sous l’oreille attentive et sarcastique de Kristale ?
- Mons... Monsieur Jean, je lui ai offert un verre, mais, mais il dormait, je... je n’ai pas osé le réveiller…
J’attends une réaction de sa part mais elle ne vient pas… Un silence qui me fait peur. Le visage tourné vers le sol je ne peux jauger sa réaction. Je continue rapidement en choisissant mes mots.
- Nicolas... Il m’a… prise… sur la table de la cuisine !
Lui décrire la fin pathétique de cet épisode est au-dessus de mes forces.
Marc à un " hum " que je pense être d’approbation et il reprend.
- Et a moi Isabelle qu’est ce que tu offres ?
Il revient à sa question ! Il a certainement sentit l’embarras dans lequel elle me met. Il inverse les rôles. C’est à lui, Mon Maître, de m’imposer son jeu. Pas à moi de lui faire des propositions et de toutes les façons mon inexpérience est telle que je ne vois rien de plus "original " à lui proposer !
- Mais… Mais, Monsieur… Je vous appartiens … Entièrement. Vous pouvez user de moi suivant votre…bon vouloir !
Je ne trouve vraiment rien d’autre à dire.
Marc a de nouveau un claquement de langue agacé.
- Oui, oui… çà je sais !
Un long silence s’en suit troublé par le murmure des paroles que lui chuchote Kristale à l’oreille.
Il a un petit rire narquois.
- Kristale, qui adore te voir jouir, me suggère que je te prenne par derrière…
Je ferme les yeux d’appréhension. Maudite Kristale !
- … Je dois dire que je n’ai jamais sodomisé une table basse !
Kristale éclate de rire.
Un rire qui me vrille les nerfs de la tête aux pieds. Une violente bouffée de chaleur me monte au visage. Je suis partagée entre l’envie de rire et la honte intense ressentie par cette humiliation verbale.
Marc décroise les jambes, se redresse et se penche vers moi. Une main brûlante vient caresser ma croupe tendue, un doigt s’insinue dans le sillon de mes fesses et s’attarde sur mon anus outrageusement dévoilé. Sous cet obscène attouchement un crépitement électrique naît à la racine de mon dos et parcours ma colonne vertébrale jusqu'à me faire hérisser les cheveux de la nuque. Ma bouche s’entrouvre sur un soupir muet. Ma langue s’écrase contre mon palais pour en étouffer un gémissement.
- Cela te ferait t il plaisir… Isabelle ?
Oh Mon Maître ! Dans quels états d’embarras vous êtes capable de me mettre ! Mes joues s’empourprent un peu plus et ma tête bourdonne. Tout ce que voulez, mais pas devant Kristale, s’il vous plaît ! Pas comme çà ! Pas une fois de plus ! Je souffle et mes frémissements font trembler le plateau. Je murmure à voix basse en espérant ne pas être entendue par Kristale.
- Je… Oui, Monsieur !
Le doigt force le passage et s’introduit d’une phalange écartant la rosette humide.
Cette fois je ne peux m’empêcher de lâcher un petit cri.
- Je n’ai pas bien entendu, Mademoiselle !… Répétez après moi… Monsieur, veuillez avoir l’obligeance de bien vouloir me sodomiser… Et a voix haute s’il vous plaît.
Le retour au vouvoiement et le durcissement du ton de sa voix ne présage rien de bon si je ne m’exécute pas.
Je m’éclaircis la voix et m’entends déclamer, au bord de l’évanouissement, la supplique imposée.
- Monsieur, veuillez…
Comme certaines paroles sont humiliantes à prononcer, humiliantes au delà des mots, au delà des actes même qu’elles décrivent.
-…Me sodomiser !
A peine ai-je fini ma phrase que j’entends Kristale qui frappe dans ses mains pour m’applaudir. Le doigt de Mon Maître se retire. Il se redresse.
- Et bien voilà! Ce n’est pas si difficile!
Il se lève du sofa sur lequel il était à demi assis.
- Bien… Tu viens Kriss ?
Dans un bruissement de cuir contre sa peau j’entends la brûlante hollandaise se lever, et rejoindre Marc à ses côtés. Ses pieds nues passent devant mes yeux et semble à peine effleurer le sol de pierre. Je reste la tête baissée, humiliée.
- La punition de Stéphanie est levée… Tu t’occupes d’elle, prend ton temps… Et ensuite tu viens nous rejoindre dans la chambre de Kristale… Tu te souviens ?
Je répond d’un hochement de tête. Oh que oui !, Je m’en souviens, la chambre où pour la première fois, pendant les vacances de la Pâque Kristale m’a fait l’amour.
En me tordant le cou je peux voir Mon Maître qui s’éloigne vers la porte, suivi de la longue silhouette nue de Kristale. Au moment de sortir à son tour elle lance un discret sifflement d’appel. Et je devine plus que je ne la vois la forme athlétique de Laure, la servante dévouée, traverser la pièce et suivre sa Maîtresse me laissant seule dans la pièce, avec Stéphanie.

31 mai 2009

Chap. 41. Colère.

A travers le verre dépoli de mes larmes je contemple la belle odalisque à genoux devant mon Maître. Je suis comme anesthésiée, les oreilles bourdonnantes et la voix de Jacques me parvient déformée, je ne le sens même plus en moi.
Mon Maître à décider de me sacrifier ! Bien ! Qu’il en soit ainsi ! Je m’aperçois que je suis au bord de l’évanouissement tellement la situation est intense. Comme dans un rêve je vois la main de Marc qui se pose sur la tête de Laure qui cesse son mouvement de va-et-vient. Il lui dit quelque chose que je ne comprends pas. La longue silhouette se relève gracieusement, comme dans un ballet au ralenti. Elle referme les pans du peignoir et noue sa ceinture, s’empare du verre vide qu’il tient à la main et, comme un fantôme, disparaît dans la chambre d’où elle est sortie. Marc réajuste le col de son peignoir et se dirige vers nous.
Il n’a que trois pas à faire pour arriver à nos cotés. Sa simple présence est suffisante pour me revigorer. J’arrive péniblement a émerger de ma léthargie. Il pose une main sur mon épaule et son contact déclenche un feu d’artifice qui part de son contact pour se répandre dans mon corps transi et l’embraser de contentement.
- Isabelle est à votre goût, Maître Jacques ?
Sa voix est glaciale, sans enthousiasme.
Je connais ce ton, c’est celui qu’il prend lorsqu’il me fait remarquer une de mes incartades. Le rustre ne l’a pas compris comme çà et il répond sur son registre habituel.
- Elle est vraiment bonne votre soumise Maître Marc ! Et docile avec çà !
Marc prend une inspiration, nos regards se croisent une fraction de seconde. Etonnant comme je me sens prise en faute. Il a une moue de contrariété et comme à son habitude dans ce cas a un petit claquement de langue caractéristique. Il porte la main à son menton et s’essuie la bouche machinalement. Comme s’il voulait être sûr de bien être compris.
- Hum… Effectivement Maître Jacques… Mais, maintenant je crois que Mademoiselle Stéphanie est impatiente de vous…accueillir !
L’ambiance vient de se refroidir d’un coup et surtout l’enthousiasme de Jacques avec.
Il vient de comprendre.
- Bien sûr, bien sûr…Maître Marc !
Mais il ne peut s’empêcher de rajouter.
- J’ai passé un bon moment… Je vous remercie…
Il se penche sur moi ce qui a pour effet de pousser un peu plus sa pénétration. Et je crois qu’il a fait exprès de me donner un imperceptible coup de rein pour profiter une dernière fois de moi.
- Je vous remercie aussi Mademoiselle Isabelle… Vous faites honneur à votre Maître !
Il se retire… Lentement. Je contracte mon ventre en une bravade infantile, ce n’est pas lui qui s’en va ! … C’est moi qui l’expulse !
Dans un même temps mon cœur explose de joie. J’avais raison ! Je ne devais pas douter de mon Maître. Il est venu à mon secours ! Certes il a pris son temps, et a profité de l’occasion pour m’humilier. Mais il m’a donné une leçon et m’a fait comprendre que, si c’était son bon vouloir, j’aurais pu terminer la soirée sous le joug de Jacques. Mais peu importe… Il est venu ! Un sourire contenu remplace mes larmes.
Jacques se réajuste rapidement et ; après un hochement de tête en direction de Marc. gagne à grandes enjambées l’escalier par lequel je suis arrivé, celui qui descend à la cave. Je ne peux m’empêcher de penser à Stéphanie. Jacques va certainement passer sa frustration sur elle. Elle est là pour çà ! C'est le code de la soirée ! Mais cela ne m’empêche pas un sentiment de peur et de culpabilité.
Je n’ose pas bouger et reste les reins cambrés, appuyée contre le mur du couloir. A peine Jacques a-t-il disparu que Marc m’empoigne fermement le poignet et telle une petite fille m’entraîne violemment à sa suite. Nous entrons avec précipitation dans la chambre d’où il est sorti. Il me lâche en me propulsant à travers la pièce où je manque m’étaler de tout mon long. Je reste décontenancée et gauche, ne sachant trop quoi faire.
Il a l’air furieux.
- Bon sang, qu’est ce que tu faisais là ? … Je t’avais pourtant dis de ne pas rester seule ? Tu es niaise ou quoi ? …Il faut te le dire comment !
Je me tords les mains comme une gamine prise en faute.
Je ne connais pas à Marc de grands emportements, à part celui de l’enthousiasme où il lui arrive de jubiler comme un grand enfant. De même que je ne l’ai jamais entendu proféré de grossièreté. Mais là je crois que son emprise sur lui-même est à la limite de vaciller.
- Je, je…
- Tais-toi ! .. Et tu oublie tes devoirs maintenant ?
La remarque est cinglante. Je m’aperçois effectivement qu’entraînée dans le tourbillon qu’il a déclenché j’ai oublié de reprendre la pose de soumission debout. Je rectifie ma pose immédiatement. Je la veux impeccable les reins parfaitement cambrés, la bouche entrouverte sur des lèvres que j’humecte rapidement de la langue. La longue chaîne qui pend à mon cou soigneusement alignée entre mes seins tendus vers le plafond.
- Excu...
- Mais tais-toi donc !
Je me tais.
Marc marche de long en large comme pour calmer une rage intérieure. Un silence pesant se fait. La chambre dans laquelle nous sommes est différente de la chambre jaune. Elle est deux fois plus vaste et meublée dans un style plus campagnard, florale presque. Un parfum de lavande en imprègne l’atmosphère. Une chambre de poupée… Pour adulte. Laure est là. Elle aussi en position de soumission debout devant une des deux fenêtres occultées par des volets, à côté d’un guéridon de bois tourné sur lequel est posé un seau à champagne, deux bouteilles, dont une est couchée et l’autre dans le seau, accompagnées de coupes de cristal. Elle a le regard tourné vers le parquet de vieux chêne ciré. Et je ne peux m’empêcher de penser qu’elle aussi baisse la tête pour ne pas attiser le courroux de Mon Maître.
J’attends avec impatience que Marc me donne la parole. Il faudra bien lui expliquer que Kristale m’a rendue ma liberté pour que j’aille le rejoindre. Il finit par se poster devant moi. Je n’ose pas relever les yeux.
- Et tu as aimé çà ?
Je ne comprends pas tout de suite la question. Je vais pour répondre mais il ne m’en laisse pas le temps.
- Tu as aimé te faire sauter par le premier venu ? .. Tu avais l’air bien disposée ?
Sa voix est glaciale et profonde. Il y a presque une pointe de dégoût dans son intonation. Il faut que je réponde absolument à cette terrible accusation. Une question est posée, j’ai donc le droit de prendre la parole. Mais avec l’émotion, les mots et mes pensées se bousculent sur mes lèvres.
- C’est… C’est Kris… J’ai pensé que… J’étais seule... Je voulais…Vous…
Des larmes me montent aux yeux, et une boule d’angoisse se noue dans ma gorge qui étrangle mes pauvres tentatives d’excuses. Je renonce et laisse simplement couler des larmes silencieuses. Marc croise les bras sur sa poitrine. Il me considère longuement. Et recommence d’une voix qui est tout à coup redevenue plus douce, presque murmurée avec condescendance.
- Pourquoi étais-tu avec Jacques ?
Je déglutis et ravale mes larmes en reniflant. C’est le moment ou jamais !
- Kristale m’a laissée seule et… Et elle m’a donné l’autorisation de vous rejoindre. J’ai rencontré Jacques dans le couloir… Et je…j’ai… Il…
Marc m’arrête d’un geste de la main.
- Et pourquoi t’es-tu mise à sa disposition ?
Je reste un moment dans l’expectative.
- Mais… Mais … Vous aviez dit que … Seule je, j’étais à … à tout le monde !
Il me contemple, interloqué !
De plus c’était Jacques et j’ai bien senti à table que c’était un client de Marc et il est vrai que l’espace d’une fraction de seconde, entre les mains de Jacques, l’idée m’a effleurée qu’ils avaient conclu un accord d’échange de " bon procédé " et qu’il fallait peut être me montrer docile dans l’intérêt de Marc ! Maladroitement, je tente l’explication.
- Et, et... Jacques c’est votre client... Je pensais que je… Je devais être… Gentille … Pour que vous…
Je n’ai pas le temps de terminer ma phrase. Une secousse violente me sabre le visage et me laisse abasourdie, Une stridence cuivrée résonne dans mon oreille gauche et ma joue s’enflamme sous une brûlure intense. Une gifle magistrale vient de me couper le souffle. De nouvelles larmes involontaires jaillissent de mes yeux.
Je reste coite, le regard exorbités.
Marc est hors de lui.
- Et tu crois que j’ai besoin que tu fasses la pute pour vendre mes toiles ? … Tu crois vraiment que j’ai besoin de toi pour cela ? Tu me prends pour qui ?
Je comprends immédiatement ma méprise. J’aurais mieux fait de garder mes suppositions pour moi. Involontairement, en croyant bien faire, je viens de l’insulter !
Je viens d’insulter Mon Maître !
Si je pouvais m’enfoncer sous terre je le ferais.
Marc se précipite sur Laure la saisie par les épaules et l’amène de force en face de moi. Elle me jette un coup d’œil rapide, je crois saisir de l’incompréhension ou du reproche. Cela va si vite !
Je baisse les yeux.
- Regarde-la ! … Regarde la, bon sang!
Je relève les yeux, penaude. Laure a également levé les yeux et je me noie dans son regard sombre.
- Laure est une esclave… Tu comprends ce que cela veux dire ? Elle est là pour servir…A toutes les basses besognes si nécessaire. Elle est moins qu’une soumise. Je peux faire d’elle ce que je veux, tout lui demander, sans règle et sans limite…
Sa main se pose sur son ventre, glisse entre ses cuisses et je ne peux m’empêcher de baisser rapidement les yeux pour voir ses doigts s’enfoncer en elle.
-… Tout ce que je veux… C’est son choix…Elle a choisi de servir Kristale et donc tous ceux qui l’entourent… Mais au grand jamais… Jamais, elle ne sera une pute… Et je la respecte pour cela !
Laure ne bronche pas. En fait depuis le premier instant ou je l’ai contemplé, elle n’a jamais eu aucune expression. J’imagine la force de caractère qu’il faut pour ne rien laisser transparaître de ses sentiments dans de telles conditions. Et moi qui m’atermoie à la moindre contrariété !
Ses doigts quittent le ventre de la belle odalisque enduits de sa liqueur de Cyprine. Ils virevoltent un instant dans les airs, viennent se déposer sur mes lèvres humides et s’enfoncent dans ma bouche.
Et toi ! … Toi ! … Ma soumise et mon modèle… Celle a qui je consacre toute mon énergie. Celle que je respecte plus que tout… Tu te comporte comme... Comme...
Je rentre dans mes petits souliers. Je prends conscience de l’énorme bourde que je viens de commettre simplement pour essayer de me trouver une excuse. J’en oublie l’étrange vexation qu’il me fait subir en m’imposant de goûter la sécrétion vaginale de la brune inconnue.
Il tourne un instant ses doigts dans ma bouche comme pour bien me faire sentir sa présence et les retire brusquement.
- A genoux Isabelle !
Je réagis instinctivement, en une fraction de seconde, et me jette littéralement à terre. Ma chaîne heurte violemment le parquet dans un cliquetis métallique. A genoux et les mains dans le dos je me retrouve face au sexe épilé de Laure. Magnifique abricot fendu aux lèvres iridescentes.
- Tu vois cette bouteille de champagne ?
Je me penche sur le coté pour contourner du regard le bassin de la brune voluptueuse.
- Oui, Monsieur !
Il réfléchit un instant.
– Tu va la prendre ainsi que les verres et le plateau… Tu iras proposer un verre à chacun des hommes de la soirée et en prime, tu leur demanderas s’ils veulent de toi… Je te laisse trouver la formule adéquate, après tout tu es étudiante en littérature, à toi de tourner une jolie phrase… Et tu te donneras à eux, s’ils le désirent. Et comme ils le veulent. Ils pourront faire de toi ce que bon leur chante… Tu as entendu Isabelle ?
Il fulmine littéralement.
Un froid intense me parcourt la colonne vertébrale et me hérisse les cheveux de la nuque. Je n’arrive pas à en croire mes oreilles. Je m’attendais à une punition évidente. Mais là. Je suis tétanisée. C’est le coup de la colère. Il va se raviser ! ce ne peut pas être autrement !
- Est-ce que tu m’as bien entendu Isabelle…
J’émerge de ma torpeur.
- Ou... Oui, monsieur !
Et avec une pointe de malice dans la voix.
- Est-ce que tu es d’accord avec cette punition… Est ce que tu l’acceptes ? .
Que puis-je faire ? Refuser ? Totalement impensable, partir de cette soirée sous les quolibets et les railleries ; la petite novice a craqué… Et par-dessus tout perdre définitivement la confiance de Marc en l'humiliant devant tous ! Il m'avais prévenu que cette soirée ne serait pas facile pour moi ! Je sais où va me mener cette terrible punition. Mon esprit se recroqueville devant le dilemme et c’est comme dédoublée, éloignée de milliers d’années lumières de mon corps que je m’entends dire sereinement, avec un aplomb qui me stupéfie.
- Oui, Maître… Je l’accepte.

27 mai 2009

Chap. 40. Trahison.

Les coups de boutoir que m’assène Jacques me plaquent contre le mur. J’essaye de m’échapper en esprit, de ne plus penser et cela me paraît une éternité que l’homme a entamé un profond va-et-vient entre mes jambes. Mortifiée, je n’ose pas esquisser le moindre geste. Bien que cambrée pour faciliter sa pénétration, je reste une poupée inerte entre ses mains. Je ne veux en rien lui céder. Ne lui donner à aucun moment l’idée fausse que j’aime ce qu’il et en train de me faire subir. Il s’arrête souvent pour me caresser et me murmurer des mots orduriers à l’oreille. Il se délecte visiblement de l’effet qu’ils font sur moi, qui me cache la tête entre mes bras appuyés contre le mur.
A ma gauche, un claquement attire mon attention. Je tourne légèrement la tête et distingue à travers la buée de mes larmes le faible raie de lumière que laisse filtrer une des portes du couloir qui vient de s’entrouvrir. Jacques ne semble pas l’avoir remarqué, tout occupé qu’il est à prendre son plaisir.
Une silhouette finit par en franchir le seuil. Une silhouette vêtue d’un peignoir blanc… Un autre homme !
Je distingue mal dans la pénombre, mais une autre silhouette nue, longiligne, féline, aux longs cheveux noirs qui surgit de derrière lui et que je reconnais immédiatement. C’est Laure ! Et l’homme qui la précède c’est Marc ! Mon cœur fait un bon dans ma poitrine. Mon Maître, Enfin ! Mes yeux se sèchent immédiatement et je me réjouis intérieurement de sa présence. Et dire que je n’étais qu’à quelques mètres de la chambre où ils se trouvaient ! Je maudis mon indécision et l’hésitation que j’ai eu à ouvrir ces portes. Une appréhension fatale qui m’a fait tomber sous le joug de mon persécuteur. Mais peu importe maintenant, Marc est là ! Et il va venir me chercher ! Je ne peux m’empêcher de sourire de soulagement et de relever un peu plus la tête.
Marc se tourne vers nous. Il nous a vu, c’est sûr, bien qu’il fasse sombre, nous sommes à quelques mètres de lui et en plein milieu du couloir. Et pourtant il ne s’approche pas, il ne se précipite pas. Tout au contraire, il s’appuie nonchalamment d’une épaule sur le chambranle de la porte restée ouverte et croise les bras. Je distingue un peu mieux son visage éclairé par la lumière diffuse de la chambre. Son regard est impassible. Je ne comprends pas ce qui se passe mais un étrange décalage se fait entre mes pensées, mes espoirs d’être sauvée et son attitude passive ! J’ai froid au cœur tout à coup, et mon sourire se fige. Jacques continue à s’agiter en moi en poussant des petits ahanements à chaques coups de rein.
Laure, qui ne porte plus sa chaîne mais simplement son collier, se poste à ses côtés en prenant la pose de soumission et tous deux, maintenant, nous regardent placidement.
Un malaise et une honte intense déferlent en moi. Me faire posséder sous les yeux de Mon Maître ! Que peut-il bien penser de moi à me voir ainsi ? Certes il m’a déjà donné à un autre, mais les conditions n’étaient pas les même et il contrôlait tout. (Souvenirs).Ici, je donne l’impression que je me suis jetée dans les bras de Jacques et consenti à subir ses assauts les plus licencieux. Heureusement je le sais suffisamment fin pour qu’une fois les premiers moments de stupeur passés, il comprenne ce qui m’arrive et vienne à mon secours.
Jacques vient d’arrêter ses à-coups. Il garde ses mains sur mes hanches et se penche de nouveau à mon oreille et murmure de façon que nous ne soyons entendus que de nous seuls, tout en me caressant le ventre juste au dessus de mon sexe entrouvert sous ses assauts et distendu par sa présence animale.
- Tu as vu… Marc est là ! … Je crois qu’il aime bien que tu te fasses défoncer sous ses yeux ! … Tu ne crois pas ?
Je souffle mon désaccord. Rien ne l’arrête, pas même la présence de Mon Maître.
Mon Maître ! Mais qu’attend t il pour intervenir ? Jacques montent ses mains sur ma poitrine et en malaxe ostensiblement les seins en pinçant même les mamelons érigés pour essayer de tirer de moi quelques gémissements. Je serre les dents et de nouvelles larmes me montent aux yeux. Je regarde Marc et lui lance un regard que je veux le plus désespéré possible. Il faut lui faire comprendre que c’est lui que j’aime, que je veux en moi ! Pas cet individu vulgaire que j’abhorre.
Il à perçu ma détresse, je le sais ! Le sourire compatissant qu’il me lance me redonne de l’espoir. Il se tourne vers Laure en lui murmurant quelque chose à l’oreille. La brune sculpturale d’un mouvement fluide fait un demi-tour et disparaît dans la chambre. Il lui faut quelques instants suffisamment longs pour que Jacques effectue quelques mouvements lents et discrets à l’intérieur de mon vagin pour qu’elle reparaisse.
Elle tient deux coupes de champagne à la main et se dirige sans hésitation vers nous. Elle effectue une petite génuflexion et, la tête baissée, tend un des deux verres à Jacques qui s’en empare avec un "hum " de satisfaction et d’admiration. Sans me prêter la moindre attention elle fait demi-tour et vient offrir la seconde coupe de champagne à Mon Maître qui s’en saisit. Il tourne un instant le verre entre ses doigts en observant attentivement le liquide doré et pétillant et soudainement le lève dans notre direction. Jacques lui répond immédiatement en levant également son verre dans sa direction. Ils se saluent ! Marc porte le verre a ses lèvres, et Jacques l’imite. Je sens quelques gouttes glacées échappées du verre s’écraser sur le bas de mes reins.
Je suis consternée, un froid mortel fige mes pensées. Ainsi non seulement Marc ne vient pas me délivrer mais en plus il salut mon agresseur et lui offre le verre de l’amitié ! Une boule me serre la gorge, je me sens abandonnée, trahie ! Et j’ai l’impression de devenir folle lorsqu’il murmure de nouveau à l’oreille de Laure et que celle ci, sans l’ombre d’une hésitation, s’agenouille aux pieds de Marc et entrouvrant les pans de son peignoir enfouis sa tête entre ses jambes. Elle est en train de prodiguer à mon Maître, et sur sa demande, une caresse des plus indécente devant mes yeux effarés. Je ne vois que sa nuque et ses longs cheveux noirs qui balaye son dos à chaques mouvements de sa tête mais je devine qu’elle y met toute sa conviction et son savoir-faire. Même ses reins parfaitement cambrés finissent par suivre le mouvement de ses lèvres que je devine ouvertes et arrondies sur la virilité de Mon Maître.
Mon humiliation et mon désespoir sont totales lorsque Jacques se penche à mon oreille y vient y susurrer, goguenard.
- Ton Maître est un type bien et il a beaucoup de goût… Je crois que l’on va passer une bonne soirée ensemble ma belle petite chienne !

21 mai 2009

Chap. 39. Sombres étreintes.

Jacques prend son temps.
Ses mains font connaissance avec mon corps, glissent furètent, palpent, revenant sur leurs pas pour s’assurer d’une courbe. Il jouit visiblement de sa situation de toute puissance et de ma torpeur de biche prise au piège.
- Quand Kristale m’a proposé cette soirée J’ai su que j’allais te rencontrer, j’ai relu ton blog de long en large… J’ai rêvé de toi, de ta soumission entre mes mains… De tout ce que je ferais avec toi !
Ses mains reviennent sur mes hanches puis ses doigts viennent se poser entre mes jambes. Je ferme la bouche et mon visage se crispe d’appréhension. Cela n’empêche pas un doigt d’écarter les lèvres de mon sexe et de commencer à s’y introduire. J’ai envie de hurler. Je me pince les lèvres et me mords la langue. Le premier pas est fait et c’est un deuxième doigt qui rejoint le premier et écarte un peu plus le passage. Mais pourquoi donc mon ventre s’amollit-il ainsi, pourquoi s’humidifie-t-il et me trahit-il ainsi ? .
- C’est vrai que tu es étroite… J’adore çà… Tu me sentiras mieux comme çà !
Achevant leur exploration intime, ses doigts se retirent couvert de liqueur de Cyprine. Il s’empare de mon poignet gauche toujours posé sur ma tète et l’amène devant lui. J’entrouvre les yeux. Il est en train de contempler le petit bracelet de cuir tresser et semble chagriné.
- Alors ton Maître ne veux pas que l’on te sodomise ? Il se réserve çà a lui seul, j’imagine !
Je tombe des nues. Ainsi la voilà la signification de ce bracelet rouge et blanc. Un avertissement destiné à tous et que tous connaissaient et que moi naïve j’arborais fièrement. Encore un subtil moyen de m’humilier, bien de mon Maître.
- J’ai lu que c’est lui qui t’a dépucelé l’anus ! Comme je le comprends ! Heureusement il y a d’autre plaisir à prendre avec toi…
Tout en parlant, me tirant par le poignet, il entraîne ma main entre les pans de son peignoir. Mes phalanges rencontre l’épieu durcit de son sexe. Je serre le poing pour en éviter le contact. Je tente même d’en éloigner ma main dans une timide résistance. Il resserre son étreinte et la ramène contre son sexe.
- Prend la dans ta main… C’est un ordre !
Sa voix est rauque, surexcitée et menaçante.
Il me faut obéir. A contrecœur je desserre les doigts et viens en enserrer la hampe turgescente. Elle est chaude, palpitante, un peu moite. Je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il y a peu elle était profondément enfoncée dans le ventre de Stéphanie et que c’est certainement sa moiteur qui humidifie encore ce bélier qui a violé la jeune fille.
Une fois que je l’ai prise entre mes doigts, Jacques me lâche le poignet, se rapproche de mon oreille et murmure.
- Branle-moi !
Je déteste ce langage ordurier, Marc ne m’y a pas accoutumé. Même dans les choses les plus odieuses qu’il m’a demandé, il n’y a jamais eu recours. Dans la pénombre j’esquisse une grimace de dégoût et entame un lent mouvement de ma main. Mes doigts font glisser la peau du gourdin de chair de la racine à la base du gland lentement et sans conviction. Mes va-et-vient font s’entrouvrir un peu plus le peignoir et sa ceinture mal nouée finit par glisser et achève de l’ouvrir sur le torse et le ventre de l’homme. Il me saisit alors par les épaules et me plaque contre lui. Ma main et son sexe emprisonnés entre nous deux s’écrasent contre mon ventre, juste sous mon nombril. Gênée dans mes mouvements je continue malgré tout la masturbation. Je détourne la tête lorsque je crois que dans un même élan il veut m’embrasser. En fait, il se penche à nouveau à mon oreille.
- Et si je te sodomise… Il n’en saura rien ! Tu ne lui diras pas… N’est ce pas ?
Il faut que je sorte de ma torpeur ! Il est en train de se persuader lui-même qu’il peut tout faire malgré les barrières évidentes qui régissent cette soirée. L’alcool l’aide certainement à vouloir passer outre.
- Je... Je suis obligée de lui dire, je ne peux pas faire autrement !
S’il a vraiment lu mon blog, il sait que c’est vrai ! Que tout, absolument tout de ce qui m’arrive pendant mon dressage par mon Maître et même un peu plus sera consigné j’espère, en tremblant, que cela le fera revenir sur sa décision.
Il prend du recul du torse pour mieux me regarder j’ai toujours la main autour de son sexe mais j’ai arrêté le mouvement de va-et-vient. Sous la clarté lunaire je vois bien qu’il a un air ennuyé, mais il prend une soudaine décision.
- Tourne toi… Et appuie-toi contre le mur !
Je crois défaillir. Ma tête se remplie de coton. Oh non ! Il ne va tout de même pas faire çà!
Comme dan un rêve, je lâche son sexe et me tourne lentement en regroupant les jambes. Face à moi le mur de crépis blanc luit sous la lumière bleutée de la lune. J’ai envie de hurler, d’appeler au secours d’attirer l’attention… Je veux que Marc vienne me sauver de l’horrible attentat. Je me pince les lèvres jusqu’au sang et je ne peux retenir une larme que Jacques ne verra pas. Il me pousse contre le mur, j’y plaque mes mains au-dessus de ma tête pour ne pas le percuter du visage. Ses doigts se posent sur la cambrure de mes reins pour la forcer.
- Alors tu oublie tout ! … Ecarte donc les jambes… et vite !
L’impatience se lit dans le ton de sa voix et ses mains parcourent fébrilement mes hanches et le globe de mes fesses tendues. Comme abrutie par la peur et l’horreur de la situation, sans réaction, j’obéis et écarte les jambes. Une autre larme vient mouiller mon bras sur lequel j’ai appuyé mon visage comme je l’aurais fait sur un oreiller. Peu à peu c’est une autre qui se retrouve dans ce couloir, nue, debout, les jambes écartées, les reins cambrés à l’extrême, offerte aux attouchements et aux désirs libidineux de l’homme qui se penche sur elle.
Ses doigts longent et s’insinuent dans le pli de mes fesses et finissent leur course sur le bouton rose de mon anus y appuyant comme pour en forcer le passage.
Je trouve encore la force de balbutier mon refus. Un refus à peine audible, murmuré, sangloté, juste pour moi, car je sais qu’il ne sera pas entendu.
- Non... non… S’il vous plaît … non!
L’indécent massage se poursuit quelques instant. Et puis comme s’il avait changé d’avis ses doigts se détournent et viennent sans prévenir s’enfoncer au plus profond de mon ventre humide. Je suis surprise que ma prière soit entendue. Il a renoncé ! La violence de l’intrusion de ses doigts trahit sa frustration et je ne peux m’empêcher d’émettre un cri étouffé de surprise et de soulagement.
L’odieuse caresse ne dure pas longtemps, ses doigts se retirent et c’est maintenant le gland du membre durci de l’homme qui tente de se frayer un passage entre mes jambes en se présentant à la porte ouverte de mon ventre.
Jamais pénétration ne m’a semblé plus odieuse. Je la refuse de toute mon âme, mais mon corps, lui, se laisse ouvrir sans vergogne. Jacques goûte le plaisir de sa victoire sur la frêle jeune fille qui maintenant pleure de honte et de dégoût et qui pourtant reste passive sous ses caresses, lui donnant la preuve de sa totale soumission.
Mais ce n’est pas a lui que je suis soumise, et çà, ce coq prétentieux ne peux pas l’imaginer un instant. Non ! Celui à qui je suis soumise pendant cet outrage c’est à Mon Maître ! Et c’est pour obéir à Marc, pour me montrer digne de lui, que j’accepte que Jacques se glisse en moi et me manipule comme sa chose. Il n’empêche que je ne peux me faire à l’idée de l’outrance de ma condition, et j’ai du mal à accepter que Marc pousse mes limites à ce point.
Une fois franchit les lèvres de ma fleur le bélier de chair se fraye un passage lentement, mais sûrement, jusqu’au tréfonds de mon sexe. Jacques, pour s’aider, s’agrippe à mes hanches et pousse son ventre contre mes fesses. Une fois bien calé en moi il se penche sur mon cou et en respire l’odeur. Son membre palpite contre les parois de mon vagin. Il a le souffle court et sa voix vibre d’excitation
- Bon sang ce que tu es chaude Isabelle !
Et pourtant mon âme est glacée. Froide comme mes pensées figées,
- Tu me sens bien ? …
Il est hors de question que je réponde
- Oui je sais que tu me sens… J’ai rêvé de çà de tu sais Isabelle ! … Te posséder comme çà.
Solidement fiché en moi, Jacques réitère l’exploration de mon corps. Ses mains viennent effleurer ma peau, de mes épaules à mes reins, se glissant sous mes bras et s’emparant de ma poitrine pour y jouer avec les mamelons dressés malgré moi.
- Tu es une bonne chienne… Une petite garce ! Malgré tes airs de Sainte Nitouche !
Ses mots doivent l’exciter car j’ai l’impression que sa verge enfle un peu plus en moi. Mais il est des mots qui avilissent bien plus que des actes. Non, je ne suis pas une garce ! Et si je suis chienne, je suis celle de Mon Maître…Par amour !
Une petite voix résonne au fond de moi, moqueuse; "Si tu n’es pas cette garce qu’il prétend que tu es, pourquoi te laisse tu faire ? Pourquoi ne fuis-tu pas ? Pourquoi restes tu ainsi a sa merci ? … Es-tu sûre de ne pas aimer çà ? … Es-tu sûre de ne pas aimer cette humiliation ? Après tout, tu es libre d’arrêter ce cauchemar à n’importe quel moment ! "
Je ne trouve de réponse qu’en versant de nouvelles larmes silencieuses.

13 avril 2009

Chap. 34. Les deux s.

- Messieurs,... Cette Demoiselle est à vous !
Kristale relâche la tête de Stéphanie et s’éloigne pour s’asseoir prés de Laure au coté de Nicolas.
Je ne suis pas surprise de voir Pierre et Jean, les deux boutes en train de la soirée, se lever à l’unisson sans même se consulter et se diriger vers la jeune fille nue et offerte. Jean a déjà ôté sa chemise et s’apprête à déboutonner son pantalon. Pierre fait de même. Quand je comprends ce qu’ils vont faire je détourne la tête et me blottis un peu plus contre Mon Maître collant mon visage contre son épaule.
C’est compter sans sa malice ! Sa main me saisie la nuque et m’oblige à relever la tête.
Il me murmure à l’oreille.
- Il te faut regarder Isabelle, sinon comment feras-tu pour décrire çà dans ton blog ?
C’est une excuse, je le sais. En fait, il est ravi de m’humilier et de pousser dans ses retranchements ma timidité exacerbée. Il se délecte de mon malaise.
Mon attention se reporte sur la scène, je me sens rougir jusqu’aux oreilles. Mon cœur bat la chamade et je ferme à demi les yeux, comme pour me protéger derrière mes paupières. Et c’est les yeux mi-clos que j’assiste à la déchéance annoncée de Stéphanie.
Pierre arrive le premier il pose une main caressante sur ses reins et se place derrière elle, sa main droite vient immédiatement explorer l’entrejambe de la jeune fille. Stéphanie enfonce sa tête entre ses épaules. Impossible pour elle d’échapper à la caresse de l’homme, ses liens sont trop bien pensés, mais elle ne peut contenir un réflexe d’évitement. Sans quitter la scène des yeux Kristale se penche à l’oreille de Laure et lui murmure quelque chose. Elle se lève alors et se dirige vers le fond de la salle. Lorsqu’elle disparaît dans l’ombre mon attention revient vers la table basse. Les caresses de Pierre semblent se préciser car Stéphanie se tortille dans ses liens. Mes yeux de détournent instinctivement lorsque j’aperçois le sexe de l’homme, fier et arrogant dressé à quelques centimètres de la fente entrouverte de Stéphanie. Je prends une profonde inspiration pour ralentir les battements de mon cœur et tenter de diminuer le feu qui brûle mes joues. C’est la première fois que j’assiste aux ébats d’un couple d’une façon aussi crue. Il n’a fallu que cet instant de trouble pour que l’homme présente le gland d’ivoire à la porte humide et y écarte les lèvres pour s’y introduire à demi. Stéphanie pousse un gémissement de détresse et dans son dos ses poings liés se serre convulsivement. Ce n’est pas cela qui va ralentir les désirs de l’homme solidement fiché entre les cuisses de sa victime. Il se saisit des hanches de Stéphanie et d’un violent coup de rein parachève sa pénétration. La jeune fille ne peut s’empêcher de lancer un cri de désarroi. Jean Fait le geste d’applaudir doucement avec un sourire goguenard.
Dans la salle monte une douce musique tandis que Laure regagne sa place. Jacques achève de se déshabiller, aidé de Sylvie. Apparemment Pierre en portant le premier assaut sur Stéphanie vient d’ouvrir le bal.
Je frissonne et malgré l’abjection de la scène ne peut contenir le crépitement du feu qui gagne mon ventre. Je me blottis un peu plus contre Marc, la gorge serrée, j’ai la tête qui tourne un peu, certainement le vin, je n’ai pas l’habitude ! Je suis maintenant irrésistiblement attiré par le calvaire que subit Stéphanie. Je l’observe par en dessous en retenant ma respiration. Jean se débarrasse de ses derniers vêtements qu’il jette négligemment sur le sol. Un corps en peu amolli au ventre proéminent du bon vivant en contraste avec une érection qu’il brandit comme un étendard d’une main épaisse. Il s’approche de Stéphanie et la saisi par les cheveux la forçant à relever la tête. Son visage m’apparaît alors. Elle est blafarde malgré la chaude lumière orangée qui baigne la scène, les yeux fermés, les paupières crispées, toute à son refus de la charge que lui porte Pierre. Elle ne perçoit pas immédiatement le gland de Jean qui vient se poser sur sa joue, elle ouvre les yeux pour identifier l’importun. Une lueur de terreur passe devant ses pupilles et elle détourne vivement la tête dans le sens opposé, refusant fermement l'offense que se propose de lui infliger l’homme hilare.
J’ai presque pitié du pauvre sursaut de refus que tente la jeune fille. Mais son assaillant semble bien décider de se servir de sa bouche pour contenter son plaisir et la ramène fermement face à lui en posant cette fois sa verge sur la bouche aux lèvres serrées de dégoût. Stéphanie lutte désespérément pour contenir l’odieuse agression. Mais que peut-elle faire sinon se plier ? Il lui faudra bien consentir l’accomplissement de cet acte odieux ! N’a-t-elle pas accepté sa punition ?! Il n’y a pas de fuite possible pour elle ! Elle doit en être arrivé à la même conclusion que moi car devant l’insistance de Jean, elle finit par entrouvrir la bouche. C’est plus qu’il n’en faut à l’homme pour perpétrer l’outrage. Son gland luisant et une bonne partie de sa verge turgescente disparaissent brutalement entre les lèvres distendues de la jeune fille. Couvrant la musique de fond, et malgré son bâillon de chair je peux percevoir son gémissement de désespoir venant du fond de sa poitrine.
Difficile pour moi d’appréhender la honte qui doit saisir Stéphanie d'être ainsi prise comme un objet par deux hommes en même temps. Je suis très mal à l’aise, souvent mes yeux se détournent et pourtant une chaleur sourde pulse de plus en plus fortement dans le bas de mon ventre. Je me trémousse et change de position. Mon regard apeuré accroche celui de Mon Maître. Un éclair dans ses yeux. Il jubile de me voir ainsi troublée, intimidée au-delà de ce qui est descriptible. Je reviens pourtant irrésistiblement à la scène. Jacques a fini de se déshabiller et a enfilé le peignoir déposé par Laure. Entraînant Sylvie par sa chaîne de fer il s’approche de Stéphanie dont le corps, malgré ses entraves de chanvre, tressaute en gémissant sous les assauts répétés des deux hommes. Jacques se penche vers Pierre et lui chuchote quelque chose que je ne comprends pas. Pierre sourit en opinant du chef et cesse ses coups de boutoir. Il se dégage lentement du ventre de Stéphanie. Sa verge turgescente quitte comme a regret le doux fourreau. Elle est couverte de liqueur de Cyprine, comme vernissée d’huiles grasses tellement les sécrétions vaginales de Stéphanie sont abondantes, confirmant ainsi l’étrange particularité de la jeune " femme-fontaine ". Pierre fait un pas de coté me masquant une partie du corps martyrisé, mais je comprends que Jacques vient occuper la place du premier tourmenteur de la jeune fille. Pierre s’éloigne pour aller récupérer son peignoir me découvrant ainsi Jacques déjà enfoncé profondément dans le ventre de Stéphanie les mains crispées sur ses hanches, tandis que Jean savoure avec délectation la profanation des lèvres délicates de la jeune fille. Ma vision se brouille un peu, ainsi la voici la punition de Stéphanie ! Etre pendant toute la nuit l’exutoire des hommes de la soirée ! La tête  me tourne un peu plus, un brusque sentiment d’empathie me fait m’imaginer à sa place. Une sensation étrange de dégoût, de honte et de plaisir mêlés me parcourt, enflammant encore un peu plus mes joues. Je reviens à moi pour m’apercevoir que Jacques me fixe intensément tout en assénant à la blonde étourdie de lent et profonds coups de reins. Les cheveux de ma nuque se hérissent en comprenant ce qui se passe. Ce n’est pas Stéphanie qu’il est en train de posséder ! C’est moi ! Depuis le début de la soirée il n’a pas cessé de me dévorer des yeux. Dédaigneusement, je fuis son regard, s’il pouvait m’oublier un instant je me sentirais mieux !
Au fond de la salle je distingue Nicolas qui n’a pas bougé et observe la scène avec distance. Indifférentes au spectacle, Kristale et Laure semblent en grande discussion.
Je me tourne vers Marc et entrouvre la bouche pour poser une question qui me taraude. Je n’ose pas parler sans son accord, mais il a compris mon attitude.
- Oui, Mademoiselle ?
Je jette rapidement un regard vers Nicolas et reviens à Marc.
- Le Maître de Stéphanie… Nicolas… Il ne … "participe "… Pas ?
Son sourcil gauche se soulève. Il me considère comme si j’étais une demeurée.
Je déteste quand il fait çà !
- Tu n’as donc pas compris ?
A mon tour je hausse les sourcils dans un signe d’incompréhension.
Il continue.
- Il ne participera pas parce qu’il ne le peut pas… Nicolas n’est pas le Maître de Stéphanie !
Je reste dans l’expectative. Il secoue la tête et souris largement et insiste.
- Nicolas et Stéphanie... C’est un couple de soumis !
J’en reste bouche bée. Ce qui fait bien rire Marc. Je détourne vivement la tête et vient par dessus la scène d’humiliation de Stéphanie observer Nicolas plus intensément.
Ainsi je ne m’étais douté de rien ! Pour moi c’est simple ; Il y a un Maître ou une Maîtresse et une soumise. Et ma soumission à Marc est pour moi le modèle évident et inaliénable. Cette révélation est des plus troublante. Je comprends alors que pour Nicolas ce qui arrive à son amie sous ses yeux doit être des plus terrible mais aussi lui procurer un plaisir ineffable. En effet c’est à un véritable viol collectif de sa compagne auquel, de par sa condition, il est obligé d’assister et bien sûr de l’accepter et peut être même… De l’avoir voulu !
Je souffle intérieurement. A quoi bon essayer de comprendre ce jeu des apparences troublées ?
Je me détends, me rejette en arrière et vient de nouveau rejoindre l’épaule rassurante de mon Maître qui me paraît tout à coup d’une apaisante stabilité. Comme dans un rêve, les yeux mi-clos, j’assiste au va et vient permanent des trois hommes autour de la pauvre Stéphanie. Un jeu de chaise musicale ou les enjeux sont ses lèvres et son ventre.
Elle a maintenant renoncé à se débattre, a protester et se prête docilement aux divertissements pervers des hommes qui, sans état d’âme, profanent tour à tour ses parties les plus intimes sous les yeux d’un Nicolas abattu.
Mon ventre me brûle et se tord, mon corps se plaint de n’être que simple spectateur et malgré toute la perversité de la scène à laquelle j’assiste mes pulsions profondes me poussent irrésistiblement vers une délectation malsaine à la contemplation du martyre de ma compagne d’infortune. Et c’est avec un sursaut de ravissement de tout mon être que j’accueille la main de Marc qui vient de se poser sur mon sein droit et en caresser doucement, presque nonchalamment, le mamelon. Un signe d’affection qui en annonce d’autre et que j’attends de tout mon être... De toute mon âme.
Au fond de la salle, A travers mes paupières à demi baissées j’aperçois Kristale qui se lève et se dirige vers nous, suivie, un pas derrière, par la féline silhouette nue de la docile Laure.

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